A moi, contes de Mô !

Hop, celle-là, elle est faite.1

Bien, nous y voilà : en ce fastueux jour du 17 novembre de l'An de Grâce 2011, un livre que j'ai écrit sort en librairies2 .

J'avais, la petite note ci-dessus en est l'indice, l'intention de marquer cet évènement, repris avec force par la plupart des médias internationaux ou français mais qui croient qu'ils sont lus dans d'autres pays, par un texte drolatique en Diable à ma façon, renouant d'ailleurs en cela avec d'anciennes habitudes autrefois en vigueur en ces lieux, et que ça faisait du bien de sourire n'importe comment de n'importe quoi, mais finalement, je n'y suis pas arrivé, pour deux raisons : le temps, qui me manque de plus en plus et s'écoule entre mes doigts de mains comme du sable fin le ferait entre mes doigts de pieds3 ; et le fait qu'au fond, même si mon intention première était de vous parler des quarante bonnes raisons de ne pas acheter ce livre, dans un de ces exercices d'auto-dérision dont j'ai le secret, l'auto-dérision étant à l'humour ce que l'invention de la couche jetable est au bébé moderne, un doit-avoir4 , force m'est en réalité de constater que ça ne me donne pas très envie de plaisanter.

Rien de grave, hein, que pour la bonne cause : je confesse là, simplement, que je suis plus ému que joyeux.

Comme le disait récemment un client, accusé du meurtre sauvage de sa femme accompli avec une moissonneuse-batteuse, au juge d'instruction qui lui montrait les photographies de l'autopsie,  "on va pas en faire tout un foin", c'est entendu.

Mais, quand-même...

Je ne devais pas avoir quinze ans que je rêvais, déjà, fort, et souvent, non pas de ce que vous croyez, mais de "faire un livre", comme les autres, là, tous ceux dont je dévorais les mots, gracieusement prêtés par des parents profs de lettres (qui les avaient gratuits en cette qualité, mais c'est l'intention qui compte), et dont je trouvais, réellement, prodigieux, qu'ils sortissent de la tête d'un autre, qui ne me connaissait pas, mais avait bien voulu les écrire pour qu'un jour, je les lise...

Je noircissais des pages de cahiers petit format avec grand carreaux, souvent en écrivant fiévreusement des odes aux filles dont j'étais amoureux, et qui elles ne savaient même pas que j'existais, et que j'étais là comme un con à deux heures du matin, déjà à l'époque, à suer sang et eau et pus d'acné5 pour trouver des rimes à leurs cochonneries de prénoms - et au fait, toi, qui t'appelais Gertrude, je t'ai haïe, dans ma folie amoureuse, car as-tu seulement mesuré qu'aucun mot en "ude" n'est poétique, hein ?

Bref (En fait, j'avais écrit, car je garde tout : "Gertrude / Fais pas ta prude / Balances tes skuds / Mais pas trop rudes / Y a les études / Tes attitudes / Me dénudent / La bravitude." C'était précurseur, mais elle n'a rien compris, elle a déchiré mon papier en éclatant de rire et en me répondant "Non mais t'as pas vu ta gueule ?". J'ai cessé d'écrire, et me suis mis aux jeux vidéo.), j'ai souffert, puis j'ai renoncé, en grandissant - ce qui me rappelle que cette histoire de grandir est une stupidité totale, faut que je n'oublie pas de le dire à mes petits, plus tard.

Et là, voilà, ça y est : j'ai écrit un livre, et il sort en librairie, comme ça, hop-là, on peut l'acheter, et on peut même le lire ! Tiens, trêve de suspens, le voilà :

Au Guet-Apens et autres chroniques

Mais qu'il est beau ! Et en vrai, il brille, en plus - même la nuit !

Eh bien sincèrement, je n'en reviens toujours pas.

Non plus d'ailleurs de ce que ce soit également le jour de sortie du Bojolpif Nouveau, comme l'a traitreusement fait remarquer mon confrère Eolas sur Twitter, ce qui est un pur hasard, mais bien sûr devait tomber sur moi, qui ne n'en boit jamais...

Tout ça, au final, à la suite d'une de ces chaînes de circonstances qu'habituellement on vous propose de créer par mail en ré-adressant à cinquante copains un message de paix et d'espoir en général totalement idiot et en vous menaçant, surtout, des pires maux et du malheur pour cinquante ans si vous interrompez sa transmission, mais qui là n'a rien eu d'artificiel : un jour, j'exprime à un ami mon envie de plus en plus pressante de raconter "ma" Justice, il me dit qu'il existe des "blogs" pour ça, gratuits, j'adhère, je découvre, j'apprends, je publie, je passe à un hébergement payant me permettant les gadgets les plus idiots, je publie, on me lit, très peu, un peu, puis plus, alors même, c'est difficile à exprimer mais c'est vrai, qu'au départ moi je voulais surtout écrire, être lu était secondaire, puis nettement plus, souvenez-vous, fidèles des premiers temps, c'était avec une jeune Misérable qui fait la gorge se serrer, et puis une éditrice passe sur une nouvelle que lui signale un ami journaliste en poste à Londres (! Authentique), elle m'adresse un mail, oublie de m'y parler d'argent donc je lui réponds, me confirme que ça n'est pas un oubli mais que sa Maison a publié des gens prestigieux, le premier étant un certain Jean Anouilh, et là, touché-coulé, je signe, évidemment, ne perdant jamais depuis une occasion de dire, à table, d'un petit air détaché, que "j'ai le même éditeur qu'Anouilh", ce qui suffit amplement à mon bonheur6 ...

Achetez-le ou pas (non, je blague : achetez-le), moi, j'ai mon bel objet à la maison, dont mon épouse adorée a accueilli l'arrivée avec un battement de cils et une note de fierté dans le regard, et rien que pour ça il en valait la peine, et que Mômette s'est empressée de gribouiller avec du feutre - bleu, car elle a mes goûts, sans même se faire engueuler pour une fois, pauvre chérie, je lui ai simplement abandonné ce premier exemplaire et j'ai été en chercher un autre, tout neuf, jamais ouvert, que j'ai rangé tout en haut de l'une des bibliothèques en acier du logis, la plus grande, et qui y restera.

Que vous dire d'autres, sinon ?

Oui, bien sûr, redescendons sur Terre, quelques informations pratiques, que les questionnements sur Twitter et FaceBook me permettent de croire utiles, en vrac :

- non, ce livre ne contient pas d'inédits, mais oui, il ne contient que des inédits7 : les quatorze récits qui y ont été repris ont tous été publiés d'abord sur ce blog, le lecteur assidu les connaîtra donc toutes ; mais, sans vouloir le moins du monde appâter le chaland, je vous confirme qu'elles ont toutes été réécrites, et que d'ailleurs, loin d'être la simple formalité que ma naïveté et mon orgueil me faisaient présumer, cette réécriture, très sérieusement, à été une véritable souffrance, pour nous trois (ma naïveté, mon orgueil, et moi, suivez un peu)... Je comprenais qu'on doivent les retravailler pour en supprimer les digressions bloguesques, l'écriture sur un écran et sur une feuille de papier n'ayant, je le sais maintenant, rien en commun... J'ai découvert qu'elles étaient constellées de répétitions, de fautes, de lourdeurs de style, que sincèrement je n'avais pas vues, et qui m'ont d'abord persuadé qu'il fallait tout arrêter, et incidemment de l'indulgence extrême de mes lecteurs Ouaibe... j'ai aussi découvert qu'une phrase de vingt lignes sans ponctuation, dans un livre, ça peut peu, et que les adverbes en "ment" sont mes ennemis, et que... Bref. Et puis finalement, non sans mal, poussé en cela par l'éditrice précitée, à qui je dois beaucoup, j'ai été au bout ; et, à la relecture finale, j'ai eu l'impression que c'était mieux écrit, sans pour autant que ça ne soit plus dans "mon style", si j'en ai un - et c'est une prouesse, croyez-moi !

Ainsi, ami lecteur usuel, je peux affirmer que vous connaissez ces histoires, oui. Mais que vous ne les avez jamais lues sous cette forme nouvelle, épurée, pour ainsi dire, et d'ailleurs je le dis.

- non, ce livre ne contient pas Histoire Noire, ni le début ni la fin. Il en avait été question, j'aurais alors évidemment publié cette fin sur le blog en même temps que le bouquin sortait, car je vous demeurerai toujours fidèle, mes passants du Ouaibe. Mais je n'en ai pas eu le temps : pour le prochain, peut-être... Je plaisante. j'ai promis la suite, voire la fin, pour novembre, et, euh... Je vous jure que je vais essayer ! L'idéal, je dis ça je dis rien, serait que vous puissiez acheter 100.000 exemplaires du livre dès aujourd'hui, ça me permettrait de fermer le cabinet et d'acheter du scotch isolant indestructible pour ligoter mes trois gniards, deux conditions importantes pour qu'on puisse enfin connaître le dénouement, cas de le dire !

- oui, ce livre coûte vingt-et-un euros, et je reconnais volontiers que c'est cher. Que voulez-vous que je vous dise là-dessus ? Que, depuis que je connais le boulot d'éditeur de l'intérieur8 , je comprends nettement mieux le prix des livres ; qu'à chaque fois que cette somme, qui me permet usuellement de fumer pendant presque deux jours, sera payée, une partie colossale m'en reviendra, et que vous contribuerez ainsi au bonheur de mes trois enfants (que je vais d'ailleurs aller chercher, il est cinq heures du matin, ils doivent avoir fini de vendre leurs allumettes dans les bars de Lille, je ne suis pas un monstre, il fait froid, la nuit, surtout pour un bébé en body troué dans une nacelle en plastique...) ; que finalement, pour deux-cent-cinquante pages, c'est donné, ça nous met à huit centimes quatre de la page, franchement, vous êtes un peu mesquins, parfois...

- non, ce livre ne sera pas vendu sur Internet, ou pas autrement en tout cas que via les sites des grandes librairies qui vendent sur Internet (où j'ai ouï dire que certains l'ont un peu pré-commandé, déjà, et vous savez quoi ? Ça m'a fait plaisir !). Pourquoi ? Pour faire vivre le beau métier de libraire, voilà tout - et ça n'est déjà pas mal. Moi qui les fréquente pour les bandes-dessinées, notamment, je serais assez enclin à ce qu'ils puissent ne jamais disparaître, pour une principale raison et plein d'autres aussi bonnes, mais celle-là d'abord : un livre neuf, ça sent bon ! Et autant j'achète mon électroménager en ligne, autant un livre, ça ne me viendrait pas à l'idée, c'est comme ça - et j'ai donc adhéré pleinement en tout cas à cette forme de vente - et puis, penser que, rien que pour moi, tous, et surtout toutes, vous enfilerez vos jolis manteaux et vos gants et ferez l'effort de marcher jusqu'à votre librairie, pour demander, tremblantes, au libraire, s'il lui reste un exemplaire d'"Au Guet-Apens" sur les trois qu'il avait commandé, ça me trouble, ça m'émeut : c'est beau, voilà.

- oui, à ce propos, je le dédicacerai à qui voudra, redoutant je l'avoue cet exercice de style autant qu'il me fait plaisir par avance ; à distance, si vous le souhaitez, par un biais qu'on trouvera sûrement facilement. Mais dès à présent, à Lille, le 22 novembre prochain, à dix-neuf heures (car je plaide avant et que le libraire n'a pas que ça à faire), librairie Le Bateau Livre, 154 rue Léon Gambetta à Lille, invitation ci-dessous, venez nombreux mais ne dites pas de gros mots, je pense que ma mère sera là, probablement en larmes - surtout si vous ne venez pas.

Invitation au Bateau Livre

Avec un peu de bol on boit un coup après !

Pour les malchanceux qui n'habitent pas Lille, et je pense notamment à la polluée Paris, ou les radins qui n'effectueraient pas le voyage spécialement pour cet évènement hors du commun, oui, je pense que si l'ouvrage se vend un tout petit peu, on organisera des choses ailleurs - j'espère notamment à Nouméa, où se déroule l'une des histoires très célèbre là-bas, ça me paraît indispensable, non, je dis ça pour les gens de La Table Ronde, comme ça, pour rien...

- enfin oui, vous avez raison, le fait même de publier un livre fait que l'anonymat, déjà très relatif, que je souhaite sur ce blog, en prend un coup dans l'aile, via les articles de presse qui pourraient sortir par erreur sur le sujet, y compris dans une presse locale qui m'adore et à laquelle je le rend bien, et via bien sûr justement ces séances de dédicaces, auxquelles en principe je me rendrai en chair, en os et en oreilles...

A ce sujet, j'ai bien sûr donné mon accord pour qu'on publie mon vrai nom, au demeurant secret de polichinelle à Lille, et pas mal ailleurs je pense. Parce qu'en fait, je m'en fiche un peu, je veux dire par là que je n'y tiens pas plus que ça ; l'anonymat sur ce blog venait du fait qu'il est plus facile de faire des jeux de mots sur mon pseudo que mon vrai nom, d'une part, ça m'a aidé à créer mes pages ; et d'autre part que je ne voulais, et ne veux d'ailleurs toujours pas, mélanger ce qui se passe ici et ce qui se passe dans mon cabinet.

Il y a d'ailleurs un hommage à rendre sur le sujet, à vous tous : en trois ans, maintes fois on a su mon nom. Ce blog comporte à ce jour 24.731 commentaires (!)... Et pas un ne le cite, mon vrai nom (à l'exception d'un malpoli qui l'a tenté une fois et que nous avons viré pour ce qu'il était, c'est à dire en tirant la chasse) ! Je vous dis bravo, et je vous dis merci... E vous propose juste de continuer comme ça, comme avant, et tout restera en bon ordre.

 

Voilà je crois ce qui méritait d'être dit dans ce petit signalement sans prétention, que je termine revêtu de l'immense humilité9 qui est la mienne face à ce constat très simple et objectif, pour une fois : je ne suis pas un auteur, je ne suis pas un écrivain, je crois que je sais raconter mes histoires, c'est tout. Et sans fausse pudeur, je me dis, en accord avec mes Petits, que ça n'est pas si mal, de bien raconter les histoires...

Qu'il est d'ailleurs grand temps que je dédie, une fois pour toutes, comme toutes celles de ce blog, à toutes les personnes que j'ai eu la chance de défendre et d'assister, qui, elles en tout cas, m'ont rendu... Riche.

Allez, je vais m'assurer qu'il y aura des ventes au moins à Lille, trop la honte sinon : je cours en acheter plein moi-même !

 

PS : vu la taille de l'évènement, au moins pour moi et ma famille, j'ai décidé de recenser ici tout ce qui se dit sur le bouquin, ou que moi j'en ai dit ailleurs - non c'est pas pour crâner comme un idiot, c'est pour les souvenirs - c'est important, les souvenirs, à mon âge ! Et puis je complèterai au fur et à mesure, et puis je fais ce que je veux, dans la joie et l'émotion, là ! (Si j'en oublie, n'hésitez pas à me balancer les liens - pas trop fort quand-même, surtout si ça dit du mal !)

Alors, côté presse "papier", France soir est gentil aussi, La Voix du Nord itou, Les Échos idem, 20 minutes Lille ibidem... Le magasine Profession Avocat (page 56) itou. Libé, aussi ! Tout le monde est gentil : qu'est-ce que ça repose..!

Côté blogs et Internet, Pascale Robert-Diard a récidivé, Didier Specq aussi, et pas mal d'autres gens adorables : mon super confrère Pascal Cobert, le toujours passionnant Forum Pénal Dalloz, un pt'tit jeune de Come4News, une brillante jeune caricaturiste sur Histoires de Prétoires, en récidive légale en plus, deux adorables inconnus, Groseille et Potiron, même l'illustrissime Jaddo en dit un mot sympa10 , un confrère en droit de l'environnement, mais pas le même environnement que le mien, Arnaud Gossement, qui m'a beaucoup touché, un médecin très sportif, les excellents de Daily Nord, et peut-être d'autres que j'oublie et pardon et... Merci, confrères du Ouaibes ! Tiens, Citazine dit aussi des Môs doux !

Et côté radios et télés, France Bleue Nord vous offre ma voix de basse incomparable, Bernard Thomasson aussi sur France Info, 13 avec vous (17éme minute) sur France 3 Nord tout le bonhomme, de même que Grand Lille TV. Une consœur des Grandes Gueules en a dit trois mots gentils sur RMC, France Inter m'a fait parler dès l'aube... C'est fête !

 

 

  1. Aux jeunes : ce titre est un subtil pastiche du vers célèbre de l'illustre Pierre Corneille : "À moi, comte, deux mots", que nous traduirons en langage plus moderne par "Vas-y, ramènes-toi, bouffon"  lequel nous a également laissé le célébrissime "À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire" ("Trop facile, comment tu t'fais pas iech''), dans le même ouvrage, Le Cid (une sombre histoire de supporters de foot qui s'entretuent parce qu'ils ne sont jamais d'accord sur le score du match en cours, ils passent leur temps à demander "Qui mène, qui mène ?" Corneille y hurle sans cesse sa haine du football, et du sport en général.), de même, plus marquants encore pour un avocat, que [le gardé à vue] "Je deviendrais suspect à parler d'avantage", contra [l'enquêteur] "À raconter ses maux souvent on les soulage" (ça rime mais c'est un hasard, c'est dans deux trucs différents...), et le superbe "À les défendre mal je les aurais trahis". Pourquoi je vous dis ça comme un gros crâneur ? Juste pour vous expliquer mon titre, sinon il n'est pas rigolo, et parce que sur U-Tube, on ne trouve pas ces vers de Corneille, qui ne les a pas inclus dans son remix, et c'est dommage je trouve. []
  2. Toutes les fautes et tournures dézinguées sont de moi, et autant vous dire que c'est pas le jour à me chipoter. []
  3. Ben oui, hein, je suis auteur, maintenant, je me creuse avec des phrases stylées qui interpellent. Ici, par exemple, qu'on m'explique pourquoi on dit couramment "doigt de pied", et jamais "doigt de main" ? Eh oui, le sexisme, encore et toujours, évidemment... []
  4. Un auteur parisien aurait écrit "must have", mais j'habite quelque part dans ce que les parisiens nomment "la Province", et que les gens normaux appellent "une autre ville", et que les lillois appellent "Lille" []
  5. Je suis aussi reconnu, au plan littéraire, pour mes descriptions parfois dures de faits difficiles... []
  6. Je ne cite pas ici les principaux maillons de cette chaîne merveilleuse, je le fais dans le livre, dans les "remerciements", vous n'avez qu'à l'acheter : c'est la seule page totalement inédite, avec la "4éme de couv'" - eh oui, maintenant, je connais les termes-techniques-qui-montrent-qu-on-connait-les-termes-techniques... []
  7. Enfin si, la couverture et les remerciements. Mais je reconnais que vous pouvez les lire rapidement en feuilletant l'ouvrage en librairie, sans l'acheter. C'est pas très beau, mais je comprends l'idée... []
  8. Je parle évidemment de la personne morale ! []
  9. "Tu parles ! Je sors un livre !!!! Yesss !! Je suis fier comme un bar-tabac !! Ça s'est fait, bordel, c'est pas croyable !! Je vais faire toutes les librairies du coin dans la journée et me cacher pour voir qui soulève le truc !!!!! Je..." Hum... Pardon, j'ai dérapé, je ne sais pas ce qui me prend... []
  10. en pleine promo de son propre livre "Juste après dresseuse d'ours", ce qui est adorable, et du coup je vous recommande violemment le sien ; pourquoi violemment ? Lisez, on en reparle, s'il vous reste de la voix... []

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  1. 1 réactions

    Félicitations cher Maître !

    Je vous lis depuis longtemps et si le livre est encore mieux écrit que le blog, alors j'ai hâte de l'acheter et de relire sous un nouveau jour vos chroniques ! Je viens de conseiller à ma petite sœur qui habite Lille de se rendre impérativement à votre dédicace demain soir (elle sera pieds et doigts de main liés sur un radeau et lancée à la mer en plein tempête si elle loupe ce rendez-vous mémorable ! ;) )
    J'espère que le stock sera épuisé quand j'irais me procurer votre ouvrage (je serais certes déçu mais content pour vous !).

  2. 1 réactions

    Cher éloigné cousin,
    je n'ai cessé de rire à la lecture de ce billet et t'en remercie ... quel bonheur ce Maître Mô ... je cours de ce pas commander l'ouvrage dans notre FNAC rouennaise ! J'envoie tous mes amis Lillois via facebook à ta signature. A bientôt, je continue ma lecture ... :twisted:
    Je t'embrasse.
    Laurence

  3. 84 réactions

    Cher Maître,
    Félicitations pour la sortie du fruit de votre plume... Et j'espère que vos tournées de dédicaces vous conduiront à Lille en week-end ou de l'autre côté de la frontière, auquel cas je vous offrirai au moins une pinte!

  4. 5 réactions

    Cher Maître,

    Tant de choses à vous dire, je vais faire court.

    1. Toutes mes félicitations, bravo et j'en passe, il y a de quoi être fier comme tout!
    2. 21€/2 jours, diminuez votre consommation de cigarettes, pour vous, vos lecteurs, vos enfants, et pour faire plaisir au petit Jésus.
    3. Je vais distribuer avec largesse un maximum d'exemplaires sous le sapin. Enfin un livre qui permette de répondre à "Mais comment tu feras pour défendre un type que c'est sûr que c'est trop un coupable?" et "Quand tu défendras un pédophile-assassin-psycho-terroriste-tueur-de-bébé-phoque, hein?". Merci beaucoup.
    4. Dans la mesure où ce livre sera un best seller sans précédent, je ne doute pas que suivent d'autre séances de dédicace. Paris ou Strasbourg avant les fêtes, ça m'arrangerait bien, mais moi je dis ça je dis rien...
    5. Profitez-en bien, et votre famille avec. Les petits Mô pourraient bénéficier d'un 13*eme mois en tant que vendeurs d'allumettes....

  5. 1 réactions

    Un grand merci Maître pour tous ces textes !

    J'ai d'ores et déjà commandé votre livre au père Noël... Au Guet-apens trônera donc au pied d'un sapin auvergnat le matin du 25 décembre ! :)

  6. 1 réactions

    Maître "Maux" (jeu de mot merdique, je le laisse quand même),
    Ce que vous venez de pondre admirablement ne se contente pas d'être sensationnel au sens propre, car vous avez, bien entendu, une matière initiale fascinante à en couper le souffle. Vous venez de réussir à peu près l'impossible: donner un sens et une humanité à cette matière qui en est diaboliquement dépourvue et qui va même jusqu'à chatouiller nos archaïques instincts voyeuristes. Instincts dégoûtants que vous avez tout simplement anoblis. Moi, j'ai eu pas mal de chance: à la maison, on m'a appris que les salauds devaient être défendus, et qu'on ne devait trancher des têtes sous aucun prétexte. À 37 ans, grâce à vous, je viens de faire viscéralement mienne cette noble pensée de papa et maman que je véhiculais trop sagement.
    Pas de méchants, pas de gentils: des faits, des chemins qui n'auraient pas dû se croiser, de la misère à en pleurer d'abord des flaques, puis des baignoires, puis des rivières, puis des lacs, puis des océans, et puis c'est tout. Je suis une petite veinarde. Je vais de ce pas chroniquer votre ouvrage dans une bien belle revue qui s'appelle Alibi.
    Et enfin, merci pour les quelques ignobles fou-rire dont j'ai été victime, alors que vous m'aviez conduite aux confins de l'atroce. Elle est là, votre délicieuse intelligence, cher maître.

  7. 2 réactions

    Cela fait longtemps que je n'achète plus de livres (c'est trop lourd à déménager) mais celui là, je le veux !!!
    Comment fait on pour une dédicace ?
    Et bravo !

  8. 1 réactions

    Bravo Maître !
    ça va faire un chouette cadeau de Noël pour tous les ptits étudiants de droit qui se rêvent avocats !

    ps: Et les dédicaces en Belgique, c'est pour quand ? :D

  9. 267 réactions

    Eh bien voilà, voilà...
    Mes bien chers frères, vous avez, ce soir, 2 frimaire 220 à la librairie Le Bateau-livre, justifié tout ce que le Maître attendait de votre intrépidité ; vous avez décoré sa robe d'une immortelle gloire. Une armée de 100 000 étudiantes en droit (au moins), échevelées, bavant de luxure et d'envie, ont en moins de deux heures, épuisé les stocks de son œuvre immortelle. Ce qui a échappé à votre pouvoir d'achat s'est noyé dans les petits fours, le vin de messe mais c'est à noter et à déplorer, dans aucune bulle. Plus de 30 000 exemplaires sont le résultat de cette journée à jamais célèbre. Ainsi, en deux mois de travail acharné, cette première édition a été publiée et épuisée. La fin d'Histoire Noire ne peut plus être éloignée comme Il l'a promis à son peuple avant de prendre la plume pour de vrai.

    Mes biens chers frères, lorsque tout ce qui est nécessaire pour assurer le bonheur et la prospérité de son cabinet et de ses miniMôs sera fait, il reviendra à une publication hebdomadaire ; là, vous serez l'objet de ses plus tendres sollicitudes et il vous suffira de dire, "J'étais au Bateau Livre le 2 frimaire", pour qu'Il vous réponde, "Voilà un brave" ! :) Qui a dit que je me prenais pour Napoléon ? Qui ? :P

    Ce rapport de la soirée, à peine romancé et aussi objectif qu'un éditorial du Figaro est dédié à Marie. Le Bonsoir Marie, nous aurions plaisir à vous relire de temps à autre. :lol: ..

    1. 37 réactions

      :x :x

      1. 267 réactions

        Rhooooo, était-ce si difficile ? N'étudie-t-on plus l'éloquence impériale sur les bancs de l'école de la République ? C'était un pastiche idiot de la proclamation de l'Ogre Corse après la bataille d'Austerlitz , d'où la dédicace mariale. L'anniversaire ou presque de l'évènement m'obligeait. Je vous demande pardon, la prochaine fois je ferai plus simple. ;p

        1. 7 réactions

          L'Ogre... l'Ogre... ça c'est dixit la perfide Albion, hein! Et voilà... Napoléon, compatriote victime de sa seule envie de se faire une honnête petite carrière dans l'armée française.

          Mes félicitations à Maître Mô qui a osé! :)

          1. 267 réactions

            Mon enfant,
            Je ne disconviens pas avoir emprunté ce vocable à l'agit-prop britannique. Toutefois, la vox populi prête à ce compatriote, honnête artisan doué pour le meurtre de masse et par ailleurs administrateur brillant, la citation suivante après la meurtrière bataille d'Eylau (?) : "une nuit de Paris réparera cela". La phrase est cyniquement distrayante et témoigne en outre d'une belle confiance en la vigueur parisienne. Cependant, même si elle est probablement apocryphe, je vous rappellerai non sans une certaine mauvaise foi que l'on ne prête qu'aux riches...Et vous le savez, Ecclesia sanguinem abhorret.
            Pax tecum

  10. 1 réactions

    Cher Maître,

    J'ai acheté, j'ai lu (sitôt rentrée de la librairie), j'ai aimé (une fois encore. Même en connaissant déjà toutes ces histoires, l'émotion est toujours présente), et j'ai commenté (sans prétention :? ).

    Merci encore pour ce livre, dont les jumeaux seront généreusement distribués sous le sapin.

  11. 17 réactions

    Moi, j'avais la chance de ne pas avoir tout lu de votre blog, car de toute ma vie rien ne remplacera les lectures sur support papier. Alors quelle joie, que sorte votre livre. Félicitations . j'aime votre blog et tous les gens qui s'y manifestent , ainsi que sur facebook. Et j'adore votre dernier petit mot. Bonne continuation cordialement.

  12. 7 réactions

    Dites donc, maître Mô, on approche de la fin novembre... Et on attend de pied ferme la fin d'Histoire Noire. Si vous tenez votre défi, je m’engage à offrir Au Guet Apens à au moins une personne de mon entourage. Oui, bon, je l'offrirai de toutes façons...

  13. 1 réactions

    Pas trop le temps de m'étaler pour l'instant mais je suis très heureux que la suggestion que j'avais faite il y bien des mois maintenant de publier un ouvrage après que j'ai lu ta nouvelle (dont je ne me rappelle plus le titre) a été suivie (ou précédée) d'effet.

    Je courre commander ton bouquin à ma librairie à côté et je reviendrai t'en causer.

    Pour info, je lance une souscription pour collecter des allumaîtres au profit des petits Mô. A mort les Ténardier !

  14. 3 réactions

    Je ne suis jamais très bavarde pour commenter, mais je vous lis depuis pratiquement le début (d'autant que quand j'ai découvert votre blog j'ai été scotchée et j'ai lu les billets déjà parus), et aujourd’hui je me réjouis vraiment pour vous - et aussi pour moi, qui vais avoir le plaisir de lire le livre (ouh là je sens que le célèbre style Mô déteint sur moi). Je me joins aux autres parisiens pour réclamer à cor et à cris une séance de dédicace chez nous : allons, une petite heure de TGV!

  15. 1 réactions

    Rhôhôhô... Premier mot a moi ici, Je suis trop déçue d'avoir manquer ça... J'aurais tellement aimé vous voir a Lille! J'suis pas loin, Arras! On vient d'arriver...
    Félicitation pour le livre!!! Non, pardon FELICITATIONS!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Hiiiiiiiiiiiiii ;) Parce que moi, ça va être le cadeau de Noel, pour pas mal de monde! Fini, les " tu connais le blog de Maîte Mô? Nan, tu devrais le lire" et Bonjour le " Tiens, C'EST LE Livre de Maître Mô, tu me dira si t'as aimé, et joyeux Noel" Et de leurs dire aussi... "Attends commence pas a le lire a 2 Janvier 2012" .
    Ouais... Juste pour les fêtes, c'est bien vu...

    Bon,je vais aller voir le libraire mardi, et lui dire, faut inviter le monsieur ici.

    Et encore CONGRATULATIONS!!!

  16. 24 réactions

    J'ai la photo du millionième visiteur, mais je ne sais pas comment la montrer en commentaire. Arggh !

    Dois-je faire un constat d'huissier, ou y a t-il un moyen moins onéreux pour gagner la bouteille de champ' ?

  17. 5 réactions
  18. 5 réactions

    un petit retour de banlieue parisienne :

    le lendemain de la sortie je suis allé le commander à ma librairie de quartier, et ils l'avaient reçu la veille mais déjà vendu ! Et la notoriété du Maître semblait établie puisque à l'énoncé du titre les deux dames ont dit : "ah oui, c'est de Maître Mô, c'est ça, c'est un avocat qui tient un blog ?"

    Véridique ! La Classe !

  19. 1 réactions

    Que dire, si c'est bonne chance à cet ouvrage. Nul doute, ou très peu, qu'il fasse un carton (c pas mal, pour un livre, le carton, hein).
    Vous avez réussi à faire ce que beaucoup d'entre nous, blogueurs, de tous horizons, aimeraient faire (avoué ou pas). Rien que pour cela, bravo. Bonne continuation à vous.

  20. 10 réactions

    Félicitations, cher Mo pour ce beau bébé ! :-)
    Je viens de lire la scandalifiante histoire « Misérable » de la jeune Odile, et du coup j'ai envie d'offrir cette œuvre.
    D'où cette question : cette histoire fait-elle partie du bouquin ?
    Merci.
    Nicolas

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