Sur le fil…
[ Octave Hergebel, fidèle lecteur et commentateur occasionnel de ce blog rutilant, déplorant sans doute que votre serviteur n'arrive à publier qu'à un rythme d'escargot anémique, a fait le choix, plutôt que de m'en faire le reproche, de m'adresser un texte qu'il a écrit lui-même, petite histoire ordinaire1 exemplaire de ce qui, parfois, peut transformer un quidam en criminel -ou pas ... C'est bien volontiers que je le publie, en le remerciant de ce récit, dont on sent bien qu'il aurait parfaitement pu appartenir à la catégorie "Histoires vraies" ... Bon courage, en ce lundi ensoleillé, à tous les martyrs de la Sainte Cause "Travail", telle du moins qu'on la vénère de nos jours, en y permettant que certains hommes puissent en broyer d'autres, que leur médiocrité ne leur aurait pas permis d'atteindre autrement. ]
"Bonjour !..."
Seul un murmure mécanique émis par mes collègues me répond. Ils n’ont même pas tourné leurs regards vers moi. Dans le grand bureau collectif, aménagé façon "open space", que nous partageons, je perçois viscéralement le choc du changement d’ambiance. Une chape de plomb semble s’être abattue sur la pièce, seul le bruit des claviers est perceptible, les regards sont rivés sur les écrans ou des piles de documents, les dos sont courbés, les visages fermés, les corps crispés ...
Ça y est, "il" est de retour
Je me tourne vers ma gauche : là , dans l’emplacement stratégique du bureau, cet angle mort invisible du couloir, mais permettant d’observer chacun des autres occupants, se tient P., notre chef de service ... Lire la suite
- Racontée sans fioritures ni états d'âmes, moins de deux mille mots, à quoi on verra définitivement que ça n'est pas de moi ! [↩]