Quelques mots sur…

Ce titre était, exactement, celui d'un mail, reçu hier, d'un homme qui le signait "Anonyme Relatif", et me l'avait adressé sous une adresse créée tout exprès,  anonyme elle aussi -vous allez comprendre pourquoi.

Je l'ai lu, et j'en ai été suffisamment édifié, et ému, pourquoi ne pas le dire, que j'ai immédiatement pensé, une fois digérés les points de vue qu'il y fait valoir, qu'il fallait que ce texte soit publié, ici.

Parce que malgré cet anonymat, je trouve que cet homme a fait montre d'un très grand courage en me l'adressant, à  plus d'un titre : il y parle de choses que l'on n'entend jamais, strictement jamais, il y prend la parole alors que l'on ne donne habituellement pas cette parole aux gens qui sont comme lui -oh, on en disserte, en tous sens, moi le premier, il me le rappelle d'ailleurs dans ce texte, mais entendre aussi directement ce que "ces gens-là " peuvent vouloir exprimer est une toute autre chose... Et c'est aussi courageux parce qu'il n'est pas encore jugé.

Car cet homme est pédophile. Et il s'explique.

Le texte d'Anonyme Relatif nous renvoie je crois à  beaucoup de questions, tant sur la nature même de la pédophilie, que sur l'illégalité de certains actes, qu'enfin plus encore sur le traitement judiciaire qu'on "leur" réserve...

Il parle avec une sincérité rare, ce qui m'a décidé à  livrer ici ce témoignage, avec le fait que nous sommes tous des intellectuels, ou réputés tels, moi le premier, qui écrivons et raisonnons beaucoup, sur ce blog et ailleurs, sur ce qu'est ou n'est pas la pédophilie, sur les remèdes à  trouver ou les maux qu'elle cause...

Mais que lui la vit.

Ses mots ont une importance considérable pour quiconque, et je m'en vante souvent, se targue d'essayer de comprendre...

Soyons parfaitement clairs, si besoin en est : cet homme vit une forme de pédophilie, une forme parmi d'autres, très probablement, et qui dans son cas lui permet manifestement de conserver son discernement, d'une part.

D'autre part, il est totalement -c'est évident mais je me méfie, tant le sujet est difficile- exclu de valider, en quoi que ce soit, le moindre passage à  l'acte pédophile -ce n'est pas ce que fait l'auteur de ces mots, qui ne cherchait je crois en m'écrivant qu'à  me donner ses clés de compréhension à  lui...

Et qui pose, justement, son regard à  lui sur certains actes -ceux qu'il a commis, qui ici encore ne sont naturellement pas les mêmes que l'on reproche à  d'autres- sans fausse pudeur, et avec ce qui demeure à  mon sens l'une des question majeure en ce domaine : l'anormalité que nous, et la Justice, relevons évidemment dans les affaires de ce type, est-elle ressentie comme telle par les pédophiles eux-mêmes ? Une question plutôt importante, je crois, et vous verrez les réponses que lui y apporte.

Enfin, certaines de ses explications peuvent, sans doute, choquer -mais je crois qu'il n'y a pas l'ombre d'une provocation dans ce qu'il décrit : Anonyme  Relatif raconte, tout simplement, et pour une fois -et il y a énormément à  apprendre de ce que lui ressent, à  commencer par l'échec, je crois que le mot convient, que représente le traitement judiciaire de ce type de cas.

Avant de vous proposer de le lire, ce témoignage, je crois utile de retranscrire, en toute transparence, les extraits importants des quelques mails que nous avons échangés préalablement à  cette publication, immédiatement après ma réception du message d'origine : il s'y est dit à  nouveau beaucoup de choses importantes, en marge des premières explications (les passages coupés portent sur les indispensables modifications factuelles que nous avons effectuées dans le corps du texte, afin d'en rendre son auteur non identifiable).

MM : "Merci, beaucoup...

Votre texte me passionne, et me renvoie, avec une franchise pour laquelle je vous salue, à  mes ignorances, et je crois, à  pas mal de celles des autres...

J'ai souvent plaidé, et écrit, que "ces gens", vous comprendrez cette expression, étaient en réalité des gens, assez "normaux" quoi que dits "déviants", mais je ne peux évidemment pas l'exprimer aussi bien que vous, ni aussi simplement, ni aussi complètement...

[...] Accepteriez-vous que je publie votre texte, comme vous me l'avez adressé ? Je pense qu'il recadre un certain nombre de choses, et qu'il est, pour tout dire, rare.

Je pense aussi que votre témoignage est édifiant, et ce n'est pas péjoratif.

Si vous êtes d'accord, je dois vous avertir de deux faits que vous connaissez déjà  ( ! Je suis avocat...) : écrire, c'est se mettre à  poil, même sous couvert d'anonymat, et votre texte, que je trouve beau, provoquera certainement toutes sortes de réactions, il faut y être prêt.

Et par ailleurs, je supprimerai tout commentaire que j'estimerais "dérapant", d'autres personnes, évidemment, mais aussi de vous-même. Notamment, vous osez aborder le cas de la fragile frontière entre la majorité légale, la majorité sexuelle et certaines relations, et vous avez raison de le faire -mais ce sera forcément heurtant, pour certains.

Là  encore, ne prenez pas mal ce que je dis, mais, pour parler vite, autant je défends, j'espère avec force, les pédophiles, autant je ne défends pas, ni ne peux admettre qu'elle le soit, la pédophilie -ce n'est pas ce que vous faites dans votre texte, mais c'est un sujet si délicat, si lourd, que le risque existe naturellement.

[...] Et, dans tous les cas, merci, infiniment, de votre envoi, qui m'émeut de bien des façons, et notamment parce que vous avez osé le poster. Soit dit en passant, j'ignore si la Justice, finalement, vous aidera -mais je trouve que votre degré de réflexion le fait déjà  beaucoup..."

AR : "Je vous remercie, d'abord, d'avoir lu mon texte.

Je ne peux vous laisser publier mon texte tel quel, puisque je n'ai pas été jugé, que plusieurs éléments mis bout à  bout permettraient au juge d'instruction et au procureur de la république de savoir de façon quasi-certaine qu'il s'agit de moi...

Je souhaite apporter un éclairage le plus sincère possible, et pas à  faire croire que je suis un individu parfait.

Mais devant le juge, vous comprendrez que j'aime autant qu'il ne soit pas en possession d'un texte de moi daté de 2009 dans lequel j'avoue ne pas savoir si je serais capable de me tenir à  carreau toute ma vie durant. Ça a beau être la vérité, toutes ne sont pas bonnes à  finir dans le bureau du Procureur et j'ai abandonné depuis longtemps l'espoir un peu naïf d'être jugé de façon parfaitement honnête et juste dès lors que j'étais parfaitement sincère...

[ J'avais interrogé Anonyme Relatif sur la réalité de son récit, ne voulant pas qu'un éventuel imposteur, même si je n'y crois pas une seconde, me trompe  sur ce sujet. ] Tout ce que je vous ai dit est totalement vrai.

Cela veut dire aussi que je ne m'exprime qu'en mon nom, d'ailleurs. Par exemple, à  titre personnel j'ai un respect immense pour les surveillants que j'ai rencontré pendant ma détention, et qui ont géré les choses avec brio malgré un contexte défavorable (surpopulation carcérale notable, avec jusqu'à  7 personnes pour 6 lits dans une cellule dont je soupçonne que les normes permettaient initialement de n'en accueillir que 3 en théorie). Mais peut-être d'autres personnes vous donneraient-elles un tout autre témoignage, je n'en sais rien. Cela se passe peut-être différemment dans d'autres prisons. Je ne m'exprime que pour moi et par rapport à  ce que je sais, même si je me permets diverses généralisation sur la pédophilie, pour avoir eu l'occasion de discuter avec beaucoup de gens "de mon espèce".

Vous dites ne pas défendre la pédophilie, permettez-moi de chipoter : la pédophilie ne se "défend" pas, ni ne se critique. La pédophilie n'est pas l'acte, c'est l'orientation. Elle n'est pas bien ou mal : elle est, et aucun de nous ne l'avons choisie, mais nous apprenons à  cohabiter et, pour certains (pas pour tous), même à  s'y attacher quelque part. C'est comme une couleur de peau, ou une préférence pour telle ou telle couleur. Elle est là , on n'y peut rien, il n'y a aucun choix là -dedans, et du coup, aucun jugement de valeur ce me semble. Ce que vous refusez de défendre, finalement, c'est le passage à  l'acte pédophile et la consommation de pornographie infantile.

Je comprends bien là  la limite qu'un citoyen ne peut franchir. Par conviction et aussi par la loi, qui punit l'apologie des crimes et délits. J'ai conscience de flirter, moi-même, avec les limites, lorsque je réfléchis à  ces sujets là , parce qu'après tout je me sens quand même directement concerné, et qu'il est normal de se demander si tout ce qui m'est interdit, et si insupportablement inaccessible, l'est pour des raisons parfaitement valables, ou par dogmatisme.

Il est difficile de se plier à  la loi malgré soi, quand elle touche à  quelque chose d'aussi fort que l'attirance érotico-affective, mais c'est un peu moins difficile quand on le perçoit comme parfaitement légitime. Je ne sais que trop bien que déjà  ce que je vous ai dit dans le premier mail, et qui était soft, fort peu de monde est capable de l'entendre sans réaction épidermique d'indignation, sinon de haine. Ce n'est pas ce qui me fait peur.

Je tiens d'ailleurs à  vous dire que j'ai le plus grand respect, la plus haute estime pour votre capacité à  mettre autant d'énergie à  défendre la petite Jade qu'à  refuser la haine primaire et sadique de ceux qui voudraient voir les gens de mon espèce pendus par les couilles (passez-moi l'expression). Vous faites preuve d'une sagesse qui est loin d'aller d'elle même dans une société qui m'a désigné comme monstre suprême, et alors que vous avez déjà  pris en pleine face la souffrance que peut causer une agression sexuelle ou un viol1 [...]"

MM : "Juste, je m'aperçois en vous relisant, après une après-midi de rendez-vous dont deux nouvelles affaires, le croirez-vous, sexuelles, que je suis un con : avant de vouloir à  tout prix publier votre beau témoignage, j'aurais dû vous dire que je me rendais compte de votre souffrance, et que je compatis, en comprenant bien tout ce que la justice peut y ajouter d'inutile, et d'accablant. Voilà , pardonnez-moi de ne vous avoir pas dit ceci avant ma première réponse. [...]"

AR : "Permettez-moi de vous remercier pour votre mot de compassion. Mais rassurez-vous, je ne vous ai pas écrit, initialement, pour être plaint.

J'ai écrit dans l'espoir de faire avancer un peu le Schmilblik, parce qu'il n'y a pas forcément un camp des méchants et un camp des gentils.

Nous ne sommes pas que des hommes méchants (il existe aussi des sadiques parmi nous, mais en proportion, il ne doit pas y en avoir plus que de sadiques hétérosexuels qui battent leur femme ou violent des femmes), nous ne souhaitons pour la plupart faire de mal à  personne et surtout pas aux enfants, nous ne sommes pas des ennemis du reste de la société, que nous fréquentons et avec qui nous avons le plus souvent de bons rapports (nous avons un travail ou des études, des collègues, de la famille)...

J'imagine que vous savez déjà  tout cela, au moins instinctivement si ce n'est d'expérience après avoir eu quelques clients de la sorte. Il est vrai que nous avons souvent du mal avec l'autorité judiciaire et policière que nous jugeons parfois (souvent?) injuste, mais nous n'ignorons pas non-plus leur caractère indispensable, parce qu'il n'y a certes pas que des Bisounours, ni parmi les pédophiles, ni dans le reste de la population. .."

Voilà , décision était prise ensuite de publier ce témoignage, retouché uniquement quant aux données factuelles.

Inutile je pense d'écrire2 que, plus que jamais pour ce texte, je compte sur l'exemplaire dignité des commentaires dont ce blog a jusqu'ici constamment pu s'enorgueillir.

Bonjour, Maître.

J'ai vu votre récente note sur l'affaire Francis Évrard, mais ce qui m'a, en fait, donné envie de vous écrire, est votre article de début d'année sur les pointeurs en prison, et les nombreux commentaires qui s'en sont suivis.

Je me permet de vous écrire bien que vous ne m'ayez pas sollicité, juste pour vous donner quelques informations, dont vous ferez ce que vous voulez. Je pense qu'elles pourraient vous être utiles pour cerner, certains de vos clients... Ou certains de vos adversaires, lorsque vous travaillez pour la partie civile.

Je suis un "pointeur", ou plutôt j'étais. Pire, je suis un pédophile, un vrai. C'est à  dire que mon orientation sexuelle se tourne vers les enfants. En ce qui me concerne les garçons, peu ou pas pubères.

Je fut "pointeur" lorsque j'ai été placé en détention provisoire, pendant six mois, pour avoir échangé de la pornographie infantile sur internet. Oh je n'en suis pas spécialement fier. J'étais juste, au commencement, un môme de 17 ans un peu paumé, en proie à  une orientation sexuelle difficile à  gérer, et qui faisait ce qu'il pouvait pour canaliser ça dans une société où le tabou est absolu sur ces questions.

Arrêté peu après ma majorité, j'ai été donc traité comme un majeur. C'était il y a quelques temps déjà , mais je n'ai toujours pas été jugé, bien qu'il s'agisse de correctionnelle, aussi vous comprendrez que je garde l'anonymat (relatif toutefois et j'en ai bien conscience).

On m'a mis deux agressions sexuelles sur le dos, aussi, et je peux le comprendre, car après tout certains éléments découverts à  la suite de mon arrestation permettaient de supposer que... Je trouve juste qu'après que les deux victimes supposées aient affirmé qu'il ne s'était rien passé, à  plusieurs reprises, il serait peut-être temps d'admettre que je n'ai rien fait.

Or, donc, j'ai fait six mois. Je confirme un à  un tous les éléments que vous avez apporté à  vos lecteurs. Je ne suis pas sorti une seule fois en promenade. Je rasais les murs, lorsque j'allais en parloir par exemple. J'ai connu aussi la hiérarchie parmi les pointeurs : en tant que pédophile, j'étais la sous-merde parmi les sous-merdes. Et comme les pointeurs morflent déjà  beaucoup et en ont gros sur la patate, ils ont, plus que les autres condamnés peut-être, besoin d'un souffre-douleur.

Je veux confirmer aussi, que vous avez raison de tirer votre chapeau aux surveillants. Ils sont les seuls maîtres à  bord ou à  peu près. La seule chose qui sépare la prison de la torture pure et simple, c'est le comportement des surveillants. Ils ont donc une importance primordiale. Et je peux vous confirmer que oui, ils ont quasiment tous un comportement exemplaire, et font leur maximum pour éviter autant que faire se peut le règne de la violence la plus atroce, n'hésitant pas d'ailleurs à  prendre quelques libertés avec le règlement quand c'est pour le bien des détenus (bien que ce ne soit pas règlementaire, ils se font fort, par exemple, de mettre les jeunes les plus vulnérables avec les vieux sages, qu'ils connaissent assez pour savoir qu'ils ne joueront pas les redresseurs de tort).

Hormis cela, puisque c'est un domaine que vous semblez connaitre assez mal3, je me permet de vous apporter un éclairage sur ce qu'est être pédophile.

Il est partiellement inexact de dire qu'un pédophile est attiré par "les enfants" quel que soit le sexe. Il y a souvent une nette préférence pour un sexe ou pour l'autre, quand l'attirance n'est pas strictement cantonnée à  un sexe.

Je ne crois pas non-plus que la pédophilie soit une maladie, comme l'est une névrose. Je dirais qu'il s'agit d'une orientation sexuelle déviante. Certains sont hétérosexuels, d'autres homosexuels, je suis pédophile attiré par les garçons. Et, comme pour tout homme, il y a une forte composante affective dans notre orientation.

Cela veut dire que lorsqu'un de vos clients dira être "amoureux" de sa victime, ce ne sera pas pour amadouer le juge, mais l'expression de son sentiment le plus profond.

"Pourquoi agresser la personne que l'on aime", me demanderez-vous peut-être. Il n'y a pas de réponse unique. Chez certains c'est la conviction honnête que le mineur (il ne s'agit pas toujours d'enfants de 5 ans mais parfois d'adolescents pas bien loin de la majorité sexuelle) était consentant, et qu'à  partir du moment où la chose s'est faite dans le désir mutuel il ne peut y avoir de traumatisme.

Chez d'autres c'est la frustration accumulée avec les années qui pousse à  déraper. Et il faut reconnaitre que notre vie n'est pas une sinécure : non-seulement nous sommes sensés "nous la mettre sur l'oreille" pour le restant de nos jours, mais nous n'avons pas même le droit de nous soulager devant un porno. Allez, juste une fois, demander à  la sortie d'un lycée combien de jeunes sont prêts à  renoncer à  toute vie sexuelle - pornos y compris - immédiatement et pour le restant de leurs jours... Fort peu, à  mon humble avis.

Pour d'autres, c'est une sorte de je m'en foutisme, du genre "advienne que pourra", étant entendu que l'immense majorité des victimes de véritables pédophiles ne sont pas violentées, mais que le rapport a été obtenu "par séduction" comme disent les psys...

Je suis pédophile et le fait d'avoir été attrapé par la justice et astreint à  une thérapie, ne change rien à  ma condition. J'ai travaillé avec plusieurs psys et pas plus l'actuel que les précédents ne croit vraiment pouvoir me "guérir", c'est à  dire faire de moi un homo ou un hétéro. Et je n'y crois pas non-plus.

Nous essayons, plutôt, de travailler sur la gestion de mes pulsions et sur mon intégration sociale avec des gens de mon âge, de sorte que je présente le moins de risque possible de dérapage.

Mais je ne vous cache pas non-plus que même si je me tiens à  carreau depuis plusieurs années maintenant, j'ai du mal à  m'imaginer rester parfaitement chaste pendant la soixantaine d'années qu'il me reste à  vivre.

D'autant que comme beaucoup de pédophiles, je ne suis pas non-plus à  100% convaincu que tous les interdits qui se posent à  moins se justifient intégralement. Oh, je ne dis pas que l'âge de consentement devrait disparaitre, comme cela fut parfois revendiqué dans les années 70. Mais les questions du consentement, de l'âge de "maturité", de l'étrange différence de deux ans entre le moment où l'on peut partir en prison pour viol et le moment où l'on se voit accorder le droit de consentir, sont des questions que je me pose tous les jours, tout le temps même, sans jamais avoir de réponse certaine.

J'ai parfois, souvent même, le sentiment qu'un traitement injuste nous est réservé, que trop souvent on amalgame des actes illégaux mais à  peine immoraux avec ceux commis par des gens comme Evrard... Ais-je raison, ou suis-je en train de me chercher des excuses ? Je ne sais pas, j'y travaille, y compris avec mon psy. Reconnaissons seulement que certaines questions se posent.

En attendant, je cherche à  me reconstruire, après que mon arrestation ait détruit mes rêves, ma fierté, certains de mes rapports sociaux, ou encore des amitiés en tout bien tout honneur avec des enfants pour qui j'avais une immense affection et que je n'avais jamais touché.

Je continue à  penser que ces six mois de détentions provisoires n'étaient pas justes eu égard à  ce que j'avais réellement fait. Pas plus que certaines remarques dégradantes du substitut du procureur, qui a cru devoir employer le qualificatif de "futur violeur", pas plus que le moment où il m'a traité de  "détraqué sexuel"  parce que, du haut de ma jeune majorité, j'admettais m'autoriser un rapport sexuel avec un mineur d'au moins 15 ans puisque c'était légal (3 ans de différence d'âge, ça ne me paraît pas le crime du siècle). Je continue à  penser que les longues années d'instruction liées au fantasme du "réseau pédophile" ne sont pas justes non-plus.

Mais à  qui le crier ? Personne ne souhaite autre chose que de me voir souffrir (c'est réussi), ou au minimum m'auto-flageller (c'est un échec : frappez un homme à  terre et l'énergie du désespoir le poussera à  se rebeller, quand bien même il se laissait faire au départ).

Je suis pourtant rien d'autre qu'un homme avec des sentiments, des bons et des mauvais côté, une vie, des amis, des passions, et aussi, c'est vrai, une orientation sexuelle, que je n'ai pas choisie, mais que je dois assumer au quotidien. Au quotidien.

Je ne suis qu'un homme qui cherche à  vivre sa vie à  peu près heureux en faisant le moins de mal possible aux gens autour de moi, adultes ou enfants.

Et je suis au regret d'avoir le sentiment que la justice ne fais rien pour m'y aider. Rien du tout.

Voilà ...

C'est décidément un domaine où rien n'est simple, et moins encore monochrome, n'est-ce pas..?

Je ne sais pas vous, mais je suis moi sorti de cette lecture un peu sonné, et très dérangé -pas pour de mauvaises raisons, je crois.

Merci infiniment, Anonyme Relatif. En tout cas.

  1. Je pouvais supprimer ce paragraphe, qui fait naturellement souffrir ma modestie légendaire, mais allez savoir pourquoi, je l'ai laissé -ce n'est pas parce que le sujet est grave que je vais m'interdire un sourire. []
  2. Mais je le fais quand-même, car je suis avocat, c'est une tare que nous avons ! []
  3. Il a raison, et je manque d'humilité, parfois, notamment dans ce domaine -profitez-en, je ne l'avoue pas souvent... J'ai défendu des dizaines de personnes concernées par ça, et pourtant, auprès de combien d'entre elles ais-je pu réellement recueillir de véritables sentiments..? Et si je n'ai pas réussi, quel autre intervenant judiciaire l'aurait pu..? []

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  1. 1 réactions

    AR, tout d'abord je souhaitais vous remercier pour votre témoignage, à  une époque où, malgré ce que l'on pourrait penser, la perception de la liberté de moeurs par l'opinion tend vers le non-dit.
    Je tenais cela dit à  vous livrer mon point de vue d'étudiante en droit. Vous qualifiez vos actes de "bêtises", pour lesquels vous estimez vous-même devoir être "puni". A mon sens, le terme de bêtise est improprement utilisé. Une bêtise est, par essence, un acte qui n'a pas de conséquences graves : un verre cassé, un petit mensonge, un oubli. Avoir des relations sexuelles avec un mineur de quinze ans n'est pas une bêtise, c'est un acte pénalement répréhensible, et je pense qu'il est nécessaire que nous gardions tous à  l'esprit ce que cette expression de "pénalement répréhensible" implique comme gravité. On n'encourt pas de peines de prison pour un verre cassé. Il s'agit d'enfants, quoiqu'on en dise. Il n'est en aucun cas ici question de maturité, nous avons tous eu quinze ans. Nous étions tous persuadés à  l'époque d'être extrêmement maturs, de tout savoir sur tout, d'avoir déjà  tout vécu, d'être parfaitement en mesure de prendre nos propres décisions, de "faire nos propres choix", seuls.
    La loi pose l'âge de quinze ans comme la limite au-dessous de laquelle il ne faut pas descendre, ce n'est sans doute pas un âge tiré au sort, comme on aurait pu choisir douze ou treize ans. C'est parce que même à  quinze ans, et a fortiori à  dix ou douze ans, on n'a pas la maturité nécessaire pour exprimer valablement un consentement éclairé à  une relation sexuelle avec une personne majeure. Même à  quinze ans, bien que l'on soit persuadé d'être en mesure de le faire, on ne l'est pas. On ne passe pas de l'immaturité à  la maturité entre la veille du jour de ses quinze ans, et ce jour-même.
    Malheureusement, il faut parfois bien des années pour comprendre que non, on n'était pas prêt. J'ai eu ma première relation sexuelle à  quinze ans, avec une personne de mon âge. Je me rends compte à  présent, bien des années plus tard, que je n'étais pas prête pour prendre cette décision. Je n'avais pas toutes les cartes en main.
    J'estime donc que l'on ne peut accorder le même crédit, en matière de consentement, à  une personne majeure, et à  une personne de moins de quinze ans, aussi mature semble-t-elle.

    Je ne vous cache pas éprouver une sorte de malaise vis à  vis des arguments que vous employez. Pour moi, l'homosexualité n'est pas une déviance. Bien qu'étant hétérosexuelle, je considère que ne serait-ce qu'en matière de consentement (pardonnez que j'y revienne), la question ne se pose pas quant à  l'objet de l'affection, mais au poids que pèse son consentement face au vôtre. Entre deux personnes homosexuelles qui prennent la décision d'avoir des relations sexuelles, tout est déjà  dit : elles savent, si vous me permettez cette expression, à  quoi s'attendre, et peuvent donc accepter librement, en connaissance de cause.

    Pensez-vous réellement qu'il en soit de même pour ceux que la loi considère - selon moi à  juste titre - comme des enfants?

    1. 88 réactions

      Trois éléments :

      Le premier : Je n'ai jamais eu de rapport sexuel avec un mineur de [moins de] quinze ans. Le délit que je reconnais avoir commis, c'est celui d'avoir échangé, par le truchement de l'internet, des images à  caractère pornographique impliquant des mineurs. Je précise : sans rémunération d'aucune sorte, sans payer. Je n'ai pas financé une mafia. Pour tout un tas de raison toutefois, mon acte reste largement répréhensible et je ne le remet aucunement en question.

      Le deuxième : L'âge de majorité sexuelle a-t-il été tiré au sort ? Hébien en fait... en grande partie. Il est de 15 ans en France, de 13 en Espagne (il était à  12 jusque dans la deuxième moitié des années 90, il a été remonté à  13 sur demande pressante de l'UE), de 16 en Belgique et il est question de le réduire à  14. De 14 en Allemagne. De 15 en Suède, de 16 au Danemark. De 16 en Suisse. Si je me souviens bien de 14 en Italie. Il était de 14 au Canada avant de remonter récemment à  16. Il est de 18 à  Malte, mais aussi dans la plupart des états des États-Unis. Dans certains pays comme le Japon, il varie carrément d'une région à  l'autre (et pas qu'un peu : entre 12 et 18 ans)... On constate en tout cas que 15 ans, c'est dans la moyenne. Ca nous permet de supposer qu'il n'est pas complètement aberrant. Mais pas qu'il est forcément parfait.
      Historiquement, en France, il avait été initialement fixé à  onze ans. Il a été par la suite remonté à  13. C'est finalement le Maréchal Pétain qui, pendant la Collaboration (loi du 6 Aoùt 1942), le relève à  15 ans en matière de rapports hétérosexuels, et à  21 ans (majorité civile d'alors) en matière de rapports homosexuels. Ce deuxième âge sera redescendu à  18 en même temps que la majorité civile. Puis à  15 sur décision de François Mitterrand, au début des années 80, dans une optique de non-discrimination entre homosexuels et hétérosexuels. D'où le chiffre unique, aujourd'hui, de 15 ans.

      Autant dire que même s'il n'a pas été "tiré au sort", il me paraît extrêmement compliqué, avec toutes ces disparités, de trouver une justification précise au chiffre 15. Si ce chiffre vous paraît sacro-saint, dites vous que de l'autre côté des alpes, nous passons pour un pays de pédophiles, tandis que de l'autre côté des pyrénées, nous paraissons un pays de pudibonderie.

      Sur le troisième point, je vous rejoins sur le principe. Le consentement, cela n'a aucun sens en soi. Un jeune enfant pourra consentir à  mettre la main dans la soude, il suffit de ne pas lui dire que ce n'est pas de l'eau. ça ne le rend pas responsable pour autant. Ce qui est intéressant, c'est la notion de "consentement éclairé", c'est à  dire de pouvoir donner un consentement avec suffisamment de cartes en main pour ne pas avoir à  le regretter plus tard.

      La France dit que le risque de causer un tort majeur à  une personne à  cause d'un consentement totalement invalide, est à  peu près négligeable à  partir de 15 ans (il ne nécessite plus de protection particulière), mais pas avant.
      Je ne dis pas que cet âge est bon, je ne dis pas qu'il est mauvais. Je m'interroge. Pourquoi celui-là  ? Est-il cohérent avec le reste de notre législation ? Est-il réaliste eu égard à  ce qu'est la jeunesse aujourd'hui (Nicolas Sarkozy n'a eu de cesse de répéter pendant sa campagne en 2007 qu'un jeune d'aujourd'hui n'avait "rien à  voir" avec un jeune de 1945) ? Je n'apporte pas de réponse (même si j'ai une opinion, qui a toutefois tendance à  varier selon les périodes, et même selon mes interlocuteurs), mais poser la question est déjà  jugé ô combien provocateur, à  la limite même de la légalité.

      Et pourtant, je crois que pour que la cohabitation entre pédophiles et gens normaux puisse se faire, on ne peut pas faire l'économie de ce débat là . Or, la cohabitation devra se faire. Des pédophiles il en nait tous les jours. Ce pourra même être votre enfant (ma mère non-plus n'y aurait jamais cru jusqu'à  un certain jour où les policiers ont déboulé chez elle à  6 heures du matin). Je crois que nous devons trouver un terrain d'entente. Parce que si on continue à  jouer au petit jeu de la haine mutuelle, les enfants, au milieu, payeront les pots cassés.

      C'est là  la seule chose dont je suis sûr : C'est que le jeu du "- j'fais c'que j'veux lalalère / - hébah t'iras en prison et tu t'feras casser la gueule lalala" a détruit trop d'enfants (et trop d'adultes). Il est devenu urgent de se parler, sans faux-semblants.

      1. 5 réactions

        Ce qui me gêne dans ce que vous revendiquez, c'est que vous le faites pour vous. Vous demandez à  ce qu'on envisage de baisser la majorité sexuelle afin que pédophiles et "gens normaux" puissent cohabiter. Je ne suis pas sûre que ce soit le bon angle pour aborder ce débat.

        D'autre part, je récuse la notion de différence entre pédophiles et gens normaux, ce qui ne veut pas dire que je considère la pédophilie comme normale. Je dis juste que cette notion même de normalité est caduque, même si on est bien obligé de s'en servir, notamment pour établir les lois.

        Je pense que dire "un pédophile est anormal, malade", ça implique qu'il est par essence comme ça (voire qu'il est né comme ça) et ça a deux conséquences.
        D'abord, ça l'exclut du champ de l'humanité dite "normale". C'est ce que vous combattez, si je vous ai bien compris.
        Ensuite, ça implique qu'il ne puisse pas changer, que sa condition soit une fatalité. Et là  je trouve que vous tombez dans ce travers. Je note en effet qu'à  aucun moment, vous ne posez la question de ce qui vous a forgé comme ça. Vous évacuez la question en sous-entendant que c'est juste comme ça, on entend presque que vous êtes né comme ça. En ce sens je trouve que votre position n'est pas tout à  fait cohérente : à  la fois vous considérez qu'on ne doit pas vous exclure de l'humanité, mais en même temps vous vous posez comme irrémédiablement "différent".
        Conséquence : on doit adapter la société à  vous, puisque vous ne pouvez pas changer et qu'il faut quand même vous accepter. Je pense que votre revendication sur l'abaissement de l'âge légal découle de cette position.

        Or je pense que, s'il ne s'agit pas de vous "guérir" d'une orientation sexuelle (on ne se pose plus la question depuis Freud de se "guérir" de ses désirs), on pourrait quand même réfléchir à  ce que vous pouvez faire de ça. Enfin, je dis "on", j'entends "vous". Que pourriez-vous faire avec ces désirs, puisqu'il est hors de question de les assouvir, que pourriez-vous en faire d'autre que de les réprimer ? Ni assouvir, ni réprimer, je pense que c'est possible. Mais c'est à  vous de trouver comment.

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    C'est quoi une sexualité déviante ?
    C'est une sexualité hors de l'hétérosexualité.
    ça veut dire "hors norme", souvent on entend "hors-reproduction" (bah oui : les gens font l'amour pour se reproduire, c'est bien connu. C'est d'ailleurs pour ça qu'après la ménopause, les femmes arrêtent, et que tous les hommes restent sagement jusqu'à  -au moins- l'accouchement auprès des femmes qu'ils ont mis enceinte. D'ailleurs il n'existe aucun homosexuel qui ait des enfants.)

    Les psychologues ne sont pas d'accord entre eux à  ce sujet. Et je ne pense pas qu'on ait besoin de l'avis d'un psy pour avoir sa propre opinion. Peut-être quand même qu'il faut retenir que la «Nature» n'a pas de projets clairs pour nous. Il n'est pas du tout évident que nous devions nous reproduire davantage : nous sommes en surpopulation. Bref.

    Oui, l'homosexualité et la pédophilie, ce sont deux sexualités déviantes dans la classification usuelle, parce que l'hétérosexualité c'est le Bien. Mais je me sens obligé de rappeler qu'ici il y a une différence de taille entre pédophilie et homosexualité : deux majeur(e)s peuvent parfaitement résister à  la séduction d'autrui. Un pédophile ne peut qu'écorcher la volonté d'un enfant, il n'est pas d'égal à  égal avec lui-elle.

    Pour moi, il faudrait arrêter de parler de norme sur la sexualité. Quand on creuse un peu la sexualité des gens, on voit bien qu'à  part des irréductibles intégristes, il y a beaucoup de surprise, de fantasmes assouvis et non assumés, etc. Par contre, il y a un moment où on peut isoler la violence. Et un pédophile, de mon point de vue, représente une violence à  l'innocence de l'enfance.

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      À ce propos, je me souviens d'une anecdote que m'a rapportée ma soeur étudiante en médecine : plusieurs spécialistes français de la psychiatrie sont homosexuels, or ils ont fait leurs études à  l'époque où l'homosexualité était officiellement une maladie mentale.
      C'est joli de se dire que des jeunes gens à  qui on enseignait qu'ils étaient des malades mentaux ont décidé de devenir psychiatres.
      Et j'aime à  penser qu'il y a un rapport entre leur choix et le fait qu'aujourd'hui, l'homosexualité ne soit plus considérée comme une maladie.

      Et puis pendant que je suis là , je suis dans l'ensemble très d'accord avec Nuck.

      AR, au-delà  de votre pédophilie, vous êtes un jeune gars mal dans ses pompes (j'ai envie d'enfoncer des portes ouvertes ce matin) et ça ne peut pas me laisser indifférente. Mal dans ma peau, je l'ai été longtemps, pour des raisons heureusement moins graves, et je ne sais pas si ça change quelque chose à  votre vie, mais je n'ai pas peur de vous croiser ni de vous parler un jour, je n'ai pas envie de vous haïr. Ne relâchez pas vos efforts pour ne pas faire de mal à  autrui.
      Et n'oubliez pas les autres "passions" dont vous parlez dans votre lettre, histoire que votre vie ne tourne pas uniquement autour de votre problème d'orientation sexuelle.

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    Afin d'éviter toute interprétation erronée, je n'ai aucune sympathie pour les pédophiles et leurs pratiques mais je m'intéresse, en tant que chercheur, aux phénomènes dits de "déviance".
    D'accord avec vous DMonodBroca pour dire que les "orientations" ne sont pas du domaine de la "nature" des individus et qu'ils n'y peuvent rien, etc. Cependant, je suis en rupture totale avec vous sur la spécificité de la sexualité dans l'ensemble des pratiques sociales.
    Un exemple, classique - je suis d'ailleurs étonné que personne ne l'ai déjà  cité - est celui de la société grecque antique. Un psychanalyste (pardon pour la précision de la référence) affirmait que si un enfant d'aujourd'hui subissait ce que les enfants grecs vivaient habituellement il développerait probablement une névrose profonde. Or, les enfants grecs n'étaient, pour autant que l'on puisse en juger, pas plus et peut être moins, névrosés que les modernes. Tout cela pour dire que ce qui fonde le rejet de la pédophilie par l'immense majorité, moi y compris, n'est pas une valeur morale transcendante mais l'écart entre ce qui est jugé normal par tous ou presque et ce qui ne l'est pas.
    Tout cela pour dire que la pédophilie n'est pas un problème psychologique, individuel mais bien social, de norme sociale et que ce constat n'est pas une raison pour relativiser le poids de l'interdit ni légitimer la transgression, bien au contraire.
    Comment fonctionnent, très brièvement, les "déviants" ? A l'identique des "normaux" : par la réalisation d'une "carrière" (Becker, H. S. 1963. Outsiders. Études de sociologie de la déviance, Métailié, Paris, 1985), i.e, en étant initié, parfois de façon inconsciente par d'autres, dans le cadre de groupes de pairs, qui lui apprennent à  apprécier tel ou tel aspect. Ce modèle, pour Becker, fonctionne pour tous les apprentissages aussi bien pour les fumeurs de H que pour les médecins en formation. En ce qui concerne AR, rien ne dit qu'il finira comme Evrard pas plus qu'un fumeur de H ne termine obligatoirement hérouïnomane peut être parce qu'il a eu la "chance" d'être arrêté jeune, même si sa "carrière" semble déjà  assez avancée, et que l'on peut espérer qu'il réussira à  se construire un autre rapport à  l'amour que celui qu'il envisage actuellement.
    Encore faut-il qu'il rompe avec l'idéologie psychologisante (je suis comme cela et je n'y peux rien) qui sature notre société pour traiter des problèmes qui ne sont pas du ressort des psychologues. Pour conclure, une paraphrase de S. de Beauvoir : on ne naît pas pédophile mais on le devient (avec les autres).

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      Complètement d'accord avec vous, sauf sur la fin : vous mettez tous les psychologues dans le même panier.
      Je disais plus haut que je récusais la notion qu'on puisse "être par essence" pédophile (ou serial killer ou n'importe quoi d'autre). Car ça implique qu'on ne puisse rien y faire, sauf à  réprimer, "redresser" comme le ferait une thérapie cognitivo-comportementale. Mais il y a aussi d'autres psys, qui ont une éthique tout autre, qui considèrent qu'il ne s'agit pas là  d'une "maladie" contre laquelle on ne peut qu'enfermer, castrer, sédater.
      Donc quand vous parlez d'idéologie psychologisante, je vous suis ; mais quand vous dites que ce n'est pas du ressort des psys, je ne suis pas d'accord du tout.

      1. 21 réactions

        Juste une précision, lorsque je dis que le problème de la pédophile n'est pas un problème pour les psy c'est de l'analyse du problème en tant que fait social dont je parle et non du traitement individuel des pédophiles.

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          J'admire la sagesse de Simone de Beauvoir. La pédophilie se caractérisant par une attirance pour des êtres plus jeunes que soi, il ne me paraît pas qu'on fasse beaucoup progresser la science en établissant qu'on ne naît pas pédophile... A moins que nos spécialistes juridiques ne nous sortent une jurisprudence sur un nouveau-né condamné pour visionnage de photos de foetus en érection, je crains que Simone ne soit condamnée à  avoir raison...

          Le fait que la pédophilie ne se se déclare qu'à  un certain âge ne prouve pas qu'elle soit acquise. Il y a une constante dans l'histoire de l'humanité : l'existence d'une part de chaque population présentant cette orientation sexuelle, et une variable : la façon dont chaque société l'a géré.

          A ce sujet, je suis tombé ce WE sur un bouquin (que voulez-vous, ce blog m'incite à  la réflexion...) sur lequel j'aimerais savoir si vous avez un avis : Bouquin

  4. 57 réactions

    Les photos sur internet, je vais être cash, AR, il y a eu des enfants manipulés, violentés pour que vous les ayez. C'est mal et puni par la loi. Il n'y a pas à  négocier. Quant au fait que la pédophilie soit une notion "sociale", je suis assez d'accord. Pour autant, elle prend racine dans des problèmes psychologiques, ou alors on remet en cause toute notre façon d'envisager les choses depuis Freud. Bon courage...

    Ce qui me dérange un peu dans ces échanges, c'est que AR utilise le terme "pédophile" et "enfant" tout en expliquant qu'il n'est attiré que par des ados. Et que nous répondons en utilisant les mêmes termes en pensant "enfant". Ca devient glissant. De ce fait, "envisager un terrain d'entente" comme il le propose , me semble abbérant. Parce que trouver un terrain d'entente avec un pédophile tel que le conçoit l'imaginaire collectif est tout simplement impossible. Mais que quand je lis AR, et compte tenu qu'il parle d'ado de 15 ans, je me retrouve en train de chercher une solution.
    De quoi parle-t on exactement ?
    Est-ce à  dire que nous nous retrouverions un jour en train de donner, pour pouvoir cohabiter avec des pédophiles, une "zone de jeux" ? Question qu'ils se défoulent ? 15 ans ? 13 ans ? 10 ans ? On estimerait grâce à  un test que tel enfant est capable de fournir un consentement éclairé ? Je sais que je délire là  mais j'aimerais comprendre ce que AR sous entend comme terrain d'entente et qu'il l'explique franchement.
    Encore une fois dans le dessein de comprendre

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      Je l'ai dit et je le redis : Il est parfaitement normal que je sois puni pour avoir téléchargé de la pornographie infantile. Je n'ai jamais prétendu que je n'avais rien fait, qu'on aurait dû me fiche la paix. Je prétend en revanche que 6 mois de prison, des années d'instruction, et une bonne partie de ma vie fichue à  la poubelle pour un paquet de vieilles images qui avaient fait 30 000 fois le tour du net et que je n'ai pu récupérer que parce que la police s'est toujours refusé à  fermer un pareil lieu d'échange, connu par les polices du monde entier depuis plus de 6 ans quand j'ai été arrêté, afin qu'ils puissent y faire leur pêche aux pédophiles, c'est peut-être un peu beaucoup. Il y en a un récemment qui a pris moins pour avoir tué un enfant avec son comportement irresponsable, et ça me reste un peu en travers de la gorge.
      Mais indiscutablement, ce que j'ai fait est punissable et doit l'être. ça, c'est indiscutable, et je ne l'ai jamais discuté.

      Je partage aussi votre opinion : la pédophilie est une orientation psychologique. Ce qui est social, c'est le rapport que les pédophiles ont au reste de la société.

      Par contre, non, je ne suis pas attiré spécialement par les adolescents. Mon orientation va de l'enfance au début de l'adolescence. Eventuellement jusqu'à  15-16 ans pour les garçons, passez moi l'expression, les "mieux conservés", ou si vous préférez "les plus en retard". Quand je parle d'adolescents de 15 ans, c'était pour signifier que quand j'ai dit à  un Procureur de la République qu'à  partir de cet âge je m'autorisais le passage à  l'acte puisque la loi me le permettait, il m'a littéralement insulté. Et que pourtant je n'avais que 18 ans. Je trouve cela injuste. Des dizaines de milliers de jeunes sortent ensemble et parfois couchent ensemble avec 3 ans de différence d'âge, sans que cela ne choque personne. Moi ça m'a valu une volée de bois vert. Nous sommes pourtant censés être tous égaux devant la Loi et un procureur, en tant que magistrat le sait mieux que quiconque. Je demande : est-ce que le procureur était là  toujours dans une optique de protection de l'enfance, ou juste dans une optique de destruction et de haine ?

      Pour le terrain d'entente, vous me demandez à  nouveau de vous donner une réponse alors que je me tue à  expliquer que je n'en ai pas. Parlons-en ! J'ai bien-sûr mon opinion (et encore), mais il n'est en aucun cas représentatif de ce que pensent les autres pédophiles (certains défendent l'abstinence, certains défendent l'abolition de tout concept de majorité sexuelle, certains ont d'autres idées encore), et il a encore moins la prétention d'être une solution définitive à  tous les problèmes. A titre purement personnel et au jour d'aujourd'hui, il me SEMBLE que 13 ans ne soit pas une mauvaise idée, d'abord parce qu'il correspond à  une limite déjà  utilisée par un pays au sein de l'Union Européenne, ce qui exclut qu'il soit totalement aberrant, ensuite parce qu'il correspond à  l'âge à  partir duquel un mineur peut être incarcéré, y compris pour avoir mal agi en matière sexuel (i.e. avoir commis une agression ou un viol), ce qui signifie qu'on lui reconnait un certain discernement en la matière. Mais ce n'est qu'une piste de réflexion, pas une réponse.

      Une autre piste serait de ne pas toucher à  la loi, mais de modifier un peu nos perceptions. Ce que je veux dire, c'est que Maître Mo, deux articles plus bas, d'un type qui viole avec une insupportable brutalité et un insupportable manque d'empathie une petite fille de sept ans. On apprend dans le commentaire 22.1.2.2.1 de Maître Mo, sous le billet sur Évrard, qu'il a été condamné à  3 ans de prison ferme.
      Ce que je trouve hallucinant, c'est que je connais des affaires de rapports sexuels consentis, sans violence aucune, avec des sentiments même (et paraît-il mutuels), avec des adolescents à  1 an de la majorité sexuelle, dont les peines sont trois à  CINQ fois supérieures, au motif que "vu qu'il avait moins de 15 ans, il ne pouvait de toute façon pas consentir, pas assez mature".

      Vous vous rendez compte que la société a, en la matière, perdu la notion de l'échelle de gravité au point de condamner plus sévèrement un rapport consenti (quoiqu'on pense de la valeur de ce consentement, ça compte je trouve) avec un adolescent post-pubère que le viol d'une fillette de 7 ans ? Je veux bien qu'on persiste à  trouver qu'un rapport sexuel avec un garçon de 14 ans soit dégueulasse. Mais de là  à  prétendre que ce soit PIRE que ce qu'a commis l'agresseur de Jade... n'y a-t-il pas urgence à  se poser des questions ?

      Je crois d'ailleurs que c'est aussi une question de respect des vraies victimes. De celles qui ont été victime des pires atrocités et qui pleurent chaque soir toutes les larmes de leur corps. J'ai, toujours à  titre personnel, du mal à  admettre qu'on puisse dire que ça, ou un ado de 14 ans qui consent à  un rapport sexuel et ne s'en plaint pas, c'est du pareil au même. Et pourtant c'est ce qu'on fait tous les jours dans nos sociétés.

      Voilà  deux pistes de réflexion que je vous livre. Elles n'ont pas la prétention à  être une réponse universelle, définitive, parfaite, ou même correcte, aux nombreux problèmes que moi-même ou mes "comparses" posons à  la société. Je crois juste qu'elles ont le mérite de poser une base de réflexion plus intéressante que "la loi est parfaite, tuons les tous Dieu reconnaîtra les siens, et quand un mec à  45 ans pète un plomb à  force d'être traîté de monstre et commet un viol atroce avant de se tirer une balle, ben tant pis pour le violé et le violeur c'est le jeu ma bonne dame."
      Ca c'est le statu quo et je crois qu'il ne sert ni les uns, ni les autres. Alors qu'il ne me serve pas moi, fondamentalement, si ça ne concernait que moi, on s'en foutrait, et on aurait sans doute bien raison. Sauf qu'en pratique, le statu quo fais des victimes parmi les enfants. Parce qu'à  force d'être vus exclusivement comme des violeurs en puissance, certains finissent par y croire et par incarner totalement le personnage, en arrivant à  un âge où la cocotte minute aux soupapes bouchées finit par exploser. Et ça c'est beaucoup plus inquiétant.

      Alors, au minimum, parlons-nous. On verra bien ce qu'on peut en tirer, mais parlons.

      1. 19 réactions

        Je vous cite :

        "Je prétend en revanche que 6 mois de prison, des années d’instruction, et une bonne partie de ma vie fichue à  la poubelle pour un paquet de vieilles images qui avaient fait 30 000 fois le tour du net et que je n’ai pu récupérer que parce que la police s’est toujours refusé à  fermer un pareil lieu d’échange, connu par les polices du monde entier depuis plus de 6 ans quand j’ai été arrêté, afin qu’ils puissent y faire leur pêche aux pédophiles, c’est peut-être un peu beaucoup. Il y en a un récemment qui a pris moins pour avoir tué un enfant avec son comportement irresponsable, et ça me reste un peu en travers de la gorge."

        6 mois de prison et tout ce qui est allé avec vous semblent cher payé, mais n'est-il pas nécessaire de faire des exemples justement ? les pédophiles qui vous lisent seront peut-être moins tentés d'aller échanger ce type d'images après vous avoir lu...

        Là  où je ne vous rejoins pas non plus, c'est qu'à  vous lire, c'est presque la faute de la police si vous êtes allés chercher ces images, on croit rêver. De plus, qu'elles datent de 15 ou 20 ans n'y change rien, les enfants y figurant y pensent peut-être encore aujourd'hui ne croyez-vous pas ?

        Par contre, lorsque l'on arrive dans la comparaison des peines, je ne peux que partager votre sentiment.

        Vous avez effectué 6 mois de détention provisoire, ce qui veut dire qu'une fois jugé vous aurez peut-être une peine plus lourde et devrez retourner en prison. A comparer avec les 12 mois de prison avec sursis auquels vient d'être condamné un policier ayant renversé et tué un jeune garçon marseillais qui traversait sur un passage piétons. Avec la circonstance agravante qu'aucune urgence ne justifiait la vitesse à  laquelle leur voiture roulait.

        Sur ce dernier point, oui, y a comme une certaine injustice. Mais pas pour le reste, je trouve.

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          Servir d'exemple ? Excusez moi, mais j'ai du mal à  comprendre au nom de quoi je devrais payer pour les autres, et même pour les "potentiels futurs autres". Je veux bien payer pour ce que moi j'ai fait de mal, là  oui aucun problème. Mais pour ce que d'autres pourraient faire de mal éventuellement si on ne pouvait brandir ma vie détruite devant la foule, j'ai un peu plus de mal à  comprendre ce que ça a à  voir avec la notion de Justice. Et j'ai encore plus de mal à  le comprendre quand on parle de détention provisoire, qui est censé être une mesure préventive exceptionnelle, pas une punition violente pour faire peur aux bandits.

          Pour ce qui est de mon opinion sur le "pot de miel", d'une part c'est un principe illégal et déloyal à  la base, et cela a été rappelé avant moi par la Cour de Cassation (affaire Cyril X, deux arrêts rendus, en 2007 et 2008). Malheureusement pour moi il y a des délais couperets pour soulever ce genre de nullités, que mon premier avocat (qui en était une autre, de nullité), a laissé filer. D'autre part, quand la police participe elle-même à  l'organisation de ce contre quoi elle prétend lutter, ça me pose un problème. Si les victimes des photos que j'ai regardé ne souhaitent qu'une chose, c'est que ces photos disparaissent de la circulation, je crois que ça leur fait une belle jambe de savoir que celui qui a fait tourner était policier et non pas citoyen lambda. Mais pour cette victime, ce n'est qu'une multiplication de plus de ces fichiers. Peut-être même que si la police n'avait pas laissé ouvert ce genre d'endroits, je n'aurais pas plongé dedans. Car l'obsession que j'ai développé dans ma jeunesse pour ces images, je les ai développées à  de tels endroits, connus de toutes les polices. Peut-être qu'il aurait mieux valu que je ne tombe jamais dessus, et peut-être qu'alors j'aurais mené une vie plus saine. Mais pour cela, il eut fallu que les policiers prennent deux minutes pour faire fermer ces espaces. Au lieu de cela, ils ont préféré noyauter ces espaces et participer à  leur survie, pendant des années et des années, entrainant des mineurs (moi en l'occurrence) dans la spirale infernale.
          Je suis "tombé dedans" avant même ma majorité sexuelle, et au lieu de me protéger, la police a préféré laisser ces espaces ouverts, ne rien faire pour en bloquer l'accès, et finir par se "payer" ma peau à  peine atteint mes 18 ans.

          Permettez-moi d'y trouver un petit côté malsain.

          Je précise, à  toute fin utile, qu'il ne s'agit pas de police française. Il s'agit de celle des États-Unis, et d'un autre pays européen. La police française n'a fait que réagir au signalement qui a été effectué sur ma personne.

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        J'ai l'impression qu'on entame le dialogue là .

        1/Si j'ai bien compris vous êtes clairement un pédophile, mais vous avez aussi conscience que ce que vous faites est mal et vous gérez donc l'aspect juridique. Donc vous tentez de respecter la loi. Avec plus ou moins de succès vraisemblablement. C'est bien cela ?

        2/"’expression, les "mieux conservés", ou si vous préférez "les plus en retard""

        je trouve l'expression choquante mais interessante. J'aimerais comprendre. Qu'est ce qui vous plait ? En dehors de l'aspect psychologique, qu'est ce qui fait que vous êtes physiquement attiré ? Toujours dans le souci de comprendre la mécanique

        2/ 13 ans
        J'entends votre argument. Pourtant ma belle fille a 12 ans. Dans 6 mois, elle a 13. Elle est, et c'est objectif, nullement sexuée et "sexuable". C'est une grande petite fille...Ce que je veux dire par là , c'est que en partant du fait que la loi doit s'appliquer au plus grand nombre, je constate qu'à  15 ans, la majorité des ados est en état et a les armes pour commencer sa sexualité. A 13, je suis désolée, c'est loin d'être le cas.
        Pouvez vous entendre qu'à  13 ans, une large majorité de pré ado n'est pas prêt à  une expérience sexuelle? Qu'en pensez-vous ?

        3/Votre commentaire à  propos de la hierarchie des peines est interessant et offre une piste, ce me semble. Peut être que la loi devrait eventuellement apporter des modifications. La notion d'adulte et d'enfant. Et la notion d'ado à  ado. A réfléchir.

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          1/ Oui c'est bien cela. A part que je me demande si TOUTE la loi française actuelle est indispensable pour protéger les enfants, ou si une partie est "de trop". Mais je la respecte quand-même, pour des raisons que j'ai déjà  expliqué dans d'autres commentaires.

          2/ En dehors de l'aspect psychologique, ce sont des traits physiques. L'absence ou la très faible présence de pilosité (y compris pubienne), la texture de la peau très particulière, la taille, les traits du visage, la voix (pas muée ou juste en cours), la silhouette, et même (là  on attaque le plus choquant sans doute) le développement du pénis (plus petit et plus mince, avec les testicules qui n'ont pas encore "descendues", etc.).

          2bis/ Je n'ai pas d'opinion sur l'âge à  partir duquel la sexualité se développe "en moyenne". Je sais qu'il est plutôt à  la baisse (alors que l'âge de consentement, lui, a plutôt tendance à  partir à  la hausse). Je pense qu'il diffère selon qu'on parle de garçons ou de filles. Je pense qu'il dépend aussi en partie de "l'origine" (au sens où la puberté a tendance à  apparaître plus tôt chez les italiens que chez les russes par exemple) et de la culture. Quant à  savoir si une majorité ou une minorité est prête à  quelle âge, je ne sais pas, je ne sais juste pas. Comment le pourrais-je ? Je n'ai aucun échantillon représentatif. Regardez parmi les premiers commentaires. Se suivent presque immédiatement le commentaire d'une femme qui explique qu'à  cet âge elle n'était pas prête et que ça lui a fait beaucoup de mal, et une autre femme qui dit qu'elle était prête et qu'elle aurait pu le faire avec un trentenaire marié. Il faudrait étudier des milliers de cas représentatifs avant de pouvoir apporter un semblant de réponse généralisée. Mais avant de pouvoir étudier des milliers de cas pour répondre à  cette question, il fallait bien que quelqu'un la pose.

          3/ C'est une raison pour laquelle je suis parfois presque favorable aux peines plancher, et pas qu'en matière de récidive. Je ne trouve pas normal de craindre de prendre plus lourd que le plus horrible des violeurs, ou que nombre de meurtriers voire d'assassins d'enfants. Que diable! Est-ce bien raisonnable que celui qui prend 6 mois de liberté avec la majorité sexuelle prenne parfois plus lourd qu'une Véronique Courjault ? Un triple infanticide avec préméditation, tout de même, excusez du peu... Et moi ? Si ça se trouve je vais finir par prendre plus lourd que le violeur de la petite Jade alors que je n'ai jamais touché à  un enfant. Est-ce vraiment juste pour tout le monde ?

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            2/ si je comprends bien, ce qui vous plait c'est que l'ado soit le plus proche du bébé possible ? C'est maladroit mais c'est ainsi que je le perçois.
            Ma question est donc la suivante : est ce que l'adulte, avec ses poils, sa voix, son sexe developpé vous fait-il peur ? Est-il entaché par le vieillissement ?

            2 bis/ Je crois que votre réponse est édifiante, vous en conviendrez non ? Trop de je en sais pas. Et quand on ne sait pas, on s'abstient, non ? Donc 13 ans me semble injouable, non ? Vous conviendrez que 15 ans est un âge qui présente plus de certitudes ?

            3/ Effectivement. Pédophile passif et pédophile actif, ce n'est pas la même chose. j'avais lu quelque part qu'internet avait servi de declencheur à  des milliers de pedophiles en sommeil. Il me semble intelligent de reconsiderer les choses de ce point de vue là .
            Par contre, les photos que vous aviez chez vous. Ce sont des enfants ou des ados ? Franchement ?

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              2/ Je suis attiré par les enfants, ou par ce qui y ressemble. Pas par les bébés, par contre. Ce sont encore d'autres caractéristiques physiques, qui ne m'attirent aucunement. Il est des ados qui ont encore beaucoup l'air d'être des enfants. D'autres qui ont déjà  pleinement l'air d'être des adultes. Je ne vous cache pas que seuls les premiers m'attirent réellement.
              Je n'ai pas "peur" du sexe des adultes, je ne vois pas en quoi il serait effrayant. J'en ai un moi-même au niveau de l'entre-jambe et ça va bien merci. C'est juste que ça ne me plait pas. Comme un hétéro n'aime pas les hommes, je n'aime pas les hommes non-plus. Comme un homo n'aime pas les femmes, je n'aime pas les femmes non-plus. Je n'aime ni l'un, ni l'autre. Ce que j'aime est différent.

              2bis/ Injouable ? Mais comment diable la nation Espagnole fait-elle pour survivre depuis toutes ces années avec un mode de vie injouable ? Nous ne parlons pourtant pas d'un obscur peuple d'indigènes d'Amazonie aux coûtumes étranges. Mais de nos voisins directs. Il ne me semble pas que leurs enfants se développement à  ce point dans la souffrance. Et puis entre 13 et 15 il y a 14. Et là , c'est à  se demander comment font les nations espagnoles et italiennes pour survivre à  quelque chose d'à  ce point injouable, et quelle mouche a piqué les belges pour qu'ils y pensent sérieusement...
              J'essaye de rester prudent dans mes affirmations, voilà  tout. Si je dis que ça me paraît jouable on m'accuse d'être un odieux manipulateur, si j'appelle à  la prudence et que je dis "j'ai une piste mais je sais pas ce qu'elle vaut" on me répond "bah quand on sait pas on s'abstient, fin du débat"... c'est un peu fort de café.

              3/ Pédophile actif et pédophile actif non-plus ce n'est pas la même chose. Meurtrier et meurtrier non-plus. Chaque acte est différent et mérite une peine différente. C'est d'ailleurs pour ça qu'on est jugé par des hommes plutôt que par des machines. Certaines personnes, parmi les pédophiles comme parmi les meurtriers d'enfants, comme parmi les agresseurs d'enfants non-pédophiles (Maître Mô avait déjà  fait un billet expliquant très bien la différence) s'en tirent scandaleusement à  bon compte étant donné les actes réellement commis. 3 ans pour le viol brutal et les abus répétés d'une fillette de 7 ans, sans même s'excuser, sans même regretter, c'est affreusement TROP GENTIL. 10 ans pour un rapport sexuel consenti avec un adolescent à  6 ou 12 mois de la majorité sexuelle et qui défend son "agresseur", c'est affreusement TROP SÉVÈRE. 12 mois avec sursis pour avoir tué un adolescent de 14 ans en roulant comme un imbécile, c'est scandaleusement TROP GENTIL.
              Ce n'est pas qu'une question de actif ou pas actif. C'est une question de fixer une échelle de gravité, et des peines qui vont avec. Dire que tous les actes illégaux ne se valent pas et que certains sont bel et bien pires que d'autres, donc méritent une peine plus lourde.

              Cette échelle des peines, qui existe en théorie, a tendance à  voler en éclat face à  l'indignation que provoque immédiatement l'évocation du mot "pédophilie", parce que les gens voient rouge rien qu'à  l'évocation du terme. Pourtant c'est important en terme de justice. Et justice, sur un blog d'avocat, c'est un mot qui compte, non ?

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    Voilà  un témoignage bien intéressant Maître. Puisse-t-il montrer cette part d'humanité que nous avons tous en commun, y compris avec ceux qui ont franchi la ligne jaune. Je reconnais bien là  l'œuvre précieuse de l'avocat. C'est d'ailleurs au nom de cette humanité commune que j'avais choisi le métier d'avocat et c'est au fond encore en son nom que j'exerce la profession de journaliste, parce que je suis convaincue que comprendre l'autre mène forcément à  s'en rapprocher et évite bien des injustices et des souffrances inutiles. Eh oui, on peut être journaliste et chercher autre chose que le scandale ou le scoop.
    Néanmoins, vous avez rappelé que vous ne défendiez pas la pédophilie et vous avez bien fait d'opérer cette distinction. Or, je trouve que Anonyme relatif fait dériver la conversation non plus vers la compréhension de sa situation mais vers une forme d'auto-justification sur fond de remise en cause générale des règles qui me dérange. On en viendrait presque à  croire que nos règles de société sont illégitimes. Il me suffit alors de me souvenir des récits des victimes de pédophilie que j'ai autour de moi pour refuser d'adhérer à  ce raisonnement. Il ne faudrait pas que comprendre l'autre, et même l'accepter, mène à  brouiller toute notion du bien et du mal. AR si vous n'avez pas fait de mal aux enfants, si vous n'avez forcé aucun d'entre eux à  se soumettre à  vos désirs, fort bien. Je comprends dans ces conditions que vous puissiez argumenter sur l'âge arbitraire de 15 ans, sur votre volonté d'être compris et accepté, vous, personnellement, parce que vous n'avez fait de mal à  personne. Le problème, c'est que votre argumentation, elle, est générale, elle dépasse le seul "acceptez-moi" pour tenter de justifier des pratiques que la société considère injustifiables et qui font généralement beaucoup de mal à  celles et ceux qui les subissent. J'appelle cela un raisonnement pervers au sens où il inverse les notions de bien et de mal. Et là , je suis au regret de vous dire que je ne marche plus.

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      Je vous confirme n'avoir jamais forcé qui que ce soit au sexe, ni n'avoir jamais eu de rapport sexuel avec un mineur de quinze ans, pas même lorsque j'étais moi-même mineur. Je n'ai d'ailleurs jamais eu de rapport sexuel avec un mineur (fut-il âgé de 17 ans et demi) depuis ma majorité. Je ne justifie donc aucun comportement, puisque de tels comportements, je n'en ai jamais eu.
      Mais on ne veut pas non-plus se mentir, une acceptation sociale qui consisterait à  dire "je t'aime bien tant que tu te comportes comme un prêtre catholique toute ta vie et même plus chastement qu'un prêtre encore (lui peut s'adonner discrètement à  la masturbation sur un site érotique, moi pas)", d'abord je n'y crois pas (est-il besoin de rappeler quel scandale a secoué l'Église ces dernières années ?), ensuite j'y croirais que je n'en voudrais pas.
      Je suis un homme, je suis programmé biologiquement pour avoir une sexualité. N'importe quel psychiatre vous confirmera que vous m'arracheriez les coucougnettes avec une pince croco à  vif que vous n'y changeriez rien. J'ai encore à  peu près soixante ans à  vivre si je ne me jette pas sous un train d'ici là , j'ai envie, non j'ai besoin, de rêver qu'un jour, peut-être, je pourrais, juste une fois tous les 10 ans, vivre un semblant de simulâcre de début de sexualité incomplète, sans blesser personne ni finir en prison. Ou alors qu'un gendarme me prête tout de suite son arme de service, qu'on en finisse.

      La vie que vous me proposez ne vaut pas la peine d'être vécue et je ne connais aucun homme hétérosexuel ni homosexuel qui vous dirait le contraire. Faites le test au bureau dès aujourd'hui (si possible auprès de jeunes hommes plutôt qu'après de quinquagénaires), en précisant bien qu'il s'agirait d'une vie sans AUCUNE sexualité, du début de l'adolescence à  la mort, pas même de pornographie (même pas une fois de temps en temps en cachette), tout ça pour être "toléré" comme une sorte de bizarrerie dangereuse mais qu'on garde à à à  peu près sous contrôle, et que s'il faute de toute façon on saura le faire payer pendant 10 ans. Vous leur proposez ça, et vous leur dites "c'est ça ou la corde". Testez, et venez me dire combien d'hommes n'ont pas choisi la corde.
      Alors si c'est ce que vous avez à  proposer, allez au bout de vos convictions et tendez-moi tout de suite la corde.

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        Je retrouve bien là  cette même colère froide qui s'était emparée de moi à  la lecture de votre lettre. Vous revendiquez un droit à  la normalité. Vous marchandez sur l'âge de vos victimes. Et puis finalement, parce que ça ne suffit pas, parce que ça ne marche, vous brandissez le chantage ultime : et ben ça sera de ta faute si je me pends.
        Vous reportez la faute sur la police qui vous a tendu un piège.
        Vous parlez de "bêtise".
        Encore et toujours, vous marchandez.
        Je peux comprendre qu'on naisse avec une forme de désirs singulière, je ne peux pas admettre qu'on brandisse son existence comme argument en faveur d'un abaissement des seuils. Ma petite soeur est anorexique et elle trouve très injuste qu'on avance son IMC comme preuve de sa maladie. Ce n'est pas une raison de changer les règles.
        Non, vous n'avez pas d'autre choix que d'accepter que jamais vous ne pourrez assouvir vos désirs. Vous êtes bien informé sur nos législations voisines, grand bien vous fasse. Ce que je regrette, c'est que votre lettre, votre combat ne fasse aucune mention des victimes. Que ce sont vos peines et vos douleurs qui sont mises en avant, jusqu'à  tenter de vous faire passer pour une victime que vous n'êtes pas. Vos interventions me donnent l'impression que vous n'avez de pitié que pour vous même.

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          Excusez moi, mais des témoignages de victimes, il y en a des rayons entiers à  la librairie. Là  tout de suite, sans réfléchir, des livres ou des pages web qui parlent des victimes, je pourrais vous en citer une vingtaine. Et pour UNE fois, pour UNE fois qu'une personne appartenant à  une catégorie qu'on n'entend rigoureusement jamais a le moyen de s'exprimer, il faudrait que ce soit pour rajouter un pavé sur les victimes ?

          Les victimes d'abus de toutes sortes ont tout mon soutien et je leur souhaite de tout mon coeur - et c'est sincère je vous l'assure - de pouvoir se reconstruire malgré tout. Le truc, c'est que :
          1/ Ca me parait évident.
          2/ Ca a été dit et re-dit.
          3/ Je ne peux pas parler à  leur place

          Ce que je dis, ce que vous avez lu sur ce blog. Vous ne l'avez entendu nulle part. Ce n'est pas dispo en librairie. Vous ne trouverez aucune publication qui le dit. Ca n'a jamais été dit sur TF1. Jamais. Ni sur France 2. Ni même sur Arte. Des reportages sur les victimes par contre, il y en a tous les jours à  la télé. Et des livres il y en a plein aussi.

          Mais pour UNE fois, ce n'est simplement pas le sujet, pas le propos. ça ne veut pas dire que je m'en fiche, ça veut dire que c'est pas le sujet ici et maintenant, point. Si les victimes est le sujet qui vous intéresse, allez donc ici - vous trouverez plus de 150 références.

          Au passage il paraît que c'est ceux qui en parlent le plus qui en font le moins. Que savez-vous exactement de mon engagement pour la défense des enfants ? Vous n'avez aucune idée de l'énergie que j'ai pu dépenser pour ça, y compris devant les flics pour signaler un cas d'inceste. Hormis cela j'ai dépensé beaucoup d'énergie dans d'autres actions mais c'était rarement pour le sujet ultra à  la mode et top tendance de la pédophilie, excusez moi hein. Mais entre nous la pédophilie c'est franchement l'arbre qui cache la forêt. Le suicide est quand même la deuxième cause de mortalité chez les adolescents, et je ne suis pas persuadé que les pédophiles jouent un rôle majeur dans ce chiffre. J'agis à  mon échelle mais je ne ressens pas forcément le besoin irrépressible de m'en vanter chez Maître Mô ou dans un bouquin quelconque. La défense des enfants victimes (et pas victimes forcément que de pédophiles), ça se fait aussi très bien en silence. Alors franchement vos leçons de morales, vous pouvez bien vous les garder. Je sais ce que je vaut mais je n'ai pas de compte à  vous rendre en la matière.

          Ici, je me contente de parler de ce que je connais le mieux et de ce qui n'est jamais dit : ma vie de pédophile. Et j'ai pas le sentiment d'avoir monopolisé le temps d'antenne avec ça dans les médias ces dernières semaines, excusez moi !

          Quant au marchandage, pitié. Il n'y a ici ni député, ni ministre, et probablement même pas la personne qui sera amenée à  me juger si d'aventure je prend le gauche dans 20 ans faute d'avoir le droit. Je n'ai rien à  marchander.

          De même, je ne fais aucune forme de chantage. Soyons francs : le jour où je me tire une balle, personne ici n'en entendra parler, et vous en entendriez parler que pour la plupart, vous accueilleriez la nouvelle avec un haussement d'épaule (ça s'appelle l'empathie sélective) et vous l'oublieriez en 48 heures. Vrai ou pas vrai ?

          Je n'ai rien à  prouver, rien à  marchander, je dis une chose très simple et qu'à  peu près n'importe quel homme vous confirmera. Une vie sans aucune forme de vie sentimentale et sexuelle, ce n'est pas une vie. Mais faites le test auprès des mecs de votre entourage bon dieu, avant de m'agresser ! Chiche quoi ! Demandez à  10 mecs autour de vous s'ils pourraient tenir toute leur vie comme ça. Allez, chiche.

          Je n'ai rien à  marchander ici, je n'ai aucun chantage à  faire. Je suis anonyme, vous ne me connaissez pas, vous ne me reconnaitrez jamais dans la rue, et quand bien même je convaincrais ici tous les lecteurs du bienfondé de mes arguments, il n'y aurait probablement même pas de quoi faire 0,1% aux prochaines législatives. Je me contente de dire ce que je pense, je dis ma vérité. Parce que je me connais à  peu près bien et que je crois que je suis mieux placé pour parler de moi-même que vous ne le serez jamais.

          Après, chacun en fait bien ce qu'il veut.

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            "je dis une chose très simple et qu’à  peu près n’importe quel homme vous confirmera. Une vie sans aucune forme de vie sentimentale et sexuelle, ce n’est pas une vie."

            Disons que c'est très très dur.

            Et pourtant il faudra bien, soit t'y résigner, soit réussir à  évoluer et à  composer avec tes fantasmes pour t'accomoder d'une relation légale

            J'ai tenu 35 ans de misère et de solitude affectivo-sexuelle (sous le vernis d'une vie parfaitement réussie et épanouie par ailleurs en facade), avant de déraper et passer à  l'acte. C'est déjà  pas mal, et c'est évidemment pas assez puisqu'au bout de 35 ans, par des mécanismes d'aveuglement dont je n'arrive pas encore à  comprendre comment j'ai pu m'y laisser aller, j'ai fini par faire du mal.

            Mais j'ai tenu 35 ans, tout seul, sans jamais pouvoir/vouloir en parler à  personne.

            Tu pars avec un handicap de moins, d'après ce que j'en comprends tu es beaucoup plus jeune, et tu as déjà  réussi à  en parler (avec des pros, et ici). N'abandonne pas l'espoir de trouver un équilibre acceptable.
            Quand on me dit en thérapie: "vous n'avez qu'à  vous mettre avec un jeune de 20 ans, c'est légal, par exemple un type asiatique, ils ressemblent à  des ados", je n'arrive pas à  ne pas trouver ça incongru, moi qui en ai 50 passés.
            Mais si je n'avais que 25 ans par exemple, ce serait peut-être plus envisageable.

            En revanche, je ne saurais soutenir ta campagne que d'aucuns ont qualifiée de "marchandage", du moins de questionnement sur l'absolu de l'interdit. C'est à  mon avis une très mauvaise voie.

            De toutes façons, même si on abaissait l'âge de consentement, tu n'obtiendras jamais ce que tu souhaites vraiment pour l'instant. Comme il a été dit dans un autre fil, notre "rêve" est un jeune garçon qui nous aime, y compris sexuellement, et qui ne vieillisse pas. Ca n'existera jamais. Et tous les succédanés feront souffrir nos victimes, en les exposant trop jeunes à  une sexualité qui n'est pas pour eux. Puis, parce que, par définition, ils seraient destinés à  ne plus nous attirer au bout de quelques années.

            Tu devrais orienter ton énergie à  trouver les moyens de te conformer à  la réalité morale et légale qui nous entoure, plutôt qu'à  essayer de la changer.

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      Ben Moa non plus.. et merci de l'écrire!!

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    @Aliocha, je vous suis. Je vais mettre carrément les pieds dans le plat en utilisant une comparaison perilleuse : je suis désolée mais le dialogue que nous avons avec AR, c'est comme certains dialogues qui s'instaurent entre des gens tolérants et des gens d'extreme droite maîtrisant impeccablement la dialectique et dotés d'une solide culture. Tot ou tard, on se retrouve à  comprendre l'incompréhensible, jusqu'à  ce que vous vous réveilliez un peu sonnés, conscients que vous vous êtes fait manipulés de bout en bout. C'est l'impression que ça me donne mais peut être est ce que je me trompe ?

    Je ne cherche pas à  être blessante mais comme je l'ai dit plus haut dans ce cas j'aimerais que AR soit clair. Parlons nous d'enfants ou d'ados (15 ans et plus) ?

    Je crois que délimiter un terrain,rendrait les choses plus saines, non ?

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      Je suis attiré par les enfants et les jeunes ados. Mais je ne demande pas à  ce qu'on m'autorise à  faire la sortie des maternelles. J'ai conscience qu'une partie de mes désirs sont condamnés à  rester insatisfaits pour l'éternité. C'est dur, mais c'est vivable SI je peux au moins un tout petit peu envisager, ne serait-ce qu'à  long terme, ne serait-ce que sous des conditions drastiques, pouvoir envisager au moins un début d'embryon de sexualité satisfaisante, ne serait-ce que sous une forme "de substitution". Il me semble que si l'on peut discuter sur quelque chose, c'est a priori plus sur la tranche la plus haute de mes attirances que sur la tranche la plus basse. Si j'étais attiré par les adolescents jusqu'à  21 ans la question serait déjà  réglée, je m'éclaterais avec les jeunes majeurs, mais ce n'est pas le cas. Il semble que la plupart des pédophiles préférant les garçons, de mon expérience, soient attirés par des garçons ayant entre 11 et 14-15 ans, avec une moyenne d'âge, un espèce d'étrange chiffre fétiche, de 12 ans. Pour ma part, je suis attiré par les garçons de, approximativement, 6 à  15 ans.

      Entendons nous bien : Je ne demande pas à  pouvoir aborder des enfants de 6 ans, je pense que ce serait stupide, je pense que ce serait dangereux, je pense que c'est inacceptable et que c'est très bien comme ça. J'ai fait une croix dessus, sans le moindre remord, parce que je suis convaincu, mais vraiment, que c'est bien ainsi, que si je tentais de les assouvir de la sorte je ferais beaucoup de mal, et que je déteste faire du mal à  qui que ce soit, et surtout aux enfants (je suis déjà  fondamentalement incapable de lever la main sur un enfant, alors imposer ma sexualité à  un gamin à  des années-lumières de pouvoir la comprendre et a fortiori la digérer...).
      Par contre il est clair que je ne peux pas m'empêcher de me poser la question, et même un peu d'espérer, de savoir s'il ne serait pas possible que je puisse un jour vivre une vie un tout petit peu moins insatisfaisante tout en ne faisant de mal à  personne, avec des adolescents. Pour cela, il faudrait toutefois que la loi change, car pour l'heure, même ça, je ne peux y compter.

      Je ne veux pas faire de mal. J'aime pas ça. Je suis juste pas sadique, c'est aussi simple que ça, ça me répugne. Mais suis-je vraiment condamné à  devoir choisir entre une stricte et entière vie d'eunuque, et une vie à  faire souffrir ? (Auquel cas je choisis ni l'un ni l'autre : donnez moi une corde plutôt - et je suis sérieux, la question du suicide se pose alors le plus sérieusement du monde). Ou est-ce juste la loi qui est trop binaire en la matière ? ça, je ne peux pas ne pas me poser la question. Vous vous la poseriez aussi à  ma place. Alors quand certains, réagissant au fait que dans mon courrier original j'avoue me la poser, me demandent d'expliquer ce que je crois, je ne peux que répondre. Avec prudence parce qu'en la matière je n'ai PAS la science infuse et je ne prétend PAS être objectif, mais aussi avec, je l'espère, honnêteté.

      Je ne souhaite manipuler personne, je dis ce que je pense quand on me le demande, rien de plus. Maître Mô modèrera s'il trouve mes propos inadmissibles. Je ne lui en voudrais pas, il est chez lui, et son blog n'a pas pour objet de me servir de tribune. Mais pour l'heure, on me pose des questions, je tente d'y répondre honnêtement.

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        Pardon, mais c'est peut-être vous qui êtes binaire. Vous posez le problème de façon fallacieuse : soit on vous autorise à  avoir des relations sexuelles avec des ados de moins de quinze ans, donc on change la loi pour vous (et ceux qui aiment les enfants de 6 ans, on en fait quoi ? ça ne règle rien, sauf pour VOUS), soit vous vous suicidez.
        C'est un peu du chantage, d'abord, et ensuite vous refusez toujours de vous décaler de votre position, peut-être plus facile mais dans laquelle vous vous enfermez et vous enfermez le débat, de l'individu qui est ne peut absolument pas changer. Vous ne remettez à  aucun moment votre attirance en question. Encore une fois, je ne parle pas de vous guérir de vos désirs, mais d'en faire autre chose que ce que vous en faites. C'est à  la fois pour la société et pour vous que je dis ça : tel que vous le posez, le problème n'a pas de solution, mais si vous acceptiez de vous décaler d'un iota de votre position de victime, on pourrait entrevoir des possibilités.
        Oui, de victime, car vous vous posez en individu passif face à  des désirs qui lui seraient imposés. Vous oubliez que vous êtes acteur de votre vie et que vous avez une part de responsabilité dans ce qui vous traverse, ou plutôt, dans ce que vous choisissez d'en faire. Je ne renie pas le rôle de l'éducation, du milieu etc. dans la nature de nos désirs, mais à  un moment on est adultes et on peut prendre notre destin en main ; et oui, même si cette orientation influence votre vie entière, ça n'empêche que vous pouvez ne plus la subir sans pour autant passer à  l'acte.

        1. 88 réactions

          On ne change pas la loi pour moi, cela va de soi. Mais je ne peux pas parler au nom d'autrui. Je crois mon cas à  peu près représentatif. Je crois avoir remarqué d'expérience que l'immense majorité des pédophiles attirés par les garçons le sont par des garçons âgés de 11 à  14-15 ans et qu'il n'est donc pas totalement, absolument, définitivement saugrenu de se dire qu'on pourrait leur permettre de vivre une toute petite partie de leurs désirs si on acquiert le sentiment qu'ils ne sont pas dangereux, afin qu'ils puissent tirer une croix sur leurs désirs les plus invivables avec moins de difficulté. Je n'ai aucune solution à  apporter aux pédophiles attirés par les enfants de 3 à  6 ans. Je sais qu'il en existe. Je n'ai rien à  proposer pour eux. Je n'ai jamais prétendu avoir de solution miracle. J'ai même passé mon temps à  rappeler le contraire.

          Quant à  la possibilité de "changer", je n'y crois plus, et je n'ai rencontré aucun psychiatre ni aucun psychologue qui y croyait. Je n'ai jamais rencontré personne disant "je sais guérir la pédophilie". Jamais. Je n'ai pas choisi d'être pédophile. Je ne me suis pas levé le jour de mon 13ème anniversaire en me disant "tiens, si je devenais pédophile plutôt ? Ce serait sûrement fun d'avoir le choix entre vivre plus frustré qu'un prêtre, risquer 20 ans de prison dans les plus horribles conditions, ou crever la gueule ouverte". Mais je le suis. ça fait partie de moi et c'est peut-être la chose la plus profondément ancrée en moi. Une orientation sexuelle ce n'est pas seulement avoir popol au garde à  vous face à  certains stimuli particuliers. C'est toute une façon de concevoir le monde, de se comporter, de croire, de voir, de penser, ça influence jusqu'à  nos moindres goûts.
          Je ne connais personne qui soit capable de changer une orientation sexuelle. Je ne connais personne qui le prétende. Je ne connais personne qui y croit. Je ne connais personne qui y soit parvenu.

          Les seuls qui semblent y croire, sont les experts auto-proclamés qui ont toujours des solutions miracles à  base de yaka-fokon : "yaka changer d'orientation sexuelle", ben oui, enfin, c'est évident, pourquoi n'y ais-je pas pensé plus tôt ? Heureusement que vous étiez là ...

          1. 5 réactions

            Je n'ai jamais dit qu'il s'agissait de changer votre orientation sexuelle, je pense avoir été TRÈS claire là -dessus.
            Je ne pense pas non plus en termes de "guérir la pédophilie", je l'ai aussi dit assez clairement. Si vous choisissez de ne pas entendre ce qu'on vous dit, restons-en là .

            Pardon si je suis brutale, mais c'est que j'ai eu l'impression, tout au long de votre message et de vos commentaires, que d'une façon non assumée vous cherchiez à  justifier la pédophilie. Je ne vous comdamne pas, ce n'est ni mon propos ni ma place, mais je ne suis pas d'accord pour qu'on cherche à  la justifier, ne serait-ce qu'à  demi-mot.

            Je n'ai rien à  ajouter à  ce que j'ai dit plus haut ; vous n'avez pas répondu à  ce que j'ai écrit.
            Mais en tout cas, sachez que je n'ai aucune animosité envers vous, et d'ailleurs je tiens à  vous remercier pour votre précieux témoignage et pour les commentaires qu'il suscite.

            1. 88 réactions

              Ce n'est pas une question de justification de la "pédophilie", j'en ai déjà  parlé et c'est dans le préambule du billet de Maître Mô. La pédophilie, c'est ce que je suis. Je ne suis pas que ça, bien-sûr, au sens où hormis le fait que je sois pédophile, d'autres qualificatifs me correspondent. Comme mélomane, ou littéraire, ou blond, ou amateur de thé, ou que sais-je encore... Mais je suis aussi pédophile et il n'y a pas à  trouver ça "justifiable" ou "injustifiable", à  partir du moment où c'est un état, et même un état face auquel je ne peux rien.
              Je ne comprend pas ce que vous voulez me faire dire en fait. Vous pensez que je serais toujours pédophile, mais vous me dites de "changer", et "d'en faire autre chose". Là  j'avoue que je ne comprends plus. Réellement, je ne sais pas de quoi vous parlez.
              Si vous êtes en train de me dire "soyez pédophile, mais pédophile abstinent et trouvez vos satisfactions ailleurs dans la vie", c'est bien mon cas, de gré ou de force. Mais franchement, ça va bien parce que je suis encore jeune et que je tiens le coup. Je ne me vois pas rester désespérément seul, frustré, sans amour, sans vie sexuelle, sans avoir vécu ce que presque chaque humain prends pour acquis et refuserais catégoriquement de se voir privé. C'est toujours assez facile de prôner l'abstinence et la chasteté absolue pour les autres. Un peu moins de la vivre, je vous l'assure.

              Si ce n'est toujours pas de cela dont vous vouliez parler, alors expliquez-moi, développez, éclaircissez, car je ne vous comprends pas.

              1. 5 réactions

                D'abord, pardon pour ma phrase à  propos de justifier la pédophilie. Je l'ai regrettée presque aussitôt après l'avoir écrite, car ce n'est pas ce que je voulais dire et ce n'est pas ce que vous faites. Ce que je voulais dire, c'était que j'avais l'impression que vous cherchiez, en filigrane, à  vous dédouaner.
                Je veux dire par là  que vous donnez l'impression dans vos écrits de vouloir nous dire "voilà , je suis par essence pédophile, c'est comme ça", comme si finalement c'était extérieur à  vous, comme une maladie.
                C'est pour ça que je n'aime pas parler de maladie ou d'anormalité pour ces questions. D'abord parce que ça stigmatise la personne comme étant par essence différente, et ensuite parce que ça l'enferme dans un état où on le condamne à  rester pour toujours.
                J'ai l'impression que c'est comme ça que vous vous ressentez : comme irrémédiablement pédophile, d'ailleurs ce mot paraît presque vous définir, c'est comme ça que vous vous présentez : pédophile. C'est déjà  énorme d'arriver à  se dire pédophile, à  mettre un mot là -dessus et à  regarder la réalité en face. Mais le risque, c'est de s'enfermer dans cette définition, de s'y figer.
                C'est ce que je voulais dire par mes messages sans doute maladroits. N'y aurait-il pas une possibilité, par un travail sur vous-même (et quelle autre solution avez-vous ?), de tenter de vous décaler de cette position ? Je ne veux pas dire par là  cesser d'aimer les enfants, mais peut-être essayer de les aimer autrement, que sais-je... Là  c'est à  vous d'inventer... Il ne s'agit donc pas de faire disparaître le désir, mais de comprendre comment il est né, comment il fonctionne, pour en faire autre chose. Le dévier, en quelque sorte... Pas forcément vers des hommes ou des femmes, pas même forcément vers des buts sexuels !
                Je sais que c'est facile à  dire ! Mais enfin, vous n'avez même pas 25 ans, et plutôt que de voir le temps qu'il vous reste à  subir ça, ne pourriez-vous pas voir le temps qu'il vous reste pour évoluer ?
                Je ne crois pas à  l'incurabilité. Je ne crois pas non plus que les seules solutions soient l'enfermement, le suicide, la castration ou la répression des désirs par quelque moyen que ce soit (je suis d'accord avec vous, ça ne peut que finir mal). Je suis peut-être naïve... Mais je crois profondément qu'on peut travailler sur soi, même sur des choses qui nous paraissent ancrées définitivement en nous. En tout cas je vous souhaite, sincèrement, bon courage.

  7. 40 réactions

    Ce blog me scotche encore et toujours... non seulement par ses articles, mais aussi par la qualité globale des commentaires :x
    Merci, Maître, de nous offrir et de maintenir cette tribune de qualité!
    Et merci à  AR de sa sincérité. Qu'on puisse y voir une tentative d'auto-justification, peut-être, mais la chose certaine (et très rare), c'est la volonté de dialogue. Je souhaite, pour vous comme pour la société, que cela puisse perdurer et vous aider à  ne pas vous couper des "gens normaux" (et vice-versa)...

    Maintenant (faute de temps et de plume suffisamment précise), je ne m'attarderai que sur un seul point de vos échanges: la majorité sexuelle.
    Effectivement, choisir un âge est forcément arbitraire et discutable, puisqu'on recouvre des personnalités et des vécus qui peuvent être totalement différents. Aucun critère physiologique et identique pour tous ne permet de dire de quelqu’un qu’il est « apte à  donner son consentement éclairé à  une relation sexuelle »
    A titre personnel, j’ai eu ma première relation sexuelle avant les 15 ans légaux, et je ne l’ai jamais regretté, à  l’inverse de plusieurs amis qui ont pourtant attendu après ladite majorité sexuelle (et parfois même après la majorité).
    Mais quelle alternative peut être proposée ? Je ne sais pas si laisser un juge décider au cas par cas sera tellement mieux, même si j’ai globalement confiance en la qualité de la justicetout d’abord parce que cette question ne se posera que quand il y a plainte (et donc dès le départ, a priori négatif), et ensuite parce que le temps matériel et les ressources pour creuser la « maturité sexuelle » d’une personne (notamment eu égard aux moyens de la justice et à  la protection de la vie privée) seront toujours insuffisantssans parler de l’insécurité juridique que cela entraînera !
    Il faudra toujours une barrière objective et absolue, et elle sera toujours vécue comme arbitraire dans certains cas.

    1. 7 réactions

      Merci de ce commentaire. Il me semble que les commentaires sont actuellement ce qui se fait de mieux sur la toile.
      Merci aussi a ce blog (Maitre Mo mais aussi les gens de bonnes qualite qui le lise et le font vivre).
      Ce blog est a mon avis un espace fabuleux d'echange. Il me semble que l'avancee dans ce domaine viendra de ce genre d'action.
      Les commentaires, y compris des gens qui sont 'choques' me paraissent ici 'mesures' ce qui est juste magnifique.
      Peut etre pourront nous vivre en meilleure 'intelligence' apres ces discussion.
      Ce qui n'empeche pas bien sur les proces, la prison, les insultes, la souffrance mais aussi les courriers echanges avec les pedophiles en prison...

      Enfin merci a IR d'avoir lance ce debat difficile. Quand j'ai du mal a tolerer une reaction violente d'un cote ou d'un autre j'essaie de me dire :
      - et si IR etait mon frere mon fils ?
      - et si la victime etait mon fils ?
      Lami.

  8. 9 réactions

    Bonjour,

    Cela fait quelque mois maintenant que je connais ce blog, et que j'hésite a parler sur le sujet de la pédophilie parce que mon opinion et mon expérience sont quelques peu dissidente, cet article et les opinion de AR, très proche des miennes , me conduise à  le faire.

    Les remarques qui suivent n'ont pas forcement de lien les une avec les autres.

    - Sur l'échange de fichier de pédophilie enfantine sur le net.

    Je comprend que l'échange de fichier mettant en cause de la pédophilie réel , IE des scène de pédophilie filmé avec des personnes manifestement mineur soit condamné , car le faire c'est apporté son soutient au film dont le tournage représente un "crime".
    Ceci dit, le meurtre est aussi un crime au moins aussi grave, et dans un grand nombre de film, il y a meurtre. Mais le meurtre dans ce cas est un trucage. La personne n'est évidemment pas tué "pour de vrais".
    Donc quid de l'illégalité d'échange de fichier pédophile "truqué", personne majeur et consentante aillant l'air jeune ?
    Et surtout et sur le même sujet quid de l'échange de fichier pédophile dont le suport est un dessin animé. Ici , personne n'est lésé par la création de l'œuvre... Et si le support permet a certain individu le déchargement de leurs pulsions, pourquoi l'interdire ? Cela fait-il du mal a qui que ce soit ?

    - Sur le consentement éclairé des mineurs de moins de 15 ans.

    Le consentement d'une personne dont la sexualité n'est pas éveiller ne peux être obtenue parce que sont consentement réel ne pourras être fait que lorsque sa sexualité s'éveillera. A ce moment la personne va réinterprété tout ce qu'elle a vecu. Et en fonction du consentement qu'elle donnera a ce moment la, il y aura "viol" , "névrose" ou pas. Je parle en connaissance de cause j'ai "vécu" cela.
    J'ai eu ma première relation sexuel a 7 ans... Et je n'était pas la personne qui à  agit, en l'occurrence , mais celle-ci était à  peine plus âgée que moi. Sauf que je la considérais comme ma "petite amie", que je "l'aimait". Et quand quelques année plus tard (7 ?) ma sexualités c'est éveiller, j'ai accepter ce qui avait été fait sans rejet. Même maintenant beaucoup plus âgée, si j'avais la possibilité de ne pas vivre cette scène, je ne la saisirait pas, je suis toujours heureux de ce qui c'est passée. Relisez "quand j'avais cinq ans je m'ai tué" , même histoire, comme le dit très bien l'un des commentaire. Une partie, parfois non négligeable, du trauma du a une expérience sexuelle précoce est due a la société elle-même, qui envenime tout. Donc non, Non et NON, les expériences sexuelles précoces ne sont pas forcement traumatisante. Après dans les cas que j'évoque , il s'agit d'expériences entre jeunes du mêmes age. Je suppose que cela fait une différence. Parce que la projection parental est moins grande etc...

    - Sur la nature déviante de la pédophilie et de l'homosexualité
    A mon sens et ca n'engage que moi et mes maigres connaissances, les deux sont des déviances. IE, les deux sont des conséquences non naturel d'un environnement social et d'expérience précoces qui donne une sexualité altéré. Je n'ai rien contre l'homosexualité , j'ai un certain nombre d'amis homosexuel. Cela ne m'empêche pas de voir que le schéma familial d'une personne homosexuel est souvent très semblable.
    Je connais bien la aussi , c'est le mien : père absent ou de personnalité faible, Mère omniprésente limite dominatrice . C'est un cas possible parmi quelque autre , mais il n'y en a pas tant que ca. De même que je soupçonne une relation fusionnel forte a la mère d'encourager la pédophilie. D'autre facteur , plus sociaux , ont leur part : la surpopulation augmente le pourcentage d'homosexualité dans une population donnée, même chez les animaux, pour autant que je me souvienne de mes cours de bio, il y a des expériences sur le sujet avec des chien et des rats.

    voila, j'ai a peu près vidé mon sac sur les sujet qui me tenait a cœur.
    J'espère être resté dans le cadre déontologique du site ;)

    et merci a Maitre Mo pour tout ses articles... et a AR pour ce texte en particulier

  9. 2 réactions

    Comme "anonyme", je suis pédophile depuis toujours. J'ai toujours eu des garçons dans ma vie car je n'aime que les garçons entre 10 et 14 ans. Comme il l'a dit je n'ai rien choisi, c'est une orientation sexuelle considérée comme déviante dans la société moderne. Je suis d'ailleurs toujours étonné de voir que les parents qui sont incapables de faire obéir leurs enfants sont capables d'imaginer qu'un adulte sans autorité légale, sans violence, puisse faire faire des gestes sexuels à  leurs enfants contre leur volonté.
    Je voulais simplement dire qu'un pédophile, au moins moi, n'est pas un violeur. J'ai eu certes des relations sexuelles avec des dizaines de garçons dans ma vie. Elles ont toujours été basé sur l'amour ou la curiosité réciproque.
    Il est étonnant de voir à  quel point, une fois adulte, nous oublions cette période où la sexualité se développe et durant laquelle le garçon n'a guère d'autre solution que la masturbation devant son ordinateur sauf s'il a la chance de rencontrer un adulte qui l'aime et qui a envie de partager ses premiers émois.
    Je revois de nombreux garçons que j'ai connus ; vous sommes restés amis et ils sont devenus, pères, hétéros , homos mais pas encore pédophiles. Ils ne m'ont jamais reproché le moment d'enfance que nous avons partagé. D'ailleurs cela a souvent été des moments d'intenses bonheurs, d'échanges inter relationnels que souvent les pré-ados demandent et que les adultes refusent par in-intérêt ou par manque de temps.
    Par contre je comprends très bien que s'ils s'étaient retrouvé face à  des policiers, à  des psys ou à  des juges, ils se soient trouvés traumatisés. En fait le névrose décrite par les psys vient plus de la relation à  la loi et de la culpabilisation qu'elle entraine que d'un état psychologique naturel.
    Un des défauts essentiels de vos analyses c'est que pour l'enfant la sexualité est avant tout un jeu comme un autre. Il n'y met pas toute l'affectivité que l'on y met plus tard. C'est d'ailleurs une spécificité de la société occidentale et moderne de lier le sexe et l'amour au moins dans l'imaginaire car dans la réalité ......
    Pour parler de moi, la relation a toujours été autant amicale, éventuellement éducative que sexuelle. A l'heure actuelle, je vis avec un garçon depuis un an avec lequel je n'ai pas eu encore de relations sexuelles mais si cela doit arriver eh bien cela arrivera.
    Jamais un garçon n'a été effleuré par l'idée de me dénoncer à  la police ou de parler de notre relation à  un prof ou à  ses parents. Vos enfants vous parlent ils de leurs relations d'amitié ou d'amour?
    Ce que j'aime chez les enfants c'est leur beauté bien sur mais c'est surtout leur façon d'aborder la vie sans le regard blasé de l'age adulte, ce regard toujours curieux, ces questions incessantes sur la vie et surtout cet éloignement de la question permanente chez les adultes des relations de pouvoir, d'argent.
    Je déteste les films pornographiques mettant en scène des adultes ou des enfants de même que la prostitution organisée. Mais il ne faut pas vous faire d'illusions. Si ce n'était pas censuré, des dizaines d'enfants se filmeraient et le font déjà  et se montreraient dans tous les situations imaginables car la sexualité enfantine est incontrôlable et les adultes qui ont perdu cette relation dés-inhibée à  leur sexualité sont incapables de le supporter.
    Et pour finir on parle souvent des hommes pédophiles et rarement des femmes. Ce qui prouve que la pénétration est le sujet essentiel de vos fantasme, seule considérée comme une agression.
    Que de fantasmes sur cette notion de consentement, de première fois qui semble d'ailleurs est un phénomène typiquement féminin. Qu'est ce que la première fois? le premier spasme , la première masturbation, la première jouissance. Non à  vous lire c'est toujours la 1ère pénétration. Que vous avez une sexualité triste !!! et les caresses et les embrassades et les jeux sur le lit et les regards et les lèvres qui se posent.
    Bon j'arrête car Maitre Mô sera seul à  lire ce texte qui pourrait sembler être une apologie de la pédophilie et pourtant n'est que le bonheur que je partage au quotidien.

    1. 20 réactions

      Ah ouais...

      Je vais me mettre dans un coin en attendant Anonyme numéro 3, on devrait tomber dans une tranche d'âge de 5 - 10 ans.

      1. 3579 réactions

        Oui, et j'en suis désolé. Il n'y aura pas de numéro trois.

        1. 20 réactions

          Non mais ce n'était ni contre vous ni contre votre initiative. Et ce n'était pas d'ailleurs contre Anonyme Relatif non plus.

          Finalement, tout bien réfléchi, c'est mon commentaire qu'il faudrait censurer et pas celui d'Autre Anonyme.

          J'ai écrit sous le coup d'une sale pulsion mitigée de dégoût et de colère : lire que les enfants victimes, et j'insiste : VICTIMES de Autre Anonyme n'étaient pas perçus comme tels par lui (ou elle ?) mais étaient perçus comme consentants, voire s'étant payé une bonne tranche de rigolade ; cela associé au fait que loin de s'interroger sur un quelconque dysfonctionnement psychologique pour le moins, psychiatrique plus certainement, Autre Anonyme ne voyait qu'une société responsable et donneuse de leçons, non ouverte et qui ne comprenait rien au bonheur des enfants, chose à  laquelle il / elle avait tout compris ; le tout saupoudré de sa phrase finale visant à  dire que son témoignage n'était là  que pour faire état de son bonheur au quotidien (alors même que ce quotidien était partagé par un jeune enfant, comme il était dit plus haut), le tout a eu tendance à  me retourner les boyaux et j'ai vomi ma petite phrase incendiaire trop rapidement. Je vous demande pardon.

          Parce que c'est bien là  un témoignage révélateur justement. Un pédophile ne se rend pas forcément compte de la nature de ses actes (ou de ses pulsions), pas plus qu'il ne peut estimer ses victimes victimes. C'est difficile à  lire, d'autant plus lorsque l'on a été l'une de ces victimes, mais on ne peut pas d'un côté s'évertuer à  expliquer aux adeptes de la peine de mort et autres joyeusetés que les pédophiles sont malades et de l'autre ne pas être capable soi-même de reconnaître leur maladie et de, pardon, la prendre en pleine gueule.

          Maître Mo, s'il vous plait, je vous demande de bien vouloir laisser le témoignage de Autre Anonyme pour les raisons que je viens d'évoquer, de laisser ma réaction à  son témoignage pour montrer que finalement, nous sommes tous capables de pulsions débiles, même lorsque nous nous croyons maîtres de nous-mêmes, et de bien vouloir m'excuser pour le dérapage.

          Je vais prendre l'air.

      2. 2 réactions

        je comprends votre réaction formatée par une éducation et une désinformation permanente. La réalité que je vis c'est que les amants que j'ai eus sont des adultes mariés souvent, équilibrés, avec des enfants quelquefois, et ne présentent aucun des troubles psychologiques présentés par les contempteurs des amoureux des enfants.
        le problème c'est que vous confondez , un viol ou des relations non consenties avec une relation amoureuse. Ce qui m'étonne c'est que les femmes ne comprennent pas cet état de fait, elles qui vivent souvent des relations matrimoniales difficiles avec leur mari.
        Je suis fermement contre le viol et je pense qu'il devrait être plus sévèrement puni ainsi que toute atteinte à  l'intégrité physique ou morale d'une personne quel que soit son age. De même je pense qu'un prêtre , un enseignant ou un parent ne devrait pas avoir de relations sexuelles avec un enfant car il peut y avoir une contrainte morale. Mais les garçons que j'ai rencontrés ont toujours été libres de partir, de ne pas venir chez moi. Certes je les ai séduit mais toute relation amoureuse ne commence t elle pas par la séduction?

        Je sais que ce que je vis est interdit par la loi mais qui écrit et qui respecte les lois. Souvent des hommes qui ne les respectent pas eux-même.

        Quand vous imaginez que des parents , des flics, des soldats tuent, violent des enfants et n'ont que des peines mineures et qu'un pédophile pour avoir toucher un sexe ou regarder des images va prendre des années de prison. De telles lois ne sont pas respectables .

        (JUSTICE. Le tribunal correctionnel de Marseille a condamné vendredi à  un an de prison avec sursis un policier qui était au volant de la voiture ayant fauché le jeune Nelson sur un passage piéton en 2007, âgé de 14 ans. Le deuxième policier qui était à  bord a été relaxé.
        Reconnu coupable d'homicide involontaire aggravé par la vitesse excessive de son véhicule, Yohan Bensadoun, 24 ans, aujourd'hui titularisé mais stagiaire à  l'époque des faits, s'est vu également infliger une annulation de son permis de conduire, avec interdiction de le repasser pendant un an.)

        J'ai beaucoup lu le travail des pys sur les pédophiles mais leurs études ne s'appuient que sur des gens qui ont eu des relations ratées c'est comme si l'on étudiait les relations hétéros qu'en interrogeant des femmes violées ou battues. Un adulte qui oserait de nos jours dire qu'il a eu du bonheur à  avoir vécu une partie de son enfance avec un pédophile risquerait de se voir regarder comme un malade ou comme un monstre.

        Si vous discutiez avec des garçons de 12 à  14 ans vous apprendriez (si vous ne l'avez vécu et oublié) que nombre d'entre eux ont eu des relations sexuelles avec des copains de leur âge. En fait, au fond ce qui vous choque ce sont les relations inter-genérationnelles. Or en quoi serait il plus traumatisant de faire l'amour à  13 ans avec un copain de 13 ans qu'avec un homme de 30 ans? Dans un cas c'est légal et dans l'autre non !!!!

    2. 3579 réactions

      Une fois n'étant pas coutume, Autre Anonyme, j'ai failli censurer la plus large partie de votre commentaire, même si j'en étais désolé, par principe.

      Je le laisse finalement, parce que si l'on veut vraiment essayer de comprendre et de percevoir les choses, il n'y a pas trente-six solutions, et le fait que le témoignage d'Anonyme Relatif ait été très modéré ne le rend pas plus représentatif que vous de ce que c'est que d'être pédophile.

      Je dois cependant rectifier vos propos, impérativement.

      Vous dites d'abord que vous n'avez pas été un violeur : je comprends ce que vous vouliez dire, mais c'est faux : vous l'avez été, si, la loi le dit, sans aucune possibilité de le contester.

      Et si la loi le dit, et le présume même en deçà  de l'âge de quinze ans, pour l'instant et en France, c'est parce qu'on considère qu'à  cet âge-là , il ne peut pas y avoir de consentement éclairé; que ceci se discute ou pas est une chose, mais en tout cas c'est la loi, et c'est tout le problème, qui vous vaut d'être incriminé : vous ne pouvez pas vous abriter derrière le consentement prétendu d'un enfant, parce que justement il est un enfant, qui face à  un adulte n'a aucun pouvoir de décision.

      Bref, je ne veux pas discuter ceci sous votre commentaire, et pas comme ça, mais ce que vous décrivez sont des crimes, c'est ainsi, et je ne peux pas vous laisser les revendiquer -comme le dit Bellâm, il y a un fossé énorme entre le fait d'essayer d'expliquer ce que vous ressentez, et je sais que c'est difficile, et le fait de vous afficher en non-violeur d'enfants impuni et qui ne comprends pas bien ce qu'il fait de mal...

      Si vous nous parlez à  nouveau, et je n'y ai aucune opposition de principe, je vous demande de le faire avec cette modération-là , dont je suis sûr que vous la comprenez, en fait.

      Ne serait-ce que parce que je connais de nombreux anciens enfants qui lisent ces pages, et qui, croyez-moi, n'ont absolument pas vécus les choses comme vous les décrivez.

      Je compte sur vous : Bellâm a, ici encore, raison : nous échangeons, sur cet article, par une tentative de rapprochement mutuel, un homme qui sait qu'il déconne et un autre qui essaie de comprendre pourquoi avec le moins de préjugé possible.

      Mais si vous pensez sincèrement qu'un gamin de dix ans qui laisse s'approcher un adulte y consent librement et en est très heureux ensuite, j'en suis désolé, mais vous avez tort -et vous ne pouvez pas en discuter ici.

      1. 19 réactions

        Maître Mô, télécharger des images à  caractère pornographique mettant en scène des mineurs de 15 ans ne fait pas, aux yeux de la loi, d'Anonyme Relatif un violeur ou je me trompe ?

        Quant à  l'éventuel consentement d'un enfant de 10 ans, s'il peut sembler exister, le pédophile ne devrait jamais perdre de vue que c'est dans sa tête à  lui uniquement...

        1. 42 réactions

          Télécharger des images de pornographie enfantine fait de lui un délinquant pour téléchargement illégal, un receleur s'il stocke ces images, mais surtout il nourrit la production d'images dont la réalisation donne à  voir des viols. Pour faire un film de pornographie enfantine, il faut violer des enfants. Les victimes ne sont pas virtuelles!

          1. 94 réactions

            Mais il me semble que les sanctions sont les mêmes si les images en question sont des œuvres de création (un dessin, pour parler clairement) ? Où se trouve, dans ce cas, l'argument qu'il y a des enfants derrière les images ? La logique "protection de l'enfance" dans ce cas ne fonctionne pas... Est-ce que ça veut dire que ce sont les fantasmes pédophiles qui sont poursuivis ?

            1. 42 réactions

              Des dessins? Ha non, pas que je sache! (?) (il peut y avoir des problèmes de propriété intellectuelle sur les dessins, mais c'est autre chose), ni la littérature d'ailleurs. Ceci dit, je pourrais parfaitement concevoir que leur circulation soit interdite, non pas pour sanctionner le fantasme, mais pour leur côté éventuellement incitatif, choquant aussi, si l'accès est libre (il y a une réglementation concernant l'accès de la pornographie pour la jeunesse); la pédophilie n'est pas un penchant que l'on cherche à  encourager. De toute façon, je n'ai pas connaissance de cas où une personne n'ait téléchargé QUE des dessins (qui sont d'ailleurs rares par rapport à  la somme de documents en circulation) et qui ait été jugé pour ça.

              1. 94 réactions

                Rare ? Il me semble que le manga japonais produit de la pornographie infantile à  l'échelle industrielle !

                J'ai fait une recherche sur google et je suis tombé sur le site du Sénat qui fait mention d'une discussion et rapporte la réponse du ministre concerné :

                " La loi française n'attache donc pas d'importance au fait que la scène de pornographie infantile ait réellement eu lieu ou pas : une image ou la représentation d'un mineur (par exemple un dessin) présentant un caractère pornographique suffisent à  constituer l'élément matériel de l'infraction et à  permettre la poursuite des auteurs."

                Il y a donc lieu de ne pas utiliser l'argument de la souffrance d'enfant réel derrière les images, puisque les peines restent les mêmes quand il n'y a pas d'enfant. Donc vous pouvez réediter librement

                "Les 120 jours de Sodome"

                , mais si vous rajoutez une gravure d'époque, vous faites cinq ans de prison. Tout ça me paraît contestable et bancal.

                A-t-on des études qui permettent d'évaluer si la consommation de pornographie incite aux passages à  l'acte, ou sert plutôt de soupape de sécurité ? Quel inconvénient (autre que moral, mais je m'en méfie), dès lors qu'il est à  peu près évident qu'on est incapable de les "soigner" (dans le sens débarrasser de leur désir) y aurait-il à  les laisser s'astiquer le poireau devant des images de synthèse qui ne font de mal à  personne ?

                1. 88 réactions

                  Je confirme pour les dessins, il y a eu une jurisprudence sur ce sujet déjà . En l'occurrence il s'agissait d'importation et de commercialisation (depuis le Japon), par la société d'édition Kaze. Le président a été condamné, il a été jusqu'en cassation où il a perdu, et la Cour de Cassation est très claire : il ressort non-seulement de la loi, mais des travaux qui ont servi à  l'élaboration de sa mouture actuelle, qu'il était bel et bien dans l'intention du législateur d'interdire TOUTE représentation graphique pornographique mettant en scène des mineurs ou paraissant tels, même un simple dessin au crayon de papier. A tel point que les éditeurs français de mangas venus du japon, devenus paranos sur ce sujet, censurent le moindre bout d'image pouvant paraître suspect.
                  On peut trouver ce choix d'autant plus étrange qu'il n'existe RIEN dans la loi qui interdise les représentations graphiques, ou même les simulations avec des acteurs, d'enfants maltraités ou mis à  morts. A dire vrai, on pourrait signaler que la sexualité est à  ma connaissance le seul domaine où le simple fait de regarder des images, même réelles, crée de fait une complicité. Vous pouvez regarder tous les snuff movies que vous voulez, même s'ils sont parfaitement réels, vous ne serez pas inquiétés. Certains meurtres passent même au 20 heures. Il n'en va pas de même en ce qui concerne le sexe. Probablement parce que le législateur craint peu qu'une industrie du massacre se crée juste pour vendre des images.
                  Mais quand il s'agit de faux, avec des personnages virtuels ou des dessins, j'ai plus de mal à  comprendre l'interdiction. Si on craint qu'ils n'encouragent le passage à  l'acte, alors on peut en dire autant des films et jeux vidéos violents, etc. Remarquez pour le jeu vidéo violent on le dit déjà .

                2. 42 réactions

                  J'ignorais ce texte du Sénat. Dans les faits, je ne connais pas de cas où il y aurait eu téléchargement uniquement de dessins... Et poursuites.

                  Oui, il y a quelques études sur l'impact de la pornographie sur la jeunesse. Trop long pour en parler ici, mais les principaux motifs d'inquiétude sont que la pornographie devient le seul mode d'éducation sexuelle, avant l'expérience personnelle, et donne une image complètement déformée du sexe, et aussi de la femme dont l'image est souvent très dévalorisée, et aussi le danger des séances de visionnement en groupe, surtout avec des filles qui sont devenues les victimes de viols collectifs (plusieurs cas, même sur des panels peu importants, et les victimes sont toues féminines).
                  L'argument de la souffrance de l'enfant réel reste valable quand il s'agit de photo ou de films (la très large majorité des documents incriminés)., mais je ne suis pas loin de partager votre opinion sur les images de synthèse, avec la réserve de leur éventuel effet incitatif (exutoire ou créateur d'excitation?). En tout cas, le dessin ou l'image de synthèse me gêne beaucoup moins!
                  Mais en ce qui concerne l'astiquage de poireau, l'imagination, ça ne marche pas?

                  1. 94 réactions

                    @ LauBe

                    PS agricole : la culture du poireau se fait certes sur un terreau imaginatif, mais l'usage d'engrais est encore autorisé, même si plus nombreuses chaque jour sont les substances prohibées. S'orienterait-on vers le 100 % bio, là  aussi ?

                  2. 88 réactions

                    Je ne crois pas qu'il y ait eu de poursuites en France uniquement pour des téléchargements de dessin à  l'heure actuelle. Il semble que les polices de la plupart des États s'y intéressent assez peu. Toutefois, dans l'absolu, une telle condamnation est possible, la jurisprudence Kaze traitant certes de l'importation, mais se référant aux mêmes articles et aux mêmes formulations que pour la simple consultation de tels contenus.
                    Je m'attendrais raisonnablement à  voir une condamnation de ce type le jour où un individu sera poursuivi pour agressions sexuelles et/ou consultations de pornographie infantile, que tout le dossier leur claquera entre les doigts (analyses de disque dur qui ne montrent rien, témoins qui se délitent, nullité, etc.), et qu'il ne reste que ce genre de dessins pour sauver la procédure d'un non-lieu total. Ce jour là , j'imagine largement la justice être assez cynique pour jouer à  ça.

                3. 94 réactions

                  @ LauBe :

                  Je suis très attentif, je dirais même en alerte permanente, sur tout ce qui touche les représentations sur la sexualité dans l'éducation de mon fils. Il a un accès non restreint (temps et contenu) à  internet (pour la bonne et simple raison que lui ayant appris à  peu près tout ce qui se fait de bien pour contourner un interdit et aller discrètement là  où on devrait pas être sans laisser de traces, s'il décide de me cacher quelque chose, j'ai de la misère à  venir...). Il me parle beaucoup, de tout ce qu'il croise, des émotions que ça lui suscite.. On en revient régulièrement à  tout ce qui touche le sexe. Il se trouve que la petite chose, fort timide et emprunté avec les demoiselles (aussi hardies que lui...) est très macho quand il s'agit de parler de la relation homme femme sur un plan théorique. D'où les correctifs réguliers que ça suppose. Il voit des trucs pornos (qu'il va chercher), à  une dose de peut-être une fois par semaine sur une demi-heure de navigation (pour donner un ordre de grandeur). C'est plus une excitation liée au jeu : chercher des trucs bizarres ou un peu gore. Il en ressort souvent avec des questions qui ne sont pas en fait sur le plan de l'éducation sexuelle : est-ce que c'est du vrai, est-ce que les gens font vraiment ça, est-ce qu'il prenne du plaisir à  le faire, combien c'est payé, est-ce que la femme pousse vraiment des cris comme ça, est-ce que ça fait d'avoir des "bijous" plantés à  tel endroit stratégique ?.... Tout ça pour dire deux choses : je ne crois pas que le porno façonne chez lui la sexualité, il fait bien la différence entre ce qu'il voit et le réel. La seconde chose est que je suis de plus en plus d'accord avec AR, au fil de cette discussion, sur le fait que les adultes qui ont eu connaissance de sa navigation sur des sites pédophiles à  l'âge où a mon fils, avaient le devoir d'intervenir pour faire cesser ce jeu. Je vois à  quel point mon fils est aujourd'hui complètement malléable et façonnable dans ses représentations de la sexualité que je trouve incroyable qu'on ait laissé AR se structurer là -dedans. Quand je dis malléable, je ne parle pas du fond : mon fils est visiblement très hétéro, et aucune intervention d'aucune sorte de ma part ne saurait le faire dévier, mais ses représentations mentales de la relation et sa capacité ultérieure à  vivre en couple sont complètement sujètes des modèles et des valeurs que nous lui transmettons. Concernant AR, il est possible que la part de pédophilie en lui, qui serait restée de toute manière mais facile à  gèrer comme une composante secondaire que portent beaucoup de personnes, n'auraient prospérer au point de devenir un élément dominant si les bonnes interventions avaient eu lieu. On en revient aussi à  mon avis à  ce que je disait quelque part dans un message, si AR avaient été une fille de 13 ans égarée sur un site SM, les flics seraient intervenus à  la première heure pour sauver l'ange en perdition, mais pour les flics, un garçon de 13 ans sur un site pédo, ce n'est de toutes façon qu'un pervers précoce que rien ne peut sauver.

                  Je regrette d'être d'accord avec AR sur ce point, parce qu'il me semble qu'il se polarise sur un élément de son histoire au lieu de tourner son énergie vers l'avenir. Un peu comme ce parent qui ressasserait, après avoir perdu un enfant : "ah, si je ne l'avais pas appelé par la fenêtre pour lui faire un coucou, il ne se serait pas retourné, n'aurait pas perdu trois seconde, et le pot de fleurs serait tombé à  deux mètres...

                  @ AR : j'ai bien lu votre réponse sur la sexualité des garçons, il y a beaucoup de choses qui me donnent à  réfléchir, je prends un temps avant de répondre.

                  1. 42 réactions

                    Mais je suis complètement d'accord sur le fait que les adultes doivent intervenir quand ils voient des enfants sur ces sites ou d'autres dangereux! Je dis juste que l'identification des gens fréquentant sites et forums ne se finalise que lors du "coup de filet". Concernant l'âge, les visiteurs de ces sites et forums donne rarement le leur, et mentent souvent!

                    Concernant le porno et les enfants et ados, les études montrent qu'il y a des motifs d'inquiétude (je viens précisément de travailler sur le sujet pour un bouquin). Par contre, que votre fils ait du recul ne semble pas étonnant parce qu'il fait partie des exceptions qui ont la chance de pouvoir parler concrètement de sexe avec leurs parents (Et oui! Exceptions! Et à  l'école, ça demeure en fait très théorique : problèmes de contraception et MST). Et il les regarde peu (une fois par semaine, une demi heure, c'est peu!). Le film porno n'a donc pas été son unique vecteur d'éducation sexuelle, il ne baigne pas dans la pornographie, et n'était peut-être pas en train d'en regarder à  8 ou 10 ans?
                    Seulement votre fils ne semble pas représentatif!

                    1. 94 réactions

                      Dire que l'identification des gens ne se finalise que lors du coup de filet me paraît, on ne peut plus douteux. Les flics qui surveillent le net et sont affectés à  ce type d'espace sont formés et compétents. Ils sont parfaitement capables de distinguer un "vrai" ado d'un simulateur. Les gens mentent, d'accord, mais on ne peut pas "bien" mentir pendant des années. Et puis AR a dit, je crois, qu'il avait mis des photos de lui, nu sur le net. Un simulateur aurait utilisé une photo déjà  disponible ailleurs, en bibliothèque, donc connue des flics...

                      Je ne sens pas mon fils appartenir à  l'exception, plutôt à  la norme. J'ai déjà  discuté de ça avec cinq ou six parents ayant des ados de l'âge du miens. Il me semblent que nous avons tous un niveau de discussion sur les choses sexuelles un peu similaires, ce qui nous différencie est à  la marge, sur les formulation, la tolérance à  la pornographie et le degré de surveillance que nous mettons en place, mais c'est tout.

                      Cette "surveillance", ces "filtres parentaux" sont une vaste rigolade. Les ados ont vingt fois la compétence de leur parent en matière informatique et réseau. Mon garçon a appris à  tous ses copains à  se créer une boîte mail anonyme, à  surfer avec Tor, à  créer des espaces inviolables avec "Truecrypt"... Les ados qui le décident peuvent très bien aller où ils veulent. Sur le net, vous trouvez très facilement comment cracker le filtre parental, comment pirater la livebox de votre voisin de pallier...

                      Je ne vois pas d'avenir éducatif à  tenter d'empêcher les ados de voir des choses, mais plutôt à  ouvrir des espaces de parole pour les aider à  décoder ce qu'ils voient, et garder le contact avec eux.

                      Quant aux images pédophiles qu'on pourrait se voir imposer "par hasard", ça relève aujourd'hui de la légende rurale.

                    2. 88 réactions

                      D'où l'intérêt d'arrêter tout le monde tout de suite. Pas besoin d'attendre 5 ans que celui qui prétende être ado, au choix :
                      - Soit vraiment ado et se construise là -dedans
                      - Soit vraiment ado et rencontre un faux ado et fasse une mauvaise rencontre
                      - Soit un faux ado qui rencontre un vrai ado, formant une mauvaise rencontre
                      - Soit un faux ado vrai adulte qui commette des agressions sexuelles dans son entourage, faute d'avoir été arrêté, diagnostiqué, et astreint à  une thérapie.
                      - Autre

                      Pour la difficulté de trouver du vrai contenu pornographique infantile par hasard, vous avez raison si l'on parle de sites web, du genre de ceux qui sont accessibles par Firefox ou Internet Explorer. Cela dit, les "faux sites" sont bien assez pour entrainer une fascination malsaine chez un ado en construction et ayant déjà  de nettes prédispositions.
                      Mais surtout, il existe d'autres recoins du net moins couramment utilisés mais dans lequel le tri est vachement moins évident, et où le pire côtoie le meilleur avec une proximité effrayante.

                      Pour vos craintes sur la pornographie, je les partage globalement. Il m'est avis que se construire dans la pornographie légale présente un risque certain de se former une image viciée de la femme et de la relation sexuelle, surtout quand le dialogue est faible ou absent au sein de la famille. Beaucoup trop de jeunes croient que plus les pratiques sont extrêmes, plus on en retire de plaisir, et que la triple-pénétration est le nec plus ultra de la relation sexuelle. Le trop plein d'images sexuelles dans la tête, aussi, je pense, créent une forme de désensibilisation, de tolérance comme à  un médicament, qui font qu'il faut des contenus de plus en plus extrêmes pour continuer à  être excité.

                    3. 94 réactions

                      Juste pour le fun...

                      Mon fils, à  dix ans, a tenté de se lancer dans la production pornographique :

                      - Eh, Papa, Photoshop, ça marche pas...
                      - Ah ?
                      - Ben ouais, j'avais une photo de Margot [copine de classe]..
                      - Oui...
                      - Ben j'ai essayé, tu sais l'outil qui sert à  effacer..
                      - et alors ?
                      - Ben c'était pour lui enlever ses vêtements, et ben ça marche pas !
                      - : - )

                    4. 88 réactions

                      Philou, si ce n'était pas illégal, je pourrais vous montrer très facilement et rapidement comment on peut tomber sur de la pornographie infantile par hasard, au moins sous forme de "proposition", lorsqu'on cherche de la pornographie normale ou même pas de pornographie du tout dans certains contextes.

                    5. 94 réactions

                      Je me contente de surfer comme le quidam moyen, c'est à  dire qu'hormis quelques sites de prédilection, je me balade, souvent de lien en lien, j'effectue des recherches quand un truc m'intéresse, je ne suis pas intéressé par la pornographie et en 15 ans :
                      - je ne suis jamais tombé sur un truc genre pédo-porno,
                      - j'ai reçu, une fois, directement dans ma boîte une invitation franchement orientée, mais c'est tout.

                      Je pense que, pour que le hasard intervienne, il faut le titiller, genre taper dans un moteur de recherche "garçon nu pornographie", ce qui est légal comme recherche puisqu'un garçon peut être majeur, mais qui va montrer un centre d'intérêt assez précis et provoquer l'offre de liens, et de liens en liens...

                  2. 42 réactions

                    Et aussi, concernant les images pédo pornographiques : il n'est pas si facile de "tomber", par hasard, sur des images résolument pédo-pornographiques. Il faut chercher au moins un peu. Pour ceux qui les proposent ou les prennent, le risque ne vient pas que la police. Les gens hostiles à  ces images, et ils sont largement majoritaires, ont de plus en plus de moyens d'agir et de les signaler, s'ils "tombent" dessus.

                    1. 289 réactions

                      Je n'ai pas l'expérience suffisante pour faire la différence entre des photos vraiment et faussement pédopornographiques. Je sais seulement que les photos de gamines sur lesquelles mon fils est tombé par hasard n'étaient pas soft pour un sou. C'était vraiment par hasard, il est vraiment venu me chercher, et nous avons vraiment discuté, parce que je discute assez facilement de sexe avec mes enfants. Il aurait très bien pu ne rien me dire, être fasciné, et avoir un parcours à  la AR.

                      Philou, je ne sais pas si votre relation à  votre fils est exceptionnelle. Ce que j'ai par contre remarqué, c'est que bon nombre des copains de mes enfants ne parlent pas de "ça" avec leurs parents qui les imaginent puceaux (et abstinents à  l'alcool et au cannabis) à  ( 13,15 ou) 18 ans. Parents qui se retrouvent parfois le nez dans la boue quand leur fils leur avoue avoir besoin d'argent pour payer l'avortement de la copine d'un soir.

                    2. 94 réactions

                      Le fait que je parle facilement de sexualité avec mon fils n'est pas exceptionnel, d'après ce que vous dites, vous le faites aussi ? A part dans les milieux affectivement défavorisés, je crois que tout le monde en parle. Le silence à  ce sujet me paraît appartenir au passé. Bon, sûrement qu'il a des difficultés quand un parent élève seul un enfant de sexe opposé. Je serais sûrement moins à  l'aise si mon fils était une fille. Mais je pense qu'elle se serait naturellement tournée vers sa mère.

                    3. 289 réactions

                      Hélas, Philou, je crois que vous vous faites des illusions. Les copains de mon fils dont je parle ci-dessus ne sont pas issus des classes défavorisées, bien au contraire ! Plutôt de la classe supérieure, haute bourgeoisie provinciale catholique (sans vouloir tomber dans le cliché, mais c'était le milieu que fréquentait le gamin). Et ce n'est pas que les parents ne parlaient pas "de sexe". Ils parlaient de sexe, mais de sexe théorique. Il y avait "le sexe" d'un côté, leurs enfants (purs, innocents, bien élevés, qui avaient des principes etc...) de l'autre. Idem, d'ailleurs, pour l'alcool et la drogue. Ca peut paraître invraisemblable, mais c'est vrai. D'où la chute, l'incompréhension totale lorsque les gamins se retrouvaient avec une grossesse sur le dos, ou au poste pour deal à  l'intérieur du (très chic et très réputé) établissement scolaire.

  10. 57 réactions

    @Anael, whaw....

    Je crois qu'on atteint clairement les limites en ce qui me concerne. J'en reviens à  ce que je disais, nous n'avons absolument pas les mêmes notions de bien ou de mal. J'arrive encore à  rester polie car c'est le but de ce billet, le dialogue.
    Mais ce que je viens de lire me laisse sans voix. C'est une apologie de la pédophilie.
    Je croyais que ce dialogue supposait une remise en question d'une part (vous ou AR) et une tentative de compréhension de ce qui vous anime de notre part.
    C'est pas le cas. Je crois que vous devriez sincerement comprendre que ce que vous faites est mal. Ca ne se discute pas. Ce qui se discute c'est ce qui se passe dans votre tête. jamais en aucun cas vos actes.
    Des garçons entre 10 et 14 ans ? Aucune ambiguité, c'est de la pédophilie. Et la pédophilie est un crime. Point.

    1. 9 réactions

      Je répond puisque ce message m'était adressé ... A tord certes, mais je saisie la balle au vol. :P

      1) La pédophilie n'est pas un crime, pas plus que l'homophilie ou la zoophilie (ou l'hemophilie ? ;) ) . C'est le passage a l'acte qui est un crime.

      2) Personnellement n'étant pas juriste a l'instar de notre hôte ou de maitre Eolas. Je ne juge que sur la souffrance faite à  autrui. Je me contrefous de la loi... Cet homme dit que les enfant/pre-ado avec laquel il a eu des relations accepte ce qui c'est passez a l'age adulte et n'en souffre pas .... Amnistie, il n'a rien fait de mal en ce qui me concerne. Après mon petit doigt me dit que c'est jouer avec le feu. D'autre part les statistique qu'évoque cette personne plaide contre mon petit doigt...

      3) Sur la remise en question des personnes concernés. Il est extrêmement difficile de remettre en question une chose qui fait partie des bases de votre personnalité. Personnellement mes préférences sexuelles vont pour de jeunes filles entre 20 et 25 ans, j'en ai au moins 10 de plus. La loi a la différence des pédophile, m'absout de tout passage a l'acte. Mais je souffre suffisamment de cet état de fait pour allez voir un psy dont la consultation régulière me coute un 1/4 de mon salaire mensuel. Et pourtant, j'attends de lui de ne plus souffrir... Mais vouloir changer .... toujours pas, comme l'explique très bien "anonyme relatif" , mes gouts , ma personnalité, mes préférences politiques , mes amitiés découle de cette préférence... A l'heure actuelle , y renoncé me donnerais l'impression de renoncé a être ce que je suis, à  être un autre qui ne serais pas moi et que je "n'aimerais" pas ....

      4) Sur l'age limite de consentement sexuel... Le contester , c'est reculer pour mieux sauter, il y aura toujours des personnes pour faire une fixation sur des enfant hors-range... Son décalage éventuelle permettrait de légalisé certaine personne dont AR peut-etre, mais il en resterais d'autre . Et d'autre part une fixation sur un age légalement accessible mais névrotique , même si elle est infiniment moins douloureuse qu'une fixation "illégale" reste une source constante de malheurs...

      1. 57 réactions

        encore une fois, toutes mes excuses Anael, je me suis trompée d'interlocuteur !! Et je viens à  peine de comprendre le système des commentaires. (je viens de découvrir la réponse de AR à  mon premier commentaire, c'est dire, si je pars de loin, lol!)
        Donc mon commentaire s'adressait à  AUTRE ANONYME
        mais

        1/D'accord, on ne peut pas condamner ce qui se passe dans la tête de quelqu'un. C'est le passage à  l'acte. Je vous suis.

        2/Trop facile. Les pédophiles disent tous cela en général. Et c'est bien la problématique de la culpabilité des victimes , à  savoir le plaisir qu'ils ont pu ressentir et qu'ils les poussent à  se taire. Faire l'amour (pénétration ou pas) avec un enfant est mal. Ce n'est pas parce qu'il a pu ressentir du plaisir que c'est quelque chose de bien. Si vous remettez ça en question, c'est la porte ouverte à  tout. Et en ce qui me concerne, elle est fermée. Ce n'est pas l'objet de ce dialogue, ce me semble ou alors disons le carrément, cet espace est devenu (je ne voudrais pas mettre maitre Mo en porte à  faux donc ce malgré lui)une opération de relations publiques de l'association des amis de la pédophilie. c'est sans moi alors. Je ne cautionnerai pas. Il faut juste le dire.

        3/Donc vous souffrez, j'entends. On va dire que sur ce point vous avez la même démarche qu' AR; (si je me trompe arretez moi). ok. Vous allez voir un psy pour ne plus souffrir. Ok; Mais vous ne voulez pas changer.
        Où est la solution ? La société ne changera pas. Bien que dans votre cas, je ne comprends pas tres bien votre souffrance. Mais si on reporte à  AR (je suis désolée à  l'avance AR si je me loupe) , il refuse de changer. La société refuse de changer sa loi. On fait comment ? Parce qu'il refuse de changer car toute sa vie est orientée autour de ca, ce serait à  la société de lui offrir un espace ?
        Expliquez moi en quoi ca consiste ?

        4/ Les lois sont faites pour le plus grand nombre. Il est évident qu'elle laisse de côté un certain nombre de personnes. On a fixé la règle à  15 ans. On pourrait en discuter pendant des heures. Toujours est il que l'autre anonyme parle d'enfant de 10 ans !!!! Il y a un monde entre un enfant de 10 ans et un enfant de 15 ans!!!

        J'ai demandé plus haut à  AR de définir de quoi nous parlions ? Ado ou enfant ?
        Je crois que ca devient important de préciser là ....

        Merci à  Maître Mo pour son commentaire extremement clair !!

        1. 9 réactions

          Et hop de retour chez moi et devant le pc.

          2) Il y a ici deux avis qui s'oppose, je dirais. Ceux qui pense qu'un mineur vivant une relation sexuel potentiellement avant une personne dont l'age est tres eloigné du sien est forcement douloureuse, generatrice de sequelle mauvaise pour l'enfant etc.

          Il y a ceux qui pense que : "pas toujours".
          Je sais de source sur (moi -meme ;) ), que l'on peux avoir des relation sexuelle precoce sans que cela ne soit traumatisant en tout cas avec des partenaires de notre age.
          Une personne sur ce site soutient que meme avec un age eloigné c'est possible. Je décide de le croire. Vous non. Effectivement j'ai du mal avec l'addage bien rependu "mais tout les pedophile diront cela en général". Déjà  ce n'est pas exact, sur rue89 il y a un exemple de personne qui dit comprendre que son partenaire ne pouvait etre consentant et qu'il lui a fait du mal. Ensuite cela ferme d'avance la conversation avec la personne. Donc disons pour être plus prudent, que SI des relations sexuel sont possible entre un jeune et un moins jeune sans que cela ne génère de souffrance pour le jeune ni au moment des fait, ni au moment ou il atteint l'age d'adulte sexuellement responsable je ne vois pas la ce qu'il y a de condamnable (au sens moral, non légal) , c'est tout.
          Et evidement il me semble que statistiquement plus l'age de l'enfant est jeune plus statistiquement cette chance est faible. Et je pense aussi mais ca n'engage que moi qu'une relation sexuelle entre deux enfants a moins de chance d'etre traumatisante qu'entre un enfant et un adulte, sans que je ne puisse argumenté sur le sujet, c'est plus intuitif qu'autre chose.

          3) La souffrance c'est celle d'avoir un objet de fixation amoureuse névrotique et donc une relation amoureuse quasi condamné d'avance. Quand a savoir que faire, comme le dit si bien AR si j'avais une solution je me serais deja empresser de la proposer au politique. Mais je n'en ait pas , le problème est complexe. Mais effectivement le fait de pouvoir parler, de pouvoir reconnaitre a des gens ce que l'on est sans etre condamner en retour me semble déjà  un début de solution. AR n'as jamais fait quoi que ce soit de très grave et n'est jamais passé a l'acte. Cela a peut-etre a voir avec le fait qu'il ai pu parler de ce qu'il était a d'autre sans etre jugé.
          Si il y avait une place dans la société pour la reconnaissance de ce genre de trouble cela serait deja infiniment mieux que la situation actuelle.
          Enfin le fait d'allé voir un thérapeute, de manière entièrement bénévole, est un premier pas je pense. Je l'espère pour moi, peut-être qu'un jour changer ne me fera plus peur. Peut-etre qu'un jour cela sera le bienvenue. Mais ce n'est pas facile.

          Imaginer que du jour au lendemain on decrete en france que l'heterophilie est illégale, on vous envoie voir un psy pour comprendre ce qui fait que dans votre développement vous n'etes pas devenue homosexuelle. On vous assure que l'on trouvera et qu'au terme de tout cela non seulement votre préférence sexuelle changera mais qu'en primer vos préférence vestimentaire, vos sport preferer, les films que vous aimez, la manière de vous exprimé... changera également... (c'est de la sf , les préference sexuelles sont inchangeable a mon avis , mais c'est un bon manière de percevoir ce qui me trouble et ce qui trouble les autres personnes dont le trouble sic est centrale...

    2. 3 réactions

      "Des garçons entre 10 et 14 ans ? Aucune ambiguité, c’est de la pédophilie. Et la pédophilie est un crime. Point."

      Justement, à  partir de environ 11 ans à  16 ans, on parle d'hébéphilie (ou pédérastie dans le cas d'un garçon) et non de pédophilie. De plus, la pédophilie n'est pas un crime. La loi punit l'acte avec une personne de moins de 15 ans.

  11. 57 réactions

    houps !! Toutes mes excuses, c'est à  l'autre anonyme que je parle. Je vous présente toutes mes excuses Anael. les plus plates

  12. 19 réactions

    Cela fait plaisir, une proposition de dialogue entre personnes lettrées.

    Difficile de faire passer une idée allant à  l'encontre de ce qui est profondément ancré dans la tête des gens sans donner l'impression de faire l'apologie de la pédophilie. Mieux vaut donc évoluer à  tâtons...

    Bellâm, vous proposez fort justement d'être plus clairs quant à  l'âge évoqué dans les différentes réactions suivant cet article. Effectivement, s'il me semble que le débat reste sans appel en ce qui concerne les enfants, il n'en va pas de même pour les adolescents. Mais quel âge a donc un adolescent ? en anglais, cette notion apparaît à  partir de 13 ans (thirTEEN, pour "teenager", adolescent), ce qui me semble être une bonne limite entre l'enfance et l'adolescence, même si à  cet âge la puberté existe déjà  depuis quelque temps en général, chez les filles notamment. De fait, Bellâm, lorsque vous écrivez qu'un ado aurait "15 ans et plus", cela me semble être une erreur d'appréciation.

    Je me présente succintement, je suis en France et depuis une quinzaine d'années mon travail me met régulièrement en contact avec des adolescents, de 11 à  16 ans. La première chose à  savoir, c'est que bien avant 15 ans, les ados ont une sexualité particulièrement éveillée. Pour une grande majorité, une curiosité naturelle, mais pour une part non négligeable, une activité déclarée plus ou moins régulière.

    Cet intérêt des ados pour le sexe n'est pas une nouveauté en soit. En revanche, j'observe depuis quelques années une certaine banalisation du sexe. Les ados en parlent plus ouvertement, sans accompagner leurs propos des gloussements qu'on leur attribue volontier habituellement. Là  où je veux en venir, c'est que leurs comportements sexuels évoluent, et qu'ils semblent enclins plus tôt qu'auparavant à  avoir des relations sexuelles. La faute à  la pornographie, accessible avec une extraordinaire facilité grâce au récent développement de l'internet ? probablement, d'après moi, mais le débat n'est pas là .

    Le rapport avec la pédérastie, car c'est plutôt de cela qu'il s'agit si l'on a décidé d'être plus clair, ne semble pas poindre comme le nez au milieu de la figure. En effet, qu'un garçon et une fille matures de 14 ans, de surcroît amoureux l'un de l'autre, décident de coucher ensemble semble à  mille lieues de la question qui nous réunis ici, même si la simple évocation de cette relation a priori précoce ferait bondir certaines personnes, qui certainement ne connaissent pas grand chose au monde des ados en 2009.

    Pourtant rapport avec la pédérastie il y a car, pourquoi ce garçon de 14 ans (voire 13) ne préfèrerait-il pas avoir une relation avec un jeune homme de 25 ? disons, le pote de son grand frère par exemple. S'il est concevable qu'un adolescent de 14 ans soit encore totalement immature, fragile, il en est de même pour un caractère inverse. Certain(e)s ados de cet âge savent parfaitement ce dont ils ou elles ont envie, quelles expériences ils ou elles souhaitent vivre. Avoir 13 ou 14 ans en 2009 ne signifie pas être dénué de tout sens de la responsabilité, l'ordonnance de 1945 nous le rappelle, sans parler des récentes déclaration du Minitre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, quant au projet d'instaurer un couvre-feu pour les moins de 13 ans. Encore cette fameuse limite de 13 ans. Anonyme Relatif le souligne dans son témoignage, et nous ne pouvons pas faire décemment l'impasse sur ce point. 13 ans, âge charnière ? si 13 ans est l'âge à  partir duquel un mineur acquiert le droit de participer à  la pêche cotière pendant les vacances scolaires, c'est aussi l'âge à  partir duquel il a accès à  des "prémajorités partielles" et donc qu'il peut (1) :

    Via l'ordonnance de février 1945 :

    - Être placé en garde à  vue.
    - Être placé sous contrôle judiciaire ou en détention provisoire.
    - Être condamné à  une peine d’amende de 38 à  750 €en cas de contravention des quatre premières classes ou de la moitié de l’amende encourrue en cas de contravention de cinquième classe ou de délit ou de crime, dans la limite de 7 500 €maximum

    mais aussi :

    - Faire l'objet d'un mandat d'arrêt européen (Code de procédure pénale).
    - Être condamné à  une peine de prison ou autre prévue par la loi (Code pénal).
    - Être inscrit au fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles (nouveau Code de procédure pénale)
    - Être inscrit, pour une durée de trois ans, au fichier des mineurs susceptibles de porter atteinte à  la sécurité publique.
    - S'opposer à  l’adoption plénière, c'est à  dire qu'il ne peut être adopté sans son consentement (Code civil).
    - S'opposer au changement de son nom (initié par ses parents) si ce changement ne résulte pas de l’établissement d’un lien de filiation (Code civil).
    - S’opposer au changement de prénom demandé en justice par les parents (Code civil).
    - Faire valoir son droit d’opposition du mineur né en France de parents étrangers à  la réclamation faite par ceux-ci en son nom en vue de l’obtention de la nationalité française (Code civil).
    - S’inscrire sur le fichier automatisé pour refuser qu’un prélèvement d’organes soit opéré sur son corps après la mort.

    A la lecture de ces indications, on s'aperçoit qu'effectivement, 13 ans est un âge charnière à  partir duquel le législateur considère que l'adolescent est en mesure de prendre ou de supporter des mesures on ne peut plus sérieuses.

    Ce qui m'amène à  la réflexion suivante. La majorité sexuelle est quant à  elle fixée à  15 ans en France. Il n'est pas de mon avis de la baisser à  13 ans, comme en Espagne ou aux Pays-Bas. En revanche, comme le propose Anonyme, pourquoi forcément nier qu'entre 13 et 15 ans aucun consentement n'est possible ? pourquoi un adolescent néerlandais de 13 ans pourrait décider d'avoir des relations sexuelles avec une femme de 25 là  où en France cette même femme serait jetée directement en prison (on entend fréquemment ce type de "fait divers" aux Etats-Unis) n'y-a-t-il pas matière à  réflexion avec plus de dicernement ?

    La véritable question n'est-elle pas de savoir si ce type de relation est réellement néfaste pour l'adolescent ? j'en parlais avec un ami qui, j'espère ne choquer personne, employait l'image d'un soft drink et d'une boisson alcolisée :

    Si j'offre à  un garçon de treize ans un grand verre de jus d'orange, et qu'il l'accepte, il me semble que son consentement est valable, et que par conséquent personne n'a le droit de s'y opposer.
    Mais si je lui offre un grand verre de whisky, je comprendrai fort bien que ses parents, ou tout autre adulte, s'y oppose, même si le garçon est consentant. Car il n'a peut-être pas l'expérience et les connaissances nécessaires pour savoir en quoi une forte dose d'alcool peut être néfaste à  un adolescent de son âge.
    La différence entre les deux cas, c'est que le jus d'orange est bénéfique, alors que l'alcool est dangereux.
    La question essentielle, avant même celle du consentement de l'enfant, est donc de savoir si un acte sexuel avec un adulte serait néfaste pour lui. Si oui, il est normal d'interdire. Si non, il faut laisser le choix au garçon.

    Enfin, je terminerai par une question qui me semble essentielle. Pour une histoire sordide, combien de belles histoires dont la presse ne fera jamais écho ? car forcément, et heureusement, qu'elles existent ces belles histoires, loin du jugement de la société. Le jour où ce dernier tabou sera tombé, peut-être à  leur lecture en aurons-nous les larmes aux yeux de bonheur ?

    (1) Source Blog LeMonde.fr, datant de 2006, des lois ayant pu changer depuis : http://associationdemineurs.blog.lemonde.fr/2006/11/10/la-minorite-nest-pas-un-etat-elle-est-un-devenir/

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      Je vous corrige sur un point de détail, même si je trouve votre propos très intéressant.
      A ma connaissance, la majorité sexuelle est fixée à  16 ans aux Pays-Bas. Il a toutefois existé, jusqu'en 1996 je crois, un système assez spécial au Pays-Bas pour les mineurs de 12 à  16 ans. Ce système est, à  ma connaissance, toujours en application en Allemagne, pour les mineurs de 14 à  16 ans.
      Il consiste à  dire qu'à  partir de cet âge (12 ans aux Pays-Bas à  l'époque, 14 ans en Allemagne aujourd'hui), le consentement peut être reconnu, et le parquet perd alors la capacité d'initiative des poursuites. Dit autrement : si un mineur de cet âge a eu un rapport sexuel avec un majeur, qu'il admet avoir été consentant, mais que lui ou ses parents décident de porter plainte, pour quelque raison que ce soit, par exemple parce qu'il a le sentiment d'avoir été berné, alors son partenaire majeur sera condamné, sans discussion possible (à  condition bien sûr que les faits soient avérés). Consentant ou pas, plainte = condamnation. En revanche, si une personne bien attentionnée émet un signalement auprès du procureur, qui se saisit de l'affaire, fais interroger le mineur, et que le mineur répond "nan, j'étais consentant, et je ne désire pas porter plainte", alors l'affaire est classée sans suite. A partir de 16 ans, dans les deux pays, on passe sur un modèle classique de majorité sexuelle : il faut avoir subi contrainte, violence, surprise ou menace pour voir son partenaire condamné.
      Il me semble qu'on a là  peut-être un modèle intéressant, au sens où il ne retire pas au mineur la possibilité de regretter, sans pour autant l'obliger à  devenir victime malgré lui.

      Voilà  encore une piste à  explorer. Mais c'est déjà  la première fois que je voit un dialogue à  ce sujet en France entre des pédophiles et des non-pédophiles (autant dire des anti-pédophiles, c'est presque une obligation dans notre société). C'est bien malheureux.

      Ah, et inutile de préciser qu'à  titre personnel, je ne cautionne pas les propos d'Autre Anonyme. A part que je confirme une chose qu'il a dite, pour l'avoir vu de mes propres yeux avant d'être incarcéré : il existe bel et bien de la pornographie infantile produite par les mineurs eux-même, qui se masturbent devant leur webcam. Il semble que depuis mon époque, la chose se soit largement développée, car un officier d'Interpol déclarait il y a un an à  un journal irlandais que la situation était en train d'exploser (sûrement avec l'explosion des téléphones portables-appareils photos), de devenir hors de contrôle, et que c'était devenu l'un des principaux problèmes du moment pour les brigades anti-cybercriminalité d'Interpol. Étrangement, il devient alors difficile de dire si ces mineurs sont victimes ou coupables de production de pornographie infantile. Sans doute les deux à  la fois...

    2. 57 réactions

      ahem...
      Votre commentaire me laisse comme un petit goût en arriere bouche...
      Bref
      "cette notion apparaît à  partir de 13 ans (thirTEEN, pour "teenager", adolescent), ce qui me semble être une bonne limite entre l’enfance et l’adolescence, même si à  cet âge la puberté existe déjà  depuis quelque temps en général, chez les filles notamment. De fait, Bellâm, lorsque vous écrivez qu’un ado aurait "15 ans et plus", cela me semble être une erreur d’appréciation."
      Ha bon? Je vais vous donner une base rationnelle de reflexion. Que pensez- vous des grossesses à  partir de 13 ans alors ? Imaginez des centaines de millions de gamines de 13 ans enceintes? Qu'en pensez-vous ? On est bien d'accord qu'en soutenant votre raisonnement, ca ne devrait pas nous poser plus de problemes que ça , non ? Apres tout si coucher, y compris avec un adulte c'est normal, pourquoi pas se reproduire ? Puisqu'elles sont en âge de raison.
      Qu'en pensez -vous ?

      Quant aux belles histoires d'amour entre des pré-do de 13 ans et des adultes, je suis passée completement au travers. Désolée

      1. 19 réactions

        Bellâm,

        Je pense que 13 ans, c'est bien trop jeune pour être enceinte et qu'on a bien autre chose à  faire qu'à  s'occuper d'un bébé, à  commencer par la scolarité. Qui plus est, je ne sais pas à  partir de quel âge se développe l'instinct maternelle, mais pas sûr qu'à  13 ans une adolescente soit capable d'élever seule un enfant.

        Ni voyez aucune volonté de ma part, honnêtement, mais je ne comprends pas ce parallèle ? quel rapport entre une adolescente de 13 ans qui tombe enceinte et un garçon du même âge qui plutôt que de s'adonner à  la sempiternelle masturbation préfère recevoir une fellation de la part d'un jeune homme de 25 ans (par exemple) ?

        Ma fille de 13 ans est enceinte, c'est le ciel qui me tombe sur la tête ! mon fils de 13 ans qui m'explique qu'il s'est fait sucer par une nana bien plus âgée et qu'il a trouvé ça très agréable (sans blague !) c'est déjà  moins dramatique...

        Cordialement

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        "Quant aux belles histoires d’amour entre des pré-do de 13 ans et des adultes, je suis passée completement au travers. Désolée"

        Je vous aide alors : Affaire Mary-Kay Letourneau. Je vous laisse Googler. Sachez juste que désormais elle s'appelle Mary-Kay Fualaau, ayant pris le nom de famille de sa "victime", depuis qu'ils sont mariés ensemble.

        "Mais ce n'est qu'UN cas", me direz-vous. Je rectifie : ce n'est qu'un cas qui a fait la une des journaux et qui a eu droit à  un traitement à  peu près équitable de la part des médias du fait que pour une fois, l'accusée était une femme. Nuance.

        1. 19 réactions

          Anonyme Relatif,

          Tout d'abord, j'ai oublié de saluer votre courage non pas pour l'email que vous avez envoyé à  Maître Mô (l'extraordinaire, c'est que ce dernier propose d'en débattre publiquement, pas le fait que vous l'ayez écrit) mais pour le temps et l'énergie que vous dépensez, quasiment seul contre toutes et tous (oui bah c'est comme ça).

          Vous citez une affaire que je ne connais pas (je ne suis pas encore allé voir), mais encore une fois, les belles histoires ne se retrouvent pas dans les journaux, ni même ne font l'objet de discussion autour du déjeuner familial dominical ou lors du mariage du cousin Jean-Jacques.

          On a beau avoir vécu une histoire d'amour forte à  l'adolescence, ce n'est pas pour autant qu'à  l'heure actuelle il est envisageable de l'exposer au grand jour, même des années après, ne serait-ce que pour prévenir la sécurité du majeur dont il était question.

          Bien sûr, ça peut prêter à  sourire (jaune, la plupart du temps si j'ai bien compris), mais pourtant ce type de relation consentie et ayant laissé un merveilleux souvenir est bien plus fréquent qu'on ne le pense. Pas besoin d'expliquer que j'en ai quelques unes dans mon entourage, ça n'apporterait certainement pas plus de crédit à  mes propos, et pourtant.

          Je prends note de votre correction, en effet l'âge de consentement à  été porté de 12 à  16 ans aux Pays-Bas, avec cette notion importante de consentement entre 14 et 16 ans que vous soulignez cependant. J'aurais du, dans ma réaction, préciser la date de mes sources comme je l'ai fait en ce qui concerne les prémajorités partielles.

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          Des cas d'histoires d'amour entre adolescent (et non pas pré-ado impubère) de 13 ans et personne majeure, je n'en ai pas moins de 3 dans mon entourage plus ou moins proche. Avec, quelques années plus tard, mariage, bébés (qui ne sont plus bébés) et tout le toutim. Mariages qui pour certains durent depuis 25 ans. Je ne veux pas en faire une généralité (et pour en rajouter une couche, je suis plutôt opposée aux relations sexuelles précoces, pour de multiples raisons), mais ça existe et ce n'est même pas rare.

          Je voudrais aussi préciser ceci : si j'ai parlé de la relation amoureuse qui a suivi de quelques mois mon viol, ce n'est pas non plus pour dire "à  13 ans, on est prêt" mais "il arrive qu'on soit prêt" ou même "j'étais prête" peut-être parce que ce viol m'avait fait grandir trop vite. Peut-être aussi : même quand on est ado, un viol est différent d'une relation sexuelle consentie, même si celle-ci est malsaine. J'ai été violée parce que je ne voulais pas et qu'il a passé outre, pas parce que je n'avais pas 14 ans. Je conçois que ce que je dis puisse choquer. Mais je suis sincère.

          1. 57 réactions

            Je crois que je vais lâcher le débat. Je ne sais pas mais regardez autour de vous des gamins de 13 ans. Ca correspond à  la quatrième à  peu pres. Si un préado en 4ème peut s'envoyer en l'air avec un adulte qui a envie de lui et que ca ne vous pose pas de probleme, je ne sais pas quoi dire. Tout ça pour le confort d'une minorité qui trippe sur des gamins mais qui s'arrangerait apr ce biais pour avoir acces à  des pré ado en toute légalité

            Et non, désolée, les belles histoires d'amour entre des pré ado de 13 ans et des adultes, ça ne court pas les rues. En tout cas en 38 ans de vie, je n'en ai pas eu une seule autour de moi, de pres ou de loin.

            Dialogue impossible pour moi. Je reconnais clairement avoir atteint mes limites. Vos raisonnements me semblent tout bonnement abbérants. Dieu merci, la loi est là  et elle n'est pas prete de changer.
            Je suis certainement fatiguée. C'est un dialogue compliqué à  suivre au vu de la plateforme.

            Encore merci à  Maître Mô. Incontestablement j'ai beaucoup appris. Mais ca s'arrete là .

            1. 19 réactions

              Et non, désolée, les belles histoires d’amour entre des pré ado de 13 ans et des adultes, ça ne court pas les rues. En tout cas en 38 ans de vie, je n’en ai pas eu une seule autour de moi, de pres ou de loin.

              Parce qu'elles sont cachées l'immense majorité du temps. Mais ça semble difficile à  croire visiblement.

      3. 19 réactions

        Bellâm,

        N'y voyez aucune mauvaise volonté de ma part, mais je ne saisis pas votre parallèle

        Une adolescente de 13 ans tombant enceinte me semble être quelque part le ciel qui lui tombe sur la tête, quand bien même elle ait été consentante lors de son rapport sexuel (visiblement avec une personne peu responsable).

        Je crois qu'avoir un enfant à  13, 14 ou même 15 ans c'est bien top tôt. Je ne sais pas à  quel âge se manifeste l'instinct maternel, mais ça doit être sacrément compliqué d'élever un enfant à  cet âge, sans parler de la poursuite de sa scolarité.

        Si ma fille de 13 ans m'annonçait qu'elle est enceinte, je ne suis pas certain de ne pas tomber en syncope ! en revanche, si mon fils du même âge m'explique qu'en ayant marre de la sempiternelle masturbation il a eu l'occasion de recevoir une fellation de la part d'un jeune homme de 25 ans de sa connaissance, possible que je le prenne mieux. D'ailleurs, plus que le problème de la différence d'âge s'ajoute celui de la relation homosexuelle, qui n'arrange rien. Je reste persuadé qu'une relation hétérosexuelle mineur/majeur passera mieux qu'une relation homosexuelle du même type. Elément à  ajouter au débat, car n'est-ce pas là  aussi ce qui déclenche la peur ?

        cordialement

        1. 57 réactions

          Ce que j'entendais par là , c'est qu'evidemment qu'une gamine ou qu'un gamin (dans le cadre de la paternité) ait une grossesse à  13 ans a des consequences visibles. Spectaculaires. Et il aura beau vous dire, non mais c'est cool, je veux bien, vous allez le regarder en lui disant "mais tu marches sur la tête!". Mieux, vous allez lui dire mais tu as tout le temps pour ca. Ce n'est pas le moment.

          Pour moi, déclencher une sexualité à  l'âge de 13 ans même si les consequences sont moins spectaculaires (dans le cadre de relations consenties), c'est exactement pareil. Et autant, je peux accorder le bénéfice du doute à  deux pre ado du même age ayant eu des relations sexuelles, autant je ne l'accorde pas dans le cadre d'une relation adulte à  pré ado. Car l'un a une idée précise de ce que cela peut etre tandis que l'autre non . Pour moi il, elle a tout le temps pour ca. Deux ans pour être précise....

          Ensuite concernant la différence liée au sexe, hum.... Soyons honnête spontanément peut -être mais de maniere rationelle et posée, non, je n'en fais pas. C'est exactement pareil pour moi.

          1. 88 réactions

            Hum bon tant pis je vais peut-être choquer, provoquer un peu sans doute même, mais tant pis, j'ose vous faire la remarque suivante :

            Si vous croyez vraiment que la majorité des ados/pré-ados d'aujourd'hui n'ont qu'une vague idée approximative de ce qu'est le sexe, la sexualité, et même le rapport sexuel, alors nous ne vivons visiblement pas dans le même monde ou nous ne le voyons pas avec les mêmes yeux. Que vous croyiez sincèrement que les capotes distribuées dans les infirmeries des collèges servent exclusivement à  faire des ballons, moi je veux bien, mais pour la pilule du lendemain qui y est également distribuée, je ne crois pas que ce soit exactement à  l'usage de ceux qui jouent au docteur et au loup-bisou. Et avec internet et la pornographie, un grand nombre, surtout parmi les garçons, ont une idée assez précise de pratiques que vous ne connaissez peut-être même pas.

            Ca ne justifie pas forcément tout hein, c'est pas parce qu'ils savent le faire que c'est forcément bon pour eux attention. Mais votre vision de pré-ados de 13 ans comme des personnes à  peu près asexuelles ou commençant vaguement à  jouer à  touche-pipi, ça me paraît limite surréaliste.

            1. 57 réactions

              Oui effectivement on vit pas dans le même monde, ça me semble très clair. Et gardez pour vous, votre ton condescendant.
              Je n'ai jamais dit que des pre ados de 13ans n'avaient pas la moindre idée de la sexualité. je dis simplement que le fait qu'il y ait une majorité sexuelle à  15 ans et demi est un symbole fort qui ne doit pas être modifié.
              Vous me prenez pour une neuneu ou quoi ?
              Bien sur qu'il y a des pré ado qui ont des relations sexuelles. Mais la majorité et ça c'est un fait est encore vierge. Pourquoi ? Encore une fois à  cet âge là  il y a trop de disparités. Que vous les voyez comme des êtres en demande de sexe ne m'etonne guère vu vos envies. Pourriez vous envisager que vous êtes hors réalité ? Et pas moi comme vous le sous entendez.
              Quant au porno et images sexuelles accessibles, franchement je suis contre vu les dégâts que cela cause. Et mise à  part l'éducation, je ne vois guère de solution;
              Encore une fois ma belle fille a 12 ans et demi. Et qu'un pédophile puisse avoir des relations sexuelles avec elle dans 6 mois en lui expliquant à  quel point c'est formidable me répugne et encore le mot est faible. Il est évident qu'elle n'est pas prête. Et ne vous en déplaise, la majorité des enfants de cet âge là  ont encore un pied dans l'enfance.

              C'est trop vous demander de le concevoir ? De le respecter ?

              1. 19 réactions

                Encore une fois ma belle fille a 12 ans et demi. Et qu’un pédophile puisse avoir des relations sexuelles avec elle dans 6 mois en lui expliquant à  quel point c’est formidable me répugne et encore le mot est faible. Il est évident qu’elle n’est pas prête. Et ne vous en déplaise, la majorité des enfants de cet âge là  ont encore un pied dans l’enfance.

                La majorité oui, très certainement, dont votre belle-fille de bientôt treize ans, peu diront le contraire.

                Et la minorité ? on ne les croise jamais au cours de sa vie, n'est-ce pas ?

                1. 57 réactions

                  Merci. Vous avez répondu comme moi au final. Baisser l'âge de la majorité sexuelle est impossible parce que précisément une majorité de pre ado de cet âge là  ne sont pas prêts, vous venez de le reconnaître.

                  Je crains que ca soit la fin de la discussion à  ce sujet, non ?

                  Quant à  la minorité, elle sera comme toutes les minorités. Parfois sauvée grâce à  la société. Parfois victime de celle-ci. Mais la loi, encore une fois doit protéger le plus grand nombre. C'est ainsi que le système fonctionne
                  On a pas trouvé mieux pour l'instant

                  1. 19 réactions

                    Vous m'avez mal compris, peut-être perdue au milieu de tous ces messages. Voici ce que j'écrivais dans mon premier message :

                    Ce qui m’amène à  la réflexion suivante. La majorité sexuelle est quant à  elle fixée à  15 ans en France. Il n’est pas de mon avis de la baisser à  13 ans, comme en Espagne (...). En revanche, comme le propose Anonyme, pourquoi forcément nier qu’entre 13 et 15 ans aucun consentement n’est possible ?

                    Je vous rejoins tout à  fait ! la majorité sexuelle à  15 ans me semble tout à  fait adaptée, pour éviter des débordements comme vous le signalez. Là  où je demande réflexion, c'est de ne pas écarter systématiquement tout consentement pour éviter justement cette minorité donc vous écrivez qu'elle peut, parfois, être victime de la société.

                    1. 88 réactions

                      J'ai un peu de mal à  comprendre votre raisonnement qui me parait paradoxal. Comment peut-on prendre en compte la minorité sans changer l'âge de majorité sexuelle ?

                      Je rappelle une nuance importante :
                      - Avant l'âge de majorité sexuelle, le rapport est TOUJOURS INTERDIT.
                      - Après l'âge de majorité sexuelle, le rapport ne devient PAS OBLIGATOIRE.

                      Dire que la majorité sexuelle est, par exemple, à  14 ans (coupons la poire en deux), ça ne veut pas dire qu'à  14 ans on est obligé de dire oui si on n'a pas envie. On conserve, toute sa vie durant, la faculté de dire "non". En revanche, ça veut dire qu'avant 14 ans, on ne peut JAMAIS dire oui, même pas exceptionnellement parce qu'on est plus mature que la moyenne des gens de son âge et qu'on a vraiment de chez vraiment envie.

                      La majorité sexuelle crée une POSSIBILITE (et non une OBLIGATION) pour ceux qui sont au dessus, mais une INTERDICTION formelle et absolue pour ceux qui sont en dessous.

                      Rajoutons qu'une majorité sexuelle peut s'agrémenter de limites. Par exemple, l'interdiction demeure pour les personnes qui ont autorité sur la victime. On peut imaginer aussi un système à  l'allemande/pays-bas dont j'ai déjà  parlé, permettant à  un mineur de changer d'avis sans avoir à  se justifier.
                      Même en Espagne, la majorité sexuelle a ses limites dans la mesure où le juge garde la faculté de dire "dans ces circonstances, dans cette affaire là , j'invalide le consentement, car le mineur n'était pas en mesure de donner un consentement éclairé".

                      En tout cas, je ne pensais pas que ce sujet précis génèrerait autant de débats. J'étais loin d'imaginer un fétichisme aussi intense sur le sacro-saint chiffre 15, comme si la loi française était forcément, obligatoirement et indiscutablement la meilleure du monde entier qu'elle est parfaite du chiffre ultime le mieux choisi de toute l'Europe.

                      Au risque de troller, quand on sait en plus que ce chiffre supposément forcément le meilleur du monde a été fixé par le Maréchal Pétain sous le régime de Vichy...

                    2. 19 réactions

                      J’ai un peu de mal à  comprendre votre raisonnement qui me parait paradoxal. Comment peut-on prendre en compte la minorité sans changer l’âge de majorité sexuelle ?

                      J'imaginais en toute simplicité garder la majorité sexuelle à  15 ans pour protéger cette fameuse "majorité" mais d'y inclure une vraie notion de consentement en ce qui concerne la minorité. Mais à  bien y réflechir, en effet, mon raisonnement est bancal.

                      Au risque de troller, quand on sait en plus que ce chiffre supposément forcément le meilleur du monde a été fixé par le Maréchal Pétain sous le régime de Vichy

                      Attention, vous devenez un peu plus antipathique de messages en messages...

                    3. 289 réactions

                      Personnellement, l'âge de la majorité sexuelle, je m'en fous un peu. C'est une convention sociale comme une autre.
                      Ce que je voudrais, pour que la minorité (car je n'ai jamais prétendu que ce n'était pas une minorité, même si elle me semble plus importante que ce que croit Bellam et que ce que je croyais aussi, autrefois, malgré ma propre expérience) ne se retrouve pas, quand il y a eu passage à  l'acte volontaire, dans une situation tragique (vous croyez qu'elle se sent comment, la gamine, quand le garçon qu'elle a entraîné à  faire l'amour se retrouve en tôle pour 5 ans), c'est que la présomption de viol ne soit plus irréfragable. En clair, que le tribunal admette la preuve qu'il y a eu consentement (j'avoue que le fait qu'une présomption puisse être irréfragable m'a toujours heurtée, en quelque domaine que ce soit).

                    4. 88 réactions

                      @lambertine : Il n'y a pas de présomption irréfragable de viol, en fait. Chaque juge est libre de décider s'il y a eu viol ou pas, et l'âge est un critère prépondérant, mais pas le seul, et il n'est pas fixé strictement. Récemment un juge a admis qu'une affaire impliquant un adulte et une fille de... 11 ans (!!) n'était pas un viol.

                      La subtilité, c'est que la loi dit très clairement que même dans le cas où il n'y a pas viol, et où le consentement ne fait aucun doute, ça reste illégal, et puni de plusieurs années de prison. Moins qu'un viol, mais quand-même. (5 ans, pour être précis).

                      Parfois, la justice est clémente et ne donne pas de prison ferme. Mais quand bien même (c'est assez rare), il reste la condamnation, le déshonneur, le casier judiciaire, le procès (éventuellement avec son nom dans la gazette locale), le traumatisme de la garde à  vue musclée, les insultes des policiers (voire du procureur), l'interdiction de revoir l'être aimé(e), et toute la procédure qui poursuit un homme condamné pour mœurs des années après la fin de sa peine (c'est limite si c'est pas plus lourd que pour un meurtrier).

                      La présomption de viol n'est pas irréfragable, donc. C'est juste que même si le juge finit par reconnaitre que vous n'avez pas commis de viol, ni aucune forme d'agression, il prononcera quand-même une condamnation. Et une peine. Le plus souvent de prison ferme.

                    5. 289 réactions

                      AR,

                      En Belgique, il y a (voir l'histoire que j'ai racontée au début de cette discussion) présomption irréfragable.

              2. 3 réactions

                "Si un préado en 4ème peut s’envoyer en l’air avec un adulte qui a envie de lui et que ca ne vous pose pas de probleme, je ne sais pas quoi dire. Tout ça pour le confort d’une minorité qui trippe sur des gamins mais qui s’arrangerait apr ce biais pour avoir acces à  des pré ado en toute légalité"

                Vous n'avez pas l'air de vous soucier un seul instant à  ce que pourrait ressentir un ado pour un adulte.

                "Et non, désolée, les belles histoires d’amour entre des pré ado de 13 ans et des adultes, ça ne court pas les rues."

                En parler librement aujourd'hui est impossible.

                1. 42 réactions

                  On peut poser les choses autrement :
                  L'évolution de la sexualité des gosses et des ados évoluent gentiment, ils font leur expérience entre eux, à  maturité plus ou moins égale, avec des besoins et envies pas trop éloignées. Il y a un rapport, éventuellement de force, quand les désirs s'entrechoquent, pas trop déséquilibré.
                  Et oui, la loi dispose pour la majorité des gens et au nom de l'intérêt général.
                  En parlant de grossesse, Bellâm rappelle que la sexualité n'est pas une activité anecdotique et sans conséquences. Raison pour laquelle le sexe fait l'objet de plus d'attention qu'autres activités humaines sources de plaisir comme la poterie ou le Monopoly!
                  En parlant "d'histoires d'amour", je doute qu'attendre un an ou deux pour avoir des rapports sexuels quand on a 13 ou 14 ans puissent avoir des conséquences dramatiques. Contrairement à  des rapports prématurés, dans un rapport de maturité et de force totalement déséquilibré, On attend d'un adulte de ne pas prendre ces risques avec un enfant, on présume par ailleurs qu'il a des atouts que l'enfant n'a pas et que le risque de contrainte ou de manipulation est élevé, et voyez-vous ça ne me semble pas absurde. Et dans une "histoire d'amour", un adulte peut bien attendre un an ou deux, non, s'il s'agit d'amour?! Mais quel est cet amour adulte dont il semble être question, qui veut tout tout de suite. Car c'est de ça dont il s'agit! Des adultes qui veulent assouvir leurs désirs immédiatement, en expliquant que ça ne fera pas forcément de mal! Hé bien, par "amour", on ne prend pas le risque! Par amour, on peut attendre d'ailleurs! C'est vrai même entre adultes!

                  1. 289 réactions

                    Bien sûr qu'on peut attendre et qu'un bon nombre de personnes dans ce cas attendront. Et qu'il est tout à  fait légitime de ne pas approuver moralement ce genre de relations. Mais entre ne pas approuver moralement et envoyer en tôle pour crime sexuel, je trouve qu'il y a de la marge. Sans doute parce que je n'ai pas les mêmes expériences (en tant qu'ex-juriste, en tant qu'ex-membre d'une "association", en tant qu'ex-victime et en tant que personne tout court) que vous. Sans doute parce que je n'ai pas eu affaire à  des personnes dans les mêmes situations.

                    Maintenant, que la Loi dispose pour l'intérêt général, c'est normal et je me vois mal ne pas l'admettre. Mais moi (en tant que ... voir plus haut...) ce ne sont pas des généralités que j'ai rencontré, mais des personnes. Peut être pas des gens "bien", mais pour autant pas des salauds non plus (enfin, si, j'ai connu des salauds, mais ce n'est pas d'eux dont je parle ici). Je voudrais quand même dire que la présomption de "supériorité" de l' "adulte" devrait rester une présomption, parce qu'elle est bien souvent démentie. Qu'elle ne soit pas irréfragable, c'est tout ce que je voudrais.

                    Et ce que j'ai très, mais alors très difficile à  admettre, c'est l'affirmation que l'évolution sexuelle de la majorité - puisqu'on parle de généralités - des enfants et des ados se fait "gentiment". Pour ma part, je n'ai jamais rencontré d'évolution sexuelle "gentille", mais violentes, douloureuses, passionnées, magnifiques, horribles et fantastiques. Quand je lis vos mots, comme quand je lis ceux qui se rapportent à  l' "innocence" obligée des enfants, j'ai peur, je l'avoue, de l'aveuglement qu'ils me semblent contenir.

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                    J'ai déjà  dit avoir connu des expériences sexuelles précoces, et je n'ai pas du tout l'impression qu'elles se déroulaient dans le cadre d'un "rapport de force", ni dans la violence. Ce n'est pas parce que l'adulte est plus fort qu'il va utiliser sa force à  mauvais escient. Je n'ai finalement fait qu'appliquer à  la sexualité ce qu'on me recommandait de faire à  chaque instant de ma jeune vie : faire confiance aux grands, me laisser enseigner par eux, profiter de leur expérience.

                    Il y a deux choses que je ne comprends pas : oui, on peut toujours attendre, mais pourquoi le faire ? Et, faire l'amour pour la première fois, pourquoi serait-ce moins dangereux (si ça l'est ???) avec un partenaire inexpérimenté et maladroit ? Il me semble que la littérature d'éducation sexuelle foisonne de témoignage de personnes traumatisées par un premier rapport avec un partenaire de son âge, maladroit.

                    Je n'arrive pas à  comprendre ce qui fonde cette "exception éducative" consistant à  vouloir apprendre d'un aussi ignorant que soi...

                    Mais c'est peut-être un dogme, l'un des piliers de la foi...

                    1. 42 réactions

                      @ Lambertine : bon "gentiment" était un terme mal choisi. Autant pour moi. J'avais en fait la notion de rythme à  l'esprit.
                      Je n'ai parlé d'innocence des enfants que je sache, ni d'ailleurs de "supériorité" de l'adulte, en employant le mot sec, comme s'il y avait une supériorité de l'adulte. J'ai parlé de supériorité en terme de force, de maturité, et d'une forme de conscience et de connaissance qui lui donnent d'éventuels outils d'emprise.

                      @ Philou : quand je parle d'attendre, vous remarquerez que ça s'adresse aux adultes. Pourquoi? Parce que le risque est pris pour autrui, et autrui envers qui on a une responsabilité.
                      Je ne dis pas non plus qu'il ne faille pas apprendre de mieux connaissant que soi (encore que s'agissant du corps, une découverte conjointe peut être une aventure mais je ne dis pas que ce soit mieux ou moins bien; ça dépend je suppose). Parler de sexe avec des adultes pour un enfant peut être tout à  fait bénéfique (ne jamais le faire est même certainement un problème). Je dis juste qu'en matière de "pratique", je suis parfaitement d'accord avec la loi qui impose un âge minimum à  un adulte qui aurait une vocation "pédagogique.
                      On ne met d'alcool dans les mains d'un enfant, on ne met d'arme dans les mains d'un enfant, ni une voiture, il y a un âge minimum pour le saut à  l'élastique, en parachute,...etc. Hé bien on ne met pas non plus son sexe ou ses doigts dans les fesses ou la bouche d'un enfant, pas plus qu'on n'utilise son sexe ou sa bouche ou ses doigts pour se faire plaisir sexuellement! Ce n'est pas un dogme mais une loi qui est le fruit d'une réflexion, et personnellement, elle me semble sensée!

                    2. 94 réactions

                      C’est sûr qu’il y a de l’enlisement dans l’air. Je comprends très bien votre point de vue : un certain nombre d’enfants présentent des signes cliniques inquiétants après avoir subi les assauts d’un pédophile. Je ne nie pas cette évidence très facilement vérifiable. Il est acquis que quand certains facteurs se trouvent réunis : contrainte, ruse, absence de désir de la part de l’enfant (...) il y a de fortes chances que l’enfant pâtisse gravement de la chose.

                      Ce que je conteste, c’est que les relations sexuelles inter-générationnelles répondent à  ce schéma unique. Ce n’est pas systématiquement un adulte qui plie un «enfant innocent» à  ses pulsions.

                      Si je continue à  discuter ici, c’est que je projette ce que je lis sur ma vie de garçon pré-pubère en imaginant ce qu’aurait pu être celle-ci si j’étais tombé sous le joug de la phobie sociale anti-pédophile post-dutroux. Et honnêtement, ça me fait tout simplement peur...

                      J’imagine une minute que je sois un enfant d’aujourd’hui et que mes petites affaires arrivent au jour, grâce à  un intervenant social zélé. Que se passerait-il ? Déjà , l’adulte que j’aurais séduit serait jeté dans un cul de basse-fosse, séance tenante, à  cause de moi, et pour une vingtaine d’années. J’aurais été marié avec des enfants, avant qu’il sorte, pour autant qu’il ne se fasse pas tuer en prison. Moi ? On m’aurait longuement interrogé, non pas sur ma responsabilité, ou pour comprendre,mais sur ce qu’il m’a fait, m’utiliser pour mieux l’accabler, lui. A aucun moment on ne m’aurait laissé dire mon désir de cette situation, ou on se serait servi de ça pour enfoncer un peu plus l’adulte. Mon nom serait dans les journaux et tout le monde, à  l’école, saurait que j’ai couché avec un homme et les autres enfants me traiteraient de pédé. Je devrais me taper deux séances de psy par semaine pour me laver le cerveau et me sauver en tant que victime. Mes parents (sous réserve que je n’ai pas déjà  été placé avec mes frères et sœurs) feraient l’objet d’une enquête sociale et d’un suivi pour n’avoir pas été des parents suffisamment obsédés par ma surveillance... Personnellement, je trouve que c’est un beau gâchis. Tout ça parce que, garçon, j’étais attiré par les hommes, pas par les filles ni par les autres garçons, que j’avais envie de le vivre et suffisamment d’aplomb et de confiance en moi pour le faire. Je ne suis pas une victime et personne ne m’a agressé (et pour votre information ce que j’ai vécu sexuellement à  cet âge n’était pas, comme vous l’imaginez, des exercices de bouche-trou...).

                      J’ai bien vécu cette partie de mon existence, j’en ai tiré beaucoup de plaisir, de confiance en moi, de force à  assumer mes choix. Et au nom de ça et du cauchemar qu’aurait pu être l’intervention judiciaro-psychomachin, j’aimerais simplement ne pas être traité d’exception qui confirme la règle, mais comme l’un des schéma possibles de relation.

                      Neuf sur dix des affaires qui arrivent en justice sont des affaires d’inceste, là  où effectivement, la contrainte est maximum et les dégâts à  la hauteur.

                      Un détail : je n’ai jamais «consenti» à  une relation sexuelle avec un adulte, je l’ai cherchée, c’est toute la différence. Je consens à  payer des impôts, pas à  faire l’amour. Ce verbe, issu du judiciaire, est bien pratique, il permet d’éliminer a priori le désir du garçon de l’hypothèse...

                      Quant au désir, je trouve malvenu de comparer le désir que peut avoir un enfant d’un paquet de bonbon (ce sont des envies de consommateur, pas des désirs), avec la pulsion du désir sexuel qui est d’un tout autre ordre, même si les mots sont les mêmes....

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                      LauBe, vous établissez un parallèle avec l'alcool. Je le trouve intéressant. Parce que vous établissez un dogme : "pas d'alcool pour les enfants", sans vraiment préciser ce qu'est l'alcool, ni ce qu'est un enfant.
                      Or, si vous affirmez qu'on ne laisse pas un enfant de cinq ans faire de coma éthylique à  la vodka bon marché, je ne peux qu'approuver. Même si vous affirmez qu'on ne laisse pas un enfant de huit ans se bourrer la gueule au champagne d'ailleurs.
                      Par contre, s'il s'agit de dire "un adulte ne devrait jamais laisser goûter une goutte d'alcool à  un mineur, ou allez soyons magnanime, disons un mineur de moins de 16 ans, s'il veut boire avant qu'il fasse ses expériences avec ses copains", ce n'est pas franchement mon avis, et ce n'est pas franchement ce que j'ai vécu.

                      Mes parents m'ont habitué au goût du vin, en me laissant goûter une gorgée de bon vin de temps en temps, dès l'âge de huit ou neuf ans. Le but n'était évidemment pas de faire de moi un alcoolo accro à  la vinasse, mais tout le contraire : de me faire apprécier les saveurs intrinsèque du vin en éduquant mon goût, pour que devenu grand je sache boire du vin pour sa saveur et pas uniquement pour ses 12 degrés. Ils considéraient que les grands discours sur le bon vin ne seraient pas d'une grande utilité, mais que m'éduquer le goût, oui.

                      Arrivé à  l'âge de 13 ou 14 ans, mes parents m'ont laissé, un soir, boire un peu plus que de raison. Oh pas au point d'être mal hein. Mais au point d'être bien ivre. Il ne s'agissait toujours pas de complaisance envers l'alcoolisme. Il s'agissait de dire que tant qu'à  ce que je prenne ma première "cuite", ils préféraient être à  proximité et que je sois entouré d'adultes de confiance qui me surveillaient du coin de l'oeil, à  pouvoir intervenir si j'allais trop loin, ou s'il s'avérait que j'avais le vin mauvais. Plutôt que loin de toute surveillance, avec des copains aussi cons et inexpérimentés que moi, à  s'encourager mutuellement jusqu'à  finir par aller vomir à  tour de rôle. Ils considéraient que l'éducation à  la "conso avec modération" faite au collège, toute utile qu'elle soit, ne serait jamais aussi formatrice qu'un peu d'expérience contrôlée.

                      Aujourd'hui je crois que le résultat est franchement satisfaisant.
                      Je ne bois que peu souvent, rarement beaucoup, et toujours en dégustant les alcools ou les vins, quels qu'ils soient. Une petite bière l'autre soir devant France-Irlande (oui bon...) - une bonne parce que boire de la Kro c'est stupide. Peut-être quelques verres de vin pour accompagner mon prochain bon repas, le week-end de la semaine prochaine... Et toujours en appréciant les saveurs, y compris lorsque je bois avec l'intention de me rendre ivre d'ailleurs, parce que disons le, ça arrive aussi, desfois, de vouloir se rendre ivre. Et en bonus, j'épate les adultes de la génération de mes parents ou de mes grand-parents, parce que je sais goûter le vin, et même parfois en donner un avis éclairé, et que je suis l'un des seuls jeunes de moins de 25 ans qu'ils connaissent qui sachent le faire.

                      Je ne prétend pas que le résultat soit parfait. Je ne dirais pas que je ne me suis jamais laissé piéger à  surestimer mes limites. Ni que je choisis toujours mes vins avec le meilleur goût qui soit. Je ne suis certes devenu ni saint ni sommelier. Mais je n'ai aucun problème avec l'alcool, je ne me suis jamais mis en danger, je ne gâche pas les fêtes en finissant complètement bourré, bref sans vouloir me vanter, je pense que je bois moins et mieux que la plupart des jeunes hommes de mon âge. En tout cas ceux que je connais.
                      Et je pense que le fait que je n'ai pas découvert l'alcool soudainement à  18 ans avec une bouteille de vodka entre potes ados cons n'y est pas totalement étranger.

                      Le parallèle avec la sexualité a certes ses limites. Déjà  parce que mes parents ont joué un rôle majeur dans mon éducation à  l'alcool alors que je suis contre l'inceste. Ensuite parce que les risques ne sont pas les mêmes (un adulte peut avoir un intérêt particulier à  pousser la sexualité d'un enfant alors que peu ont un intérêt particulier à  le forcer à  boire).

                      Mais le parallèle vaut quand-même pour partie, je crois, en ce qu'il oppose le dogmatisme un peu simpliste ("pas d'alcool pour les enfants !") à  un pragmatisme à  mon avis préférable ("je défend l'éducation, la consommation contrôlée, l'arrivée à  l'âge de liberté totale avec une connaissance pratique suffisante du sujet pour faire les bons choix, tant pis si ça doit bousculer un petit peu quelques valeurs").
                      A l'heure où les jeunes apprennent le sexe entre eux, c'est à  dire entre consommateurs de porno (tentant de reproduire ce qu'ils ont vu) et où les tournantes se multiplient avec parmi les coupables des ados de plus en plus jeunes, peut-être qu'on peut s'autoriser à  penser qu'un vague et général "les adultes ne servent jamais d'alcool aux enfants !" ne suffit pas à  répondre à  certains enjeux...

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                      @AR... et pour illustrer par l'exemple votre propos : L'alcool m'était totalement interdit enfant, et je risquait des punitions sévères... Mon fils est éduqué comme vous l'avez été : goûter de temps à  autre d'excellents vins dès l'âge de 10/11 ans. Résultats : j'ai commencé à  boire en cachette à  12 ans, j'étais alcoolique à  20 ; mon fils ne bois jamais d'alcool, ni ne fume ni ne se drogue, ce que font à  peu près tous ses copains. Et, surtout, et ce qui me rassure, il l'assume très bien devant ses copains, et ça ne l'empêche pas de sortir avec eux...

                  3. 94 réactions

                    Je maintiens que votre commentaire relève de l'exercice du dogme. Prouvez-moi que Jésus est Dieu et non pas un prophète illuminé. Je le prouve au travers des miracles qu'il a accompli. Ah, et comment a-t-il accompli ces miracles ? Parce qu'il est Dieu... On avance pas beaucoup. Quand je vous lis, j'ai l'impression que vous me demandez de vous croire, mais je ne trouve pas d'argument faisant appel à  la déduction, à  la réflexion et à  l'intelligence.

                    "quand je parle d’attendre, vous remarquerez que ça s’adresse aux adultes. Pourquoi? Parce que le risque est pris pour autrui, et autrui envers qui on a une responsabilité."

                    Non, celui qui prend le risque et la responsabilité, c'est l'adulte.
                    Le point dogmatique, ici, c'est que vous excluez que l'enfant puisse avoir un désir. Votre axiome contient l'idée que seul l'adulte porte le désir et que ce désir est une perversion et donc que l'adulte doit en différer indéfiniment la réalisation. Votre propos est cohérent si on admet le dogme de départ "L'enfant, seul, ne désire pas".

                    "Je ne dis pas non plus qu’il ne faille pas apprendre de mieux connaissant que soi (encore que s’agissant du corps, une découverte conjointe peut être une aventure mais je ne dis pas que ce soit mieux ou moins bien; ça dépend je suppose). Parler de sexe avec des adultes pour un enfant peut être tout à  fait bénéfique (ne jamais le faire est même certainement un problème). Je dis juste qu’en matière de "pratique", je suis parfaitement d’accord avec la loi qui impose un âge minimum à  un adulte qui aurait une vocation "pédagogique."

                    Dans cet énoncé, je vois deux propositions sur lesquelles je suis d'accord, puisque qu'elles peuvent s'appliquer en gros à  tous les modèles de découverte et d'apprentissage. Puis vient une conclusion qui s'inscrit dans le registre de la magie, puisqu'elle ne présente pas de lien et contredit les deux énoncés précédents...

                    "On ne met d’alcool dans les mains d’un enfant, on ne met d’arme dans les mains d’un enfant, ni une voiture, il y a un âge minimum pour le saut à  l’élastique, en parachute,etc"

                    Je suis d'accord avec vous. La différence, c'est que pour tout ça il est possible de donner une explication rationnelle et de bon sens. Notez que pour ma part, on devrait aussi éviter de mettre des armes, de l'alcool, une voiture (...) entre les mains d'une majorité d'adultes... Mais votre parallèle fait encore appel à  la magie. Prenons l'exemple de l'arme à  feu. Ce que que vous êtes en train de dire, c'est que deux enfants qui jouent avec une grenade, c'est inoffensif, laissons-les faire, il faut bien qu'ils fassent leurs expériences, et que ça ne devient dangereux que si un adulte s'en mêle... Vous voyez bien que votre parallèle ne tient pas ! Vous développez une vision de la sexualité, vue comme une activité dangereuse. Si vous avez raison, en quoi la dangerosité varie-t-elle selon l'âge des partenaires ?

                    "Hé bien on ne met pas non plus son sexe ou ses doigts dans les fesses ou la bouche d’un enfant, pas plus qu’on n’utilise son sexe ou sa bouche ou ses doigts pour se faire plaisir sexuellement! "

                    Excusez-moi, mais je suis resté pantois devant votre vision de la sexualtié : pour vous, ça consiste à  se mettre mutuellement des doigts ou des bites dans tous les trous possibles ? Comme dirait mon fils "Putain, ça craint !". Si il avait développé cette approche-là  de la sexualité, j'aurais depuis longtemps investi dans un psy...

                    1. 42 réactions

                      Mais ce n'est pas ma vision de la sexualité qui évidemment ne se résume pas à  ça! C'est ce qui est poursuivi (entre autres) quand commis par un adulte sur ces mineurs de 15 ans! Raison pour laquelle je peux écrire sans contradiction "parler de sexe avec les enfants" no problem, pour la mise en pratique, c'est 15 ans minimum, et je suis d'accord avec cette législation!
                      C'est l'adulte qui prend le risque? De blesser l'enfant entre autres! D'où risque pour autrui! Et croyez-moi, en ce qui me concerne, la conscience que des relations entre enfants et pédophiles peuvent faire, et font souvent, du dégât ne relève pas de la foi mais de nombreuses constations!
                      Je suis d'accord avec vous sur le fait qu'alcool, armes, etc , sont aussi dangereuses chez les adultes! Et alors?Je ne dis pas non plus que l'enfant ne désire pas! Je dis qu'il peut désirer beaucoup de choses, mais qu'une des responsabilités des adultes est d'encadrer ses désirs. Comme le dit maître Mô, l'enfant n'est pas capable de consentir (qui ne se résume pas à  accepter, surtout en droit).

                      Je réagis à  ces échanges qui commencent à  s'enliser sur le mode "y a des cas où ça fait pas de dégâts"... Ma fille aînée est sûre qu'elle serait capable de conduire et c'est peut-être vrai, et argumente qu'une vodka orange en apéritif ne la tuerait pas ( et oui, je suis bien consciente qu'elle ne se gêne pas pendant les fêtes). Hé bien si quelqu'un prend la responsabilité de lui prêter un voiture ou de lui vendre ladite vodka, je n'hésiterai pas à  rentrer dans le chou de l'adulte en question (même si ma fille se fera sonner les cloches en l'occurrence), dégât ou pas.
                      Il ne s'agit pas des désirs de l'enfant, réel, présumés ou provoqués, mais des devoirs de l'adulte, et ce (classique) renversement de responsabilité me gonfle grave!
                      Et on trouve toujours des exemples à  la marge!
                      Il se trouve que dans notre sujet, attendre pour un enfant ne comporte pas de risque de préjudice, alors qu'accepter les relations sexuelles avec un adulte pédophile est prendre un risque majeur! Ces exemples à  la marge ne démontrent rien d'utile au plus grand nombre!

                    2. 289 réactions

                      A LauBe

                      Que puis-je dire, sinon qu'à  la base je suis d'accord avec vous : je n'arrive pas à  comprendre les relations pédophiles (au sens strict : avec un enfant impubère) et les relations sexuelles précoces (qu'elles soient "entre ados" ou "ado"/"adulte") ne me semblent pas, dans leur ensemble, positives. Oui, "on peut toujours attendre", surtout si on aime, c'est une preuve d'amour etc... etc... etc...

                      Maintenant, il y a la théorie, et il y a les faits. Et quelque chose qui me gêne profondément : quand vous parlez des "relations entre les enfants et les pédophiles", vous mettez dans le même sac le viol du gamin de neuf ans par son beau-père dans la chambre d'enfants et les relations sexuelles consenties entre la jeune fille de quatorze ans trois quart et le garçon de vingt ans qui comptent se marier dès que possible. Evidemment qu'ils "pourraient attendre", que c'est... tout ce que vous voulez. Mais c'est différent, les conséquences sont différentes (et il y a de fortes chances que la jeune fille précitée a plus de chances de se retrouver devant Monsieur le Maire que devant l'assistante sociale d'une association d'aide aux victimes).

                      Et vous avez le droit - et sans doute le devoir - de rentrer dans le lard d'une personne qui offrirait une vodka-orange à  votre fille. De là  à  le jeter en tôle pour vingt ans alors que votre fille de quatorze ans était demandeuse, je crois qu'il y a une certaine marge. Et je me demande franchement ce qui sera le plus traumatisant pour elle : des relations sexuelles même sans lendemain, ou être responsable (tournez ça comme vous voulez, si elle étant consentante et encore plus si elle était demandeuse elle se sentira responsable) du fait qu'une personne qu'elle a apprécié et désiré se retrouve en prison.

    3. 289 réactions

      A propose de pseudo-belles histoires...

      Il y avait, il y a quelques années (plus de 25 ans, en fait. Mon père était encore en vie), il y avait un jeu télévisé qui consistait pour des couples de raconter leur "histoire d'amour"). Un par jour. A la fin de la semaine, le public devait voter pour "la plus belle histoire de la semaine".
      Parmi les couples : lui, la cinquantaine, elle, vingt ans de moins. Une gamine de 13 ans (c'est ce qui avait révulsé mon père) et un maître-nageur trentenaire et marié (c'est ce qui m'avait choquée, moi. Je croyais vraiment au mariage, à  l'époque). Sexe. Jugement. Prison. Mariage et enfants.
      Pour qui croyez-vous que le public a voté, cette semaine-là  ?
      (Je me souviens de cette histoire précisément à  cause de la réaction horrifiée de mon père. Plus horrifiée par le vote du public que par l'histoire elle-même, d'ailleurs).

      1. 57 réactions

        Dites moi lambertine, c'est une spécialité chez vous les merveilleuses histoires d'amour entre des gamines de 13 ans et des mecs beaucoup plus âgés . Ou des histoires d'amour incompris entre le même type de protagonistes.
        Faut pas hésiter à  sortir un bouquin :)

        1. 289 réactions

          Je me passerai de vos sarcasmes.

          Non, ce n'est pas ma spécialité. Et je ne considère pas cette histoire comme particulièrement belle. A la vérité, je l'ai même trouvée assez sordide. C'est le public des années 80 qui l'a trouvée belle. Je l'ai simplement évoquée pour dire que "les Français" ne sont pas si attachés que ça à  l'âge de la majorité sexuelle, et sont prêts à  faire des tas d'exceptions pour peu qu'on leur présente l'histoire d'une certaine façon.

          Ce n'est pas ma spécialité, mais comme un des sujets du débat porte là -dessus, et que, que je le veuille ou non, j'en ai croisé, de ces histoires, qui ont bien ou mal fini, j'essaie d'en parler avec le plus de pincettes possibles.

  13. 329 réactions

    Issei Sagawa vivait en France avant qu’il ne soit rapatrié au Japon. Les experts psychiatres qui l’avaient approché au début des années 80 ,lorsqu’il était encore en préventive ,tous le déclaraient irresponsable pour les faits qu’il avait commis et sur ce motif qu’il a obtenu son non lieu .

    Il avait tué à  la carabine une jeune fille hollandaise qui était étudiante à  Paris ,ensuite il l’a découpée en morceaux .Chaque jour il en mangeait un peu. N’ayant pas un congélateur dans sa chambre de la rue Erlanger dans le16è arrd Parisien , il ne pouvait pas se permettre de garder les restes de la jeune fille au-delà  de quelques jours. On était au mois de juin ,il faisait chaud et l’odeur des morceaux du cadavre faisandé commençait à  l’agacer . Il s’est précipité en remplissant deux valises des restes et il a tenté de les enterrer au bois de Boulogne .C’est là  que les valises ont été découvertes ,que des passants ont donné son signalement et qu’il fût attrapé par la suite rapidement.

    Toutefois ,les experts nippons à  son arrivée au Japon ,l’avaient déclaré responsable pénalement. Sauf qu’il était intraduisible devant une quelconque juridiction puisque la justice Française l’avait déjà  jugé et il ne peut pas être jugé deux fois pour les mêmes faits

    Je raconte cette histoire parce que si ,et à  ma connaissance , Issei Sagawa n’est pas un pédophile ,il a quelque chose en commun avec les pédophiles et c'est la raison pour laquelle on a inventé des lois ,c'est cette espèce d’égocentricité et de narcissisme débordants qui vont jusqu'à  en fabriquer une victime .

    C'est ce "et moi et moi et moi !" qui les caractérisent.

    De même ,il déclarait tout son amour pour la jeune fille à  qui il a ôté la vie en particulier et il continue au Japon où il mène sa vie actuellement,de déclarer son amour pour les filles en général de type occidental. Comme s’il était devant un catalogue de voitures et c’est la raison pour laquelle on a inventé l’inconscient .Il disait qu’il était très amoureux de sa victime .La victime qui habitait la rue Bonaparte dans le 6ème ,le trouvait très calme et pas offensé du tout lorsqu’elle avait refusé ses avances d’après les témoignages de l’enquête .Il lui était un ami qu’elle croisait à  la fac et elle ne pouvait pas imaginer ce qui allait se produire en acceptant de monter dans sa chambre .

    Dans cette affaire le point de vue de la victime sur son criminel ,on ne le connaît pas. Il ne lui a pas laissé la chance de nous en parler. Seul le criminel égouïstement s’est laissé le droit de s’exprimer par son crime et sur acte postérieurement . Il disait que c’est par amour. Il valait mieux pour lui qu’il dise ça pour sa défense mais encore, il valait mieux qu’il montre des signes de folies pour obtenir le non lieu. Dans les affaires de pédophilie ,les pédophiles mettent en jeu toutes les ruses et exercent le chantage pour empêcher leurs victimes de les dénoncer.

    La justice n’est pas sollicitée pour intervenir devant tous les abus .Quand cela arrive,ses réponses ne sont pas faites pour plaire à  la partie défense mais elles ont l’avantage de constituer un signalement des zones infranchissables qui délimitent le territoire de chacun.

    1. 19 réactions

      Salah, je n'ai qu'un mot : bravo !

      Nous abordons le problème de la pédophilie, et avec votre parallèle pour le moins maladroit où en arrive-t-on, à  un homme qui a assassiné et dévoré une jeune fille de 24 ans !!!

      C'est clair qu'avec de tels arguments, vous allez faire avancer la charette...

      Dans l'ultime partie de votre intervention, vous recentrez le débat en expliquant que les pédophiles mettent redoublent de ruses et de chantage pour empêcher les victimes de les dénoncer. Ce que je crois bien volontier ! mais que faites-vous des "victimes" qui n'en sont pas ?

      1. 19 réactions

        Désolé pour le triplé !

        Maître Mô, merci de bien vouloir effacer les deux messages ci dessous dans un souci de meilleure lisibilité.

        1. 3579 réactions

          Je le fais -mais c'est moi qui suis désolé : vous devez avoir escroqué mon anti-spam dans une autre vie, plusieurs de vos commentaires y étaient bloqués... ça lui arrive parfois et c'est aléatoire, donc s'il nous refait le coup ne vous inquiétez pas : j'arrive !

          Juste pour tâcher de cerner le souci : avez vous changé d'adresse IP d'un envoi sur l'autre (flemme de regarder) ?

          1. 19 réactions

            Je poste depuis un proxy, ce qui explique certainement cela !

            1. 329 réactions

              Nicolas, mon parallèle n'est pas maladroit ! Disons que je l'ai jamais vérifié.

              Il y a à  peine un an au japon on a appliqué la sentence capitale par pendaison sur un pédophile et cannibale Tsutomu Miyazaki.

              Je ne raconte pas des histoires d’ogres pour faire peur à  quiconque .Le Japon est un modèle économique dans le monde .Sachant que l’économie définit les rapports entre les humains ,il est intéressant de voir ce qui y se passe dans ce pays ne serait-ce que par souci de prévention.

              Il peut y avoir trente six mille combinaisons à  faire avec la caractéristique pédophile .Du pédophile menuisier au pédophile cinéaste etc Néanmoins la tendance à  ne considérer autrui et l’extérieur qu’en fonction de l’intérêt qu’on se porte à  soi-même ,le dictionnaire lui donne une définition :l’égocentrisme .

              Cette tendance se nourrit par l’éducation qu’on reçoit ,par les rapports sociaux et familiaux eus et essentiellement par les associations psychiques entre les besoins dits vitaux et le mode opératoire de leur satisfaction. De mémoire je cite Lacan lorsqu’il décrit les mythes modernes dont celui de l’amour ,il parle de la contamination des besoins vitaux dont la sexualité qui en fait partie. Vous pourrez me dire qu’il y du chemin entre être pédophile et être cannibale je vous réponds qu’il y a déjà  du chemin entre être égocentrique et devenir pédophile.

              L’éducation de masse qui ne passe pas par l’école forcément mais qui est dominante apprend à  consommer et encourage le plus grand nombre d’individus à  formuler des vœux de consommateurs sans complexes tout en criant fièrement «c’est mon choix !» .

              A ce sujet je vous raconte l'histoire d'une dame qui se plaint que son fils de 10 ans fait encore pipi au lit. Son amie lui conseille de l'amener voir un psy et c'est ce qu'elle fait. Six mois plus tard son amie lui demande si son fils va bien et si le problème a été réglé. Elle lui répond que c'est fini ,c'est réglé . L'autre lui dit : Alors ,il ne fait plus pipi au lit ? Et la dame lui répond : Non il fait toujours pipi au lit,le problème est réglé grâce au psy ,il n'a plus honte ,maintenant il est plutôt fier !

  14. 146 réactions

    La pédophilie aujourd'hui est condamnée en France. En d'autres temps, certains récents, comme l'ont souligné d'autres commentateurs, elle allait de soi. Je me souviens il y a quelques années d'une enseignante anglaise qui avait été jugée pour avoir eu des rapports sexuels avec son élève de 12 ans (ils ont eu un bébé suite à  cela, cela fera plaisir à  DMonodBroca - je vous taquine !). Elle a fait de la prison pendant plusieurs années. A sa sortie de prison, ils se sont mariés et sont restés ensemble. Pédophile ? Hétérosexuelle ?

    Anonyme Relatif, vous souhaitez nous faire comprendre ce qu'est la pédophilie, pas celle qui défraye la chronique, mais l'ordinaire. Vous parlez de votre amour des enfants, de leur humour particulier, innocence, absence de formatage qui, entre autres, vous séduisent davantage qu'un homme ou une femme ne saurait le faire. Petite parenthèse : rien n'est moins faux en ce qui concerne le formatage. Je ne parle pas non plus de la cruauté dont ils peuvent faire preuve en certaines circonstances, non pas qu'ils ne soient pas conscients d'être cruels, mais ils n'en prennent pas toute la mesure faute de vécu.

    J'ai l'impression que vous idéalisez les enfants. Que vous les sacralisez. Remarquez pour le coup vous êtes dans l'air du temps où l'enfant n'a jamais été aussi roi, ce qui explique peut-être aussi pourquoi la pédophilie est réprimée sévèrement aujourd'hui par rapport à  d'autres époques.

    Vous souhaitez qu'on ne vous assimile pas à  des pervers sexuels comme Evrard, qui ne devrait pas être assimilé à  un monstre comme Dutroux bien que la condamnation prononcée pour les deux soit du même tonneau au final. Soit, je ne fais pas l'amalgame.

    Cette question vous a déjà  été posée mais je ne crois pas que vous y ayez répondu sauf à  mentionner les expériences d'autres personnes. N'avez-vous pas envie de passer votre vie avec un être qui vous aime et que vous aimez puisque pour vous la pédophilie est une forme d'amour ? J'ai noté que vous ne vous sentiez pas homosexuel, mais dans ce cas, comment votre amour, qui ne saurait durer une fois l'enfant devenu un homme, peut-il être autre chose qu'une simple - pardonnez l'expression - histoire de cul ? Est-ce cela aimer ?

    Je croyais que l'amour, le vrai, était inconditionnel (vous voyez, les adultes aussi peuvent être candides).

    1. 88 réactions

      Sur la cruauté des enfants, je dirais qu'elle est à  l'image de celle qu'on leur témoigne. L'enfant n'est pas naturellement bon, comme l'aurait dit Neill ou Rousseau. Il est naturellement rien. Il est ce qu'on fait de lui. S'il est cruel, c'est qu'il l'a apprise quelque part, même si ce n'était pas forcément le but de celui qui lui ont appris. J'ai la faiblesse de croire, par exemple, que si on élevait un peu moins nos enfants à  coups de torgnoles (le "sport national français" de l'avis de beaucoup d'étrangers), ils se sentiraient un peu moins l'inspiration de se venger sur les copains. Et de croire que quand un gamin fait preuve d'une violence anormalement élevée ou habituelle pour son âge, le premier réflexe est de chercher s'il ne serait pas par hasard victime de maltraitances, ou témoin de violences familiales.

      Pour votre question finale, je n'ai pas pu y répondre parce que je n'ai pas la réponse.
      Je n'ai pas la réponse parce que je n'ai pas le vécu qui me permettrait de l'avoir. Je n'ai jamais été en couple avec qui que ce soit, comment savoir comment évoluerait ma relation ? Est-ce que mes désirs grandiraient avec lui ? Est-ce que paradoxalement je pourrais devenir partiellement homosexuel par amour pour un garçon qui grandit ? Je n'en sais rien. C'est quelque chose qui est trop individuel pour que je puisse vous répondre sans l'avoir connu.

      Il y a des sujets sur lesquels je peux généraliser, parce que ça se passe à  peu près pareil pour tous les pédophiles pour autant que j'en sache. Mais il y en a, comme celui là , où je ne peux pas vous dire comment moi personnellement je réagirais, faute de l'avoir connu, et faute de pouvoir dire que je serais comme les autres (les autres étant déjà  tous différents en la matière).

      Je ne peux répondre à  cette question autrement que par une poignée d'hypothèses et un "je ne sais pas, je n'en ai rigoureusement aucune idée" en guise de conclusion. Mais j'admets volontiers que la question se pose, forcément. Je n'ai juste aucun élément tangible pour y répondre.

      1. 146 réactions

        En fait pour la cruauté, je ne pensais même pas aux comportements violents. Juste la grosse dont on se moque pendant la récréation, ou celui qui louche ou a des culs de bouteille sur le nez, celui qui est différent. Ou encore cet escargot que l'on cajole pendant des heures et qu'on finit par écraser. Ou encore ces mots, qui provoquent toujours un pincement au coeur même quand on sait pourquoi ils sont dits, qu'on dit à  ceux qu'on aime quand ils ne font pas ce qu'on désire.

        Merci pour votre réponse.

  15. 436 réactions

    "Va et ne pèche plus" est-il dit à  la femme adultère et l'adultère, puni de mort, était, ne nous y trompons pas, un crime aussi grave que la pédophilie aujourd'hui.
    L'indulgence à  l'égard du fautif ne diminue pas la gravité de la faute.
    Ne pas vouloir la mort du pècheur ne signifie pas s'aveugler sur le péché.
    Écouter un témoignage, tel celui qui à  l'origine du présent débat, n'est pas approuver les actes qu'il raconte.
    Gardons-nous de juger les hommes, encore plus de les condamner, nous sommes tous semblables et tous semblablement capables du meilleur comme du pire mais sachons juger les actes, nos actes. Sachons ce que nous faisons.
    Amour et sexe ne sont pas synonymes.
    Aimer n'est pas posséder.
    Retenue, abstinencce, chasteté ne sont pas des gros mots.
    La pudeur, l'innocence, la naïveté ne sont pas des vilains défauts.
    Les tabous ne sont pas faits pour être renversés, ni les lois pour être transgressées.
    La libéralisation des désirs, la banalisation du sexe, l'invention de la notion d'orientations sexuelles ne sont pas des progrès.
    Sanctionner n'est pas éliminer.
    Punir n'est pas mettre hors d'état de nuire.
    La justice n'a pas pour objet d'empêcher les crimes d'être commis.
    Pardon non plus n'est pas un gros mot.
    La vie n'est pas un conte de fées mais "ils se marièrent, vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants" n'est pas une happy end si démodée que cela...

  16. 13 réactions

    Monsieur AR. Vous ne savez pas comment un enfant peut s'enfermer dans le silence. Vous ne savez pas comment il peut accepter, faire certaines "choses" tout simplement par désespoir, parce qu'ailleurs il ne se sent pas aimé comme il pourrait le rêver. Le désespoir silencieux d'un enfant, d'un pré-ado, le poursuit à  l'infini. L'enfance, ça peut-être dégueulasse : on toute la vie devant soi pour ne jamais l'oublier. Certes, certains ne s'en sortent pas marqués au fer rouge, mais les autres, les silencieux, les taiseux ?

    Vous me faites penser à  tous ceux qui posent des questions avec la réponse incluse dans la question...

    1. 13 réactions

      N.B. peut être (et non peut-être)

      Signé: une enfant enfermée dans le silence pendant des années....

      1. 88 réactions

        Si, je le sais. Ma propre mère a été victime d'attouchements dans son enfance. Elle n'a pu en parler qu'une fois adulte, mariée, et mère, et encore je sais qu'elle cache certaines choses pour protéger des membres de notre famille.

        Ne croyez pas que, parce que je suis pédophile, je suis insensible au sort des victimes. Il y a des victimes dans mon entourage aussi, je sais la souffrance qui est la leur, et j'essaye, pour celles qui font le choix de m'en parler à  moi, de rechercher du soutien moral auprès de moi, d'être aussi disponible que possible, et d'œuvrer à  leur reconstruction.

        Il n'y a pas un camp des pédophiles et un camp des victimes.

        Je ne suis pas non-plus une espèce d'andouille un peu naïf (ou beaucoup malhonnête) qui croit que quiconque dit "oui" ne peut plus être blessé. Il y a même des adultes qui disent "oui" et qui pensent, en fait, réellement "non". Ou qui ne savent pas ce qu'ils pensent, mais qui ne pensent pas vraiment oui en tout cas.

        Le consentement, seul, le "tu veux bien ? oui/non", est un leurre, il n'a aucun sens. Un consentement doit être éclairé, sincère, réel, profondément pensé, et un partenaire sexuel a le devoir absolu de s'en assurer, de ne pas aller plus loin que ce pour quoi la personne a consenti (oui, ce n'est pas forcément oui à  tout), et de réagir dans le quart de seconde quand quelque élément que ce soit (langage corporel, regard, tension, parole, silence...) permet de craindre que l'adhésion n'est plus totale. Mais ça, c'est valable pour tout le monde, dans toutes les sexualités, quel que soit l'âge et le sexe de son ou sa partenaire.

        Vous avez été victime d'un homme peu scrupuleux, qui a profité de votre malaise pour vous arracher un consentement ou au moins une absence de refus, dans l'unique but de se satisfaire. Ou d'un homme idiot qui a cru bien faire et n'a rien vu. J'en suis sincèrement désolé, et je vous souhaite, vraiment, de réussir à  briser le silence et à  vous reconstruire.
        Je ne défends pas ces individus, qu'ils s'en prennent à  des enfants ou à  des femmes. Je ne partage pas leur égouïsme. Je ne mange pas de ce pain là . Ce n'est définitivement pas ce que je défends.

        1. 1242 réactions

          Le problème est peut-être là , pour tous ceux qui vous lisent et qui débattent ici avec vous, et qui cherchent aussi à  vous comprendre, même si c'est quelquefois avec nos propres aprioris.

          Que défendez-vous ?

  17. 267 réactions

    Tout relire depuis hier me donne une sacrée migraine...

    je n'ai pas l'impression, comme d'autres ici, qu'AR cherche à  se justifier à  outrance. Il ne cesse de dire qu'il accepte la légitimité d'une punition, il tente de donner ses clés, il expose ses douloureuses questions. Je n'en dirais pas tant d'Autre Anonyme, mais bref, passons.

    Ce dialogue reste courtois mais met chacun mal à  l'aise. Et au fond, que vise-ton ? Comprendre ? Le veut-on vraiment ? On arrive peu à  peu au bord de notre rive, chacun. Trouver un pont n'est pas vraiment possible. Au final, je me demande si on ne va pas en arriver à  regarder AR comme dans un zoo, en regrettant toute sa détresse, pour rentrer ensuite au chaud chez nous...

    Il me reste juste une question, personnellement : AR, cet échange avec nous vous a-t-il apporté quelque chose ? Qu'en attendez-vous ? Si vous avez accepté d'être publié, c'est bien qu'il y a une raison, non ?

    1. 88 réactions

      Cet échange m'a-t-il apporté quelque chose ? Hé bien en fait, oui. Paradoxalement... une meilleure connaissance de vous autres. ça peut paraître dingue, on aurait pu penser que seule l'inverse était possible, mais pas du tout. Par exemple, je n'avais jamais réalisé jusqu'alors que les gens étaient à  ce point attaché à  l'âge sacré de 15 ans, au point qu'émettre l'hypothèse qu'il pourrait changer crée des tensions d'une grande violence (latente, mais quand-même). Je pensais vraiment que c'était un sujet accessoire dans la tête de beaucoup de gens, mais apparemment c'est au contraire un point de blocage ultra-important.

      Pour le reste, honnêtement, je ne sais pas vraiment ce que je suis venu chercher. À la base j'ai écrit à  Maître Mô, parce qu'ayant lu son billet sur les "pointeurs", j'ai eu l'impression que "ha tiens, pour une fois, il y a quelqu'un qui fait l'effort de chercher l'humain derrière le monstre, il ne se borne pas à  dire qu'il doit se cacher un humain, il est carrément actif, engagé dans cette recherche d'humanité, ça pourrait être intéressant de lui donner quelques clés, ne serait-ce que pour ses prochains clients du genre".
      Pourquoi j'ai accepté d'être publié... pour faire avancer la connaissance, essentiellement. Je crois que la vérité a besoin de ça.

      Qu'importe que les gens quittent cet espace avec la conviction renforcée que je devrais passer les 20 prochaines années en prison. Du moment qu'ils ont cette conviction à  partir des éléments que j'ai fourni. Au moins ils me jugeront sur une base valable, et pas sur d'obscures caricatures de prétendus experts qui vous servent du cliché au décalitre. J'en ai juste marre d'entendre que je suis pédophile parce que c'est plus facile de s'en prendre aux enfants (je ne "m'en prends" pas aux enfants et il faut vraiment être idiot pour croire que la vie de pédophile est facile), ou que j'ai forcément été abusé dans mon enfance (hé non), ou qu'un pédophile est un prédateur qui guette sa proie (je n'ai pas de proies et j'ai la même respect que n'importe qui envers les vies humaines)... qu'on trouve que je suis un sale type, soit, mais qu'on trouve que je suis un sale type à  cause de ce que je suis réellement, pas à  cause de ce que les experts auto-proclamés prétendent.

      1. 419 réactions

        Attaché à  l'âge sacré de 15 ans?
        Un être humain vit en moyenne 75 à  80 ans... je pense que 40 ou 50 ans de vie sexuelle c'est déjà  pas mal non? Pourquoi vouloir à  tout prix faire des expériences avant l'heure. Il y a tant de stade dans la vie sexuelle de l'être humain, tant de plaisir a découvrir au fil des années. La vie sexuelle évolue avec l'âge et vous ne demanderiez pas à  un homme de 80 ans d'avoir la même activité sexuelle qu'un homme de 30 ou 40 ans, et celui de 40 ans d'avoir la même que celle de ses 20 ans ect... ce serait absurde non? et bien dans le sens inverse, c'est la même chose. Chaque chose en son temps...
        Quand on parle d'amour, de tomber amoureux, pour la plupart des gens il y a un désir d'avenir commun, même chez les enfants ou ados qui tombent amoureux ce fantasme existe, avoir des enfants ou des projets communs, vieillir ensemble, autrement c'est autre chose...
        Ce qui me gêne dans vos différents témoignages, c'est vos certitudes certainement dues à  votre jeunesse. Votre revendication "je suis pédophile un point c'est tout, je ne peux pas me soigner d'ailleurs tout le monde le dit ...ect..."
        Heureusement, et j'espère sincèrement que vous pourrez en faire l'expérience, la vie est pleine de surprise si on veut bien y croire. Vous semblez en plus être cultivé, vous faites preuve d'une maturité hors norme pour votre âge, vous n'êtes pas encore passé à  l'acte et on sent chez vous cette volonté de ne pas le faire... la seule immaturité dont vous faites preuve, c'est cette demande incessante de voir les autres changer leurs critères! Vous vous comportez comme un mouton, un programmé promis à  l'abattoir!!!
        Alors?
        Alors servez-vous de cette intelligence, votre chemin est plus dure qu'un autre, j'en conviens mais soyez un peu rebelle que diable... On vous a fabriqué ainsi, ce n'est pas votre nature... Arrêtez de croire ce que tout le monde dirait, à  savoir qu'on ne pourrait pas se sortir de cette mauvaise éducation! retrouvez-vous tel que vous êtes réellement, un jeune homme assez intelligent pour inventer un passage, le votre... vous sortir de cette impasse, car s'en est une, ne le voyez-vous pas?! lancez-vous des défis!!!

  18. 7 réactions

    Bonsoir à  tous,

    De nature plutôt compassionnelle et donc cherchant à  comprendre les différentes pulsions qui peuvent mener à  ce genre d'actes, je comprends mal le passage à  l'acte et je ne m'étendrai pas sur le bien, le mal, le normal, le pas normal et tous ces mots qui n'ont guère de sens pour moi. Même si je sais parfaitement que si cela arrivait à  l'un de mes petits-enfants, je serais probablement prête à  tuer :-)

    Deux choses m'interpellent dans ce post :

    1) En suivant ce genre de sujets depuis des années, je comprends mal pourquoi on ne se pose jamais la bonne question : qu'en est-il dans ce genre de pulsions du système endocrinien et du système nerveux central ? A-t-on jamais tenté d'analyser chez les personnes qui sont atteintes de ces pulsions, celles-ci ou d'autres d'ailleurs, comme les serial-killers, etc... une éventuelle anarchie de la production endocrine ou des neuro-transmetteurs ? Non. Pourtant... la chimie du corps influe terriblement sur le comportement. Il suffit d'un minimum de mercure pour rendre quelqu'un paranoïaque par exemple. Tout le monde sait, qu'un excès de phéromones déclenche d'irrépréssibles coups de foudre entre deux personnes. Alors pourquoi ces pulsions ne seraient-elles pas déclenchées par une anarchie chimique du corps ?

    Personne ne s'est jamais penché sur cette question. Mais lorsque l'on voit, par exemple l'augmentation patente de violence chez les jeunes actuellement, personne ne se pose non plus la question de savoir vraiment d'où elle vient et surtout, pourquoi elle n'arrive plus à  être contenue. Alors que le corps emmagasine plus de 400 substances chimiques par jour, soit par la nourriture, l'air ou la peau, qu'il est incapable d'éliminer et qui engendrent justement une anarchie des neuro-transmetteurs, ces substances étant neuro-toxiques.

    Mon commentaire va peut-être vous sembler hors sujet, mais je ne pense pas, que ce genre de pulsions pédophiles relève de la psychiatrie. Il est un fait que certains chocs psychologiques ou émotionnels peuvent être des déclencheurs. Mais à  mon avis, le problème est ailleurs, dans bien des cas différents également de pulsions, et le fait que l'on ne s'y penche pas, ne fait qu'amplifier le pouvoir des lobby pharmaceutiques et des déviances, parce que j'appelle cela comme cela aussi, gouvernementales. L'on ne fait que tenter, dans tous les domaines de notre société, de soigner des symptômes plutôt que de rechercher des causes, pour des raisons bien souvent peu reluisantes.

    2) Je vous remercie de votre témoignage Monsieur Anonyme, bien que je ne puisse absolument pas vous suivre dans votre discours, même s'il est fort bien écrit, car il contient trop de contradictions pour moi. Vous me faites penser à  un adolescent attardé, complètement dénué de maturité émotionnelle, bien que votre intellect soit lui, bien adulte.

    Dans le début de vos textes, vous nous faites croire que : "Ma vie est fichue si je ne peux avoir mon bonbon". Cela me fait penser à  un adolescent à  qui on refuserait un game boy et qui penserait que parce qu'on le lui refuse, sa vie s'arrête et qu'il n'en aura plus jamais et qui menace tout le monde de suicide s'il n'a pas l'objet convoité.

    Alors que vous reconnaissez vous-même plus tard, juste quelques commentaires ci-dessus, que vous n'avez jamais eu d'autre expérience qui vous permettrait de tester d'autres possibilités.

    Dès lors je comprends mieux votre attirance pour les adolescents, puisque ceux-ci répondent justement à  votre maturité émotionnelle, mais elle devrait être en désaccord avec votre maturité intellectuelle.

    Ne fermez pas la porte, parce que vous n'en savez rien. Vous me semblez vous conforter dans une victimisation déviée, celle que vous imposez peut-être aux adolescents.

    Votre maturité intellectuelle, devrait pouvoir vous aider à  avoir suffisamment de discernement et de recul pour envisager que votre vie pourrait très bien être différente, avec des pulsions différentes. Ne me faites pas croire qu'il en est autrement, parce que votre discours ici, relève pour moi de la manipulation. Et je ne suis pas du tout d'accord avec ça.

    Coco

    1. 88 réactions

      Pardonnez moi d'être un peu brutal, mais vous n'avez juste rien compris, et en plus je n'aime pas le ton que vous employez. Pédophile ou pas, nous n'avons pas élevé les cochons ensemble.

      1/ Tant que vous limiterez l'orientation sexuelle à  une question de "pulsions" vous serez à  côté de la plaque. Ce n'est juste pas comme ça que ça marche. Ce ne sont pas des "pulsions" qui forment mes goûts esthétiques, mes préférences, ni même mes sentiments.

      2/ Vous parlez de chimie... félicitations ! Vous venez de découvrir le monisme. Il était temps, mais je suis au regret de vous annoncer que vous avez été devancé par Spinoza au milieu du 17ème siècle. Mais une fois qu'on a dit ça... on n'a rien dit ! La préférence pour les papiers-peints roses plutôt que les papiers-peints verts est également chimique, c'est du moins la conviction de n'importe quel neurologue. Sur le sujet de l'influence de la chimie dans les sentiments, vous avez Antonio Damasio, neurobiologistes talentueux qui a écrit de bons bouquins à  ce sujet. Mais qui ne propose toujours pas de pilule miracle qui guérit la pédophilie, navré.

      3/ Ce que vous appelez "un bonbon" c'est "avoir le minimum syndical de vie sentimentale et sexuelle". L'homme est biologiquement programmé pour tenter de l'accomplir, parce que c'est à  peu près aussi indispensable à  la survie de l'espèce que de boire et de manger. Vous m'objecterez que je ne suis pas très utile à  la survie de l'espèce et j'en conviens : c'est ce qu'on appelle une déviance. Malheureusement, je n'ai pas été doté de la déviance qui ferait de moi un homme asexuel.
      Ce que vous appelez "un bonbon", mais allez donc interroger les hommes bien hétéros comme il faut de votre entourage nom de Dieu ! Proposez leur un peu pour rire : "Pas de vie sexuelle, pas de vie sentimentale, pas de substitut, pas de porno, jamais jamais, aucune exception. Toute votre vie durant. De 12 à  82 ans sans interruption. Ha si, vous avez le droit autant que vous voulez sur les hommes. Ha oui je sais vous êtes pas homo mais c'est comme ça, c'est à  prendre ou à  laisser".
      Sérieusement, allez faire l'expérience ! Demandez à  40 mecs autour de vous s'ils en seraient capable. Chiche ! Si vous obtenez plus de 20 "oui je pourrais, sans problème, et je suis sûr que jamais de la vie je fauterais", vous pourrez revenir me parler sur ce ton.

      Sinon, vous restez une bonne donneuse de leçon qui, confortablement installée dans sa vie d'hétéro planplan avec un mari qu'elle aime et qui l'aime, une vie sexuelle, la possibilité de vivre des sentiments d'amour qui soient mutuels, et qui, se vautrant dans son confort affectif et sexuel, dit au SDF qui demande une piecette "mais t'as qu'à  te retenir de manger, ou manger du sable !". Trop facile.

      Ha, et pour votre gouverne, si, j'ai testé d'autres possibilités, et ça ne m'a pas plu désolé. J'ai même essayé de me forcer un peu, mais les hommes et les femmes, ça m'éclate à  peu près autant que les chèvres. Enfin il est vrai que les chèvres j'ai jamais essayé, je devrais p'tèt avant de dire que j'aime pas...

      1. 57 réactions

        Votre commentaire est édifiant.

        Franchement, non, on est désolé, vous avez testé les adultes et ca vous a pas plu. C'est vraiment trop con ! Mais oui, nous allons trouver une solution pour que vous puissiez séduire de jeunes garçons de 13 ans, puisque 15 ans et demi, c'est pas assez jeune, et que vous puissiez satisfaire vos pulsions puisqu'elles comptent tant que ça.

        Là . Je suis écoeurée. Il n'y a pas le début d'une remise en question chez vous. Pourtant c'était la condition sine qua non d'un dialogue avec vous.

        Vous avez de la compassion pour les victimes ? Dont votre mère ? Quand je pense que seul le fait d'aller en prison, vous empêche d'aller convaincre un gamin de 6 ans de faire l'amour avec vous ( c'est bien ce que vous avez dit, vous les trouvez attirants à  partir de 6 ans), votre compassion pour les victimes, elle me fait bien marrer.

        "Ou d’un homme idiot qui a cru bien faire et n’a rien vu. "
        vous venez de parler de vous à  l'instant.

        1. 88 réactions

          Je vous pose un défi.

          Citez UNE SEULE phrase dans laquelle je dirais, ou même laisserait entendre, que seule la peur du gendarme fait que je m'abstiens d'avoir des rapports sexuels avec des enfants de 6 ans. J'ai écrit EXPRESSEMENT le contraire dans mes messages.

          J'ai écrit très exactement :

          "Je ne demande pas à  pouvoir aborder des enfants de 6 ans, je pense que ce serait stupide, je pense que ce serait dangereux, je pense que c’est inacceptable et que c’est très bien comme ça. J’ai fait une croix dessus, sans le moindre remord, parce que je suis convaincu, mais vraiment, que c’est bien ainsi, que si je tentais de les assouvir de la sorte je ferais beaucoup de mal, et que je déteste faire du mal à  qui que ce soit, et surtout aux enfants"

          Expliquez moi. Qu'est-ce que vous ne comprenez pas dans ce paragraphe pour me faire dire exactement le contraire de ce que je dis ?

          Faites preuve d'honnêteté intellectuelle, et nous pourrons à  nouveau parler. Je ne demande pas grand chose, mais ne pas me faire dire le contraire de ce que je dis, c'est quand même le minimum pour pouvoir se parler.

          Je ne comprends pas non-plus ce que vous ne comprenez pas dans "Je n'éprouve aucune espèce d'attirance pour les adultes, j'ai essayé et je le confirme, c'est définitivement pas mon orientation sexuelle, c'est pas mon truc, ça ne marche pas.". Ben oui, ça s'appelle être pédophile et j'ai admis l'être dès la 2ème phrase du 3ème paragraphe de mon texte original. Il est temps de s'en apercevoir. Je suis pédophile. Ca veut dire que je ne suis PAS attiré par les adultes. J'ai quand même essayé, histoire de, mais non, décidément non. Je ne l'ai pas choisi, mais c'est comme ça. Je fais avec et comme je peux et franchement, j'aimerais bien vous y voir.

        2. 19 réactions

          Bellâm, vous allez finir par croire que je suis après vous !

          vous écrivez quand je pense que seul le fait d’aller en prison, vous empêche d’aller convaincre un gamin de 6 ans de faire l’amour avec vous ( c’est bien ce que vous avez dit, vous les trouvez attirants à  partir de 6 ans), votre compassion pour les victimes, elle me fait bien marrer..

          Je ne connais pas Anonyme Relatif, mais je pense qu'être pédophile n'empêche pas de se fixer un minimum de barrières. Il écrit plus haut être attiré par les garçons de 6 à  15 ans, mais j'imagine, j'ose espérer, qu'il n'envisage pas de "faire l'amour" (j'ai envie d'écrire "abuser"...) avec des enfants pré-pubères !

          Il en va de même, à  une autre échelle mais la comparaison reste valable, pour des hommes de 40 ou 50 ans qui regardent une jeune fille de 16 ou 17 ans sur la plage et qui probablement se laissent aller à  certains fantasmes, tout en sachant pertinement que cette fille est bien trop jeune pour eux.

          1. 88 réactions

            Non seulement cela va sans dire, mais il se trouve qu'en plus je l'ai dit quand-même, et re-dit. D'où ma remarque sans doute dure, mais quand-même, sur l'honnêteté intellectuelle de mon interlocutrice. Je ne vois pas ce que je peux faire de plus que de dire très clairement que je me fixe des barrières, des interdits personnels qui n'ont besoin d'aucune loi, parce que je suis profondément convaincu de leur nécessité, que je suis profondément convaincu que de tels agissements feraient du mal et que ça, je ne veux pas. Bref ce que j'ai déjà  écrit quoi, et à  plusieurs reprises encore. Honnêtement, que puis-je faire de plus ?

    2. 19 réactions

      Dans le début de vos textes, vous nous faites croire que : "Ma vie est fichue si je ne peux avoir mon bonbon". Cela me fait penser à  un adolescent à  qui on refuserait un game boy et qui penserait que parce qu’on le lui refuse, sa vie s’arrête et qu’il n’en aura plus jamais et qui menace tout le monde de suicide s’il n’a pas l’objet convoité.

      Alors que vous reconnaissez vous-même plus tard, juste quelques commentaires ci-dessus, que vous n’avez jamais eu d’autre expérience qui vous permettrait de tester d’autres possibilités.

      C'est assez fort ça...

      Comparer la libido d'un homme à  un simple "bonbon", à  un caprice !

      Puis, proposer d'essayer d'autres possibilités (sexuelles j'imagine ?), pas mal non plus.

      En gros, je vous retourne l'argument : tirez un trait à  vie sur votre activité sexuelle avec les femmes (si vous êtes hétérosexuel) et essayez les hommes à  la place...

      Ah ! je vous vois sourire ! cette idée vous plaît :)

  19. 289 réactions

    C'était il y a longtemps. Bientôt 27 ans, en fait.

    J'étais jeune. Et naïve, malgré une adolescence houleuse.

    Pour la première fois de ma vie, je pénétrais dans l'enceinte d'un tribunal. Un tribunal correctionnel.

    Le client de mon patron était un gamin. Pas un enfant, ni un préado. Un gamin qui sortait de l'adolescence. Pas encore majeur (à  l'époque, en Belgique, la majorité était établie à  21 ans) , mais jugé comme tel.

    La victime : une petite fille selon la loi. Un jeune femme, selon ce que je voyais. Habillée comme une femme. Se tenant comme une femme. Parlant comme une femme : ni naîve, ni provocante, ni même revendicatrice. Assurée. Intimidée, comme tout un chacun appelé à  la barre. Ferme.
    13 ans.
    A 13 ans, habituée (personne, pas même ses parents, ne le niait) des sorties en boîte (interdites aux moins de 18 ans) en compagnie de sa soeur aînée (15 ans).
    Au cour d'une de ces sorties, elle rencontre le garçon. Elle lui plaît. Il lui plaît. Il plaît aussi à  la "grande" soeur. Qui ne lui plaît pas.
    Le garçon et la gamine flirtent. Ca leur plaît. Elle veut aller plus loin. Il est plus timide. Elle lui fait du charme. Un peu plus. Ils finissent par sortir ensemble. Comprenez : coucher ensemble.
    L'aînée les surprend. Elle est furieuse. Elle dénonce aux parents. Ils portent plainte.
    Ces parents donnaient l'autorisation à  leur gamine de 13 ans de sortir le samedi soir dans une boîte de nuit réservée aux adultes et lui faisaient prescrire la pilule, mais ils portent plainte.
    J'oubliais : la petite fille affirmit avoir menti sur son âge (et ses 18 Ans déclarés, elle les paraissait. Elle "faisait" plus âgée que moi à  22. Plus âgée que son aînée aussi, d'ailleurs)

    Verdict : 5 ans fermes.

    C'était mon premier contact avec la Justice.

    1. 19 réactions

      histoire tout à  fait navrante...

      Est-ce qu'un droit au consentement à  partir de 13 ans aurait sauvé ce jeune majeur de ces 5 années de prison ?

      Rien n'est moins sûr, étant donné la pression visiblement exercée par la famille sur cette adolescente.

      J'ai l'habitude de penser que les gens les plus dubitatifs sont ceux à  qui il n'arrive jamais rien, c'est pourquoi ce type de témoignage à  contre-courant est important.

      1. 88 réactions

        Visiblement si lambertine, qui n'a pas l'air de connaitre personnellement cette famille, explique l'histoire ainsi, c'est qu'elle l'a entendue au procès et que donc, les juges avaient tous les éléments pour connaitre le consentement de la mineure, et celle-ci a visiblement été assez claire là -dessus. Du coup, en toute logique, oui, une majorité sexuelle à  13 ans aurait sauvé ce jeune homme de la prison. Un système "hybride" à  l'allemande/anciennement néerlandaise éventuellement aussi.

        1. 289 réactions

          De fait, je ne connais pas cette famille. Je ne sais pas ce qu'est devenue cette gamine, quelles ont été par le suite ses relations avec ses parents, sa soeur, les hommes. J'espère de tout coeur qu'elle s'en est sortie sans trop de dégâts.
          Ce que j'ai pu voir d'elle au procès :
          1. C'est qu'elle avait l'habitude d'une vie peu adaptée à  une fille de son âge. Une vie qu'elle menait avec l'assentiment (oserai-je dire la complicité ,) de ses parents. Qu'elle n'était pas pour autant une "petite traînée" (combien de pourfendeurs de pédophiles sont aussi prompts à  condamner les adolescents trop précoces !)
          2. Qu'elle ne comprenait pas, pas plus que sa soeur, pas plus que l'accusé, à  quoi menait ce procès et pourquoi cette sentence. D'autant que cette relation, elle n'y avait pas consenti, elle l'avait expressément demandée.
          3. Qu'au prononcé de la sentence, elle était anéantie.

  20. 12 réactions

    Dans les propos d'Anonyme Relatif, je lis la souffrance de quelqu'un qui est conscient que son orientation sexuelle, pénalement sanctionnée et potentiellement dangereuse pour les mineurs qui l'attirent, lui interdit de fait toute histoire d'amour, ou toute relation. La société ne lui laisse aucune place pour vivre ce que d'autres peuvent vivre parce que leurs orientations ne choquent pas ou n'ont rien de répréhensible. Et c'est cette impossibilité qui est difficile à  vivre. A supporter. Je peux entendre et comprendre ça, ça ne fait pas de moi un défenseur de la pédophilie pour autant. Comment ne pas ressentir une forme de détresse quand, confronté à  soi-même, à  son être profond, à  ce que l'on est sans pouvoir le changer, on se rend compte qu'on n'est tout simplement pas autorisé à  vivre et que, pour le moment, il n'y a pas de solutions? Ce que l'on fait peut-être puni mais peut-on aussi être puni pour ce que l'on est? Comment, dans notre société si bien-pensante, laisser vivre ( je n'ai pas dit végéter) ceux qui ne rentrent pas dans le cadre ?

    1. 419 réactions

      je réfute le "sans pouvoir changer"! Tout le monde disait que la terre était plate, il n'était que Léonard de Vinci pour dire le contraire! Combien d'exemple avons-nous de choses qui nous semblaient impossibles et qui pourtant sont devenues possibles!!!!
      Laissez-lui une chance d'être un précurseur!

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