Fin de fièvre du vendredi.

Allez, encore une dure semaine de bouclée (ou à  peu près), commencée avec une fièvre atomique et de la morve plein les deux narines, et de la tremblotte dans tous les membres, et qui se termine dans un état commençant à  être plus normal, une seule narine qui coule encore, pour faire joli en rendez-vous, un petit trente-neuf non pas de taille, mais de fébrilité (je remercie le labo qui commercialise l’Advil) et quelques dossiers de perdus, mais l’immense majorité gagnée de façon écrasante, comme d’habitude1

Trois petits trucs gentillets pour le weekend, de trois très différents degrés.

D’abord, je viens de rompre ma collaboration avec Courrier International, qui a eu beaucoup, d’abord de patience, puis de mansuétude, et enfin de compréhension à  mon égard : j’avais donné mon accord pour deux articles par mois basés sur leur contenu, j’en ai commis UN en tout en cinq mois, comment dire… Ces gens sont gentils, et opiniâtres…

Je devais aussi écrire sur le site de Métro, dans un blog spécial où l’on m’offrait2 mon espace rien qu’à  moi, un petit truc d’actualité chaque semaine… Et pour lequel je n’ai jamais rien écrit : les gens sont, vraiment, très gentils…

Bref, tout ça pour vous dire deux choses :

– j’ai pu ôter, du fait de cette rupture, le widget « Courrier International » de ma sidebar, ce qui devrait avoir pour avantages, pour vous, d’alléger considérablement le chargement de ma page d’accueil, et, pour moi, d’arrêter de me balancer des requêtes d’actualisation toutes les cinq minutes…

– et surtout, plus jamais je ne donnerai mon accord, relativement à  ce blog, pour faire autre chose que d’écrire chez moi, à  mon rythme3,et en un mot en totale liberté -ça m’apprendra à  me laisser aller à  croire, quelques fractions de secondes de trop, que tout ceci aurait une autre valeur que le simple fait d’être heureux de vous parler et de vous raconter mes histoires…

Franchement, on me fait des compliments, on me demande des « collaborations » comme celles-là , on me dit que « vraiment je devrais écrire un livre parce que vraiment », et du coup je me prends pour ce que je ne suis pas, et je promets des trucs que je ne peux pas tenir : n’hésitez jamais à  me suggérer que je deviens idiot ou infatué, tout ça doit rester libre dans tous les sens !

Ensuite, Jade, qui a tout lu des commentaires et liens postés sur l’article « historique »4 qu’elle m’a inspiré et permis d’écrire : cette fille est un rayon de soleil, et je sais, puisqu’elle me l’a dit, qu’elle conserve une copie papier de tout ça chez elle, et que vous l’avez, tous, rendue heureuse, vraiment. Il y a vraiment gros à  parier qu’elle puisse l’être, heureuse, et vos mots n’y seront pas pour rien, y compris ceux qui ont été l’évocation d’autres histoires difficiles… Je reviendrai dire quelques trucs de ci, de là , là -bas, mais je voulais vous remercier pour elle, puisqu’elle me l’a demandé… Et qu’elle vous embrasse !

Et enfin, je change radicalement de sujet, pour vous communiquer une chansonnette très grossière mais dont la réalisation et le thème me font vraiment rire, et les habitués savent qu’il faut me prendre avec un humour qui ne s’entoure pas de beaucoup de barrières…

J’ai un peu hésité, comme toujours, mais franchement, c’est un très joli travail, le thème est tout à  fait fin et de qualité, l’esprit…

Oh, et puis merde, si ça ne vous fait pas rire, ou si les blagues dites « de cul » vous heurtent, ne cliquez pas sur le lien de cette vidéo, voilà  tout -mais moi, elle me fait rire, qu’est-ce que vous voulez que j’y fasse, hein ? C’est mon meilleur et plus vieil ami, Hugo Renard5, qui me l’a adressée, car nous partageons notamment l’amour du bon goût, et c’est ici :

http://www.dailymotion.com/video/xal7z1_le-mauvais-trou_fun

Voilà . Pour les amateurs, je vous offre le joli thème musical de cette chanson à  fredonner des jours et des jours, désormais…

C’est ça, la vie -et même une partie des clés de la survie, quand on fait du pénal, si vous voulez mon avis : des choses lourdes, tristes, dramatiques, les douleurs et les peines du monde entier, de la peur… Et des idioties, des soucis anodins, des fou-rires idiots, de l’hypersensibilité et de la bêtise brute, à  mélanger bien fort avec l’amitié et l’amour de ses Siens à  soi…

Et c’est bien, la vie !

  1. Vous connaissez la rengaine : laissez-moi dire, ça ne coûte rien à  personne, et moi ça me plait ! []
  2. gracieusement cette fois, dans tous les sens du terme ! []
  3. parfois cacochymique, je vous l’accorde, mais là  c’est parce que j’ai la crève… []
  4. Sur ce blog : plus grand nombre de lectures, et de loin, plus grand nombre de visites ce jour-là , plus grand nombre de larmes, plus grand nombre de compliments à  l’humble rédacteur… []
  5. Nous nous sommes connus au CM2, c’est vous dire si son humour et le mien coïncident, il m’a tout appris… []

56 Commentaires

  1. Titejuriste
    ça fait un moment qu'elle traîne sur facebook cette vidéo là  mais Eolas n'a pas eu l'audace de la publier !!!! vous si.... c'est pour ça que vous êtes le meilleur et si imprévisible... je suis sûre que cette chanson vous inspirera pour une future plaidoirie ! :mrgreen:
    1. Difficile à  caser, mais maintenant que vous le dites, j'ai un procès savoureux en injures publiques bientôt, où, peut-être... :D Bon, sinon, ça prouve que je n'ai définitivement pas l'esprit d'jeun's : j'ai un compte perso sur Facebook (Maître Mô en aura un a lui dès que cette cochonnerie reconnaîtra son adresse mail !), il s'y passe plein de trucs, mais sans moi, je n'y vais plus jamais, je trouve ça horriblement mal foutu... ça m'apprendra !
    2. J'imagine la scène : Maître Mô s'approcha de la barre. Il était concentré plus qu'humainement possible en cet instant qui précèdait la plaidoirie. Il savait ce qu'il allait dire, et comment il allait le dire. Tout était méticuleusement construit, limpide, implacable. Le moment vint. Il se lança, grave et inspiré : "Hier soir, ..." La salle fut pétrifiée dès ces premiers mots. Maître Mô, connaissant son pouvoir, marqua une courte pause. Il savait quelle anxiété il infligeait en ce moment précis aux magistrats debout ainsi qu'aux avocats des parties civiles. "Que va-t-il dire ? Ne nous laissera-t-il donc aucune chance ?", semblaient déclarer les traits tirés de l'un d'entre eux. On lisait, dans leur regards à  tous, la peur profonde de l'inconnu. Sur les bancs de la presse, les stylos ne dansaient plus. Didier, qui un instant plus tôt ne donnait une chance au malheureux prévenu, semblait soudain douter. La réquisition n'était plus si solide ; il s'attendait maintenant à  la voir s'écrouler au prochain mot du Maître. En cet instant, le public ne semblait plus fait que d'un seul homme, androgyne étrange aux mille faces attentives. Tout cela, Maître Mô le ressentait. C'était comme si le monde entier, dans sa soif de justice, n'attendait plus que boire ses prochaines paroles. Une pensée traversa son esprit. Elle était du genre de ces pensées rapides, incongrues, sans rapport aucun avec la situation. Nuisible, elle avait prit la forme d'une chanson. Maître Mô la chassa et poursuivit : "Hier soir, mon client s'est trompé de ..." Hem... désolé, c'est vendredi :?
        1. Thibault
          Pourquoi pas! En comparution immédiate à  Lille, ça pourrait faire rire le président et un ou deux assesseurs... Bon c'est pas au même niveau que pour les "billets pliés" mais ça reste original!
  2. Otez moi d'un doute ... Dans la chanson, ils citent également l'advil ... aucun rapport dites moi ? :mrgreen: Ceci dit, ce mélange de david et Jonathan, sur un clip à  la barbelivien, c'est grandiose ! :lol: Et en parlant de rythme cacochymesque ... nous ne serions pas au mois de novembre bientôt ? ;)
  3. Mathaf Hacker
    Petite erreur de traduction dans les sous-titres "strap-on" : ce n'est pas une sangle, c'est un genre de "dildo" que les femmes ajustent pour retourner la faveur à  leur compagnon. Enfin ce que j'en dis, c'est pour la clarté des débats. Comment dirait on en français... Un gode niché ?
        1. Titejuriste
          "J’ai cru un moment qu’on relançait l’affaire du trou"
          :lol: :mrgreen: :lol: :mrgreen: Il me semble que vous vous êtes trompé de [du]trou....
          "Un gode niché?"
          en tout cas c'est gentillement poétique votre expression mais erronée. Mais pour des raisons d'éthique.... je ne vous corrigerai pas... Je trouve que ce lieu se pervertit !
    1. salah
      Désolé Thibault ce n’est pas un problème de raccord. ça l’aurait été si le nouveau plan était dans la même séquence . C’est un choix artistique qui aboutit sans toucher à  la cohérence du montage car on passe d’une séquence sombre à  l’intérieur et on retrouve les personnages en plein jour ,extérieur avec la main sur l’épaule "en rappel" dans une autre séquence. L’enchaînement aurait été plus performant ,je vous l’accorde ,si s’était encore la même main. Je ne pense quelle réalisateur ait voulu redresser la barre , faire passer un message signifiant qu’elle s’est trompée de main comme il s’est trompé de trou. En tout cas bravo pour l’avoir remarqué .

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Voilà, je ne vous retiens plus ; au plaisir de vous lire, critique ou pas évidemment.

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