Un dernier Mô

Je n’aurais évidemment jamais voulu écrire ce billet. D’ailleurs je ne vais rien écrire de plus ce soir, je vais vous laisser faire.

Mô nous a quittés aujourd’hui. La vague de tweets que nous avons vu passer montre à quel point il comptait pour nombre d’entre nous.

Si vous souhaitez laisser ici un message qui puisse “rester” un peu, qui soit lisible par sa famille par exemple si elle le souhaite, je vous propose d’utiliser l’espace commentaires à cette fin.

J’essayerai pour ma part d’écrire un jour la chance que j’ai eue de le connaître quelques années, mais c’est trop difficile pour l’instant, les larmes me brouillent la vue.

A bientôt, mon ami. Je crois que tu as bien dû te marrer de là-haut en me voyant me débattre pour récupérer mes identifiants et tenter de trouver mon chemin dans ce fouillis de modifications que tu as créées dans les coulisses de ce blog.

448 Commentaires

  1. Pingback : C’est comme une chose impossible | The Quiet One

  2. philippe
       Je ne le connaissais que par son fil tweeter et par son blog, le premier laissant apparaitre son humour et le second son humanité. C'est son blog, même si il l'avait délaissé, qui m'a marqué, il est emprunt de tant d'amour de compréhension et de tristesse , ses textes y sont beaux et profondément humains.    Nous sommes nombreux, je pense, à partager une part de la peine endurée par sa famille et, même si cela ne la soulage en rien, j’espère que ça leur fera un peu de bien que beaucoup d'inconnus aient une pensée pour lui et pour ses proches.
     
  3. kenny12424
    Merci Maître Mô pour ces magnifiques chroniques, pleines d'humanité et humour. J'ai passé des soirées (nuits?) à me régaler des histoires et coup de gueule, attendant sans cesse le prochain article. Toutes mes pensées à la famille et amis.
  4. Lauren
    J’ai suivi Maître Mô pendant mes études de droit. Penaliste de formation, j’étais émue, bouleversée par ses billets. Une fois dans la vie active - bien qu’ayant eu la drôle d’idée de bifurquer dans les marchés publics et le droit contractuel, j’ai continué à suivre le blog, esperant une suite à Histoires Noires, relisant les vieux billets.
    Certains d’entre eux sont marqués au fer dans ma mémoire.
    Maitre Mô a amené de la joie, de l’émotion et beaucoup de réflexions. Je ne l’ai jamais connu en vrai mais une fois il m’avait répondu à une demande de conseil quand je suis partie en Belgique. Je ne l’ai jamais connu en vrai mais je l’appréciais pourtant tellement.
    Toutes mes pensées à sa femme et ses mômes...
  5. Aurélie D.
    Je suivais Maître Mô depuis des années sur les réseaux sociaux. J'ai surtout été touchée par son humanité et sa simplicité. J'ai pourtant côtoyé de grands pénalistes mais aucun ne m'a autant impressionnée que lui.
    J'aurai tellement voulu le rencontrer. J'attendais de pouvoir plaider à Lille un jour mais ce jour n'est jamais arrivé.
    C'était un grand avocat mais surtout un grand Monsieur. Je pense très fort à sa femme et à ses trois enfants. Il n'est plus là physiquement mais il restera toujours présent dans votre cœur (et dans le nôtre).
    Merci encore Maître Mô 
     
     
     
  6. Cocodupe
    J'ai découvert Maître Mô d'abord comme lecteur de son blog. Il a participé, largement, à mon désir de devenir avocat, et de faire du pénal, plus spécifiquement. Je l'ai lu, beaucoup, sur ce blog. J'ai commenté, un peu. Il est parti avant d'avoir répondu à nos commentaires en alexandrin (et sans la fin d'Histoire noire, mais je me doute que je ne suis pas le premier à l'évoquer).
    Je l'ai lu ensuite comme auteur du très beau recueil de nouvelles "Au guet-apens" que j'ai eu la chance de faire dédicacer et de croiser brièvement son auteur à cette occasion. Je n'ai plus le livre sous les yeux, mais je me souviens de la dédicace : "Que mes histoires vous donnent envie de vivre les vôtres". C'est chose faite ! La robe enfilée, je suis allé suivre ses pas, l'expérience et le talent en moins, sur les parquets des cours d'assises. Et j'ai essayé de grandir auprès des grands, lui parmi d'autres illustres. S'il n'avait pas leur renommée, il était l'un des leurs.
    Grâce à la magie de twitter, j'ai eu la chance ensuite de faire vraiment sa connaissance et de passer quelques soirées en sa compagnie, en commité plus ou moins nombreux selon les fois. C'est peu dire qu'il attirait les gens autour de lui. En nombre, par son rire et ses traits d'humour. Ou en tête à tête, par sa gentillesse et sa bienveillance.
    L'unanimité de tous ceux qui l'ont connu, de près ou de loin, ne peut que démontrer sa grandeur d'âme.
    Il nous manque, il me manque, et nous aurions tous aimé l'avoir avec nous plus longtemps.
    Je remercie sa famille d'avoir su partager une partie de lui avec nous. Je pense aujourd'hui très fort à eux, dont la peine indicible est sans commune mesure avec la nôtre, qui est déjà immense.
    Au revoir, Mô. Et merci.
     
    Coupette !
  7. Yayou
    J’ai hésité, longtemps, à laisser un mot, moi qui ne connaissais pas Maître Mo, comme sans doute la plupart des milliers de lecteurs de son blog, puis d’abonnés à son compte Twitter. Ce qui m’a décidée, c’est de savoir qu’un jour ses enfants liraient tous ces messages, et je sais combien les mots de ceux qui ont aimé, autrement, son père ou sa mère parti trop tôt, peut compter. Mon parcours de lectrice est classique, Eolas, Mô, blog puis compte Twitter. Petite différence, assez peu notable, je suis juriste de formation, donc je comprenais tous les mots. Mais bien sûr il n’était pas nécessaire de l’être pour être ébranlé ou amusé par Maître Mô. J’ai tout de suite aimé l’humanité, l’humour, la tendresse de ses textes. J’ai été touchée par son amour des hommes, et la force incroyable qu’il trouvait dans sa famille et ses amis. Aujourd’hui c’est à eux que je pense, et en particulier à ses enfants. À tous les trois je veux dire ceci : la douleur ne part jamais mais elle s’atténue, comme le chante Brel, « on s’habitue ». Vous vous habituerez peu à peu et ce qui vous portera, ce qui restera à jamais, outre vos souvenirs, ce sont tous ces témoignages laissés depuis des jours sur les réseaux, sur le blog, dans la presse... Votre père était un homme incroyable et comptait pour tant de monde... Ne l’oubliez jamais.
  8. Khin
    C'est le genre de moments où on souhaiterait tout pouvoir résumer en quelques mots, les idées comme les émotions, afin de les faire partager aux proches sans les déranger. Leur apporter ce réconfort tout autant à eux qu'à nous, leur dire combien nous sommes proches bien qu'anonymes et inconnus. Dire aussi que nous continuerons de porter avec nous, en nous une part de Maitre Mô, cet avocat que nombre d'entre nous ne connaissions pas personnellement mais qui, pour ma part, aura réussi à me toucher, m'inspirer et me faire aimer mes concitoyens et ce bien commun, cette valeur qu'est la Justice. Alors, je dirai simplement "Merci pour tout ces beaux moments passés à vous lire".
  9. René SEYNAVE
     
    Je ne connaissais pas Maître Mô. Je ne l'ai découvert qu'à la triste nouvelle de sa disparition.
    Mais je connaissais Me Jean-Yves MOYART qui fut mon confrère jusqu'en 2000 et que je quitte le barreau de Lille pour la magistrature.
    Et, si sa disparition m'affecte particulièrement, c'est que déjà, par son simple exercice professionnel j'avais perçu et apprécié l'être humain généreux et fraternel avec tous les êtres humains quelque soit leur parcours et ce qu'ils avaient connu ou commis. 
    Je salue et encourage sa famille que, si je peux, j'accueillerai avec le Barreau de Lille cet après midi avant l'incinération de sa dépouille.
    Courage à tous !
    René G SEYNAVE

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