Acquitté.

C’est un magnifique moment de Justice. J’ai eu la chance d’en connaître huit, mais celui-là , si loin, si intense, résultant d’un tel travail, de tels combats… Alors, un peu en forme de1 très sincères excuses : je souhaite vous expliquer pourquoi je n’arrive pas à  me sortir de ce moment récent où, debout2 devant le box des accusés, l’on a compris que les personnes que nous défendions étaient acquittées… J’arrive parfaitement à  revenir au sein de ma famille, à  « redresser » le cabinet en avalant le boulot en retard, mais je n’arrive pas à  écrire ici : question de contraste d’intensités,…

Libertés en tous genres !

Je ne sais pas trop ce qui se passe, aujourd’hui, sans doute une conjonction d’intelligences, tout bêtement ! Mais profitons en rapidement, comme toute série ça ne dure jamais : voici donc un tour rapide et joyeux des bonnes nouvelles de ce matin, auxquelles il n’y a aucune raison de ne pas ajouter nos propres bonnes humeurs…

L’Avocat Général avoue implicitement…

Ca se passe dans la même affaire que dans la brève précédente, ils sont trois, et la situation d’un autre gamin pose un problème à  la Cour : il possède un casier judiciaire qui, malgré son jeune âge, est largement plus fourni que son camarade, puisque porteur de dix-sept mentions (!), la valeur comme chacun sait n’attendant point le nombres des années… Oui mais voilà  : est-il pour autant en état de récidive légale ?

La Cour avoue…

Ce devrait être un peu triste, mais allez, il fait beau, et cette audience de la Cour d’Appel m’a tellement fourni de matière, un peu souriante ou franchement et honteusement dramatique, que je peux bien n’en faire qu’une brève sans trop de commentaires -une fois n’étant pas coutume… Cet homme, donc, prévenu, ayant un casier particulièrement dense, est interrogé par la Présidente d’audience selon la formule rituelle, mâtinée il est vrai en ce qui la concerne d’un léger soupçon de charge, oh, à  peine, comme vous l’allez constater :