La Fête des Innocents

Je ne sais pas trop ce qui s'est produit ces deux dernières semaines, par ailleurs passées sous de la pluie gelante, dans une luminosité d'hiver, et dans un ennui absolument apocalyptique, mais d'une part, je passe mon temps à  m'engueuler avec des proches, et d'autre part je n'ai eu à  connaître professionnellement que d'étrangetés majeures.

Ne perdant pas de vue le -vague- objet de ce blog, je ne vais pas me répandre sur la première part, juste un petit couplet défoulant, rassurez-vous; mais aussitôt après, je vais vous raconter quelques histoires dont j'ai eu à  connaître lors de ma journée des fous, ma Fête des Innocents à  moi 1,sorte d'apogée de ces mêmes deux semaines, ou bien d'autres m'ont été racontées -mais ce jour-là , consécutivement, et uniquement de la belle ouvrage judiciaro-judiciaire, vous l'allez voir... Lire la suite

  1. On savait rigoler au Moyen-à‚ge, au moins, on n'y parlait pas que de pognon comme maintenant, ma bonne dame... []

Nouvelles des Fronts !

N'avouez jamais, n'avouez jamais... Facile à  dire !

Je me suis aperçu ce matin dès avant l'aube, l'avenir appartenant à  ceux qui se lèvent de plus en plus tôt, que je ne vous avais pas commis de petit article léger du vendredi -n'ayant à  ma décharge rien vu passer d'hilarant sur la Toile ces derniers jours, exceptés les vannes footeux du moment, mais je répugne à  parler de foot pendant plus d'une minute, j'ai l'impression au delà  de devenir totalement idiot, c'est une des magies de ce "sport" ...

Je me rattrape vite fait, avec quelques nouvelles toutes chaudes du Front Judiciaire, enfin celui que l'on voit, le médiatique, qui mises bouts à  bouts me donnent toujours l'impression que ce front est une ligne brisée en maints endroits...

Mais qu'on compensera aussitôt après avec des trucs rigolos ou jolis. Lire la suite

Garde, avoue !

Vous le savez probablement, le Bâtonnier du Barreau de Paris, c'est à  dire, ça m'arrache les lèvres de l'écrire mais c'est comme ça, le représentant d'à  peu près la moitié des avocats de France1, vient de partir en guerre à  l'encontre de la garde à  vue telle qu'elle existe actuellement dans notre beau pays des droits de l'homme, expression à  laquelle je refuse désormais les guillemets, sauf exception, tant elle est galvaudée.

Le motif, entre autres, de cette soudaine réaction, quand la garde à  vue française est contestée depuis fort longtemps par les praticiens quotidiens "de base", soit telle qu'elle existe actuellement, soit telle qu'on souhaite la remanier sans le faire réellement2, serait notamment la mésaventure arrivée à  une consœur de Paris3, c'est toujours pareil et exactement comme dans la vie, il faut qu'un évènement vous touche personnellement pour que vous commenciez à  vous y intéresser réellement, mais enfin c'est toujours ça...

Le fondement juridique de cette contestation déclarée générale de notre système de garde à  vue est un arrêt, rendu il y a longtemps déjà , puisqu'en novembre 2008, mais que personne, pas même, voir la fin de cet article, mort de rire, les membres du Comité Léger, n'avait vu, par la CEDH, dans une affaire Salduz contre Turquie4 que j'ai mis une demi-heure à  réussir à  afficher5 (droits de l'homme sûrement, mais droits de l'internaute il y a encore des simplifications à  effectuer, bref) et à  l'occasion duquel il s'agit, d'où ce titre très drôle, de faire entendre raison à  la Garde, rien de moins ! Lire la suite

  1. En nombre, hein, en valeur c'est autre chose ! []
  2. Bien qu'il s'agisse indiscutablement d'une flatulence de l'orgueil, j'adore me citer moi-même ! []
  3. Merci Cher Prof Timbré pour cette info, je découvre toujours ces trucs après tout le monde ! []
  4. Bon courage, si vous souhaitez lire cette décision intégralement, ils ont de ces formes à  la CEDH je vous jure, si c'est ça les droits de l'homme merci bien ! []
  5. d'ailleurs le lien direct m'a l'air totalement foireux : si vous souhaitez lire la décision, affichez cette page, et cliquez ensuite sur "visualiser", en fait... []

Bienvenue chez le ch’ti

(premiers pas de Marie, embauchée par celui qui l'a qualifiée de "juge de base" pour écrire occasionnellement ici, dans l'antre du Maître)

Les clés fonctionnent, la lumière aussi : pour l'instant, tout va bien ...

J'ai bien croisé de drôles de types dans les escaliers, dont un qui cherchait à  recevoir une "fessée déculottée par nounou" (et d'autres spécimens dont j'aurais trop honte de vous parler)1, ainsi que des vendeurs de médicaments divers, mais je crois qu'une bestiole nommée Akismet les empêche plus ou moins d'entrer. Lire la suite

  1. sans compter que ça risquerait de faire de ce site un de ceux que le cerbère de mon administration référence comme classés X, et du coup de m'en interdire l'accès []

Madame Mô et pas les enfants d’abord !

Amis, vous êtes habitués à  ce que le vendredi, et ici le samedi car hier je bouclais à  l'arrache et n'ai point eu le temps de publier, soit l'occasion de minuscules articles tous plus inutiles les uns que les autres, écrits d'un seul jet dans une ambiance pré-détente palpable rien qu'au choix des images, vidéos, et même mots, qui souvent les accompagnent...

Parce que bien sûr, vendredi c'est raviolis, certes, mais c'est aussi en général une sorte de sortie de guerre, la fin du combat et, non pas l'armistice, mais une trêve, infiniment trop courte, lors de laquelle on retrouve son Adorée et ses enfants autrement qu'à  l'aube ou la nuit tombée, et autrement aussi qu'avec les cernes les plus visibles qui soient, pas celles des yeux, mais celles de l'âme, qui vous fabriquent un visage sur le mode "gravitude" sans que les miroirs ne vous en avertissent pourtant1 ...

Mais celui-ci est un peu spécial, je ne vous le cache pas, même si je place exprès ici la balise html qui vous obligera à  lire la suite pour comprendre, par pure coquetterie, alors que j'aurais pu vous le dire en deux lignes... Lire la suite

  1. Et je dédie cette phrase, remarquable soit dit en passant, à  l'association des Gens qui Disent des Phrases pour Rien, dont je suis le fondateur et l'unique membre -actif... []

Quelques mots sur…

Ce titre était, exactement, celui d'un mail, reçu hier, d'un homme qui le signait "Anonyme Relatif", et me l'avait adressé sous une adresse créée tout exprès,  anonyme elle aussi -vous allez comprendre pourquoi.

Je l'ai lu, et j'en ai été suffisamment édifié, et ému, pourquoi ne pas le dire, que j'ai immédiatement pensé, une fois digérés les points de vue qu'il y fait valoir, qu'il fallait que ce texte soit publié, ici.

Parce que malgré cet anonymat, je trouve que cet homme a fait montre d'un très grand courage en me l'adressant, à  plus d'un titre : il y parle de choses que l'on n'entend jamais, strictement jamais, il y prend la parole alors que l'on ne donne habituellement pas cette parole aux gens qui sont comme lui -oh, on en disserte, en tous sens, moi le premier, il me le rappelle d'ailleurs dans ce texte, mais entendre aussi directement ce que "ces gens-là " peuvent vouloir exprimer est une toute autre chose... Et c'est aussi courageux parce qu'il n'est pas encore jugé.

Car cet homme est pédophile. Et il s'explique. Lire la suite