[ Marie est magistrate1 et, étant dès lors particulièrement bien placée pour connaître les gouffres insondables de douleurs et de difficultés desquels l’avocat que je suis doit tenter tous les jours d’émerger, a tenu à m’aider à le faire en m’adressant le récit, très… Ému (! Vous allez comprendre…) de ses premières Assises…
Difficilement remis du fou rire qu’il a provoqué, j’ai souhaité, avec son accord, vous le livrer tel qu’elle me l’a écrit -accrochez-vous, j’ai beau avoir entendu quelques plaidoiries d’anthologie dans ma carrière, celle-là les dépasse toutes…
Pour la parfaite compréhension du récit, même si rien n’y est réellement “compréhensible” au sens usuel du terme, trois mots de droit à l’attention de ceux qui n’en connaissent que deux : une discussion jurisprudentielle a existé, un temps, sur le fait qu’une fellation, non pas imposée a autrui, mais pratiquée sur autrui, puisse ou pas entrer dans la définition légale du viol, telle qu’elle résulte de l’article 222-23 du code pénal : ” Tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui par violence, contrainte, menace ou surprise est un viol.”
Comme souvent à longueur de journées parfois les juristes aiment à gloser pour ne rien dire, en effet, la Cour de Cassation, à un moment donné, et compte tenu du fait que le droit pénal est en principe d’interprétation stricte, a tenu le raisonnement suivant : une fellation pratiquée sur quelqu’un n’est pas stricto sensu un viol, puisqu’il ne s’agit pas d’un “acte de pénétration commis sur” cette personne, mais bien de lui imposer d’en commettre un sur soi-même2 …
Cette analyse a fait long feu, heureusement3 -mais elle explique, si l’on peut dire, le discours, euh, disons, charmant, de la consœur dont les hauts faits vous sont maintenant narrés par Marie.]
Voici une histoire vécue alors que j’étais auditrice, et dont j’ai pour le coup conservé chaque détail en mémoire en raison de son caractère exceptionnel : l’unique audience d’Assises où j’ai vu l’ensemble des parties se bidonner pendant une heure entière, malgré un contexte absolument dépourvu de drôlerie au départ …
Nous sommes sur la fin de la seconde journée du procès pour viols sur mineures de quinze ans d’un homme assez âgé, livreur de journaux.
Dix à quinze ans auparavant, il a régulièrement (voire quotidiennement) obligé des gamines d’une dizaine d’années à lui prodiguer des fellations, en les forçant physiquement tout d’abord, puis en les menaçant de les dénoncer. Comme il sait vivre, il leur offre à l’issue de l’acte une poignée de bonbons ou quelques viennoiseries4.
Deux victimes le dénoncent initialement. Quatre autres, entendues comme témoins, se constituent partie civile à l’audience. Ces six jeunes femmes passent des heures la barre, secouées de sanglots, exprimant leur douleur et leur mal-être, leur sexualité et leur vie de femme bouleversées par les actes de celui auquel elles font enfin face. Leurs proches, leurs compagnons confirment leurs déclarations. L’accusé reconnaît les faits.
Tout ça pour dire que nous ne passons pas deux journées de franche rigolade.
Sauf que … Le second soir, 20 h, l’avocate générale a terminé ses réquisitions : 20 ans de réclusion criminelle. Suspension d’audience, afin que la première des deux avocats de l’accusé se prépare à y répondre…
L’avocate, sorte de Hobbit sexagénaire et civiliste5 depuis une trentaine d’années, vient alors trouver la représentante du Ministère public que j’assistais, s’ensuivant cet étrange dialogue :
“- Je suis intriguée quand même. Il me semble que vous n’avez pas démontré l’existence ne serait-ce que d’un viol.
– Mais … même votre client confirme les déclarations des victimes au sujet de ces multiples fellations ???
– Justement : il me semble que la jurisprudence est en train d’établir qu’une fellation ne constitue pas un viol, mais une agression sexuelle.
– Seulement dans le cas où l’agressé est celui qui subit la fellation, mais pas si on le force à en prodiguer une !!!
– C’est à voir, c’est à voir …”
Sur ces mots mystérieux, l’audience reprenait, par sa plaidoirie…
Une plaidoirie … extra-terrestre.
“Mesdames de la Cour, Madame et Messieurs les jurés, l’accusation est entrée dans cette salle d’audience telle un gros mammouth (elle fait sur sa tête le geste d’y faire pousser deux … cornes). Eh bien moi, je vais vous le dégraisser, le mammouth ! Car on n’arrête pas depuis deux jours de nous rebattre les oreilles avec des viols, des viols, des viols. Mais, où voyez-vous qu’il y ait viol en la matière ? Qu’est-ce que nous avons au dossier ? Des fellations, messsssssssieurs les jurés (en les pointant des deux index à chaque “messieurs”)6 …
Or, vous le savez bien, messieurs, une fellation, c’est rien du tout, c’est un petit geste tendre, ça ne laisse pas de trace, c’est superficiel … Une fellation, c’est comme manger une sucette, faire un petit suçon … On m’a dit que ça s’appelait comment, aujourd’hui … Une “p’tite pipe”, je crois ? Messieurs les jurés, vous savez bien qu’une “p’tite pipe”, ce n’est pas grave, c’est agréable … Et on vous demande de le condamner pour viols ? Mais savez-vous bien ce que c’est qu’un viol ? Un viol, c’est un type qui en attrape un autre, et HAN, le sodomise ! (cette dernière phrase s’accompagnant d’un mime, les mains de l’avocate saisissant la taille d’un partenaire imaginaire tandis qu’elle effectue un mouvement de va-et-vient avec son bassin – oui, c’est la classe).
Mais là , pour quelques petites pipes, vous ne pourrez qu’estimer qu’il s’agit d’agressions sexuelles … On ne va quand même pas traiter quelqu’un de pédophile sous prétexte qu’il s’est fait sucer le sexe par des enfants !”
Voilà .
Après un premier moment de stupéfaction, une certaine hilarité a commencé à s’emparer des parties en présence…
Les trois magistrates étaient partagées entre sidération et ricanements irrépressibles (derrière leurs mains, mais ça se voyait un peu quand même). Les jurés essayaient de se contenir, mais à l’impossible nul n’est tenu. L’un d’eux laissait régulièrement échapper des gémissements de rire réprimé. Un autre a chaussé ses lunettes noires, sous lesquelles on voyait couler ses larmes. Les six avocats des parties civiles se tordaient de rire derrière leurs cotes de plaidoiries…
Côté Parquet, nous n’en menions pas large, et faisions alternativement semblant de laisser tomber notre stylo à terre pour pouvoir pouffer sous le bureau.
Mais surtout, surtout, je pense que nous aurions tous réussi à contenir notre hilarité, par respect pour l’accusé et les victimes, si ces dernières, toutes les six, n’avaient lancé le mouvement. Elles se sont, au début, regardées, stupéfaites, indignées par les premières minutes de cette plaidoirie qui ne faisait pas un instant cas de la souffrance dont elles étaient venues faire part. Puis c’est devenu tellement énorme, tellement grotesque, qu’elles ont tout simplement éclaté de rire, et recommencé de plus belle à chaque nouvelle envolée de l’avocate. La salle, à moitié vide malgré l’absence de huis-clos, résonnait de leurs manifestations de gaieté !
L’avocate, au bout d’une heure ponctuée de “une p’tite pipe ! Une p’tite pipe, messieurs les jurés !”, a fini sur un argument de poids :
“On vous demande de condamner cet homme à 20 ans de prison. Alors, vous savez ce que vous allez faire, messieurs les jurés ? Vous allez le condamner à deux ans. Il les a déjà faits, puisque ça fait deux ans qu’il est en détention provisoire. Donc il va sortir. Et pourquoi allez-vous décider ainsi ? Parce qu’il va retourner dans son petit village. Une fois là -bas, il n’embêtera plus personne, il va s’occuper de ses chèvres et de ses poules. Car depuis qu’il est en prison, messieurs les jurés, qui s’occupe de ses chèvres ?! Qui s’occupe de ses poules ?! Allez, mettez-lui deux ans, et on n’en parle plus.”
La présidente a immédiatement annoncé une suspension : les jurés ont détalé, ventre terre, en salle des délibérés, les victimes sont sorties en salle des pas perdus en riant de bon cœur et en se serrant dans les bras les unes des autres.
Le second avocat a demandé quelques explications à sa consœur sur le caractère, disons, inhabituel de son propos. Elle lui a répondu qu’ayant trouvé l’ambiance pesante, elle avait souhaité “détendre l’atmosphère” !7
Heureusement, ce second avocat était un brillant orateur et un excellent pénaliste (le Mô local, quoi)8 qui a su plaider réellement (et raisonnablement) la cause de cet homme, lequel a finalement été condamné à 18 ans de réclusion.
Les jours suivants, les avocats, ma maître de stage Parquet et moi, avons tous été accostés par la plupart de ceux qui n’avaient pas été témoins directs de la chose, qui nous demandaient : ” Alors, vous y étiez ?… C’était vraiment comme on l’a raconté ?…”, comme si nous avions été passagers de l’Enola Gay au moment du largage de la bombe…
Cette plaidoirie est entrée dans l’Histoire du Palais, puisqu’un collègue qui a fait son stage là-bas quelques années après moi me l’a racontée, il y a tout juste quelques jours …
[Cette histoire est vraie, évidemment (c’est tout de même une juge qui me l’a racontée !)… Quelle tête faisait l’accusé, pendant ce temps ? Je ne sais pas… Demandez à Marie, elle ne me l’a pas dit !]
- nul n’étant parfait on le sait [↩]
- Ah oui, nous, quand on se prend le chou, c’est intense… [↩]
- Et paf, ça m’apprendra à écrire trop vite : cette jurisprudence est toujours en vigueur, le viol n’est alors pas constitué, les faits étant alors des agressions sexuelles, soit des délits -ça ne change rien, presque au contraire, à l’incongruité de la plaidoirie ici racontée, ça me donne juste l’air plus idiot, merci à BZIAOU, commentaire 3, d’avoir rapidement rectifié ! [↩]
- ce qui laissera en plus aux victimes le sentiment, infondé mais tenace, de s’être prostituées pour quelques francs [↩]
- ce qui s’est vu par la suite [↩]
- je pense qu’il est impossible de faire réellement passer par écrit le ton glapissant de l’avocate (laquelle a malheureusement une voix relativement déplaisante en temps normal, déjà ) à chaque “meeeeeessssssssssieurs les jurés”, en les pointant du doigt à chaque fois qu’elle évoquait les fellations -elle semblait bizarrement faire abstraction de la présence d’une femme parmi les jurés [↩]
- quitte à être à côté de la plaque, autant l’être jusqu’au bout [↩]
- Unique note du tenancier de ce blog : je jure que cette parenthèse était dans le texte dès l’origine, il ne s’agit pas d’un ajout de ma part, mais d’une simple preuve de grande lucidité de la part de l’auteur [↩]
http://www.dailymotion.com/search/ch%252527biroute/video/x11dem_biroute_creation
On va encore dire du mal des gens du Nord, après ça... Enfin, c'est le Carnaval à Dunkerque, on s'en fiche ! Merci pour ce lien guilleret !!!
Soit dit en passant, je trouve que ce texte bien marrant prouve bien votre talent littéraire à vous et votre humour perso, maître... Vous me faites bien plus rire naturellement... "Grosse fatigue" demeure mon remonte-moral à tout moment !
Passionnément,
Imaniyé
Mais je ne voudrais pas usurper ce qui ne m'appartient pas, c'est bien Marie l'auteur de ce texte -je n'ai fais que le copier/coller depuis ses mails. ça m'ennuie de le dire, franchement, je lui aurais volontiers volé discrètement et le fond, et la facture, mais je suis avocat : obligé, constamment, de dire la vérité (c'est épuisant) !
Question de style !
Merciiiii
Je la tiens directement d'Eric Dupont-Moretti, c'est dire si elle est vraie.
Vous savez qu'il affectionne d'être l'avocat de France qui a obtenu le plus grand nombre d'acquittements (ce qui est vrai je crois) : un jour, il y a déjà plusieurs années, il était dans un quelconque raoût officiel, et un homme l'aborde en lui disant "Alors c'est vous le fameux EDM, qui vous vantez d'avoir eu le plus grand nombre d'acquittements aux Assises? Eh bien c'est faux, je parie que j'en ai eu plus que vous !" Mon EDM, piqué au vif, passe immédiatement en mode "agression totale", et lui aboie "Je vous connais pas : vous êtes qui ?" Et l'homme lui répond avec un petit sourire :"Je suis Avocat Général à Bastia" !
Ils ont trinqués joyeusement !
Jolie histoire !
En revanche votre erreur me semble excusable sur ce point car... meme la chambre criminelle de la Cour de Cassation a hesite sur ce point.
Dans un arret du 16 decembre 1997, elle declarait que constitue un viol "tout acte de penetration sexuelle" (Cf art 222-23 du code penal), "qu'il soit impose a celui qui les subit ou a celui qui les pratique", ce qui heurtait serieusement le principe d'interpretation stricte des incriminations.
Si mes souvenirs sont exacts, il s'agissait de fellations pratiquees sur un petit garcon.
Elle a revire le 21 octobre 1998, redecouvrant dans le meme art 222-23 2 "sur la personne d'autrui", en declarant solennellement : "... viol n'est caracterise que si l'auteur realise l'acte de penetration sexuelle sur la personne de la victime. Meconnait le sens et la portee de cees textes l'arret qui enonce que constitue un viol le fait pour une femme d'abuser de l'autorite dont elle dispose sur un jeune garcon pour lui imposer d'avoir avec elle des rapports sexuels". C'etait tout de meme revenir a la rigueur juridique.
Ceci etant, si elle a encore change d'avis, les juristes sont franchement excusables quand ils font de tels impairs.
Allez, inutile de te cacher...
Il n'y a pas à dire : je te demande de bien réfléchir à ton passage du côté Obscur... Parce qu'à l'évidence, tu étais bien meilleur, plus précis, plus rigoureux, ou prenant peut-être simplement le temps de bien tout lire, quand tu étais avocat -moi je dis que la magistrature te gangrène déjà les synapses, fais gaffe quand-même, bientôt c'est toi qui va décider...
Se faire faire une fellation sous la contrainte est bien un acte de viol, nous sommes d'accord, et c'est parfaitement logique, même depuis avant 2000 : il s'agit bien d'imposer un acte de pénétration sexuelle, d'entrer dans le corps de l'autre contre son consentement, pour être très clair.
Mon erreur, en revanche, portait sur la question de savoir si faire sous la contrainte une fellation à autrui, obliger, toujours en clair, l'autre à entrer dans son propre corps, était ou pas un crime : la réponse est toujours non, foultitude d'arrêts rendus en ce sens depuis, comme le rappelait Marie sous le commentaire 3 en me méprisant allègrement au passage : la Cour de Cassation a hésité en 1997/1998 (ce qui date notre histoire, probablement, j'aurais cru Marie plus jeune, mais enfin...
Pour n'en plus douter, voici l'arrêt de principe cité par Exilée, qui n'a pas été remis en cause depuis à ma connaissance (cette fois j'ai vérifié, tu penses !)...
Je te remercie néanmoins de ta solidarité, je me sens moins seul dans mon erreur à présent...
Mais tu vois, quand on travaillait ensemble, c'est une erreur que tu n'aurais pas commise, et même dont tu m'aurais ri au nez (en montant sur un escabeau) !!!
Je te le redemande solennellement : reviens parmi les Jedi, un casque de SS avec un masque qui déforme la voix c'est rigolo, mais souviens toi : il est branché directement sur le cerveau... C'est ça, le côté Obscur de la Force !!!
Surtout que le casque préserve bien du soleil et des rides.
L'histoire est bien plus récente que 1997/98. Je pense que les références jurisprudentielles de l'avocate étaient soit datées, soit, hum, mal interprétées par l'intéressée ...
Et vous savez bien par ailleurs qu'étant ce que je suis, je ne sais même pas ce que mépris veut dire, puisque je ne vis que pour servir ... Surtout que dans ce cas précis, je vous rappelle que j'étais au début des commentaires prête à creuser un trou et à me cacher dedans pour avoir laissé passer ce truc !
Ca faisait longtemps qu'un avocat n'avait pas réussi à m'embarrasser !
Je vais de ce pas cacher mon visage rougissant derrière mes piles de dossiers CPH ...
(en ajoutant quand même que deux qualités supplémentaires, dont je suis complètement dépourvue, me paraissent nécessaires à l'exercice de votre sacerdoce : une haute tolérance aux clients grincheux, et la capacité de présenter une facture d'honoraires à quelqu'un d'autre qu'à la République)
Et alors, demander de l'argent aux gens, je vous confirme que c'est un problème, et que, même si on s'y fait, ça demeure un problème encore des années plus tard... S'il n'y a que ça dans vos réticences, je vous assure que nous sommes nombreux à
nous faire régulièrement avoir sur ce plan par de nombreux clients qui ne les partagent pasles partager !Comme répondait un mien confrère à un client qui lui disait "Maître, je ne sais pas comment vous remercier" : "Monsieur, depuis que les phéniciens ont inventé la monnaie scripturale, le problème ne se pose plus !"
Et puis je ne les vois finalement que de façon très fugitive.
J'aime beaucoup en tout cas la réplique de votre confrère !
Alors? C'est pour quand?
Ah, tout de même, elle a mis longtemps à sortir !
Mais bon, personnellement, je considère que puisque le ministère me permet de laisser une fenêtre ouverte en permanence sur votre blog (à l'exception, évidemment, des posts apparemment classés X), c'est qu'il estime que c'est utile à mon exercice professionnel.
en tout cas ce blog devient vraiment léger.... y a que la communauté des juristes pour parler fellation de façon la (plus) sérieuse qui soit...
Sinon, savoir faire la cuisine est un plus apprécié, bien vu, ça nous changerait des sandwichs, mais on manque un peu de temps quand-même le midi...
faut-il que je vous envoie un cv ou mon book de recettes ?
Mais pas pour les raisons que vous croyez : j'aime, simplement, mieux travailler avec des filles, en général, pour une foultitude de raisons dont la première est que leur orgueil est souvent... Hum, mieux géré...
Mais à vous lire, doit-on supposer que les avocates restent filles plus longtemps ?
Non, plus sérieusement, c'était assez gratuit, je me garderais bien de donner une estimation sur ce point-là -ou alors peut-être que je faisais allusion à la proportion de gens jeunes très sérieux rencontrés respectivement chez les avocats et les magistrats..? Mais non, en fait, prorata, évidemment, je dois reconnaître que ça se vaut...
Je n'en attendais pas moins ! Et dire que nous livrons désormais nos tendres et fraîches auditrices à pareils individus pendant six longs mois ...
c'est Madame Mô qui doit être contente....
'Tain vous nous faites écrire de ces choses quand même...
J'ai un peu de mal à vous croire, déformation professionnelle sans doute !
Moi aussi je t'aime !
Maître, l'expression "l'histoire du Palais" à la fin ... Vous l'avez fait exprès ou c'est encore votre inconscient qui a frappé ?
Maintenant, j'espère quand-même que le député Lang, qui paraît-il m'a lu récemment, ne fera aucun commentaire...
Madame Mô, si d'aventure vous passez en ces lieux de perdition, serait-il possible de vous soudoyer afin que vous nous rapportiez les éventuelles allusions de votre cher et tendre lors de sa prochaine dégustation de champagne ?
faut aps avoir honte, autant alors ne piper mô!
L’histoire de Marie me rappelle une autre qui paraît-il est authentique .
Une accusée pour prostitution et racolage sur la voie publique niait devant la juge ce dont quoi on l’accuse.La juge qui était excédée devant les négations de l'accusée, a fini par laisser éclater : « Madame vous me parlez comme si je ne connais rien de la prostitution ,vous n’allez pas m’apprendre ce que c'est que faire la pute, tout de même ? Tous les présents ,magistrats compris se cachaient en pouffant de rire et certains se sont précipités pour quitter la salle.
Zut, c'est déja fait plus haut.
Sinon pour le changement de titre mon bon Mô, si tu ne changes que le titre et pas le permalien, je pense pouvoir affirmer que cela ne changera pas grand chose au référencement ni aux poursuites, n'est il pas?
P.S : Quand je vois un antispam me demander combien font 2+7 j'ai toujours tendance à vouloir répondre 27, c'est grave docteur?
Wolforg tu as raison bien sûr -c'était juste un prétexte...
Sinon, pour l'anti-spam, vu ce qu'en a cru Madame Mô, non, tout va bien pour toi !!!
D'autre part je viens de recevoir une info et j'aurais aimé ton avis de juriste, pas grand chose à voir avec le sujet mais bon, voici le lien si cela t'inspire un billet ce sera toujours ça de pris :
http://www.alterdigue.com/2009/02/20/un-film-libre-sur-la-loi-hadopi/
P.S : En incluant ce lien dans un commentaire, je suis conscient de renforcer Askimet dans sa conviction que Wolforg est un vilain spammeur
Edit: Au temps pour moi, le commentaire est passé sans souci, cherchez l'erreur...
Pour le lien je regarde ça demain matin, là je ne suis pas en mode juriste, y a les petits qui veulent jouer, j'ai eu une autorisation de leur maman de quelques minutes de venir voir mes jouets à moi, quasiment déjà expirée -à suivre !
Quant au refus de changement de titre, je maintiens ma position : c'est tout petit, Maître ! Allez, osez le "Doit-on toujours piper Mô ?" ou quelque chose du même genre !
Maintenant, s'en suivrait un long débat pour décider si l'impératif, avec un " z ", ne serait pas plus efficace qu'un infinitif renvoyant au sentiment d'éternité éventuellement ressenti en la circonstance par notre hôte
Je n'ai, sérieusement, jamais encore modifié un titre après publication, je ne sais pas trop quel boxon ça mettrait, mais faudrait voir...
Je réfléchis encore un peu, et tenterai peut-être demain matin, j'en trouve pas de rigolo avec "Piper Mô", là ...
lu lentement ça peut porter à confusion...
Est-ce que vous en avez trouvé un, de titre, vous ? Parce que franchement, c'est pas le tout de sortir un jeu de Mô, il faut encore l'intégrer dans du concret, du flash, de l'accroche ! "Mieux vaut parfois ne piper Mô", vous dites ?
Allez, c'est d'accord, mais si ce blog connaît derrière le moindre ennui technique, je vous jure bien que ça va douiller sec !!! Je ne fais pas que défendre, j'este, parfois, aussi !!!
Sinon, façon album de la comtesse, gentil, souriant et accessible aux enfants façon Titeuf, il y avait
"Mimer ? Pô juste!"
Avouez que vous aussi, vous préférez ce titre !
Je m'incline bien bas en tout état de cause devant votre habileté technique et votre sens de la formule, tant il est vrai que j'avais piteusement échoué à vous fournir un titre lorsque vous me l'avez demandé, et que le jeu de Mô en question n'est absolument pas de moi ...
@ Marie : j'en connais un que votre dernière remarque ravira !!! Confrère, en cas de violences conjugales, la porte de mon cabinet vous est ouverte !!!
Mais alors : vous êtes magistrate, vous devez juger un gros con, votre seul choix est de le juger (sans parler de ses homologues éventuelles pouvant être plus haut que vous dans la hiérarchie...).
Je suis avocat, je dois défendre un gros con, et bien je refuse, et même le vire de mon cabinet le cas échéant, comme tous les abrutis qui ont cru une seconde devoir manquer de respect à nos secrétaires ou collaboratrices, par exemple. Et je n'ai aucune hiérarchie.
Voilà , c'est pourtant simple ! (Je sens qu'on va se faire un billet à ... Huit mains, sur le sujet ! ça vous dit ?)
- le gros con à juger, je ne le vois que quelques heures, maxi (quelques jours aux Assises) ;
- un gros con parmi vos clients, mettons un qui paye bien, pas à l'AJ, vous pouvez avoir quelques hésitations à le débarquer, non ? Car si je peux avoir de gros cons hiérarchiquement supérieurs (et je ne m'en prive pas, malheureusement), vous avez quelques impératifs ... mercenaires ! Nos revenus à nous ne dépendent finalement d'aucun abruti ...
- et je ne parle même pas de la possibilité de pouvoir bouger quand on veut ou presque (à Nouméa par exemple), sauf à épouser une profession libérale, évidemment ...
Quand vous voulez pour un billet à huit mains, sinon !
Un autre billet que je dois écrire porte sur l'avocat et l'argent (j'attends mes chiffres de l'année 2008, que j'ai l'intention de publier, histoire d'en finir avec un certain nombre de mythes sur le sujet), vous avez bien sûr raison, c'est évidemment un peu notre première contrainte.
Mais en fait, pour ce qui me concerne en tout cas, elle me force surtout au volume, pas tellement à hésiter à débarquer un idiot -je fais du droit des personnes, je n'ai pratiquement aucun client institutionnel, et aucun en tout cas dont dépende mon chiffre d'affaires, ce qui à mon sens est une force, même si en revanche la course aux honoraires est épuisante...
Enfin bref, on en reparlera -pour la mobilité, en revanche, vous gagnez c'est certain. Mais bah, dans le monde judiciaire particulièrement, "amer savoir que l'on tire du voyage", je crois...
Je ne suis pas convaincue (plein de jolies régions, de DOM-TOM et de Corse, après tout), mais on devrait avoir l'occasion d'en reparler dans votre futur billet. Donc, Monsieur l'Avocat, tirez le premier !
Sinon, "je dormirai quand je serai mort" ! Là , pas le temps !
Pour le fou-rire, je le comprends que trop, pour l'avoir expérimenté lors de l'enterrement de mon père!!! Le tragi-comique de certaines situations.
Une soupape salutaire.
Mais je tiens à vous rassurer, quand même : aucune des jeunes femmes victimes n'avait moins de vingt ans, si mes souvenirs sont bons.
Il y a des poursuites de ce type, mais à ma connaissance très rarement cependant pour des faits commis à l'audience (plus souvent pour des comportements lors d'incidents entre confrères, ou vis-à -vis d'un client, par exemple...) : on doit estimer que les magistrats témoins de tels comportements sont assez grands pour les relever eux-mêmes et le cas échéant y réserver des suites désagréables...
Non, franchement, soit rien, soit une bonne remarque bien sentie, d'égal à égal, c'est quand-même infiniment plus simple..! Et plus plaisant aussi, sans doute...
(Maintenant, Marie, quand j'y songe : une consœur sodomite, ou à tout le moins mimant l'acte, est-ce bien un tourgae ou un manquement disciplinaire... N'est ce pas une infraction impossible ?
Qui m'a joué un tour, une fois : échange de vannes saignantes avec mon associé au Palais sur un de ces dossiers très, très sales... Sans avoir vu qu'une greffière se tenait à un pas derrière nous (moi et ma grande g...) : elle a pris nos propos, enfin, mes propos, au premier degré, m'a dit "je suis choquée", et est partie : ça doit faire dix ans environ, elle est toujours là , elle ne m'a plus jamais adressé la parole...
Donc j'en profite, si jamais elle me lit : cher Maître, ce n'était que de pauvres blagues totalement idiotes, dont le but avoué était d'évacuer le gras, du rire du même nom, en nous, afin de garder un cerveau propre et apte à travailler correctement, vous voyez ?
Quant à l'avocate, c'était une civiliste, peu habituée à la lourdeur des enjeux d'un procès pénal, ni à être confrontée aux incroyables douleurs qui s'y exposent... Elle était je pense bien plus dans une totale inconscience que dans le mépris.
(Il faut d'ailleurs que je réponde à votre mail, mais comme il est "resté" au bureau, je le fais là : bien sûr que si ça m'intéresse de pouvoir offrir quelques pages de votre BD ici, vraiment, et c'est vous qui me feriez le cadeau : à suivre donc !!!)
DMonodBroca, vous savez, quand l'incongru frappe, il est dur de se retenir d'exploser de rire, même dans un moment tragique et douloureux. Quant à la peine, s'il y a une jolie indication dans le code pénal, qui la prévoit, il est logique que de temps à autre, les juges trouvent bon de l'utiliser. Vous semblez prendre très à coeur le thème du sexe, non?
Marie, une question : N'avez vous pas le droit d'indiquer à un avocat que sa plaidoirie est... quelque peu maladroite?
Sophie ! Tu me fais réaliser que j'ai lamentablement foiré mon jeu de mot en confondant Matisse et Magritte...
Grrrr...
à plus,
Gzyg
À la base il ya le fellatio ergo sum, fine plaisanterie d'après le cogito ergo sum de Descartes (et qui signifie : je pense donc je suis) ;
mis en relation avec le célèbre tableau de Magritte (et non Matisse comme je l'ai bêtement écrit) intitulé « Ceci n'est pas une pipe », ce dialogue surréaliste eût dû faire ma gloire et ma fortune...
Las, ma langue a fourchu, mon clavier a crochu et ma blague a foiru !!
Maître Mô, pour ma pénitence je m'engage à te devoir (outre une nouvelle pinte) une nouvelle entrée pour ton Mô-dic.
Qu'il ne faudra pas surtout pas doublonner au risque d'en faire un Mô-bi-dic !!
à plus,
Gzyg
la citation revue de Descartes suffisait à être drole mais là je ne trouve pas le "rapport" entre les deux....
Cette blague, d'une rare finesse, enfin, qui aurait dû l'être (Magritte, Matisse, Magrisse, après tout on s'y perd si bien !), est à plusieurs niveaux de lectures, selon l'humeur du moment : on peut ainsi y voir une opposition drolatique entre le rationnel des rationnels, Descartes, et un surréaliste, par définition un peu moins réaliste.
Mais ce n'est pas tout (car c'est un bon, Gzyg
Je suis sûr qu'on peut encore y trouver d'autres strates, mais là je suis crevé; en tout cas, on comprend mieux maintenant pourquoi la phrase de Descartes est devenue la devise des infirmières : je panse, donc j'essuie. Bon, d'accord, je m'en vais en week-end loin.
Je pense qu'il devait alors pensait à sa tigresse avant de faire le labsus Matisse/Magrisse... comprends qui veut.... ok moi aussi je pars loin....
Pour ce qui est des interruptions de plaidoiries de la défense aux Assises, et outre ce qu'en dira Marie (qui dort à cette heure-ci, n'exerçant pas une profession libérale), le moment est particulièrement solennel, en principe, et les droits de la défense y sont particulièrement respectés : il est donc très rare qu'un magistrat se permette d'interrompre l'avocat. Je ne l'ai vu faire que deux fois personnellement : dans un cas, l'avocat était d'une grossièreté absolument sidérante, et agressait avec des mots orduriers les parties-civiles : le Président l'a interrompu en lui intimant l'ordre de rester courtois, sous peine de poursuites; dans l'autre, plus discutable, une avocate déclarait avoir fini son introduction après deux heures de plaidoirie pour des faits reconnus, et alors que six avocats devaient encore plaider derrière : le Président est intervenu pour lui demander d'être plus brève, assez gentiment, ce qui n'a pas empêché un gros incident d'orgueil qui a duré une heure...
Franchement ça aurait pu, ici : la Présidente ne devait pas être "en état" d'intervenir...
Je n'ai également vu que deux fois le président d'une audience correctionnelle interrompre la plaidoirie d'un avocat, et encore, de façon assez courtoise, parce que les arguments tournaient en rond depuis une bonne demi-heure. Je ne l'ai jamais vu faire aux Assises où, comme le soulignait Mô, la solennité du moment et l'enjeu du procès interdisent généralement aux magistrats de manifester quoi que ce soit (impatience, ennui, indignation même). Je sais néanmoins que le président des Assises avec lequel j'ai dernièrement siégé a récemment interrompu un avocat au motif qu'il faisait état en plaidant d'une pièce qui n'avait pas été évoquée au cours des débats, mais ça, c'est une question de droit.
Dans le cas qui nous occupe, la présidente aurait peut-être pu faire une remarque concernant la dignité des débats (notamment au moment du mime, même s'il a été fugace), mais d'un autre côté, l'avocat est plus ou moins libre de dire ce qu'il estime utile à la défense des intérêts de son client.
Quant à faire remarquer à un avocat que sa plaidoirie est maladroite, si on s'y mettait, on y passerait pas mal de temps ...
Thémis, Thémis, autorisez-moi une fois, une seule fois, à commenter publiquement les rapports effectués par un Président d'audience qui découvre le dossier en même temps, je vous le demande !!!
Comme on dit, "les juges passent, les avocats restent"...
Parce qu'aussi, certains petits malicieux dans mon genre professent qu'une ironie bien maîtrisée vaut dix-mille injures directes, avec cet avantage supplémentaire qu'elle est, elle, savoureuse, et qu'au surplus les mots utilisés en la pratiquant ne sont en eux-mêmes constitutifs de rien, on peut toujours les actes tant qu'on veut...
Par exemple, face à une procureuse (quel mot horrible, il a bien fait de ne pas exister !) qui requiert en deux minutes une peine énorme sans rien démontrer de la culpabilité et en se moquant grossièrement du prévenu, mon associé aurait tendant à prendre la parole en lui rentrant dedans directement :" Madame, c'est lamentable, nous sommes tombés bien bas, vous n'avez rien démontré et vous semblez en être fière, etc..." d'où incident quasi-inéluctable... Et risques de poursuites agaçants.
Alors que le gars Mô, tout sourire, encensera ces mêmes réquisitions, et en vantera tous les mérites : "Madame, ayant à peine eu le temps de m'asseoir pour vous écouter, je ne peux que vous dire à quel point votre démonstration était captivante, vraiment, et comme elle a failli me convaincre : cette reprise intégrale de tous les éléments du dossier, le lien de causalité effectué entre eux, tout, réellement, m'a emballé... Oh, il y a bien un ou deux détails, des broutilles, comme le fait que rien au dossier ne démontre quoi que ce soit, mais...Etc..." : que du bonheur, et encore plus si vous êtes devant un Tribunal qui vous connait un peu et dont vous avez l'écoute, voire les sourires : j'adore ! Et c'est imprenable, que des compliments !
Mais enfin, il y a parfois encore des poursuites, quand-même : je vous rappelle que je fais partie du Barreau d'Eric Dupont-Moretti !!!
J'aime bien la version ironique, pour ma part, mais je n'ai jamais vu le cas se présenter. Si vous plaidez devant moi, n'hésitez pas (mais je vous préviens tout de suite que j'ai la réputation - imméritée - d'être un peu raide, comme juge).
Et je reconnais que j'avais un peu oublié les aventures de Me D.-M., mea culpa.
Nous sommes, sinon, effectivement des sédentaires, tandis que votre métier de juge appelle à la mobilité : en tout cas, quand ces alliances contre nature se produisent, c'est qu'on s'aime vraiment, nous au moins ! Les magistrats, parce que vous renoncez forcément à bouger, mais en plus vous contraignez à aller chercher vos gallons dans les tribunaux proches, pas toujours les plus joyeux; et nous, parce qu'on accepte que l'autre aille deux ans loin de la maison dans la journée -et aussi bien sûr de passer pour des traîtres ignominieux auprès des confrères (surtout s'ils s'agit de confrères amis, gros, barbus et très connus...) !!
Tout ce que vous décrivez est vrai, mais si on est ... fine mouche, on peut arriver à manipuler l'avocat en question suffisamment gentiment pour qu'il accepte, lui, de se taper les trajets quotidiens en s'installant dans le barreau voisin. C'est bien aussi, et ça permet de faire un peu de Parquet sans les fameux confrères (barbus ou non) ne mettent trop de bâtons dans nos roues.
Essayons sous un autre angle. Connaissez-vous l'histoire du petit garçon qui raconte à la petite fille : "-- tu sais; l'autre soir, dans la véranda, j'ai vu mon oncle se faire faire une fellation par ma grande soeur". Et alors la petite fille lui demande : "-- c'est quoi, une véranda ?"
Je crois que l'obscénité (et aussi la violence, les deux allant souvent de pair) de tant de nos livres, films, émissions télévisées, publicités... offertes aux yeux et aux oreilles de tous y compris les plus jeunes, est une atteinte à l'innocence de nos enfants, qu'elle est un vol de leur enfance. Et je crois en effet que, dans ce climat délétère, la punition de ceux qui ont le tort de se faire prendre est injustement lourde. Car, pour une bonne part, et sans nier leur responsabilité propre, ils paient pour une faute collective. Comme nous ne savons plus où sont les limites, ceux dont on peut affirmer qu'il l'ont franchie paient pour tous les autres.
Quant au fou-rire, j'aimerais bien connaître la défense de celle qui, par sa plaidoirie, l'a déclenché.
Lors de mon premier stage dans un cabinet d'avocat, j'avais suivi un des avocats à une audience correctionnelle pour une affaire on-ne-peut-plus banale. Sauf qu'à cette même audience passait également un jeune et dangereux délinquant.
Lors de la lecture de l'acte d'accusation, toute la salle se retenait d'éclater de rire, et même le président avait du mal, le substitut se cachait le visage entre les mains, le greffier était plié en deux...
Ce tout jeune délinquant était poursuivi pour avoir taggué les murs de la Mairie à coup de "X, grosse salope", "X suce pour 50 FF" (oui c'était encore les francs à l'époque), "X sale pute"... sachant que la personne désignée par X était Madame le Maire de cette même ville
La suite des débats nous a appris que les insultes avaient été taggué "à la craie" (un vrai rebelle quoi !) et que le délinquant en question était le fils, apparemment déçu, du maire sortant qui s'était pris une veste aux dernières élections municipales !
de souvenir il n’a eu que quelques heures de TIG et 1 franc symbolique de dommages-intérêts
après pour ce qui est de la punition paternelleallez savoir : si ça se trouve, le père était peut-être le commanditaire !
(volontaire ou involontaire, genre si le gamin a pu entendre son père proférer des insultes à l’encontre de celle qui lui avait piqué son fauteuil de Maire)
(désolé d'avoir posté une 1ère fois ce message au mauvais endroit, si vous pouvez effacer l'autre...
c'est indiqué, relisez (je suis vache !)
bon ok : 18 ans de réclusion !
si je compte bien, ils ont déduit les 2 ans demandés par l'avocate des 20 ans requis par le parquet ?
elle avait fait le mauvais calcul sur tous les tableaux, quoi !
Merci. C'est le printemps qui prend de l'avance. Une brassée de lilas qui entre au tribunal.
Vous avez tous les deux réussi ce que j'avais tenté en vain l'année dernière
Non non, n'insistez pas.
Or donc l’an passé, un magistrat m’ayant fort obligeamment recommandé pour un rendez-vous avec son éditeur, j’avais aussitôt conçu le projet de l’en remercier en lui portant une brassée de lilas à son bureau.
L’époque s’y prêtait bien: c’était le printemps et il avait à traiter d’affaires particulièrement lourdes et toutes plus sordides les unes que les autres. Du coup, je pensais qu’un peu de couleur et de parfum viendraient heureusement «aérer» son cabinet.
Evidemment, je ne voulais pas qu’il trouve son bouquet fané et lui demandais par mail s’il serait bien là quand j’apporterai mes fleurs. D’autant que l’idée d’avoir à trouver un vase ou un seau dans le palais de justice en son absence me semblait plus difficile que d’y voir clair dans Clearstream (par exemple).
A quoi il me répondit aussitôt qu’il valait mieux que je porte mon bouquet chez lui et que je le remette à son épouse.
Ce que je fis, avec le plaisir intense de faire la connaissance d’une femme délicieuse, (l’une des toutes premières supportrices du Parc des Tiges).
Mais pas sans réfléchir aux raisons pour lesquelles il préférait ne pas me voir rentrer dans le palais avec mes lilas.
S’en suivi un week-end croquignolet pendant lequel on évoqua chez moi en pleurant de rire toutes les hypothèses de corruption à la fleur qui auraient pu s’échafauder dans les esprits suspicieux de ses collègues de la magistrature.
Alors en préventive, parce que ça pourrait me reprendre à tout instant (j’ai le remerciement facile et je dégaine la marguerite plus vite que Lucky Luke), qu’on sache bien partout clair et net que si l’on me voit dans un palais de justice un bouquet de fleurs à la main, JE NE VIENS PAS ACHETER UN JUGE!!
Encore que... Je ne résiste pas au plaisir de vous indiquer que mon épouse adorée, jalouse hier soir de Marie et voulant en conséquence laisser ici un commentaire bien senti, n'y est pas arrivée... Elle m'engueule donc à mon retour, et je comprends soudain qu'elle est la seule de mes commentateurs, à ma connaissance, a avoir tenté de poster son commentaire en recopiant dans la case ad hoc non pas le résultat de l'addition, mais... L'addition elle-même !!!
Évidemment, ça ne pouvait pas marcher... (Je sais que je vais me faire tuer dès qu'elle aura lu ce commentaire, mais ça me faisait trop envie !
Bon sinon, Voici vient de me contacter, ils voudraient les coordonnées persos de Fleuryval, il a été question d'un scoop fracassant dont ils veulent l'exclu à propos d'une paternité enfin révélée ou je ne sais pas quoi...
PiTRe, j'ai un cas de conscience : je la leur donne ?
Euh, sinon, y a-t-il un moyen de me rabibocher, sans la connaître encore, avec Madame Mô (je déteste me brouiller avec les collègues, sauf quand ils le méritent, bien sûr) ? Lui écrire que de son côté, mon mari est jaloux de vous ? Corrompre Fleuryval pour qu'il lui livre une énorme brassée de lilas ?
Personne! Jamais!
Fleuryval, c'est l'Eliot Ness du bégonia!
Beaucoup, et pas des moindres, s'y sont essayé sans autre succès que la fortune de leurs dentistes respectifs.
Maintenant, si ça peut adoucir l'environnement familial de Maître Mô, dans pas longtemps je vais avoir des perce-neige
Autrement, vu la fatigue du moment, j'avais lu "Fleuryval est le loch ness du bégonia" et complété inconsciemment par monstre ... un p'tit whisky pour me faire pardonner ? (c'est pas de la corruption hein, juste un p'tit cadeau, comme ça ...
Ou alors, uniquement avec de l'argent, en tout cas...
Logiquement, avec un bout de printemps pareil, Maître Mô ne devrait pas faire tard avec nous ce soir-là
Pour Voici, c'est d'accord. Ils n'ont qu'à demander mes coordonnées à "L'ami des jardins". Pour le reste, pas un Mô. Nous sommes entre gentlemen. (Manque une icône d'anglais serrant les fesses en regardant au loin)
Pour revenir au sujet du billet, sait-on si l'affaire était jugée dans la juridiction de Saint-Claude ? Là , au moins, une petite pipe, c'est de la promotion artisanale locale. Comme qui dirait de l'AOC.
Il ne mérite ni cet excès d'hilarité, ni cette indignité.
Mais le sexe est sacré, on le sait, et qui dit sacré dit arbitraire, irrationnel, déraisonnable...
Comme dirait Clinton tout cela est "inapproprié".
Je crains que vous ne confondiez deux choses bien distinctes : les actes qui ont fondé les poursuites, et cette plaidoirie outrancière.
Libre à vous d'estimer indigne que nul n'ait pu contenir son hilarité à l'écoute de la seconde (je vous rassure quand même : la dernière plaidoirie a été suivie avec toute l'attention qu'elle méritait). Mais pensez-vous réellement pouvoir estimer, au vu des quelques lignes ayant décrit les faits eux-mêmes, que la cour d'assises se soit montrée trop sévère ? Dans ce cas, vous seriez plus clairvoyant que ceux qui ont eu accès à l'entier dossier : le ministère public, la cour et le condamné lui-même, qui n'a pas fait appel de cette décision. Qu'à titre personnel, sans entrer dans les détails, je n'ai pas trouvée démesurée au regard des faits.
Je ne sais que cela de l'affaire, ce que vous en avez raconté. Je n'ai en aucune façon extrapolé. Un tribunal a condamné pour un acte dont il avait auparavant rit à gorges déployées.
Cette juxtaposition commande, me semble-t-il, de réfléchir. Elle est un miroir qui nous montre ce qu'est pour nous le sexe : bien absolu un jour, mal absolu un autre. Est-ce bien rationnel ?
N'avez-vous jamais assisté à des fou rires dans les moments intenses de tristesse ou de solennité générales, comme un enterrement ? Je pense que ça ne signifie pas pour autant que l'objet du rire est l'enterré...
Je ne sais pas si vous l'avez déjà fait, mais si vous le pouvez, allez voir un procès d'Assises : sur une cession, au moins 70% de viols en tous genres, et le huis-clos n'est pas si souvent demandé; ça dure deux jours, mais c'est vraiment l'occasion de voire la justice en marche, dans ce genre d'affaires -et vous pourrez, sans doute, mieux appréhender encore ce que sont ces procès, et à quel point, notamment, il est difficile, pour toutes les parties, de s'y tenir, simplement de s'y tenir...
Bien sûr que le poids des tabous sexuels de tous ordre pèse lourdement sur ces procès, raison pour laquelle, ailleurs, je demeurais persuadé qu'il fallait d'abord s'en affranchir socialement, avant de pouvoir mieux juger ces affaires...
Je n'en veux qu'un exemple : en France, aujourd'hui, il vaut en général très nettement mieux comparaître, en terme de peine, pour un meurtre que pour un viol, c'est ainsi (et s'explique notamment par le fait que dans le second cas, la victime est présente pour raconter, avec toute son émotion : comme je le dis souvent aux personnes que je défends, il y a dans ces procès deux grande phase : avant la déposition de la victime, vous êtes déjà en bas d'une montagne; après sa déposition, vous êtes au fond d'un gouffre...), et c'est erroné.
Mais au-delà , je crois que nous jaugeons aussi très mal ce qu'est une pénétration forcée, la marque qu'elle laisse, qui est terrible...
Une chose est certaine : tous les Présidents d'Assises que je connais me confirment que sans les magistrats, les jurés descendraient tous les auteurs de ce type de faits en flamme, et prononceraient probablement le maximum à chaque fois...
J'en connais même un qui a eu à faire à un juré qui votait à chaque tour du délibéré... La peine de mort ! Il lui expliquait que ce n'était plus possible en France, et lui, bourru, qui avait bien vu la cassette de présentation des jurés où on leur explique qu'ils sont libres et décident en conscience, n'en démordait pas : "Ils l'ont dit, je suis libre : à mort !"...
On en revient un peu à la discussion que nous avons eue sur "dépendez les pointeurs" : le crime sexuel est le crime des crimes, à armes égales avec les actes de torture et de barbarie -et dans les deux cas, nous avons affaire à des actes de violence physique lourde, forcément empreinte d'une perversité réelle, dans l'opinion en tout cas; et à la négation de la personne de la victime, qui devient un objet le temps des actes -ce qu'on ne trouve pas dans le meurtre, paradoxalement, même si les conséquences en sont plus radicales.
Un dernier point : pour un viol, j'ai tendance plutôt à essayer de garder un jury... Féminin. Je crois avoir noté, contrairement à ce qu'on pourrait penser, que les femmes sont plus capables de compréhension que les hommes, dans ce type d'affaires (tout étant relatif) : ma théorie est que les hommes, consciemment ou pas, sont les chevaliers de leurs dames, et qu'en rentrant ils doivent pouvoir dire à leur femme à quel point ils la protège... Et donc "cognent" plus, et plus aveuglément, surtout.
C'est aussi ce qui fait peser un tel poids sur ces dossiers : l'aspect quitte ou double... Je défends dans quelques jours un homme accusé de plusieurs viols sur ses nièces, qu'il nie : soit il sera acquitté, soit condamné au minimum à dix ans, et il est libre... Ce poids modifie, lui aussi, le cours du procès.
Excusez-moi, je suis parti tout seul, là : n'hésitez pas à m'interrompre, une autre fois..!
Ma position sur le sujet est la suivante.
Nous modernes avons, au nom de la liberté, jeté aux orties les règles, "burgeoises", "judéochrétiennes"... qui étaient autant, à nos yeux, de tabous à abattre.
Ces règles, venues de nos pères, polies par les siècles, étaient au contraire fort raisonnables. Imparfaites comme toutes les règles, imparfaitememt appliquées comme de bien entendu, mais fort raisonnables.
Et faute de ces règles, livrés en quelques sortes à nous-mêmes, nous avons, sans nous en rendre copmpte, érigé de nouveaux tabous. C'est à dire que nous nous abandonnons à l'arbitraire. N'est-ce pas cela le propre de la situation présente en la matière ? : tout est permis, jusqu'au moment où on est jeté en prison, pire qu'un assassin. C'est selon.
Vous rappelez-vous le cas, si symptomatique, de ce cinéaste qui, fasciné par le plaisir féminin, avait fait passer une "audition" à plusieurs jeunes femmes, puis qui avait été traîné devant la justice pour abus sexuel par celles qui n'avaient pas été retenues pour le rôle, et qui finalement avait été condamné pour ces actes ? S'il avait été poursuivi pour avoir tourné de telles scènes, ou si son film avait été classé X, tous nos beaux esprits auraient crié au scandale et à la censure; Puisque tout est permis, surtout pour un artiste ! Mais au contraire il fut condamné pour avoir fait "répété" le rôle. Cela ne choqua personne. Puisque c'est un affreux pervers ! Il faudrait savoir. Génial artiste ou inexcusable pervers ?
Comme vous l'avez compris j'essaie, maladroitement, droit dans me bottes, seul contre tous, de défendre votre consoeur, cible de toutes les moqueries. Ce qu'elle a voulu dire c'est que l'acte reproché à son client n'est pas si grave que ça, bon ! peut-être les victimes n'étaient-elles pas tout à fait consentantes, mais l'acte en lui-même est banal, on le voit partout, en images, en paroles, sur les dépliants distibués aux enfants de écoles pour les prévenir des dangers des MST, etc, etc, et même le président des Etats-Unis d'Amérique dans le bureau ovale, avec une jeune stagiaire... alors vous pensez...une p'tite pipe de rien du tout, vous n'allez pas l'envoyer en prison pour si peu.
Je ne défends pas l'acte, dégoutant, traumatisant, mais celle qui défendit celui qui l'avait commis, qui l'avait commis dans un contexte de permissivité lui-même éminemment critiquable.
On peut trouver que, tel Don Guichotte, je crois que je vais vaincre (changer les mentalités) alors que je ne charge que des moulins à vent. Je prends le risque du ridicule.
Je me suis parfois risqué à plaider dans votre sens, une banalisation des actes ayant sans doute rendu possible le cas que je défendais, où la personne n'avait pas perçu leur gravité, et, y ajoutant, à essayer d'expliquer que selon moi, l'agression d'enfant procède par ailleurs bien plus de la lâcheté, et donc de la réalité humaine, que d'une quelconque monstruosité, au sens d'"exceptionnel", étant malheureusement trop répandue, trop souvent constatée, pour qu'on puisse encore commodément ranger ces gens dans la case "tarés à abattre"...
Je vous confirme que c'est très difficile, voire dangereux (pour l'intérêt du client), ces discours ne sont pas audibles par un jury d'assises -ou alors je touchais là à mes propres limites pour les expliquer...
Le mineur a été condamné à 5 ans dont 4 avec sursis permettant ainsi un aménagement de peine mais je me souviens des réflexions du mineur à l'issue du procès qui laissaient clairement comprendre qu'il n'avait toutjours pas compris ce qu'il avait fait de mal. Quand à la jeune fille, elle repartie vers sa dépression, seule, très seule.
Et ce n'est pas l'actualité anglaise qui va vous donner tort : quel serrement de cœur, en voyant la photographie de ce couple anglais qui vient d'avoir une fille, dont la mère a 15 ans et le père... 13...
Ce sont tabous qu'il faut vaincre, tabous qui ont remplacé les règles de naguère (règles supprimées parce que prises indument pour des tabous...)
A propos du fou-rire objet du récit de Marie, je suis tombé ce matin sur ce mot de Charles Baudelaire :
"L'Etre qui voulut multiplier son image n'a point mis dans la bouche de l'homme les dens du lion, mais l'homme mord avec son rire"
Qui a-t-il voulu mordre ce tribunal saisi par l'hilarité ? L'avocate qui plaidait et sa maladresse, très certainement, mais aussi, à travers elles, ses (nos) propres incohérences.
Jean Cocteau
Une autre ! Une autre ! Une autre !
fellatio ergo sum comme n'aurait pas dit Matisse...
à plus,
Gzyg
En plus je me sers souvent de ce tableau de Magritte pour expliquer le pouvoir (et/ou le danger des images)...
Qu'est-ce qui m'a pris ?
Un coup de blues, sans doute...
Que veux-tu, Gzyg, nous sommes constamment des rocs parfaits, d'une solidité à toute épreuve, les clients nous veulent omniprésents et omniscients, les femmes nous veulent, tout court, les amis nous veulent disponibles et alcoolisables à toute heure, les organismes sociaux nous veulent riches et généreux, les auditrices de justice nous veulent possesseurs de grands bureaux disponibles, les élèves-avocates veulent les mêmes bureaux, les magistrats en retard nous veulent ponctuelles, les lecteurs de blog nous veulent écrivant la nuit... Oui, je crois que de temps en temps, nous avons le droit, nous aussi, de redevenir médiocres, quelques secondes, ne serait-ce que pour nous sentir un peu humains, et nous mettre à la portée des gens...
Tiens, j'y retourne d'ailleurs, je fais plaider la jeune Eleag en correctionnelle tout à l'heure, justement : nous allons aller nous présenter aux magistrats, j'adore cette tradition.
Si, de surcroit, une affaire telle que celle-ci entrait dans leurs esgourdes, j'ose imaginer ce que deviendraient les cours de pénal général dans les facs.
Marie merci, de nous avoir fait partager ça. Nous avons beaucoup ri ici avec Miss Pseudonyme.
Mes amitiés du midi, Cher Psudonyme, salutations à Madame.
Merci beaucoup!
Je rectifie d'une note dans le texte : merci ! Moralité : en droit pénal, toujours tout vérifier, surtout ce qui semble évident, et là c'était énorme : je rectifie, mais après je vais me cacher...
Je confirme que l'avocate était persuadée que la jurisprudence était en train d'évoluer dans le sens où le "bénéficiaire" d'une fellation imposée à autrui ne pourrait bientôt plus être convaincu de viol. Interprétation farfelue : ledit bénéficiaire commet un viol, celui qui force autrui à en subir une est un agresseur sexuel. Je ne sais vraiment pas où elle avait été chercher son "inflexion" de jurisprudence ...
euh une question technique : personne n'a pensé à dire que si l'auteur fait une p*** il pénètre le gl**d/prépusse et donc y'a pénétration (je l'accorde, si dans quelques millimètres de chair...) ???
Je suis bouchée bée de voir que la jurisprudence n'aille pas en profondeur dans ces faits pour qualifier un viol, c'est quand meme pas anodin une p***, à croire que les juges ne connaissent pas.....
Alors, hum, c'est pas que je veuille faire mon malin sur le sujet, mais enfin après mûre réflexion, considérer qu'à l'occasion d'une fellation il y aurait pénétration, au sens du texte, du "gland/prépuce" (et pas "prépusse", voyons, c'est du latin !), me semble, hum, disons tiré par les cheveux (!), et par ailleurs méconnaître ledit acte : après maintes recherches sur le Ouaibe, et examen approfondi de la chose, je crois être en mesure de confirmer qu'on ne peut pas, matériellement, pénétrer un prépuce, qui est un bout de peau hermétique; et que la fellation n'entraîne pas, en principe, les études américaines sont formelles, de pénétration du gland -sauf peut-être chez quelques sado-maso, pourquoi pas (car je pense que ce serait douloureux pour l'heureux récipiendaire... En plus il me vient une idée : imaginez que dans cette hypothèse qui me semble quand-même surréaliste, tout à coup, ça coince ? Vous voyez la tête des gars du Samu en arrivant ? Non, vraiment, je n'y crois pas...
Donc ça reste, à bon droit, une agression sexuelle, ce qui n'est pas rien, tout de même...
Ne restez pas bouche-bée, ça la fout mal pour un sujet aussi délicat : je ne sais pas si les magistrats connaissent ou pas (ils sont si inhumains parfois), mais c'est sanctionné, bien sûr, et par ailleurs vous voyez que même les sujets qu'on croit bien connaître (rien de personnel !) recèlent parfois quelques surprises...
D'ailleurs, pour preuve que les parquetiers ne sont pas prêts à tout pour faire coller des faits à une qualification, et en même temps répondre aussi à titejuriste : bien que les magistrats connaissent le concept de fellation (nous ne sommes pas moins dépravés que la moyenne de nos concitoyens
(surtout que ça risquerait peut-être de poser des problèmes de ... divergence de qualification suivant que la victime est circoncise ou pas ...)
Donc : agression sexuelle, ce qui n'est effectivement pas rien quand même.
sinon le parquet me tente, mais l'examen de l'enm me fait déjà abandonner l'idée....
Et tentez l'ENM, si c'est ce qui vous attire. Oui, c'est un concours difficile, mais rien ne serait pire que de devenir avocat "par défaut" : c'est un métier trop dur pour l'exercer à contrecoeur. Allez, courage !
Que ce soit la carrière universitaire, le CFPA ou l'ENM, les trois sont un peu difficiles, faut bien quand-même, mais aucun n'est impossible, j'en suis une preuve vivante, ayant été un étudiant fêtard bien plus que studieux, le tout étant de le vouloir vraiment, comme le disait Marie ci-dessus...
Attention cependant : pour les trois, il y a une dictée, éliminatoire !
Ca fait du bien de pouvoir rire, ça faisait longtemps!
Heureuse de voir que vous vous portez bien et de pouvoir vous lire à nouveau.
C'était long et je ne me souviens plus comment on fait une addition!...
Et puis ça me ficherait du désordre dans mon référencement !