A moi, contes de Mô !

Hop, celle-là, elle est faite.1

Bien, nous y voilà : en ce fastueux jour du 17 novembre de l'An de Grâce 2011, un livre que j'ai écrit sort en librairies2 .Au Guet-apens, chroniques de la justice pénale ordinaire. Chronique judiciaire.

J'avais, la petite note ci-dessus en est l'indice, l'intention de marquer cet évènement, repris avec force par la plupart des médias internationaux ou français mais qui croient qu'ils sont lus dans d'autres pays, par un texte drolatique en Diable à ma façon, renouant d'ailleurs en cela avec d'anciennes habitudes autrefois en vigueur en ces lieux, et que ça faisait du bien de sourire n'importe comment de n'importe quoi, mais finalement, je n'y suis pas arrivé, pour deux raisons : le temps, qui me manque de plus en plus et s'écoule entre mes doigts de mains comme du sable fin le ferait entre mes doigts de pieds3 ; et le fait qu'au fond, même si mon intention première était de vous parler des quarante bonnes raisons de ne pas acheter ce livre, dans un de ces exercices d'auto-dérision dont j'ai le secret, l'auto-dérision étant à l'humour ce que l'invention de la couche jetable est au bébé moderne, un doit-avoir4 , force m'est en réalité de constater que ça ne me donne pas très envie de plaisanter. Lire la suite

  1. Aux jeunes : ce titre est un subtil pastiche du vers célèbre de l'illustre Pierre Corneille : "À moi, comte, deux mots", que nous traduirons en langage plus moderne par "Vas-y, ramènes-toi, bouffon"  lequel nous a également laissé le célébrissime "À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire" ("Trop facile, comment tu t'fais pas iech''), dans le même ouvrage, Le Cid (une sombre histoire de supporters de foot qui s'entretuent parce qu'ils ne sont jamais d'accord sur le score du match en cours, ils passent leur temps à demander "Qui mène, qui mène ?" Corneille y hurle sans cesse sa haine du football, et du sport en général.), de même, plus marquants encore pour un avocat, que [le gardé à vue] "Je deviendrais suspect à parler d'avantage", contra [l'enquêteur] "À raconter ses maux souvent on les soulage" (ça rime mais c'est un hasard, c'est dans deux trucs différents...), et le superbe "À les défendre mal je les aurais trahis". Pourquoi je vous dis ça comme un gros crâneur ? Juste pour vous expliquer mon titre, sinon il n'est pas rigolo, et parce que sur U-Tube, on ne trouve pas ces vers de Corneille, qui ne les a pas inclus dans son remix, et c'est dommage je trouve. []
  2. Toutes les fautes et tournures dézinguées sont de moi, et autant vous dire que c'est pas le jour à me chipoter. []
  3. Ben oui, hein, je suis auteur, maintenant, je me creuse avec des phrases stylées qui interpellent. Ici, par exemple, qu'on m'explique pourquoi on dit couramment "doigt de pied", et jamais "doigt de main" ? Eh oui, le sexisme, encore et toujours, évidemment... []
  4. Un auteur parisien aurait écrit "must have", mais j'habite quelque part dans ce que les parisiens nomment "la Province", et que les gens normaux appellent "une autre ville", et que les lillois appellent "Lille" []

Affaire Konhu : le livre !

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Vous savez que je déteste dire quoi que ce soit des affaires dans lesquelles j'ai eu la chance de pouvoir intervenir, je déteste ça presqu'autant que n'importe quoi qui parle de moi, surtout éventuellement en bien, ou que la violation, même minime, de mon anonymat absolu sur ce blog...

Mais là , je ne peux pas résister.

Vous me ferez peut-être le plaisir de vous souvenir de ce passionnant présumé innocent-là  (surtout si vous êtes un habitué de ces lieux enchanteurs, parce qu'avec les 867 commentaires laissés dessus pendant mon périple calédonien, on ne peut que s'en souvenir !), que pour ma part je n'oublierai jamais, comme je ne suis pas prêt d'oublier non plus le magnifique acquitté qu'il est devenu... Lire la suite

« Au plus que t’es moins grand…

... Au moins que t'es plus petit"1 .

Je pensais à  cette citation remplie de sagesse au vu de deux faits dramatiques, qui ne peuvent que me renvoyer à  ma proverbiale humilité :  d'une part, on m'a proposé de publier en avant-première le classement des blogs juridiques de Wikio pour ce joli mois frissonnant de décembre, et j'ai accepté, comme une andouille infatuée d'elle-même, avant de me dire que si on me le demandait, c'était certainement pour me consoler -et effectivement, chute il y a, vous verrez ça plus bas, justement...

Et d'autre part, j'ai eu la mauvaise idée de vouloir me consoler en consultant les dernières requêtes Google par lesquelles mes milliers de lectrices et mes dix lecteurs viennent de temps en temps me font l'honneur de venir me lire. Et ce n'était pas une bonne idée non plus... Lire la suite

  1. Je crois, mais n'en suis pas certain, que cette phrase magnifique est d'Achille Zavatta. []

Mô papier…

Vous en rêviez, Vendredi.info l'a fait, votre avocat préféré s'est vu gratifié d'une nouvelle publication dans la presse écrite !

Vous me connaissez, orgueil néant, une humilité et une discrétion à  toute épreuve... Mais ça valait bien un minuscule coup de pub pour cet hebdomadaire dans mes somptueuses pages.... Lire la suite

Mô cause dans le journal

Cette catégorie d'articles ne me sert pas si souvent que ça, alors j'entends bien y placer le moindre évènement flattant un tant soit peu l'orgueil et de l'avocat pénaliste (cette expression est redondante : tous les avocats qui plaident dans les enceintes pénales ont de l'orgueil, c'est non seulement l'un de leur principal moteur, mais encore quasiment une définition..!), et du bloggeur : j'ai le plaisir de vous livrer ci-dessous ma toute première interview en qualité de Maître Mô..! Lire la suite