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Mô d’Ordre…

Sujets rigolos

J’ai plusieurs bonnes nouvelles, et, disons, quelques mini surprises et cadeaux, car c’est vendredi, et que vendredi, on rit1, et parce que cette période est particulièrement sombre pour le corps judiciaire en général, et les avocats en particulier -ce qui nécessite plus encore que d’habitude de se marrer vite, à  tout prix, et si possible par le biais d’éléments débiles et un peu grossiers2

La première nouvelle agréable, c’est que j’ai reçu finalement assez peu de « Bonne Année », cette année -peut-être parce que je n’en ai proféré aucun ou presque, juste le strict minimum indispensable3 .

La deuxième, je l’ai reçue par la voie du « Courrier du Bâtonnier« , petit journal interne au Barreau de Lille, qui est rouge et blanc et généralement pas passionnant, à  mon goût en tout cas, très bien fait, mais en tout cas a le mérite d’exister et de renforcer la cohésion de notre « Grande Famille »4 .

Je trouvais ces derniers temps que les avocats en général, ceux de Lille en particulier, et un peu aussi son Conseil de l’Ordre, se détournaient des problèmes fondamentaux posés à  la profession, au profit de questionnements interminables sur des trucs, également interminables, n’intéressant pas grand monde5 .

Eh bien, mon Bâtonnier Vénéré me détrompe, au moyen de l’édito qu’il a rédigé dans ce petit journal, et que j’ai trouvé avoir de la gueule et fière allure, et très bien résumer la situation critique, et même souvent ubuesque, qui est la nôtre par les temps qui courent et du temps qu’y fait : plutôt que de le reproduire fastidieusement ici, je l’ai scanné puis photographié, et vous le livre ci-dessous in extenso, sans sa Haute Permission mais tant pis, c’est pour la bonne cause, je dis du bien je ne vais quand-même pas me faire engueuler !

Beau comme les Droits de L'Homme

C’est beau, hein ?

Enfin, je dis ça pour ceux qui auront réussi à  lire6, je m’aperçois que j’ai ma secrétaire a très mal scanné l’original, et qu’en plus je l’ai assez mal converti en image publiable, pardon, Bâtonnier, ton texte valait beaucoup mieux que ça !

Et bravo : je suis avec toi en 2010, à  fond ! Je me permets de penser que si le Barreau de Lille a la réputation qui est la sienne, c’est à  dire de dureté incorruptible, pour faire bref et pédant, c’est grâce à  ce genre de déclarations de principes -et à  leurs applications aux audiences et dans les relations futures avec notre mère à  tous, la Justice : aux barricades !

La troisième, c’est aussi un extrait du même petit journal, et ce sont les sujets de la prochaine Conférence du Jeune Barreau,7 que voili que voiça :

Sujets rigolos
Il faudrait une vie pour "défendre" certains de ces sujets...

( Ah mais c’est pas vrai, il a quoi ce scanner aujourd’hui ??? Je crois qu’instaurer la coupette de champ’ du vendredi soir au cabinet n’était pas une si bonne idée, après tout…)

Bon, bref, tout ça pour dire que si j’étais jeune, ou si j’avais le… Enfin, si j’étais jeune, j’aurais adoré « plaider » au moins deux de ces sujets, brillants : on va se régaler je pense8 .

Et la quatrième, je devrais me la garder pour moi, mais après tout, non, il mérite, même sous forme d’aparté : je trouve que Monsieur Peillon n’est pas très honnête, et que c’est un malpoli.

Ce n’est pas une bonne nouvelle en soi, c’est juste que je me l’étais déjà  dit, et qu’il l’a prouvé hier soir -la bonne nouvelle, c’est que je ne m’étais pas trompé -rien de politique là -dedans9 .

Bon, petit jeu du week-end, maintenant, non récompensé car c’est la crise et que ma mallette est vide10 : dans cette photo, toujours tirée du même journal, sauvez-vous reconnaître, ami lecteur, votre serviteur Mô ? J’ai discrètement inséré un petit indice qui pourrait vous aider11

Pot du Bât
C'est bête ce jeu, j'étais moins tarte que d'hab' sur la photo...

Et puis donc, cadeau, que je voulais vous faire de Noël, mais j’ai manqué de temps, et il n’est jamais trop tard…

C’est un inédit, que je vole très éhontément à  son auteur, William, ancien associé de mon meilleur ami le musicien salace12, qui l’avait réalisé il y a des années, comme ça, pour rire : j’adore quand de vrais moyens, du temps, de l’énergie, de la créativité, sont mis au service d’un truc inutile et juste fait pour sourire…

J’ai retrouvé ça par hasard dans mon tas de fichiers drolatiques, alors, plutôt que de vous adresser des vœux insipides dont la sincérité n’a d’égale que celle des « Salut, ça va ? » entendus tous le reste de l’année, et dont l’auteur se fout absolument et totalement de savoir si vous allez bien13, je me suis cassé le train, la nuit du 1er janvier, juste après le boudin blanc, à  faire un peu de code sur ce blog, et à  y embarquer un petit lecteur audio tout à  fait sympathique, qui me permettra de temps à  autres de vous ci-joindre de chouettes petits morceaux choisis dans ce genre, ne cherchez pas, vous ne les trouverez pas ailleurs, et pour cause…

Voici d’abord donc, avec un retard que je vous prie de bien vouloir excuser, un chef d’œuvre de Noël.

Outre la joliesse de la chose, j’aime décidément très fort quand des gens réellement talentueux passent du temps sur des idioties, j’affirme que le véritable sens de la Vie est là 14, vous êtes priés de noter, tout de même, celle du lecteur en question, tout du bleu de ce blog paré, crotte alors :

Chouette, non ? Très doux, et d’un goût très sûr, comme à  chaque fois que je rigole ici -Maître Mô, la classe, l’élégance, le raffinement, toujours…

J’avais tapé tout ça à  l’arrachée hier soir, en concluant :

« Là  dessus, c’est le week-end, il est tard ce vendredi soir j’ai la flemme de me relire et j’ai soif, et vous posterai donc ce brimborion de brève demain dès l’aube : reposez-vous un peu, l’année sera rude… »,

mais j’ai drôlement bien fait d’attendre : mon confrère Tî15, tout à  coup, comme ça, m’a adressé par mail hier soir une petite vidéo des familles, que je connaissais déjà  mais qui régale quand-même, et qui ne coûte rien à  être revue16,d’autant que je suis totalement accro à  la Wii, un tennis réaliste qui me fait gagner successivement tous les tournois du Grand Schelem sauf Roland-Garros, malédiction française connue, je bloque sur celui-là 17, passe-temps que Madame Mô apprécie à  sa juste valeur -c’est sa seconde détestation de mes occupations personnelles, après ce blog, bref, on s’en cogne itou, voici l’objet :

C’est comme tout, ça fait toujours du bien par où ça passe.

J’arrête, je vais configurer encore un peu mieux ce gadget prodigieux qu’est l’IPhone, merveille de technologie me détournant encore un peu plus de mes dossiers18 : très bon repos à  tous, le combat reprend lundi !

[EDIT : Je m’aperçois après publication, je ne pouvais pas le voir avant malheureusement, que le lien UTube renvoie chez eux, mais ne permet plus la lecture sur place, et que les images ne peuvent plus être agrandies en cliquant dessus… Je vais tâcher de réparer, toutes mes excuses -Jessai, si tu me lis, n’hésites pas, je ne suis pas là  ce week-end, si je fais ça via l’IPhone on n’est pas rendus !]

  1. Je vais faire vite, j’ai rendez-vous avec mon banquier, qui a souhaité qu’on ne me voie pas à  la banque, et que la rencontre se déroule dans un lieu neutre, où il doit m’envoyer par radio-guidage après s’être assuré par jumelles infrarouges que je viendrai seul -j’ignore totalement pourquoi, il est très sympa en tout cas, d’ailleurs j’adore tous les banquiers en général- et sans arme, avec la mallette -c’est par rapport à  mes comptes, je crois qu’il avait précisé « mallette pleine de biftons », mais hélas… Enfin, on verra bien… []
  2. Le lecteur averti aura reconnu là  un avertissement aux mineurs, pour les petits gags reproduits in fine, voilà , j’aurai prévenu ! []
  3. Il y a quand-même eu, notamment, ce client, que je salue, qui m’a extorqué un règlement en six mensualités car la crise, la misère, et qui m’a adressé les vœux de sa société sur carton énorme quadrichrome dont l’édition et l’envoi ont dû lui coûter trois fois mes honoraires, j’ai pris ça pour une provocation personnelle… []
  4. ??? Laquelle comporte notamment la consœur qui m’a adressé vingt cinq pages de conclusions la veille d’une audience fixée depuis deux mois, en s’opposant à  ma demande de report, que je salue -à  la mode de cette tribu d’Amazonie que j’apprécie particulièrement, le salut : ils le font en levant bien haut la main, avec le majeur bien tendu… []
  5. Comme le fameux « acte d’avocat », oui, Marie, on sait. []
  6. Je crois que c’est un peu flou, désolé… []
  7. Concours d’éloquence libre, qui n’a rien à  voir avec une plaidoirie au sens propre, mais permet aux djeun’s de faire assaut d’esprit, sans savoir qu’après le lauréat, qu’on appelle « Premier Secrétaire », va devoir se faire tartir pendant deux ans à  assister à  des tas de manifestations ennuyeuses -et je ne parle pas, pourtant, d’audiences, mais bien tout ce background de ronds-de-jambes que traîne le milieu judiciaire avec lui… Du moins boira-t-il gratos, ces fois-là . []
  8. Hommage spécial à  l’inventeur du sujet sur le Rouge et le Noir, bien sûr, j’ai pour les candidats tentés, humblement comme toujours, un angle d’approche parmi d’autres ici ! []
  9. Et ce « là -dedans » vaut pour ma remarque comme pour l’impétrant et ce type d’attitude et de polémique, totalement anti-politiques tous deux je trouve. Et pour le PS, tiens, que j’ai du coup trouvé au-dessous de tout, et qui à  mon sens ne redorera pas sa rose ternie avec ce genre de décision… []
  10. Ou pleine de cartes de vœux onéreuses. []
  11. Re-désolé pour la qualité graphique, mon scanner a perdu la couleur hier-soir, en même temps que l’alignement… []
  12. William, si tu me lis, désolé pour cette publication non rémunératrice, c’était trop tentant, mais tu peux m’assigner en justice, ou alors m’écrire… []
  13. Essayez d’ailleurs de lui répondre, en vous arrêtant après l’avoir croisé : « Ah, c’est sympa de me le demander, parce que non ça va pas du tout, figure-toi que… », vous passerez pour un martien grossier et/ou impudique… []
  14. Dans mon jeune temps, il y avait un groupe, « Machin », qui faisait ça divinement bien : je l’avais sur cassette audio, mais Petit Mô a décidé que c’était rigolo de dérouler la bande, donc si quelqu’un connaît les références d’un CD qui aurait été publié, je prends ! []
  15. Vous savez, le mari de Marie, Maître Tî, qui n’est pas ch’ti, mais a dû rencontrer Marie au haras (Tî Miss au haras) (des Pâquerettes, le nom dudit haras []
  16. On ne peut donc pas dire que Tî, rat, mit sous… []
  17. Je sais qu’on s’en fout complètement, c’était juste pour dire que si j’y allais en vrai, j’irais en métro, comme Tî : Tî quai de métro; je m’épuise sur les jeux de mots en Tî, voire en Tî et Marie, vous savez, son épouse, l’arlésienne de la publication, donc le meilleur jeu de mots sur ce couple désormais… Mi-Tî-que, sera publié immédiatement au bas de cet article, en gras et en couleur ! []
  18. Et d’Histoire Noire V, oui, je sais, je le dis avant d’autres… []