N’importe quoi du vendredi !

Il y avait bien longtemps que je ne m'étais pas amusé à  parcourir, via l'un des merveilleux outils statistiques dont nous disposons en cachette dans l'administration de ce blog, les intitulés des requêtes diverses tapées sur les moteurs de recherche qui ont amené les internautes chez moi (et du coup, à  balancer un petit article sans fond -je le dis dès le départ pour déranger le moins possible ceux qui voulaient pleurer un coup...)...

Et il faut reconnaître que je ne suis pas déçu ! Ce qui en revanche ne doit pas être le cas des quelques auteurs de celles que je vous ai réunies ci-dessous en petit florilège, toutes tentées sur la semaine écoulée, et qui n'ont pas, je pense, trouvé ici la réponse exacte à  leurs attentes surprenantes...

Bref, j'allais vous écrire que si l'immense popularité de nos joyeux écrits, à  Marie et moi, reposait sur ce genre de recherches, j'allais le fermer sans plus attendre et me remettre au tricot, quand soudain, rayon d'espoir et de lumière, voilà  que le Community Manager de Wikio France, car oui il y a des sites qui ont ça1, m'adresse un mail pour me proposer de publier en avant-première mondiale le classement du mois des blogs juridiques, comme la fois dernière, précitée, justement ! Et qu'est-ce que je n'y découvre-t-il pas2, après avoir accepté par pur orgueil ???3 Lire la suite

  1. mais eux n'ont pas Marie, mon Community Manager à  moi, qui possède entre mille autres l'avantage de pouvoir mettre en prison ceux qui ne nous lisent pas ! []
  2. Oui, la tournure est osée : et alors ? []
  3. Et hop, suspens insoutenable... []

Arnacœur ?

Je ne sais pas si c'est moi qui vieillis1, si c'est un signe des temps, expression qui ne signifie rien mais a le mérite d'avoir l'air d'être sage, ou bien si réellement le phénomène augmente ces jours-ci, mais j'ai bien l'impression de m'être successivement fait arnaquer un nombre de fois très supérieur à  la moyenne, récemment ...

Je ne vous parle bien sûr pas des arnaques très ordinaires, celles que nous subissons tous très régulièrement, au fil de nos vies respectives, et dont les auteurs sont parfaitement connus, soit l'État, tout organisme faisant partie de ce groupuscule terroriste opaque que l'on appelle communément "les charges" (URSSAF, caisses de retraite, caisse de prévoyance, etc ...2 ), très évidemment les banques en général et la mienne en particulier, de nombreux intervenants à  domicile, tel ce plombier exorbitant, ainsi qualifié-je son prix mais non pas son talent, que je salue cordialement en lui confirmant par là -même que je ne l'oublierai pas, ne serait-ce parce que je lui dois d'avoir dû apprendre en urgence la plomberie et l'art de souder dans de l'eau mêlée de caca, après son passage, ainsi naturellement, plus près de ma profession vénérée, que les confrères, les procureurs, les juges, et bien entendu avant tout les clients.

Non, je me réfère ici à  de véritables arnaques, dont j'ai été la victime innocente, et dont, pour la dernière en date, celle que je souhaite vous exposer, je ne suis même pas certain que c'en ait été une ... Lire la suite

  1. enfin, si, je le sais : je vieillis, mais je veux dire par là  que je ne sais pas si ce que je veux vous raconter est lié à  cet état de fait -si vous m'interrompez dès la première ligne, on n'est pas rendu ... []
  2. Note utilitaire : défiez-vous à  vie de tout organisme comportant le mot "Caisse" dans sa dénomination, l'expérience enseigne qu'il est à  fuir immédiatement, et n'en concerne toujours strictement qu'une seule, de caisse, la sienne. []

Ordonnance de Clocloture.

Il y avait longtemps que je ne m'étais pas autorisé une imbécillité du vendredi, et que ça me manquait, donc je.

Je me suis servi du texte d'une chanson déjà  ancienne qui, comme le dirait mon Ami-Frère Hugo Renard, que je salue et embrasse au passage en espérant que son RSA suffise à  l'abreuver pendant ses vacances, là -bas, en Martinique (il est intermittent du spectacle, il crée, mais il souffre), ne marchera jamais mais qui est l'une des plus belles et des plus chantées et reprises du Monde, je crois bien.

C'est totalement idiot, mais ça me fait sourire et bien sûr, car rien n'est jamais totalement gratuit en ce Bas-Monde, en particulier lorsqu'il s'agit d'avocat, ça montre au passage à  quel point n'importe quel propos peut être interprété de n'importe quelle façon, et comme il est dès lors capital de bien les retranscrire, lorsqu'on les rapporte, ou de bien les lire, avec recul, lorsqu'on les utilise.

Comme je suis d'humeur facétieuse, non point au vu d'un grisant weekend de garderie trois jours, mais parce qu'il y avait deux chèques au courrier aujourd'hui1, attention, il y a un grand jeu-concours gratuit à  la fin : je vous laisse le soin de trouver et nous citer par commentaires tous les faits et qualifications légales pour lesquels Monsieur François peut valablement être renvoyé devant le Tribunal Correctionnel ! Lire la suite

  1. Certes l'un non signé et l'autre de cinquante euros, mais c'est un début []

Oph, t’as l’Mô !

Dessins de Oph

Je sais parfaitement que nous ne sommes malheureusement pas encore vendredi, et qu'il siérait, "en semaine on reste à  la peine", que je vous entretinsse1 d'un tas de trucs passionnants, comme la réforme des retraites (mais il se trouve que je suis pour la suppression totale d'icelles, position indéfendable publiquement 2 ), la condamnation de Monsieur Kerviel (dont mon illustrissime et (déjà ) ressuscité confrère Eolas nous a expliqué les termes avec son brio habituel, et notamment l'aspect partage de responsabilités impossible3 . Mais, je ne sais pas vous, moi je suis avec les banques comme elles sont avec mes comptes : tendu. Et donc, je me pose une lancinante question : si je comprends que la banque concernée ait soumis à  la sagesse du Tribunal les justificatifs des pertes prétendument imputables à  l'impétrant, pourquoi personne à  ma connaissance n'a-t-il chiffré aussi les gains, que je suppute4 avoir été faramineux, générés pour la banque par les mêmes prises de positions ? Non, parce qu'une banque n'a manifestement aucun système d'alerte valable lorsqu'elle gagne de l'argent, mais je suis le vivant témoin de ce qu'elle en possède en revanche des dizaines dès qu'elle en perd, ou croit qu'elle risquerait de pouvoir en perdre...? (Attention, je place pour une fois la coupure de texte ici, parce que je fais ce que je veux !) Lire la suite

  1. Oui, subjonctif imparfait, mais j'hésite... Décidément, je crois que je régresse... []
  2. sous peine de voir des gens en colère avec des t-shirts rouges me taper avec leur panonceaux, ils s'en sont déjà  pris à  ma bagnole la dernière fois, sous le prétexte simpliste qu'en ayant marre d'être bloqué à  un feu, non pas rouge mais vert, à  cinq cents mètres de chez moi, après une dure journée, j'avais tenté d'en écraser quelques-uns -les gens sont mesquins. []
  3. En vain largement, pensé-je malheureusement : hier soir, David Pujadas, France 2, parlait encore d'une "amende" à  la place de "dommages et intérêts" ... []
  4. Il ne s'agit pas d'une citation de Franck Ribery []

Présumé coupable, par Isabelle Guso

Couverture de Présumé Coupable

Un petit mot publicitaire, que j'ai moi-même proposé de poster à  l'éditrice, car il m'arrive d'être fatigué, donc généreux, pour vous signaler la proche parution d'un bouquin qui, à  mon humble (car il m'arrive d'être fatigué, donc humble) avis mérite vraiment d'être lu.

Je ne dis évidemment pas ça parce que son éditrice, dotée d'un bon goût évident, m'a fait l'honneur de me contacter via ce blog, il y a quelques mois maintenant, pour me piéger demander de le relire avec l'œil du juriste, histoire d'être certaine que rien d'aberrant, en droit, n'y figurât1, puis, après ainsi que je ne puisse plus refuser, d'en commettre la postface, comme les plus acharnés des promeneurs de ces lieux enchantés ont pu le noter avec fierté ici, je vous dis ça parce que cet ouvrage est remarquable - et si au passage ces quelques lignes font rosir de gêne l'écrivaine l'auteure la lecteure2 la maman (ah, et puis merde !) la dame concernée, eh bien ce sera bien fait pour elle !

Or donc, le livre en question, lequel constitue paraît-il une "novella"3, s'appelle "Présumé coupable", et est le tour de force d'une "Jeune auteur"4, Isabelle Guso. Lire la suite

  1. J'ai un doute sur l'emploi de ce subjonctif imparfait, ça la fout mal quand on veut dire du bien d'un écrivain, ah, crotte, pardon Mesdames, d'une "écrivaine", Misère Humaine... Bon, tant pis, je laisse, s'il est erroné, qu'un commentateur érudit n'hésite pas, il serait opportun que je rectifiasse ! Je blague, mais plus j'écris ici, plus j'ai honte de mes lacunes. Les enfants, ne faites pas comme Papa Mô, apprenez bien à  l'école... []
  2. Hannibal, de son prénom, évidemment. Jeu de mots idiot dédié aux nombreux comiques qui me lisent. []
  3. Ne me demandez pas pourquoi, je n'y connais rien au monde merveilleux de l'édition, je connaissais "roman", et, comme petit roman, "nouvelle" ; j'en déduis que "novella" est un tout petit roman, alors que là , non. Je me demande si ça n'est pas encore un coup des féministes qui auraient féminisé un mot déjà  féminin, histoire d'insister lourdement encore un peu... []
  4. Rien que pour l'absence de "e" final, Isabelle, je vous remercie, et même je vous embrasse, y a pas de petits profits ! []

Une administration qui ne vous veut pas de bien

J'ai une minuscule information à  transmettre aux lecteurs éleveurs d’enfants en bas âge qui, comme mon conjoint, par exemple, auraient l’ambition de ne pas se séparer d’eux pendant leurs voyages internationaux. Rien qui justifie spécialement de truster la page de garde de ce magnifique blog dont je ne suis qu'un widget parmi d'autres, sans compter que je m'étais plus ou moins engagée à  ne pas publier après l'article précédent, mais voilà , Maître Mô, souffrant d'une légère et temporaire panne, a décidé de ne plus me lâcher la jambe avant de m'extorquer une brève, usant à  cette fin de l'ensemble des moyens à  sa disposition : supplication ("Allez s'te plaîîîît, je n'ai plus rien à  écriiiiire ..." - ce qui, par parenthèse, est faux, eu égard aux 50 et quelques brouillons en attente qui végètent dans les coulisses), menace ("Puisque c'est comme ça, je vais révéler ton identité à  tout le monde"), mise à  exécution partielle de la menace (si !),  misérabilisme ("De toutes façons tu n'as rien à  faire en ce moment, alors que moi le pauvre je croule sous le boulot - les charges - les clients - les enfants - d'autres microbes encore - le mauvais temps - Koh lanta qui était nulle cette année et Lussi qui a été éliminée de la Nouvelle Star ..."), flatterie outrancière ("J'adore ce que tu fais, je t'assure, je peux avoir une photo dédicacée ? - et au fait, c'est quand, ta prochaine publication ?..." - comme si un juge ne savait pas comment accueillir des bobards d'avocat), voire, et là  les bras m'en sont tombés, l'excuse ultime : "Ce serait génial de publier un truc léger depuis le temps, j'adorerais vraiment, mais vendredi je ne peux pas, j'ai piscine ...". Quand Maître Mô panné, lui toujours faire ainsi.
De guerre lasse, mais néanmoins dans la mentalité très "service public"1 qui me caractérise, et pour complaire au Pieter Van Den Hoogenband du barreau lillois, je vous livre donc ce mini-renseignement. Mais comme je fais partie d'une administration à  laquelle on ne saurait reprocher de négliger de décrire sur dix pages ce qui aurait tenu en un paragraphe, le billet d'aujourd'hui contiendra une seule info pour 2364 mots, c'est comme ça. Lire la suite

  1. J'ai bien fait attention à  ne pas oublier le R ... []