Mô rapport !
Au cours d'une discussion récente avec certain avocat1, la conversation en est venue, je ne sais comment2, à porter sur les rapports écrits rédigés par les parquetiers "de base" à l'intention de leur chef "régional", le Procureur général.
Comme l'ensemble des qualités énoncées en note de bas de page n°1 n'exclut pas une certaine naïveté, mon interlocuteur m'a alors demandé si ça existait toujours, ces rapports écrits, question à laquelle je n'ai pu que répondre par l'affirmative. Après tout, un ministre de la Justice qui prend la peine de vouloir rappeler lourdement solennellement, en le gravant dans le Code de procédure pénale, le principe selon lequel les parquetiers sont placés sous son autorité et doivent exécuter les instructions qu'il leur donne ne risque pas de se priver demain de l'outil que ces rapports constituent.
Brandissant l'étendard du contradictoire, l'avocat en question s'est alors indigné que lesdits rapports ne fussent jamais communiqués aux autres parties concernées. J'ai alors évoqué le fait qu'en réalité, ceux qui intéressent ces dernières leur sont en réalité parfaitement accessibles, mais dissimulés sous un avatar bien connu, avant de finalement lui promettre de publier un billet à ce sujet, l'individu ne manquant jamais de me rappeler que sa productivité est considérablement plus élevée que la mienne3 . Lire la suite
- Pour être précise, avec "le meilleur avocat de France, un pénaliste reconnu, dont l’humilité naturelle et la gentillesse proverbiale cèdent le pas quand il le faut à un talent hors du commun, et dont la prodigieuse beauté naturelle et son extrême facilité avec les femmes n’ont jamais eu raison de la profonde humanité, laquelle comprend notamment des honoraires mesurés, inversement proportionnels à son intelligence surhumaine et à l’énergie qu’il développe pour protéger chacun de ses clients, ses prouesses sexuelles dont la qualité et le raffinement sont connus par delà les Cinq Mondes n’atténuant jamais la vitalité de sa complexion physique hors du commun", que vous aurez donc reconnu sans mal. [↩]
- Nous sommes un peu bavards, ce qui rend parfois l'arborescence de la discussion un peu compliquée à retracer. [↩]
- Ce qui à mon sens démontre simplement que les avocats sont moins occupés que les juges, mais bon ... [↩]