Un Mô sur le revenu.

Je ne mens jamais !

Je n'avais cette année, je le dis tout de suite, strictement aucune idée de poisson d'avril valable, ne pouvant tout de même pas réitérer le coup de la véritable fausse/vraie suite d'Histoire Noire, et étant à  sec pour le surplus -ce qui, pour un poisson...
A vrai dire, si, j'avais un petit truc rigolo sous le coude, mais il nécessitait la participation active de Marie, qui ces derniers jours délaisse malheureusement cet endroit généreux, en ce qu'il a eu la bonté de la recueillir, au prétexte par nature futile d'une soudaine surcharge prétendue de travail -bon, si elle était au Parquet, je comprendrais, mais au Siège, ça se saurait s'il existait des surcharges particulières de travail au siège ces temps-ci -passons...1 .
En même temps, j'ai eu il y a quelques mois une idée spéciale, totalement hors domaine juridique, puisque de nature financière, mais qui me travaillait -travail il est vrai renforcé par la menace constante de saisie de l'ensemble de mes biens professionnels2.
Comme je n'y trouvais toujours pas grand chose à  redire, le temps passant, j'ai décidé finalement de la soumettre, pas plus tard qu'hier3, à  notre Président de la République, eh oui, rien de moins4, au moyen du courriel dont je vous livre la copie intégrale ci-dessous. Lire la suite

  1. Marie, tu liras ceci un jour, et j'espère que tu apprécieras chaque mot... []
  2. clavier, secrétaire, statuettes de BD, chaussures de marque, espèces... []
  3. Avec l'arrière pensée évidente que je la reproduirai ici ensuite, pour tenter d'obtenir votre pardon pour cette lamentable absence de poiscaille traditionnelle de premier avril... []
  4. Je dispose bien sûr de son mail perso, mais là  c'était un courrier officiel. []

Soleil au Sénat !

Ces dix derniers jours ont été épouvantables à  tous points de vue -certes, j'adore me faire plaindre, mais là , pour une fois, ce serait mérité- et je finis la semaine sous les dossiers, la voix éraillée d'avoir plaidé, les yeux cernés d'avoir guetté une réaction amicale ou à  tout le moins compatissante des tribunaux, et, euh... Le cœur, c'est ça, le cœur brisé d'avoir espéré un geste de survie de mon banquier, ou même un geste humanitaire de mon garagiste...

J'ai donc à  peine eu le temps de m'autoriser de temps à  autres une heure de maraude en ces lieux vénérés, sur les coups de cinq heures du matin, histoire d'assurer la maintenance minimale des lieux et de vérifier qu'on n'y disait rien d'insultant pour personne, ou en tout cas pas sans mon consentement -et je tiens à  présenter à  mes millions d'adoratrices mes excuses les plus plates pour cette indisponibilité, que j'espère la plus momentanée possible1, puis, la première cafetière de la journée prenant quand-même un peu de temps à  être vidée, et le premier paquet de clopes à  rejoindre la poubelle et son contenu mes poumons, une demi-heure supplémentaire a parcourir un peu l'actualité du Ouaibe, l'œil  morne et le moral en berne... Jusqu'à  ce jour. Lire la suite

  1. Auprès de mes lecteurs mâles, je ne m'excuse pas, car c'est un signe de faiblesse selon John Wayne, mais le cœur y est ! []

Puissants ET misérables…

Je suis récemment tombé sur un article de Monsieur Bilger qui exprimait de la compassion pour l'un de ses collègues magistrat, qui apparemment, à  la suite de différents ennuis personnels, aurait progressivement sombré, y compris dans la délinquance, ce dont on le sait il reste présumé innocent.

J'ignorais tout de cette histoire, triste, mais il se trouve que j'ai très bien connu l'impétrant, pour l'avoir moult fois "pratiqué" à  Lille, où il était, dans une apparemment autre vie, juge d'instruction, et ce pas seulement dans l'affaire Festina1 mais bien avant, et dans tout un tas de dossiers "standards" -c'était il y a longtemps, il y avait beaucoup de dossiers à  l'instruction... Lire la suite

  1. laquelle m'a permis, après la mise en examen nocturne par ses soins de quelques coureurs cyclistes ce jour là , interpellés tout debout dans leurs shorts de course, de dîner avec eux, et de constater que mes cuisses sont ridiculement maigres... []

Abogado

Il m'arrive désormais de lire Courrier International.

Ce sans rapport aucun avec ce dont je vous parlais rapidement ici, évidemment, il se trouve juste que j'ai une petite crise existentielle1, aux termes de laquelle j'ai décidé de mettre un terme à  la honte qui me poursuit depuis le CE1 de ne pouvoir situer aucune ville sur une carte de France en dehors de la mienne, et subséquemment aucun pays sur une carte du Monde - lire ce journal n'autorise pas que ce type d'incurie perdure.

Bref, je suis ainsi tombé sur cet article qui parle du Guatemala, pays dont jusque là  je n'aurais pas juré qu'il existât encore, c'est d'ailleurs un peu le sujet de l'article, son existence...

Et qui parle, aussi, surtout, d'un avocat assassiné. Lire la suite

  1. assez injustement qualifiée de "crise de la quarantaine", puisque j'en aurai quarante-deux, dans quelques temps encore, et que, surtout, je possède un âge mental bloqué sur dix-sept ans environ... []

Rendez-vous ? Vous êtes cerné…

Une après-midi1 banale de rendez-vous standards d'un avocat de gens, comme ça, pour voir si c'est aussi fatiguant à  lire que ça l'est à  vivre.

Une série de rencontres au cours desquelles, à  chaque fois, on s'immerge tout habillé dans les mers noires des personnes, qui ont pour points communs de penser que la seule mer du Globe, c'est la leur, et qu'on a forcément la capacité de les en sortir, au moins de les aider à  tenir la tête hors de l'eau... Chaque histoire est un monde. Lire la suite

  1. Masculin, féminin ? Pas le courage de chercher, Minimô me dit qu'on peut oser les deux... []

C'est un dépot…

Ce titre est constitué par la phrase traditionnelle par laquelle les avocats annoncent parfois au magistrat qu'ils ne plaideront pas mais déposent simplement leur dossier -ça ne devrait jamais, mais ça arrive, exactement comme ces excuses en forme de billet.

Je pensais, en effet, pouvoir cumuler. Or, c'était pur orgueil : je suis au regret de devoir constater que malgré mes immenses qualités, et mon extraordinaire capacité à  détester dormir longtemps, la sagesse populaire avait, une fois n'est pas coutume, raison : on ne peut pas tout faire... La preuve en une phrase, la phrase d'excuses la plus longue du monde, juste pour le fun, et pour refléter un peu mon état de confusion cervicale.... Lire la suite