1.6 %

Je suis un petit avocat pénaliste, et le hasard et mes choix, qui ont fait de cette catégorie de crimes et délits mon domaine de prédilection, dix-huit années d'interventions dans les dossiers de nature sexuelle, me donnent le droit, je pense, d'exprimer des avis sur le sujet -ça représente quelques centaines de dossiers, donc quelques bonnes centaines de victimes, et d'auteurs, et de coupables, et d'innocents -des tas de gens dont la vie, en tout cas, évidemment pour des raisons et à  des degrés très dissemblables, a été massacrée.

Le titre de cette réaction est le chiffre officiel, cité par le journal de 20 heures de France 2 tout à  l'heure, lequel mentionnait sa source comme issue des Statisitiques Justice 2005 -ne souriez pas, c'était sans doute le plus récent disponible- du taux de récidive en matière de criminalité sexuelle.

Le plus bas, cette fois c'est moi qui parle, de tous les taux de récidive -ce que n'importe quel acteur du monde judiciaire sait, et, faut-il donc espérer, du monde politique, aussi.

Moins de deux condamnés sur cent, seize condamnés sur mille.

Vous avez nécessairement entendu parler du drame qui vient de trouver son premier dénouement, cet homme, déjà  précédemment condamné pour le même type de faits, qui, à  l'issue d'une garde à  vue, dont invraisemblablement nous disposions du détail du contenu heures par heures, a fini par avouer avoir tué celle que les médias appellent mécaniquement "la joggeuse", par respect pour sa famille sans doute -il s'agit d'une femme qui était vivante il y a trois jours, qui a été enlevée et séquestrée dans le coffre d'une voiture, qui, élément terrible, a apparemment réussi à  alerter elle-même la Gendarmerie en téléphonant depuis son portable dans le coffre de cette voiture, et, finalement, vient d'être retrouvée, nue, morte, dans une forêt.

C'est une drame atroce, une fin de vie, puis une mort, évidemment horrible -et puisque le secret, même et surtout pas par pudeur, n'entoure plus ou presque ces "affaires", nous savons déjà  qu'elle a été étranglée à  mains nues, comprendre sans l'aide d'un objet, qu'elle aurait résisté à  son agresseur, et que la grande question posée à  l'heure actuelle, mais nous aurons vite la réponse, est de savoir si la malheureuse a été violée ou pas avant sa mort -ce qui a mes yeux et compte tenu du mobile probable de son agresseur et des circonstances effroyables entourant cette horreur n'a en fait guère d'importance, elle est je suppose morte à  cause de ça, en tout cas.

Il n'y a aucun mot valide pour les proches de cette victime, je n'en cherche donc pas, je leur dis seulement, piteusement, que cet article n'a de près ou de loin rien à  voir avec eux, et que je les respecte.

Ce qui n'est pas le cas de tout ce qui s'en est suivi.

D'abord, on sait déjà  tout, on en saura encore plus -et cette circonstance seule, le fait-même que je puisse écrire ici comme si j'étais déjà  plongé dans ce crime, comme dans ceux qu'il m'est donné de connaître en tant qu'avocat, est une insulte à  leur douleur.

Et à  l'homme qui l'a causée.

Ensuite, le Ballet Maudit a été mis en scène, très vite, honteusement.

Aujourd'hui même, alors que le corps de cette femme a été retrouvé hier soir, et doit, actuellement, être encore autopsié, ils s'en sont tous emparés, les pseudo Achille capables de le traîner dans la poussière de leurs chars, d'assaut ceux-là , et alors qu'ils n'en ont ni aucun droit, ni même aucune envie réelle -c'est à  hurler.

Il y a eu Nicolas Sarkozy, qui dès aujourd'hui a reçu "les proches" de la défunte, trois quart d'heure apprendrons-nous -c'est peut-être, ou peut-être pas, le rôle d'un Président, je ne sais pas -mais je sais que si ma femme ou ma fille meurent un jour dans de telles circonstances, ou dans n'importe quelles circonstances, je lui interdis d'y faire la moindre allusion, je lui interdis même d'y penser.

Des "promesses" ont été faites à  la sortie, celle de mieux surveiller les délinquants sexuels condamnés -j'espère, sincèrement, que ça aura adouci la peine de ces gens, en tout cas.

Il y a eu Brice Hortefeux, qui a immédiatement et sans connaître une ligne du dossier, condamné la libération précédente du présumé innocent violeur et tueur, mettant en cause, explicitement ou implicitement je ne sais même plus, les magistrats qui l'ont accordée, qui je pense ce soir, pourvu qu'ils soient simplement humains, ce qui à  ma connaissance est généralement le cas, doivent vomir ou pleurer -et sans doute aucun s'en vouloir, quelles que soient les déclarations ultérieures que l'on fera.

Ces brillantes déclarations, d'une lâcheté, d'une pauvreté et d'un opportunisme qui devraient être intolérables de la part d'un homme de pouvoir, ont été immédiatement suivies de deux réactions, celle d'un syndicat, ou des syndicats, anticipons, de magistrats, qui le lui en a dit tout le mal qu'il en pensait.

Et celle de mon Ministre, Michèle Alliot-Marie, qui a en substance prétendu soutenir les magistrats "car ils font un métier difficile", ce qui signifie que cette décision était effectivement scandaleuse mais que ce n'est pas de leur faute, sacré soutien, et qu'il fallait "rappeler qu'ils (ne) sont en charge (que) qu'appliquer les lois" -appel évidemment à  une niéme modification d'icelles, décharge de responsabilité tout aussi absurde que la charge précédente, et rappel, involontaire celui-ci je gage, de ce que les lois, ce sont ces gens qui les font.

J'étais assez surpris, à  ce stade, que personne ne songe à  crucifier l'avocat qui avait à  l'époque présenté le dossier -mais il est vrai que ces gens considèrent volontiers que nous n'existons pas.

France 2 rappelait l'arsenal de surveillance divers et varié mis en place au fil du temps, de façon d'ailleurs incomplète faute de place, la libération conditionnelle et ses conditions, puis le suivi socio-judiciaire, puis le bracelet, en oubliant les fichages et une bonne dizaine d'autres mesures, mais peu importe, il me semble que le reportage disait une chose : les moyens il y en a.

Là -dessus, Frédéric Lefebvre, dont on m'expliquera ce qu'il venait faire là , a dit quelque chose comme "Sans tabous, il faut maintenant discuter de la castration chimique, volontaire ou forcée", démontrant par là -même qu'il ignore tout en la matière (je ne prends pas la peine en l'état de développer, j'estime que ce serait vous faire injure), et avec ce ton cinglant et péremptoire qui me le rend souvent séduisant, ça n'engage que moi, et qui là  en tout cas ne faisait qu'ajouter au Bal des Vampires -l'allusion à  Roman Polanski est évidemment fortuite.

J'en oublie, évidemment, et il y en aura bien d'autres dans les jours à  venir -les jours seulement, et à  venir immédiatement, tant il est vrai que le deuil politique, cette espèce d'immonde mascarade, est en général rapidement effectué.

Et le clou du spectacle est venu aussitôt, encore plus vite qu'avant, plus vite et de plus en plus vite -tellement vite que je n'ai pas entendu un traître mot ni de compassion envers la victime et les siens, ni moins encore, mais c'est une évidence,  d'interrogation, de questionnement, au moins, envers l'homme qui a fait ça -comment le dire autrement désormais- une loi sera votée dans le mois.

Dans le mois de la mort atroce de cette femme dont le corps n'a aujourd'hui encore pas été rendu au sien.

Une polémique vient d'être lancée pendant que son âme doit peiner encore à  quitter son corps.

Et chacun, plus tard, ajoutera son commentaire sur les mesures qui seront ou ne seront pas prises, et proposera sa solution -ça a déjà  commencé, il n'y a pas deux heures, me dit Google... Regardez cet homme politique qui explique que le meurtrier avait pris onze ans et n'en avait fait que sept, et demandez-vous quelle victime il aurait croisé quatre ans plus tard, bon sang, est-il seulement possible, ne serait-ce que par pudeur, que ces gens réfléchissent au fond des problèmes, et non pas à  ce qu'ils vont pouvoir exhiber dans le quart d'heure ???

Quand la vérité impose évidemment de dire qu'il y aura toujours des violeurs et des meurtriers, qu'on ne peut pas tous les tuer, et que cette idée, qui ne peut que heurter de plein fouet toutes les victimes de faits aussi inhumains, n'est pas en soi scandaleuse dans un monde d'humains.

Quand des excuses devraient être faites aux proches de cette femme, par tous ceux qui ont osé se l'approprier aujourd'hui : pour le traitement des délinquants sexuels en prison, pour l'absence totale de soins réels apportés à  ces personnes, souvent profondément malades, pour le fait de les avoir laissés pourrir en détention en tant que "pointeurs" et avoir donc été complices de l'ajout de sauvagerie apporté à  tout être subissant de tels traitements, pour l'absence patente de moyens réels donnés aux intervenants des corps sociaux, médicaux et judiciaires, pour pouvoir traiter et suivre ces délinquants, de l'absence totale et récurrente de volonté politique de simplement les soigner, les guérir -pour la poudre sans cesse disséminée sur les yeux, parfois éteints, des victimes, pour les mesures inappliquées et/ou de toute façon inapplicables votées après ce que l'on appellera bientôt, à  la place d'un drame, à  la place d'une mort, un "fait divers".

Quand on emprisonne, et soumet donc aux lois des hommes, de graves déviants sexuels, que seuls les psychiatres peuvent espérer soigner -et qu'on les traite, à  l'intérieur, non de Dieu, comme on ne traiterait pas un chien, qu'on en pense tout le mal qu'on voudra.

Je pense, vraiment et très sincèrement, avec presque de la peur, à  Marie-Christine Hodeau, et à  ses proches, que j'espère de tout cœur ne pas blesser plus encore.

Je pense aussi, parce que je ne suis pas un des leurs, et que je peux le faire, et que non seulement l'un n'empêche pas l'autre, mais qu'au contraire c'est nécessaire, à  cet homme.

Dans les deux cas, j'ai mal.

Ce qui, s'il faut choisir, vaut mieux que ce que je ressens pour tout le reste, dont j'ai honte.

163 réactions

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  1. 721 réactions

    Sont plus honteux encore les commentateurs déchaînés qui hurlent à  peu près sous tous les articles de certains journaux....
    Bienvenue dans le pays du : "un fait divers, une loi"... On s'empare vite d'un événement marquant, pour en faire une cause pouvant apporer des électeurs. Comment la population peut-elle avoir confiance en la Justice, si elle n'est pas respectée par les hommes politiques eux-mêmes?
    La récidive sera toujours une récidive de trop (et encore dans le cas présent, il semblerait qu'il n'y ait pas eu de violences sexuelles) mais on ne peut raisonnablement pas espérer le taux zéro, sauf à  remettre en œuvre la veuve, qui serait une solution contraire à  ce que représente une société civilisée. Serait grand temps de réfléchir aux moyens que l'on donne pour traiter les déviants sexuels en effet comme vous dites, plutôt que de s'offusquer des conséquences dûes à  ces carences, ce serait bien plus respectueux des victimes.
    Et à  côté de cela, ce sont les mêmes qui s'indignent de voir la Justice américaine s'occuper de R. POLANSKI, même si effectiveent compte tenu du temps écoulé, on peut se demander quel sens donner à  la peine qui sera susceptible d'être prononcée... La Justice dit passer de toute façon. On s'aperçoit en tout cas de la capacité d'indignation à  géométrie variable qui touche certaines personnes.

    1. 69 réactions

      Tu n'imagines pas le nombre d'insultes qu'on reçoit en ce moment, de la même teneur que ceux des commentaires dans les journaux... Une fois de plus il ne fait pas bon d'être soucieux du droit des personnes incarcérées et de leurs proches.

      Le pire c'est qu'au final qui se sera vraiment soucié de faire en sorte que ce genre de drame de la récidive et de la maladie ne se produise pas en luttant pour que le problème soit réglé sur le fond ? Ces haineux, ces politicards nauséabonds, ils sont où le reste du temps ?

      Mes pensées sont pour ceux qui souffrent de ce drame, pour les victimes quelles qu'elles soient,celles qui pleurent aujourd'hui, pleureront demain encore quand retombera l'oubli médiatique, et pour qui la plaie ne se refermera jamais.

  2. 436 réactions

    Je partage votre indignation.

    Comment nos princes peuvent-ils, ainsi, à  chaque fois, indécrottables récidivistes, céder à  la tentation ?...

  3. 4 réactions

    Tout est dit.

    Après les lois constitutionnelles, organiques, de finances, ou ordinaires, l'on se surprend à  découvrir les lois émotionnelles.

    Merci pour cet article

  4. 1 réactions

    Comme si nous n'avions pas assez d'un seul Frédéric Lefebvre, il en existerait donc un deuxième ; mais tandis que le premier apporte le soutien de son parti au violeur d'une gamine de 13 ans et s'indigne de son emprisonnement, voici que le second se scandalise de la libération d'un autre violeur de gamine de 13 ans et souhaiterait le castrer. Le point rassurant est qu'ils ne sont pas sectaires, puisque aussi divergentes soient-elles à  première vue, leurs opinions respectives se rejoignent finalement dans la bêtise la plus crasse.

  5. 20 réactions

    Parmi mes innombrables voisines, il en est deux qui, mieux qu'un crieur public en son temps, me transmettent l'actualité en temps réel lorsque mes oreilles se trouvent à  entrer dans la périphérie de leurs (charmantes) discussions.

    Ainsi, régulièrement, je happe des "Faudrait lui couper les roubignes !!" "Ah mais ça c'est sûr, moi, je le ferais souffrir autant qu'il a fait souffrir et encore, c'est pas assez !!" ou autre "Non mais des gens comme ça, c'est pas des êtres humains, c'est des monstres !!". Grâce à  mon (énorme) intelligence, j'en déduis assez rapidement, avant même d'avoir franchi ma porte d'entrée et allumé la télé / lu un journal / parcouru internet, qu'une affaire judiciaire mêlant meurtre, sauvagerie et si possible pédophilie et récidive (c'est plus vendeur pour le public) est encore une fois en train de faire les gros titres.

    Mais après tout, comment leur en vouloir ?

    Comment en vouloir aux journalistes, de ne faire que ce qu'ils savent faire, à  savoir sauter sur toute information dite "à  sensation" dans le but de faire du pognon remuer l'opinion publique ? S'ils faisaient réellement un travail d'INFORMATION, après tout, ça se saurait.

    Comment en vouloir aux politiques (surtout à  CES politiques d'ailleurs...) de se servir de tout et n'importe quoi (et surtout de n'importe quoi) pour redorer leur blason auprès de l'opinion publique ? S'ils avaient d'autres façons de monter dans les sondages, après tout, ça se saurait.

    Et comment en vouloir à  mes deux voisines de ne surtout pas vouloir voir dans un meurtrier l'être humain qu'elles sont elles aussi, l'être humain qu'est leur charmant petit marmot de 3 ans et qui, ô grand jamais, ne pourrait devenir comme "ce monstre", pas plus qu'elles ne le pourraient, c'est bien d'ailleurs pour ça que c'est un monstre, s'il n'en était pas un, c'est elles-mêmes et tous leurs proches qu'il faudrait qu'elles remettent en question. Si elles n'avaient pas peur de tout et de n'importe quoi, si elles n'étaient pas que de pauvres pantins manipulables à  merci par les mots des deux catégories précédemment citées qui s'enluminent les couilles sur cette dite peur, après tout, ça se saurait.

    Alors, non, je ne leur en veux pas, je suis habituée à  leur manque de pudeur, à  leurs hululements nauséabonds demandant le rétablissement d'une peine dont ils pensent sincèrement qu'elle serait plus juste, à  la violence qu'ils portent en eux et qui m'effraierait bien davantage que celle de n'importe quel serial killer isolé. Je ne leur en veux pas, je les comprends. Je suis simplement triste qu'eux ne me comprennent pas.

    En même temps, je ne vois pas ce que je pourrais réellement attendre d'autre d'une bande de charognards pareils.

    Quand mes enfants auront mon âge, sans doute les journalistes, les politiques et les badauds, haine aux lèvres, iront directement crier leur vindicte sur le cadavre encore chaud, sur les lieux du crime, devant les caméras, ou pourquoi pas, encore mieux, en direct, pendant le meurtre.

    Permettez-moi de citer Abitbol : Monde de merde.

    1. 20 réactions

      Euh...

      Le "faire du pognon" normalement était censé être barré. Voilà , c'est malin, ça m'a foutu en l'air tout mon effet.

      1. 3579 réactions

        Non -mais c'est réparé tout de même.

        1. 20 réactions

          Ah bon ? C'est cool. - Mais merci tout de même. :P

    2. 516 réactions

      En lisant la tirade sur les journalistes, j'ai eu une pensée très forte, un appel :
      Aliocha, si vous nous lisez, surtout défendez votre steak comme vous savez si bien le faire !

      Quant aux discussions façon "Café du Commerce", à  force d'en subir aux réunions de (belle-)famille (*), j'ai fini par apprendre à  les filtrer. Je ne les entends plus, ou presque. ça m'évite de faire des ulcères, sachant que de toute façon, si j'essaie de m'incruster dans la conversation, on me renvoie généralement bien vite à  l'autre bout du ring en deux temps trois mouvements, sur le mode "j'ai le double de votre âge, jeune péronelle, ne prétendez pas avoir mieux compris le monde que moi".
      J'ai trente ans dont neuf dans la vie active, quand même. Et mes deux enfants, je redoute certes de les retrouver un jour dans un tiroir de chambre froide... mais tout autant de les voir sur le banc des accusés, de l'autre côté de l'arme du crime.
      Je pense qu'elle est là , la différence.

      (*) Les anciens sont pires dans ma propre famille, mais on les voit moins.
      Salutations à  mon grand-père, "vieux fasciste" autoproclamé et roi de la provoc.

      1. 20 réactions

        Je sens que je vais passer pour l'inculte de service, mais Aliocha, c'est un(e) journaliste ninja qui va me découper les viscères en boudin blanc à  la lecture de mes (si sympathiques pourtant) petites remarques envers ses confrères ? Bon, pas grave, j'assume, même pas peur, j'ai fait deux heures de taekwondo, je devrais pouvoir gérer. :evil:

        Quant aux discussions de Mâmichu, j'ai fait en sorte de préserver mon fragile système gastrique de tout agression extérieure impromptue : je n'ai pas de belle-famille, l'affaire est réglée ; ma propre famille contribuant joyeusement à  la prospérité de l'extrême droite, je ne lui adresse plus la parole ; je travaille chez moi, comme ça aucun collègue déplaisant devant la machine à  café pour me faire des commentaires déclenchant des aigreurs d'estomac ; et je suis asociale, ce qui m'évite la nécessité de voir souvent mes ami(e)s (qui peuvent, il faut le reconnaître, de temps à  autres, avoir des idées fort désagréables à  entendre).

        Bon, il ne me reste plus que le problème des voisines à  régler, mais un accident dans l'escalier est vite arrivé :idea:

        Et plus sérieusement, tu as entièrement raison, je ne tremble pas à  l'idée de voir mes enfants morts prématurément par le fait d'un tiers, non pas que cette idée m'enchante particulièrement hein... mais si c'était le cas, j'aurais ma douleur, ma colère, et toute aveuglée que je serais par les deux et par bien plus encore, je trouverais toujours quelqu'un vers qui l'adresser (le coupable, la fatalité, Dieu auquel j'aurais bien fait ne pas croire, etc, etc). Je redouterais bien plus qu'ils finissent sur un banc des accusés, le seul coupable vers qui je pourrais adresser tout mon désarroi... ce serait moi, et ce que j'ai bien pu "raté" pour que ça arrive.

        Bon, sur ces bonnes paroles, je vais leur réquisitionner la Wii, ça leur apprendra à  me faire poser des questions existentielles à  leur sujet à  10 h du mat. :twisted:

      2. 329 réactions

        Oph,, j’imagine la scène: Aliocha en colère qui vous court après pour vous taper avec un steak bien dodu.

        1. 528 réactions

          Et en plus Aliocha ne porte que des talons hauts ce qui rend sa poursuite d'autant plus méritoire!

          Poup, Aliocha c'est ici

          1. 329 réactions

            Elles se sont mises à  deux les coquines :Oph et Poup. Pendant que l'une la nargue ,l'autre la siffle.

          2. 20 réactions

            Merci beaucoup Mussipont !

            En effet, je vois que je n'aurai(s) pas affaire là  à  une débutante dans le maniement du verbe. :x

            Je reste tranquille, elle ne vient pas :P

            (et puis moi aussi, j'ai des talons d'abord :evil: )

  6. 140 réactions

    L'état est il prêt à  être jugé ? Probablement pas, réponse le 4 Novembre. En tout cas le chef de l'état est toujours prêt à  taper dessus.

    http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/france/meurtre-a-vannes-faute-lourde-de-l-etat-jugement-le-4-novembre-diapo-30-09-2009-572172.php

  7. 17 réactions

    Pour rien au monde je ne voudrais rencontrer celui qui représente si bien la France, s'il m'arrivait un tel cauchemar. Ce serait la dernière personne que j'accepterais de voir (et encore...)

  8. 419 réactions

    Que dire de plus! toujours le même mouvement qui nous traîne dans la honte et la boue!

  9. 202 réactions

    On pourra noter que la présomption d'innocence des uns a, semble-t-il, plus de valeur que celle des autres...

  10. 51 réactions

    Notre gouvernement me donne l'impression de légiférer chaque fois qu'il y a une affaire médiatique : cette affaire est tout sauf une première.

    C'est comme une façon d'imputer à  l'imperfection des règles précédentes les problèmes inhérents à  notre société. C'est inquiétant, et c'est irresponsable.

    C'est inquiétant, car cela constitue à  mon sens une mauvaise utilisation du droit. Une torsion de celui-ci pour satisfaire le besoin d'image de nos politiques : "regardez : on s'active à  rendre votre monde meilleur". Mais c'est spécieux. On ne crée pas un système cohérent en créeant une succession de cas particuliers, à  la va vite et sur le mode du sensationnel. On crée plutôt une inextricable "usine à  gaz", pleine de failles et d'incohérences.

    C'est irresponsable, car le système, une fois tordu, le reste durablement et le législateur le sait. Cela signifie donc qu'il accorde une plus grande importance à  l'image immédiatement donnée qu'à  la pérennité du système. On le détruit pour servir une cause politique immédiate. C'est se comporter de façon néfaste à  la société pour son profit personnel. De la part d'un gouvernement c'est pire que scandaleux.

    Et si jamais ces nouvelles lois et ces modifications de l'existant, par calcul du législateur, étaient prête depuis longtemps et simplement en attente d'une occasion d'être proposées ?
    J'en doute, mais ce ne serait pas mieux, car ces lois, au lieu d'être convenablement débattues et pourquoi pas adoptées si elles étaient reconnues comme bonnes, sont comme imposées sur fond de sensationnel,de scandale, d'immoralité de l'existant (qui est perfectibles, comme tout, mais qui pourtant fonctionne depuis un certain temps, non ?)... Et donc pas amenées de façon à  garantir la stabilité du système.

    Je suis écoeuré.

  11. 67 réactions

    C'est une discussion que j'ai eue hier soir avec mon cher et tendre dans la cuisine. C'est là  que nous réglons le mieux nos engueulades et divergences de vue. Lui prône l'enfermement à  vie. Moi je lui cause prise en charge médicale, guérison, paiement de la dette à  la société, rédemption. Mais j'avoue que j'ai ramé, pas bien convaincue. Notre fille de trois ans jouait sur la table. Un jour elle ira à  l'école seule. Comment ne pas trembler?
    Comment se protéger des monstres sans en devenir un soi même? Les monstres ne peuvent-ils redevenir des agneaux?
    Le débat est sans fin, il a été tenu sur ce blog à  maintes reprises. Et ce sont vos mô, Maître, qui chaque fois me ramènent à  plus d'humanité. Ne pas sombrer dans cette folie qui piétine la vie et les droits de certains au nom de la sécurité des autres.
    Alors merci.

    1. 3579 réactions

      Je crois que l'une des clés est de trembler pour votre fille de trois ans, bien sûr en priant pour qu'elle ne croise jamais la route d'un de ces criminels... Mais en priant aussi pour qu'elle n'en devienne jamais une.

      Je connais une mère qui a vendu sa maison pour arriver à  l'audience avec de quoi payer les dommages et intérêts auxquels son fils serait condamné au profit de la famille d'une adolescente qu'il avait massacré.

      Je m'en souviens d'autant mieux que son fils était fou, totalement selon moi, et qu'il avait par exemple tenté de m'étrangler avec la chaine de ses menottes lors d'une pause, aux assises, effet garantit sur les jurés, qui prenaient la leur non loin...

      J'ai plaidé pour sa folie, et son incapacité à  être jugé, et j'ai échoué.

      Mais bref, la mère était quelqu'un de vraiment très bien, dont l'audition a été bouleversante, parce qu'elle a raconté toute l'enfance et l'adolescence du monstre qu'il était devenu, et dans laquelle il n'y avait aucun signe, aucun bouleversement répertorié ou identifiable, elle était juste la mère de ce garçon qui avait basculé, et disait à  la famille de sa victime qu'elle donnerait sa propre vie, si ça pouvait faire revenir leur fille -elle continuait à  être sa mère, et elle le pensait vraiment je crois...

      Avec elle, l'un de mes thèmes fétiches, le fait d'arriver à  dire aux jurés que si la victime pourrait être leur, le meurtrier aussi, prenait soudain tragiquement corps, je crois que tout le monde y a pensé.

      Lorsqu'elle a cessé de parler, l'arrogance et la haine qu'il y avait dans leurs yeux depuis le début avaient disparues, les jurés baissaient la tête, il était devenu beaucoup moins facile, soudain, de ne considérer cet être redevenu homme que comme un monstre.

      ça n'a rien empêché, mais je crois que ça a rendu son élimination légale un peu plus difficile, au moins...

      C'est justement parce que j'aime mon fils que je ne peux pas accepter les règles déviantes actuelles, pour la double raison que je ne veux pas qu'il puisse faire du mal à  quelqu'un, mais moi je ne le veux réellement pas, et que bien sûr je ne veux pas non plus qu'on puisse lui en faire.

      Dire par exemple qu'on souhaiterait a posteriori que cet homme ait accompli réellement toute sa peine dans les conditions actuelles de détention, c'est se foutre de sa capacité à  faire du mal après, quand que ce soit, et c'est aussi se foutre du mal qu'on lui fait.

      Croit-on d'ailleurs que la famille de la victime aurait été soulagée en quoi que ce soit d'apprendre que le meurtrier avait accompli totalement sa peine précédente ? Elle l'a peut-être été au contraire d'apprendre que non, ça lui fait un ennemi identifié, qu'on lui a immédiatement dénoncé, la Justice et ses juges laxistes, et la douleur s'accommode toujours mieux d'un ennemi qui l'a causée, on sait où diriger sa haine...

      Je ne commente jamais, ici ou à  l'audience, les réactions d'une victime, même lorsqu'elles sont aux antipodes de la raison et du droit, le leur, qu'elles payent cher, est de s'exprimer comme elles le veulent et de ressentir ce qu'elles veulent -essayez par exemple de toucher aux miens, pour voir si je peux tuer quelq'un à  mains nues...

      Mais les autres, tous les autres, feraient justement bien de se souvenir qu'ils ont des gosses, justement, pour simplement vouloir vraiment tenter d'éradiquer le mieux possible la méchanceté humaine...

  12. 1 réactions

    En faisant une recherche sur Google avant que l'on apprenne ce qu'il est advenu à  cette malheureuse jeune femme, je suis tombée sur Copains d'avant et sur Facebook. Sur le premier à  la rubrique "chance", Marie-Christine Hodeau indiquait "Disons que je n'ai pas particulièrement la poisse" (la page a été effacée depuis), et sur le second (toujours visible), on voit une photo de cette très belle femme portant un tee-shirt sur lequel il est indiqué: "A manipuler avec soin". A posteriori, et en pensant à  ce qu'elle a subi, cela m'a glacé. Terribles résonances du net. Voilà , c'était une petite remarque en passant, même si elle n'apporte pas grand chose au débat...

    1. 3579 réactions

      Si, vous venez de faire le boulot principal d'un avocat, face aux théoriciens de tous poils qui s'emparent de son cadavre : vous la replacez, douloureuse ironie, dans l'humanité, vous la rappelez en tant que femme éminemment respectable : ils auraient dû s'en inspirer...

  13. 1101 réactions

    De toute façon, tant que les représentants des pouvoirs législatif et exécutif (dont je ne vois pas pourquoi je les mépriserais, ce qui manifestement n'est pas réciproque) persisteront à  faire semblant de ne pas comprendre que l'ensemble des acteurs du monde judiciaire ne gère pas des épis de maïs, mais des êtres humains, il sera inutile d'en attendre d'autres réactions que "le juge va devoir payer", assortie de la réception officielle à  l'Elysée pour la famille de la victime.

    Les fonctions de JAP sont peut-être les plus difficiles à  exercer au sein de la magistrature : elles consistent en effet à  faire la balance, en permanence, entre le droit de chaque condamné aux mesures favorables que la loi permet de lui accorder, et le risque que celui-ci (parce qu'il ne le voudra pas, ou pire, ne le pourra pas) n'en fasse le pire usage qui soit. Et cela constitue nécessairement un pari constant et terrible, puisque l'intéressé a déjà  montré, au moins une fois, qu'il pouvait faillir.

    Mais dans la mesure où la tendance actuelle de nombre de personnalités politiques consiste à  se précipiter devant la première caméra venue dans l'espoir de dégainer LA déclaration qui claque à  propos d'un fait dont on ignore beaucoup et d'un cadre légal dont on ne connaît visiblement rien, nous n'obtiendrons rien d'autre que le spectacle d'épées gouvernementales se fendant d'un "le juge a commis une erreur manifeste d'appréciation, sinon on n'en serait pas là  et ce crime aurait pu être évité" (Eric Besson, emboîtant avec enthousiasme le pas à  B. Hortefeux, et un peu bousculé quand même par J.M. Aphatie lui répliquant que dans la mesure où la loi permettait cette sortie de prison, il ne voyait pas comment cela aurait pu être évité) ou d'un "il faut absolument se poser dès maintenant la question de la castration chimique (Nadine Morano à  la suite du Bouffon du Roi, sans expliquer comment la suppression des pulsions sexuelles entraînerait celle des pulsions homicides).
    C'est tellement plus confortable de s'abstenir de se poser les vraies questions.

    Et au milieu de tout ça, cette victime et ses proches, dont vous avez justement souligné, Maître, que tout ce beau monde n'a cure.

    1. 267 réactions

      Vous savez Marie, quand on est victime, je crois que quiconque fait semblant d'agir et de vous écouter est bienvenu... Mais vous ne saisissez pas ? On en a cure, justement, de ces gens, puisqu'on se permet de les propulser à  l'arrière-fond d'un débat oiseux. On s'en sert, mais ils ont droit aux petits fours de l'Elysée et tout le monde il est heureux...

  14. 329 réactions

    Etant né dans une autre planète ,dans l’autre rive de la méditerranée, avec des mœurs bizarres, lorsque quelqu’un est en deuil ou s’il lui est arrivé un malheur ,on se rend chez lui ,on prend la peine de se déplacer jusqu’à  son domicile pour le réconforter. On ne le prévient même pas .On débarque et on est là  .

    Il s’en suit beaucoup de moments de silences .Je les aime ces silences . Je les aime toutes ces têtes baisées ,ces regards égarés dans le néant et ces moments de recueillement. Riches et pauvres ,personnalités et anonymes sont sous la même enseigne devant le malheur. J'aime aussi lorsqu'ils sont entrecoupés par une entrée subite d'un enfant qui court et qui rit aux éclats pendant qu'une de ses tantes essaye de le retenir tout en jetant un regard de mille excuses à  l'assemblée .

    Il aurait été indécent ,fût-ce t-il que la demande émane de l’empereur de la terre entière ,de solliciter le déplacement de la famille concernée.Ils n’ont pas à  faire un effort .L’effort ,ils le vivent et c’est déjà  assez pour eux.

    C’est peut-être ça , qui provoque chez moi un instant de malaise face aux images du journal télévisé montrant le président de la république devant l’Elysée raccompagnant les parents de la victime. Le soutien au malheur ne s’ostente pas .

    Nul ne peut surmonter celui qui vît l’insurmontable .

    1. 17 réactions

      Très beau témoignage, merci Salah pour ce moment de sérénité et de calme au milieu de cette tempête médiatique...

      1. 329 réactions

        Merci La Sasson pour l'appréciation.

    2. 67 réactions

      Moi qui suis née de ce coté de la Méditerranée mais tout au bord, je connais ces moments où l'on voit défiler ceux qui vous témoignent affection et compassion. Avant, du temps des PTT, la famille recevait des télégrammes des cousins lointains et ceux qui n'avaient pu se déplacer. Pour avoir eu ma part, même si c'était triste, j'en garde un bon souvenir. Ca allégeait la peine, momentanément.
      Et quand le malheur avait frappé à  la porte d'à  coté, on allait faire sa visite (terme consacré), puis on se regroupait entre nous, en dehors des proches, chez l'un, chez l'autre sans doute pour se sentir vivant.
      Personne n'avait pas envie de s'exposer. C'est bien triste d'avoir à  le faire d'autant plus qu'une fois la vague médiatique passée, il faudra affronter seul la réalité tangible.

    3. 13 réactions

      "Le soutien au malheur ne s'ostente pas". Oui, que les politiques se taisent, mais qu'ils se taisent....(Depuis longtemps je ne regarde plus leur messe de 20:00).

  15. 146 réactions

    M'enfin Maître ! Vous regardez encore les journaux télévisés ?! :shock:
    Pas bien ! :evil:

    Merci à  vous et à  tous les commentateurs qui me font croire que, oui, l'humanité existe encore.

  16. 436 réactions

    Nos dirigeants politiques, sinon tous beaucoup d’entre eux, sont d’incorrigibles récidivistes, de dangereux récidivistes. Incapables de résister à  leurs pulsions, au moindre fait divers dramatique, ils remettent ça. A chaque fois, c’est plus fort qu’eux, ils dégainent une réforme législative. Faut-il s’étonner que la loi, ainsi violentée, encore et toujours, perde progressivement toute sa force ? Ils croient combattre l’insécurité. Ils y participent. On ne peut tout de même pas les enfermer pour les empêcher de violenter la loi. On ne peut pas les traiter chimiquement pour qu’ils se calment. Et pourtant on sait qu’ils vont récidiver. C’est sûr. ça ne rate jamais. A chaque fois, c’est le même emballement échappant à  tout contrôle. Ah ! s’ils apprenaient à  réfléchir avant de réagir

    1. 516 réactions

      Ah, mais ils réfléchissent, c'est bien là  le problème.
      Ils pensent beaucoup aux conséquences de ce qu'ils diront et feront... sur la probabilité de conserver le pouvoir politique. Peu importe que l'embarcation prenne l'eau de toutes parts pourvu qu'ils restent à  la barre.
      Aucun scrupule à  avoir, puisqu'en politique, l'usage ne veut pas que le capitaine coule avec le navire.

      Je me demande bien quelle loi va encore sortir de cette triste histoire. La seule certitude, c'est qu'elle ne rendra aucune victime à  sa famille, et n'empêchera pas non plus que quelqu'un d'autre, un jour ou un soir, croise la route de la mauvaise personne et soit retrouvée sans vie dans un sous-bois.
      Mais ce jour-là , sans doute, ce sera l'occasion de passer une loi de plus, en ressortant la carte écornée du "plus jamais ça".

      1. 721 réactions

        Vous avez raison Oph, ils réfléchissent, mais dans leur intérêt, ce qui ne devrait pas être le cas.

        Le problème, avec le "plus jamais ça", c'est qu'il est impossible à  réaliser, sinon nous ne serions que des machines, prévisibles, programmées à  aller dans telle direction; or l'être humain, ce n'est pas ça. A vouloir tout prévoir, on n'oublie finalement la nature de l'être humain, cet être qui a des qualités, comme des défauts, qui a des sentiments, qui dispose de raison et qui est un être si complexe, imprévisible. Personne ne peut dire avec certitude ce qu'il fera dans 10 ou 20 ans, les aléas de la vie, les tracas ou les joies, pouvant fortement troubler les projets établis. Croire en une société aseptisée, est utopique et grave pour l'humanité; c'est dangereux également car cela pousse à  légiférer sur des points qui rassurent les gens mais à  part les rassurer, cela n'empêchera rien.

        1. 516 réactions

          Bravo et merci Tinotino, vous dites exactement ce que je pense, mais en mieux. :lol:

  17. 17 réactions

    Maître, on sent dans vos môs toute la colère et toute la lassitude dont vous êtes capable face à  l'éternelle bêtise ambiante et on se dit in petto "mais jusqu'à  quel degré de cynisme et de mesquinerie sont ils capables d'aller ????". :shock:

    Le pire dans tout ça c'est qu'on se rend compte que beaucoup d'avocats font partie de ce monde politique qui méprise sa Justice : Lefebvre, Sarkozy père et fils, Coppé, Villepin ........... il serait intéressant d'en faire le compte si un jour vous avez 5 mn !! :idea:

    Comme disait mon maître à  penser Coluche : "la politique, c'est facile, c'est 2 ans de droit et tout le reste de travers !"
    Et un petit dernier pour la route : "La différence entre un homme politique et un oiseau, c'est que l'oiseau s'arrête parfois de voler".

    1. 329 réactions

      Aucun des avocats cités n’est pénaliste.
      En la circonstance ,possession vaut titre et non le contraire

      1. 17 réactions

        Certes, je ne voulais pas jeter le bébé avec l'eau du bain ... :lol:

        C'était juste pour dire que, en temps qu'avocats (pénaliste ou autre), il y a a priori des notions communes, du type déontologie, sacerdoce, voire même vertu et honnêteté (osons !) et tout ce genre de gros mots qui ont tellement de mal à  passionner les foules en ces moments difficiles ...

        Désolée de m'être mal exprimée !

        1. 329 réactions

          La Sasson , je me suis permis d’apporter cette précision sous votre commentaire car j’ai déjà  tenté de comprendre les motivations dans le choix et surtout la persistance dans la poursuite de la spécialité « le pénal » pour un avocat.

          Elle est une profession de terrain .L’image de l’avocat qui plaide oralement devant la cour au pénal vient à  l’esprit et en premier ,dès lors qu’on parle de la profession d’avocat. Comme vous le dîtes ,elle est vertueuse cette représentation . Je vois mal Villepin par exemple retrousser ses manches et descendre dans l’arène pour défendre « un casseur » anti-CIP ou même
          N. Mamère passer une nuit blanche attendant le tour de son client en comparution immédiate .Il s’ennuierait le pauvre !

          Ceci dit ,je dois admettre que l’avocat pénaliste est un comédien ,un cinéaste ,un journaliste , un romancier ,un narrateur ,un homme ou femme politique et toutes ces professions à  la fois et c’est tant mieux que ce soit ainsi . (Mais pas chanteur Maître Collard s.v.p)

          Dans toutes ces professions il y a des ressources qui peuvent lui servir pour sa cause qui reste durant un certain temps intimement liée à  la cause de son client .L’intégrité de l’avocat ,il me semble qu’elle ne se mesure pas aux positions morales de l’avocat suivant ses déclarations devant un tribunal par rapport à  une affaire qui heurte une opinion publique suivant un taux donné (je pense à  l’affaire du jeune qui a tué ses parents en corse récemment ) ,mais elle peut se mesurer dans l’investissement durant la défense du client en partant du principe que rien n’est plié d’avance .

  18. 77 réactions

    Pour ne plus se perdre en conjectures face à  l'attitude des politiciens, il suffit (mais ce n'est pas si simple) de raisonner comme eux : en évacuant toute émotion.
    Car c'est justement à  notre capacité d'émotion qu'ils ont recours pour mettre en œuvre leur stupide projet de "fascisme à  visage humain" (que le historiens un jour appelleront sarkozysme).

    Cette femme ils n'en ont évidemment rien à  foutre, pas plus que du type qui est en garde à  vue : ce qui compte pour eux, c'est le contexte et comment le mettre en scène (journaux de 20h00) et le faire rencontrer leur projet.
    Qu'il s'agisse d'un fait divers ou d'une prise de position économique (bonus des traders, taxe carbone), le système est toujours le même : provoquer l'émotion.
    Et comme nous le savons tous, plus l'émotion est forte chez et moins la raison (le raisonnement) est présente.

    C'est ainsi, que de diversions en diversions (Grippe A, délinquants sexuels récidivistes, G20, matches de foot, télé-réalité,etc...) la véritable entreprise de contrôle total des moyens de productions et de distributions énergétiques, industriels, culturels et financiers se retrouvent semaines après semaines dans les seules mains des amis du président (sans majuscule !) au profit de son seul dessein absolutiste.

    Cette affaire n'est ni la première ni (hélas !) la dernière que les journaux obéissants voudront bien relayer.

    Je n'ai bien évidemment pas de solution (enfin, pas de solution collectivement acceptable...), juste un conseil (que vous ne suivrez pas...) : coupez toute émotion ! Gardez ce qu'il faut pour vos proches (vous seuls savez qui ils sont) et pour le reste blindez-vous !
    Sans émotion, la mise en scène en cachera plus les coulisses de ce mauvais théâtre joué par de mauvais acteurs !

    En même temps, je viens de rédiger ce commentaire sous le coup de l'émotion... pfffff !!

    « Ah ! qu'on m'arrache le coeur, ce putain d'abat
    Et qu'on le jette aux chiens qui attendent là -bas...»

  19. 2 réactions

    Bonjour Maître,

    Voilà  qui commence à  faire vraiment beaucoup en bien peu de temps :
    - le président de la République bafoue la présomption d'innocence au cours d'une allocution officielle, aucune excuse, aucun communiqué, il persiste et signe, une once d'intelligence aurait du l'amener à  corriger ses propos.
    - deux ministres prônent la justice de classe.
    - moult de nos représentants rendent, sans procès, un verdict de culpabilité à  l'encontre du système judiciaire qui ne fonctionne que conformément aux lois qu'ils ont eux même votées et avec l'absence de moyens financiers qu'ils votent d'années en années.

    Tant d'idioties accumulées en quelques jours...c'est plus que de la récidive, c'est d'un mal incurable dont ils sont tous les affligés.

  20. 4 réactions

    Bonjour à  tous et bonjour à  vous Maître.

    Un petit mot pour dire que tous ne s'acharnent heureusement pas contre le système judiciaire et que certains sortent de leur silence pour le défendre.
    Je ne suis si de droite ni de gauche, mais aime à  écouter ceux qui sont pour la France, ou mieux l'Europe et le citoyen.

    En cela je remercie notre ancien Garde des sceaux qui a su rendre justice (sic) aux JAP.

    Pour tout le reste, je ne peux que suivre ce qui a été dit, ici, car à  la télévision, que je n'ai heureusement pas, ils auraient mieux fait de se taire. Mais cela appâte, cela vend, jusqu'à  ce que le citoyen gavé fasse une crise de conscience.

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