Abogado

Il m'arrive désormais de lire Courrier International.

Ce sans rapport aucun avec ce dont je vous parlais rapidement ici, évidemment, il se trouve juste que j'ai une petite crise existentielle1, aux termes de laquelle j'ai décidé de mettre un terme à  la honte qui me poursuit depuis le CE1 de ne pouvoir situer aucune ville sur une carte de France en dehors de la mienne, et subséquemment aucun pays sur une carte du Monde - lire ce journal n'autorise pas que ce type d'incurie perdure.

Bref, je suis ainsi tombé sur cet article qui parle du Guatemala, pays dont jusque là  je n'aurais pas juré qu'il existât encore, c'est d'ailleurs un peu le sujet de l'article, son existence...

Et qui parle, aussi, surtout, d'un avocat assassiné. Lire la suite

  1. assez injustement qualifiée de "crise de la quarantaine", puisque j'en aurai quarante-deux, dans quelques temps encore, et que, surtout, je possède un âge mental bloqué sur dix-sept ans environ... []

Rendez-vous ? Vous êtes cerné…

Une après-midi1 banale de rendez-vous standards d'un avocat de gens, comme ça, pour voir si c'est aussi fatiguant à  lire que ça l'est à  vivre.

Une série de rencontres au cours desquelles, à  chaque fois, on s'immerge tout habillé dans les mers noires des personnes, qui ont pour points communs de penser que la seule mer du Globe, c'est la leur, et qu'on a forcément la capacité de les en sortir, au moins de les aider à  tenir la tête hors de l'eau... Chaque histoire est un monde. Lire la suite

  1. Masculin, féminin ? Pas le courage de chercher, Minimô me dit qu'on peut oser les deux... []

C'est un dépot…

Ce titre est constitué par la phrase traditionnelle par laquelle les avocats annoncent parfois au magistrat qu'ils ne plaideront pas mais déposent simplement leur dossier -ça ne devrait jamais, mais ça arrive, exactement comme ces excuses en forme de billet.

Je pensais, en effet, pouvoir cumuler. Or, c'était pur orgueil : je suis au regret de devoir constater que malgré mes immenses qualités, et mon extraordinaire capacité à  détester dormir longtemps, la sagesse populaire avait, une fois n'est pas coutume, raison : on ne peut pas tout faire... La preuve en une phrase, la phrase d'excuses la plus longue du monde, juste pour le fun, et pour refléter un peu mon état de confusion cervicale.... Lire la suite

Souvenir de vacances

On me l'a demandé, je le fais.
Vous vous souvenez tous, évidemment, puisque ce texte était rigolo et ne parlait pas de droit, du périple du couple Mô en la riante bourgade de Saint-Tropez cet été, qui s'est principalement soldé par la ruine dudit couple et la perte d'une voiture pour les parents de Madame Mô... Lire la suite

Maître Mô à  Saint-Tropez

En ces temps estivaux, je ne pouvais pas ne pas vous narrer ce qui a été une petite révolution, à  l'initiative de mon épouse adorée, qui a parfois des idées saugrenues, comme celle d'amener son homme, nordiste pure souche, dans cet endroit étrange dont il n'avait jusqu'à  présent qu'entendu parler, le mythique Saint-Tropez,  et ce, pour faire bonne mesure et mettre du poids à  un cadeau qui était déjà  beau, en plein mois d'août - pourquoi tenter d'y aller à  un autre moment..?

Un petit rappel préalable des circonstances exactes dans lesquelles j'allais être amené, gracieusement (je parle très clairement ici de la grâce de ma Tendre et Chère, en aucun cas on le verra du prix de l'opération), à  passer trois jours sur cette Côte d'Azur que l'on ne présente plus, sauf à  des prolos comme moi...

Je suis de Lille, j'y suis né, et y suis resté depuis ce jour béni des dieux, en prenant, plus vieux donc plus riche, quelques courtes vacances luxueuses dans de véritables Paradis, loin.

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Et ça, c’est des vacances ?

C'est vrai, bon sang...
Alors que vous et moi ne faisons déjà  plus rien, soit réellement, soit au bureau en faisant semblant de travailler tout en listant sur nos écrans les choses à  ne pas oublier sur la plage...
Mon excellent ami Rasbaille (dont il est ainsi permis de constater qu'il travaille lui aussi d'arrache-pied...) m'adresse un lien ahurissant, prouvant que pendant ce temps-là , d'autres bossent comme des dingues.
Je ne résiste pas au plaisir de vous livrer le lien dans sa version "affichage standard", que voici : http://www.ministre-justice.fr.
Je ne fais pas de politique, je ne suis nettement pas assez intelligent.
Mais j'ai un jeu: voulez-vous compter le nombre de fois où les nom et prénom de l'impétrante figurent sur la page d'accueil ?
Dix-neuf, tout le monde est d'accord ? (A cette date de publication, s'entend, mais je sens que ça va monter...)
Et vous aurez noté que l'affichage du site nous en fait une petite vingtième bien tassée..!
Mais ce n'est pas tout: j'ai un autre petit jeu avec le même site: amusez-vous cet été à  faire croire à  vos amis que vous avez trouvé un de ces sites rigolos où l'on se moque des gens connus, ou bien prétendez que vous leur avez adressé le dernier fake à  la mode : envoyez-leur : www.rachida-dati.tv. Oui, oui, vous lisez bien, c'est obligatoirement une blague...
Vous noterez que je découvre ça lorsque l'on vient d'apprendre qu'il n'y avait jamais eu autant de détenus en France...
Qui n'ont même pas Internet !

Avocat sur un toit refroidi…

... Enfin !
A la fois parce que les vacations judiciaires sont proches, et que le rythme commence déjà  à  s'apaiser; et, aujourd'hui, en ce moment, parce qu'il existe de très jolies journées dans mon métier, quel que soit le temps par ailleurs exécrable...
J'assistais ce matin un homme en souffrance depuis six mois, viré de chez lui par sa femme, et qui n'avait pas revu leur toute jeune fille de deux ans depuis... Contexte conflictuel absolument insupportable, bassesses en tous genres, attestations croisées toutes plus médisantes les unes que les autres, difficultés psychologiques en pagaille... Beaucoup de souffrances en tout cas, comme malheureusement si souvent dès qu'un enfant se trouve au milieu de ses adultes de parents...
C'était loin de mon port d'attache, énorme dossier de plaidoirie avec plus de cent pièces de part et d'autre, magistrat inconnu dans Palais peu connu...
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