Présumé innocent

Ce blog, d'ores et déjà  peu nerveux en matière de rythme de publication, va carrément devenir amorphe pendant ce mois d'avril, je vais en être très loin, et manquer de temps plus encore que d'habitude...

C'est la défense d'un homme qui en sera la cause, un homme pris dans l'histoire que je veux vous raconter maintenant...

Le Rocher de Kanuméra

Sur ce rocher, situé face à  l'aîle des Pins, en Nouvelle Calédonie, on a retrouvé il y a plusieurs années le corps d'une jeune touriste japonaise, sans doute tuée à  coups de pierres, et qu'on avait tenté d'y brûler avant de l'abandonner là .

Deux hommes, deux frères, Ambroise-Didyme et Antoine, ont été accusés du crime, et renvoyés devant la Cour d'Assises de Nouméa, en 2006, laquelle  a décidé de l'acquittement  de l'un, en conformité d'ailleurs avec les réquisitions de l'avocat général, et reconnu le second coupable, en le condamnant à  la peine de 15 ans de réclusion criminelle.

Cette affaire va être à  nouveau jugée par la Cour d'Assises d'Appel de Nouméa les deux dernières semaines d'avril prochain, Antoine ayant interjeté appel, et le parquet ayant interjeté appel incident, y compris contre l'acquittement.

Voici les principaux éléments de ce qui ne peut qu'être appelé1 un mystère.

Je suis mort de trouille.

Parce que je vais laisser ici, à  Lille, Madame Mô et les enfants pendant trois semaines, et que c'est notre première séparation de cette importance, et que je ne sais pas du tout comment je vais le vivre2 -pour communiquer en direct, même en y mettant le prix, il y a une difficulté de décalage horaire, dix heures c'est beaucoup...

Parce que, pour sourire un peu malgré tout, trente cinq heures de voyage pour un fumeur frénétique, ça risque d'être un peu rude...

Parce que l'homme que je vais défendre, en "renfort" des avocats déjà  présents là -bas, que je salue, et les personnes qui le soutiennent, comptent sur moi, et que, comme à  chaque fois, j'ai peur de les décevoir, mais ici un peu plus encore, car je suis attendu, et parce que ma venue coûte évidemment cher.

Et parce que cet homme a été condamné en première instance, reconnu coupable, et que... Je ne comprends pas pourquoi, au vu des éléments que je possède, c'est à  dire tout le dossier pénal, sachant seulement que l'audience s'est très mal passée, en ce sens qu'elle a été émaillée de tensions et d'incidents, je crois...

Allons-y voir, j'ai besoin d'en parler.

Avant tout, je précise que cet article empruntera beaucoup, ses photographies notamment, à  une brochure papier éditée par le comité de soutien des frères Kohnu, dont les éléments sont aussi intégralement repris sur le site créé par lui, une adresse Facebook ayant également été créée à  mêmes fins : j'en remercie les membres, les prie de m'excuser pour ces vols caractérisés (mais c'est pour la même cause...), et indique que si qui que ce soit y voit un inconvénient, ou souhaite une rectification, qu'il m'écrive évidemment...

J'aurais pu ne faire que donner l'adresse du site, très bien fait et très complet. Mais j'ai voulu essayer de reprendre tous les éléments que je connais, c'est à  dire tous, y compris ceux à  charge; le comité de soutien met plutôt l'accent, c'est normal et c'est son rôle, sur les éléments à  décharge, et parle beaucoup de l'audience initiale, à  laquelle bien sûr je n'ai pas assisté.

Par ailleurs, je n'ai, pour l'instant, encore jamais été en Nouvelle Calédonie, les 35 heures de voyage m'en ayant souvent dissuadé : je n'en connais par moi-même ni les lieux, ni les habitants, ni les particularités locales évidentes, ni les coutumes, ni les modes de vie. Ceci peut se ressentir dans le récit qui va suivre, je vous prie par avance de m'en excuser si ça arrive.

Je parlerai de ce que je sais, et ce que je sais, évidemment, correspond à  une image figée en 2002, date du crime : des choses ont pu changer depuis.

Le premier procès, qui a duré trois semaines, était public, tous les éléments qui suivent ont été discutés devant de nombreuses personnes et repris, pour beaucoup, par la presse locale, c'est ce qui m'autorise à  en parler -outre le fait que je fais ce que je veux, bien sûr, et qu'Antoine Kohnu est présumé innocent du crime dont il est aujourd'hui accusé depuis exactement sept années, dont plusieurs passées en prison.

Outre aussi le fait que cette affaire est majeure là -bas, où apparemment les habitants se connaissent beaucoup, où tout en a été dit, et où le tourisme japonais est une partie très importante du tourisme tout court, vue la proximité du Japon, dont l'ambassade est également omniprésente dans le dossier, qui implique aussi les enjeux touristiques de l'île, évidemment...

Une ultime digression : je ne comprends toujours pas les arcanes de la presse, et je ne sais toujours pas comment  tant d'affaires  dont les praticiens savent qu'il en existe beaucoup de similaires se retrouvent soudain en lumière, tandis que d'autres, pourtant exceptionnelles, n'ont pas même droit à  une brève...

Je ne sais donc pas pourquoi cette affaire n'a pas fait la Une de tous les médias, en métropole aussi, tant elle est extraordinaire, par ses enjeux locaux y compris, et regroupe à  la fois tous les éléments d'un crime sordide, mais aussi d'un crime qui demeure inexpliqué à  ce jour, et, plus encore, tous les éléments propices à  la possibilité d'une erreur judiciaire.

Une erreur judiciaire. La vraie, pas d'histoire de procédure ou de droit ici : un homme se dit innocent, il n'existe strictement aucune preuve, au sens pénal du terme, contre lui, mais un faisceau incroyablement dense d'indices de culpabilité ou de non culpabilité selon l'analyse que l'on effectue de chaque élément, à  vrai dire pas loin d'un millier selon moi, et un tas de portes qui n'ont été qu'entrebâillées et dont aucune, qu'on le veuille ou non, n'a été définitivement refermée...

Deux hommes, que tout peut sembler accuser, mais dont rien ne prouve, au sens juridique du terme, qu'ils sont coupables -et l'un d'entre eux a été jugé innocent...

Deux hommes qui n'ont cessé de nier toute implication dans ce crime.

Si des journalistes tombent sur ce site et souhaitent des précisions, je suis à  leur disposition, il me semble que cette affaire mérite qu'on la scrute.

Voici, d'abord, ce que l'on sait.

L'aîle des Pins est apparemment un des hauts lieux touristiques de Nouvelle Calédonie, accessible rapidement et facilement de Nouméa, par avion (compagnie Aircal) ou par bateau.

Cette île, comme vous le montre le plan ci-dessus, c'est l'un de ses plus beaux endroits, comprend notamment la baie de Kanuméra, laquelle, et je ne m'étends pas sur ce sujet car il est complexe et requiert des connaissances locales que je n'ai pas, appartient à  la Tribu de Comagna, divisée en quatre "clans" (ce n'est pas le terme commun mais bien le terme utilisé) qui en possèdent chacun certaines terres : les clans Konhu, Kouathe, Kaateu et Apaïkaoua.

Il existe entre ces clans une foule de liens divers, des enjeux de possessions, de tourisme, de conflits anciens ou récents, mais aussi de traditions, d'amitiés, et de toute façon des liens familiaux omniprésents, le cousin de ayant épousé la fille de... Je pense que les personnes concernées connaissent ça par cœur, mais que le pauvre métropolitain que je suis ne peut rien y comprendre,  sachant seulement que les quatre noms revenant sans cesse dans les très nombreux témoignages.

Sur la baie, face au rocher, habite notamment la famille Kohnu, qui comprend notamment deux frères, Antoine, et son aîné Ambroise-Didyme.

Ces deux frères, notamment, revendiquent pour leur famille la possession du Rocher de Kanuméra, depuis longtemps, ce aussi bien par des voies légales que de facto -il est en principe interdit aux touristes ou a quiconque d'y monter sans autorisation de leur part, ce qu'ils acceptent parfois contre quelques sous, faisant alors visiter le Rocher eux-mêmes, et ayant anciennement souhaité y établir une sorte d'espace traditionnel, naturel et artistique, le Village des Arts, projet avorté -vu par les forces de l'ordre, ça ressemblait plutôt à  un groupe de jeunes désœuvrés, qui sous l'influence d'Ambroise-Didyme, s'y droguait ou y buvait... Du côté des kuniés (ce terme signifie les habitants d'origine de l'aîle des Pins, qu'eux nomment Kunié), c'est un endroit un peu sacré.

De nombreux incidents ont émaillé leur vie du fait de cette possession revendiquée, en tout cas, multiples incidents avec des touristes, injuriés ou poursuivis à  coups de pierres, japonais y compris...

Depuis quelques mois ou années, cependant, il semble que les choses s'étaient calmées, les deux frères ayant été arrêtés et condamnés plusieurs fois à  de la prison, et ayant, plus simplement, sans-doute mûris... Le Rocher demeure cependant "leur" Rocher, et il ne viendrait à  personne l'idée d'y monter sans leur accord, ni de conseiller à  aucun touriste de le faire -même les guides touristiques japonais le déconseillent formellement à  leurs lecteurs...

En dehors de cela, rien, dans la vie des deux frères, à  l'époque qui va nous occuper : ils vivent dans trois maisons côte à  côte sur la baie, leurs parents et une partie de la famille dans la troisième; ils travaillent aux champs familiaux et pêchent un peu aussi, Antoine fume du cannabis et boit régulièrement, mais c'est le cas aussi de pas mal de personnes concernées par cette affaire, ils ont leurs ex-copines et leurs copines tout court, parfois des enfants de précédentes relations, avec lesquels ils ont des liens normaux.

Le premier mai 2002, c'était l'anniversaire d'Antoine, qui l'a fêté comme il se doit, et devait être passablement éméché -des témoins indiqueront qu'il aurait dit "chercher une femme", il ne s'en souviendra pas mais indiquera que si c'est vrai, c'était proclamé au même titre qu'il aurait pu dire chercher de l'alcool ou un joint, pour célébrer l'anniversaire, en quelque sorte, une manière de plaisanterie de grande gueule avinée...

C'est dans ce contexte qu'une disparition va survenir, le lendemain.

Le jeudi 2 mai 2002, sur l'aîle des Pins, l’avion d’Aircal en provenance de Nouméa se pose tôt le matin sur l’aîle des Pins, avec à  son bord Mademoiselle Mika Kusama.

Il s'agit d'une jeune et jolie étudiante japonaise, qui aime voyager, seule comme c'est le cas ce jour là , a déjà  séjourné en France métropolitaine, et parle un peu le français, ce qui est rare apparemment.

Elle arrive d’un court séjour à  Ouvéa où elle est allée la veille, mercredi 1er Mai, étant prévu qu'elle reparte pour Nouméa samedi  4 mai et rentre dimanche soir au Japon.

À son arrivée à  l’aéroport, Mika Kusama est accueillie et conduite à  son gîte vers 9H00, le relais de Kuberka par le chauffeur de la navette du gîte. Elle remplit les formalités d’usage, s’installe dans sa chambre, commande un sandwich pour le repas du midi et des escargots pour le repas du soir, prévu pour 19 heures, et va à  la plage de Kuto. -vous trouverez plus bas un plan complet des lieux.

Elle revient, toujours seule, vers midi, au gîte, où elle déjeune de son sandwich et 2 bières, au bord de la piscine.

En début d'après-midi, elle s'enquiert auprès de la gérante du chemin de la plage de Kanuméra, et repart, à  pieds.

On ne la reverra plus à  l’hôtel.

Elle est vue le même jour, en revanche, une dernière fois, sur la même route, en compagnie d'un blanc, avec lequel elle marche en riant, par des personnes travaillant au gîte qui passent en camionnette.

Le soir, malgré sa commande d'un plat spécial, la gérante constate son absence au dîner, ce qui l'inquiète immédiatement : manifestement, les touristes japonais sont connus pour être très ponctuels et précis... Elle contacte sans succès les autres gîtes et restaurants à  proximité, mais personne n'y a vu Mika.

Le matin du vendredi 3 mai, la jeune touriste n'étant toujours pas rentrée, elle signale son absence à  la gendarmerie, étant précisé que celle-ci est, là -bas, placée sous l'autorité du Maire et Grand Chef Hilarion Vendegou, premier magistrat de la commune, lequel est alors en déplacement à  Nouméa.

Dès le samedi 4 mai matin, les gendarmes visiteront la chambre de la disparue, et permettront que sa chambre soit immédiatement libérée : ses affaires personnelles et ses papiers sont saisis et placés sous scellés (dont 3 paquets et 2 mégots de cigarettes Mild Seven).

Le dimanche 5 mai, des recherches terrestres sont lancées, la disparue ne s'étant pas plus présentée à  l'aéroport pour y prendre l'avion prévu...

L'hélicoptère des gendarmes survole l’île. Un gradé et deux de ses hommes montent sur le Rocher de Kanuméra et fouillent à  pied les trois sentiers qui y serpentent, passant à  deux mètres de l’endroit où sera découvert le corps de la jeune-femme le lendemain, corps qui ne sera pourtant pas dissimulé...

Il semble que les conditions météorologiques et le fait que le corps ait été partiellement couvert de feuillages puissent, peut-être, expliquer cet état de fait... Comme pourrait l'expliquer la possibilité qu'à  cette date, le corps n'ait pas encore été déposé à  cet endroit !

Le lundi 6 Mai, quoi qu'il en soit, des recherches plus importantes encore sont lancées sous la direction du Grand Chef,qui mobilise des habitants de l’île, essentiellement du clan Kouathé, sans la brigade de gendarmerie. En toutes fins de matinée, un membre de la famille Kouathé trouve le corps, en partie calciné, de Mika Kusama, à  proximité immédiate du sentier de gauche du rocher de Kanuméra.

Prévenus, les gendarmes arrivent moins d'une heure plus tard, des prélèvements scientifiques sont réalisés jusqu'au soir, et les gendarmes repartent, sans sécuriser le site ni en interdire l'accès...

Le lendemain matin, mardi 7 mai, un ratissage du rocher permet la découverte d’un trou profond (3,80m) et étroit, à  50 m du lieu de découverte du corps, d'où des objets personnels de Mika Kusama sont sortis : serviette de plage, sac bleu, poche en plastique, une cannette de bière Kronenbourg deux mégots de marque Mild Seven, un appareil photo...

Alors que de nombreux kuniés s’y rendent, pour s'y recueillir et rendre hommage à  la jeune-fille, la scène présumée du crime ne sera jamais protégée du public, et sera analysée en plusieurs fois sur quatre jours sans jamais avoir été gardée par la gendarmerie, qui constatera les traces de nombreuses visites...

On a trouvé le corps sur "leur" rocher, en face de chez eux : le mardi 7 Mai à  midi, les deux frères Kohnu sont arrêtés, avec force moyens puisque par une dizaine de gardes mobiles qui encerclent leur propriété. Antoine tente de s'enfuir mais est immédiatement interpellé. Ils seront entendus en garde à  vue, nient constamment toute implication dans le crime, et seront présentés deux jours plus tard au magistrat instructeur de Nouméa, et placés en détention provisoire, le jeudi 9 mai.

Dans le même temps, donc immédiatement, des personnes du clan Kouathé entreprennent immédiatement de détruire les "restes" du projet de Village des Arts sur le rocher : différentes statues et farés, et l'escalier d'accès, on parle même alors selon la famille Konhu  du projet de détruire leurs habitations sur la baie de Kanuméra... La gendarmerie empêchera finalement que l'escalier soit totalement détruit.

Le vendredi 10 mai seulement, les enquêteurs reviennent une fois de plus sur le rocher pour y effectuer un second ratissage, précisant eux-mêmes que les lieux ont été visités et piétinés, des fleurs ont été déposées à  l’emplacement de la découverte du cadavre et aux abords de ceux-ci, "des gens sont montés sur le rocher après notre passage" ... Or, deux pierres ensanglantées sont cette fois découvertes, toutes proches de l'emplacement où avait été retrouvé le corps...

Le plan de l'ensemble des lieux concernés

Dès l’édition du samedi 11 Mai, les Nouvelles Calédoniennes vont écrire : "Antoine et Ambroise Kohnu continuent à  nier les faits", et il semble bien en tout cas que dès le départ, quel que soit le regard que l'on porte sur les faits eux-mêmes, ils aient constitué, tant pour ma chère "opinion publique" que pour les enquêteurs, des coupables parfaits...

Une instruction dense, mais incomplète, va bien sûr se dérouler, une ordonnance de renvoi des deux frères devant la Cour d'Assises de Nouméa étant prise en décembre 2004.

Je suis en mesure de l'affirmer incomplète, puisque le Président de la Cour, fait suffisamment rare pour être signalé, va ordonner, avant jugement, et comme il peut le faire discrétionnairement, de multiples mesures d'informations complémentaires, soit à  la demande des avocats ou du Parquet Général, soit même spontanément -ce qui explique le le procès ne se tiendra finalement qu'en 2006.

Au stade de l'information judiciaire, et en étant le plus objectif possible, voici les éléments qui ont été recueillis.

L'autopsie du corps de la malheureuse victime révélera qu'il a principalement été brûlé en haut et à  gauche, et qu'il avait subi des coups nombreux ayant entraîné des fractures de côtes des deux côtés du corps, ainsi qu'à  la face, qui est largement écrasée à  droite.

La mort, supposée rapide, est intervenue du fait de l'écrasement facial, combiné à  l'asphyxie devant avoir résulté des coups aux côtes.

Des lésions évoqueront au médecin légiste l'intervention d'un animal, sans qu'on ne sache si elle est certaine, et si elle a eu lieu post ou ante mortem...

Enfin, l'autopsie étant réalisée le 7 mai 2002 (bien qu'ordonnée officiellement le 8, comprenne qui pourra), le médecin légiste indique que "le corps a pu séjourner environ trois jours en atmosphère humide et chaude", au vu des phénomènes de décomposition avancée constatés...

Le moins que l'on puisse immédiatement écrire, et c'est un point fondamental, est qu'il manque à  ces constatations des précisions majeures, notamment sur les instruments probables du crime, l'endroit du crime, et le moment du crime...

Et il n'y en aura jamais aucune autres : pas d'analyse entomologique, pas d'analyse des traces, rien.

Ainsi notamment vont demeurer inconnus les lieux et moment du meurtre, et, pour ce que j'en sais et de façon incroyable, l'existence même d'un crime -et le demeurent encore aujourd'hui !

Selon l'autopsie, en effet, et si les mots ont un sens, l'on ne sait même pas exactement si le corps a séjourné depuis le 4 mai à  l'endroit de sa découverte, ou plus, ou moins, non plus que s'il a été déplacé, non plus, par exemple, que s'il a pu séjourner, même brièvement, dans l'eau... Ni même si les lésions constatées auraient pu être compatibles, comme cela peut le sembler à  première vue, à  un accident, une chute sur des rochers depuis une hauteur, par exemple...

Disons-le en substance mais disons-le tout de suite, en revanche, de très nombreuses expertises ADN vont tout de même être effectuées, immédiatement et plus tard, et à  partir des objets et prélèvements issus de la victime comme à  partir de ceux trouvés et effectués auprès des Kohnu : rien, aucune interaction, sur rien.

Ceci a ici encore une importance fondamentale : sur les deux pierres ensanglantées et comportement des cheveux, on trouvera par exemple assez évidemment l'ADN de la défunte -mais aucun autre. Aucune trace non plus d'essuyage des dites pierres, qui en comporteraient alors forcément des traces... Ce qui laisse fortement supposer, à  mes yeux, l'utilisation de gants pour manipuler ces pierres, soit qu'elles aient été les armes du crime, et l'on n'en sait rien, soit qu'on les ait ensuite mises au contact de la tête de la malheureuse pour faire croire aux armes du crime : dans tous les cas, deux manipulations impossibles sans gants... Et nous ne savons même pas aujourd'hui si les accusés en possédaient seulement...

Un témoin a vu de la fumée près du Rocher de Kanuméra et senti une odeur de chair brûlée le 2 mai, entre 17 et 18 heures, odeur ayant selon un second témoin persisté jusqu'à  au moins 3 heures du matin, le 3 Mai, ce qui est évidemment important, mais peut sembler assez étrange, tant quant à  la précision de date qu'à  la précision tout court, qui apparemment n'alerte personne...

Et alors que les premières fouilles du Rocher, rappelons-le, ne donneront rien !

Par ailleurs, ces précisions diraient en tout état de cause seulement que quelqu'un tentait alors de brûler à  cet endroit le corps de la victime -mais certainement pas qu'elle venait d'y être tuée, ni comment, ni par qui...

Tout est ainsi dans cette affaire, franchement, tout doit être interprété, tout est sujet a discussion, et chaque indice ou chaque témoignage peut se trouver interprété -et en matière d'indices, les carences dans leur étude sont à  chaque fois patentes.

Ainsi, par exemple, est-il clair que dès le début de l'instruction, les explications données par chacun des deux frères sur leurs emplois du temps respectifs le jour de la disparition allaient varier.

Ambroise Didyme disait d'abord être resté à  son domicile le 2 mai, après avoir tondu le matin chez son frère Abo; Abo démentait, et il indiquait alors qu'il avait confondu avec le lendemain, et indiquait désormais avoir travaillé aux champs, puis être revenu en fin d'après midi, puis était reparti pour une beuverie avec un ami.

On entendait sa propre famille, mère, fils, frère, qui eux ne l'avaient pas vu chez eux ou chez lui ce jour là  après-midi, et il variait à  nouveau en ses explications, des témoins, très nombreux, l'ayant vu ou pas chez lui ou a proximité, aux "bonnes" heures ou pas, avec ou sans son frère Antoine, lequel n'avait pas été vu avec son ami ce soir là , où effectivement une fête avait bien lieu...

Seulement voilà  : les deux frères, comme énormément de témoins, diront aussi, c'est une constante, d'abord, pouvoir facilement mélanger les jours, vivant à  leur rythme et des journées se ressemblant fort, et ils sont effectivement interrogés cinq jour après le 2 mai -demandez-moi ce que je faisais il y a cinq jours, comment j'étais habillé, qui j'ai vu et où, et les horaires en prime, on va rire -et pourtant moi j'ai une vie rythmée par le travail et des horaires, une montre, un agenda électronique...

Je ne vis pas en me calant sur le soleil, les rencontres et les horaires habituels des bus...

Et puis, comment ne pas s'interroger sur les 5 jours de liberté dont ont bénéficié les deux frères, dont on voudrait me faire croire qu'ils ne se seraient pas mis d'accord, s'ils étaient coupables, sur un alibi précis et fixé, par exemple d'avoir simplement dormis ensemble dans leurs champs -et dont on nous dit sans rire qu'ils mentent, alors que manifestement, en prenant à  témoin leur propre mère, il me semble à  moi évident qu'ils se trompent, ce qui on en conviendra n'a pas le même sens...

En tout cas, il est établi qu'Ambroise Kohnu a quitté son domicile un peu avant 17 heures pour se rendre chez Eric Kouathe, son ami, et aller avec lui à  une beuverie dont il a prétendu qu'elle lui avait été signalé par son frère Antoine qui en revenait...

Son emploi du temps est connu pour le reste de la journée à  compter de 16 heures 45, grâce à  différents témoins, tous évidemment interrogés très a posteriori,  lesquels établiront à  peu près sa soirée (rentré chez lui se changer un peu après 18 heures avant de repartir), lors de laquelle il a croisé des amies qui l'ont trouvé soucieux, un peu mutique, pas comme d'habitude... Il a rejoint des amis à  la soirée, qui l'ont trouvés nerveux, perturbé, au point que l'une a pensé "il a fait une connerie, celui-là " ...

Rappelons ici que la fumée est vue... A 17 heures 45 !

De son coté, Antoine Kohnu a lui aussi clairement varié sur son emploi du temps du 2 mai, qu'il a successivement indiqué avoir passé, pour l'après midi, chez lui, puis à  Vao, à  une dizaine de kilomètres du lieu du crime, chez un ami, qui sera entendu, et comme sa compagne est certain de ne pas l'avoir vu ce jour là , le fréquentant d'ailleurs peu; puis finalement confirmait avoir été chez lui le jour de la disparition.

A l'époque de l'instruction, plusieurs témoins disaient l'avoir vu a proximité du Rocher en début d'après-midi ce jour-là , d'autres depuis disent l'avoir vu ailleurs, et en tout cas personne ne l'a plus revu après 15 heures 30 l'après-midi du 2 mai.

Oui, mais... Il existe d'autres témoins qui le situent sur la route de Vao, à  environ trois quarts d'heures de la baie de Kanuméra, et ce aux alentours de 15h30-16h, où il a été vu avec ses chiens...

Pire : comme indiqué plus haut, trois témoins indiquaient l'avoir entendu quelques jours avant dire qu'il recherchait une femme...

Et surtout, un quatrième témoin indiquait que le matin du 2 mai, il était en compagnie d'Antoine... Et qu'ils avaient rencontré Mika Kusama, devant un hôtel !

Cet élément, évidemment majeur en apparence, a constamment été démenti par Antoine, et prêterait presqu'à  sourire, dans un autre contexte : en effet, à  l'instruction, ce témoin indiquait que cette rencontre l'avait marqué car cette touriste parlait français et était gentille, ce qui pour lui n'est pas habituel apparemment; qu'il avait évoqué cette rencontre avec sa mère, ce que celle-ci confirmait; et prétendait avoir poursuivi son chemin et s'être aperçu deux cent mètres plus loin qu'Antoine Kohnu n'était plus là ...

Il me fallait croire en découvrant ce témoignage que l'on peut "perdre" un ami sans s'en apercevoir en cours de route...

Mais l'un des suppléments d'information ordonnés par la Cour a permis de me rassurer : la famille de cette personne a confirmé avoir été informée de cette rencontre, mais sans la présence d'Antoine -ce n'est que par la suite que celle-ci sera mentionnée, après découverte du corps...

Et ce témoin souffre de problèmes psychiatriques récurrents, ceci est avéré à  la procédure...

Je vous le disais, tout est comme cela, presqu'un scénario de film- qui n'en est cependant, dramatiquement, pas un.

Voilà , en tout cas, et très brièvement résumés concernant les différents témoignages, les principaux éléments matériels de cette affaire.

Mais comme chacun sait, il y a également à  prendre en considération les éléments de personnalité, lorsque l'on veut juger un criminel... Et, à  nouveau, dans le cas d'Antoine, le moins que l'on puisse dire est qu'il y a matière à  discussion...

L'ordonnance de mise en accusation, acte lu publiquement je le rappelle à  l'ouverture du procès d'assises, en dit ceci :

" Frère cadet d'Ambroise, il est né le 1er mai 1965 à  l'aîle des Pins, a été élevé dans la même famille.

Il a été scolarisé jusqu'en classe de 6éme à  l'aîle des Pins avant de poursuivre ses études sur la grande terre, d'abord au collège Sainte Marie à  PAlTA puis, après son renvoi de cet établissement, à  Saint Joseph de Cluny à  NOUMEA où il a obtenu son BEPC.

Devant redoubler sa 3ième, selon lui, malgré sa réussite à  cet examen, il n'effectuait que deux mois de scolarité supplémentaire avant de retourner à  l'aîle des Pins.

Il n'a pas été appelé sous les drapeaux du fait d'une condamnation pour un viol commis peu avant sa majorité.

A sa sortie de prison, à  20 ans, il fait de la pêche et des travaux agricoles avec son frère Ambroise, et participe aux activités et exactions de la bande du rocher, s'adonnant comme ses compagnons à  l'alcool, aux cannabis et au datura.

Il lui est connu quatre liaisons féminines, la plus ancienne avec une jeune femme avec qui il a eu une fille. Il a ensuite vécu de 1985 ou 86 à  1990 avec  une autre femme, qui s'est séparée de lui à  cause de son infidélité. A l'époque des faits, il n'avait plus de relations féminines depuis plusieurs années.

A l'aîle des Pins, il était craint comme son frère Ambroise-Didyme et décrit par certain comme "barjot".

Selon ses dires, il aurait été 7 fois en détention, ce qui aurait nui à  la stabilité de ses relations féminines.

Les experts qui l'ont examiné n'ont relevé chez lui ni déficience intellectuelle ni maladie mentale, mais une organisation psychopathique de sa personnalité créant un réel état de dangerosité sociale et criminologique.

Moyennement accessible à  une sanction pénale, il n'était atteint au moment des faits d'aucun trouble ayant altérer son discernement ni entraver le contrôle de ses actes.

Son casier judiciaire porte trace d'une condamnation prononcée le 12 décembre 1984 par la Cour d'Assises des mineurs à  3 ans d'emprisonnement pour viol sur mineure de moins de 15 ans."

Je n'ai pas à  commenter ici cet extrait d'un acte de procédure, il y aura l'audience pour ça, mais je peux en revanche souligner comme ces références à  la personnalité constituent, très souvent, dans ces ordonnances, une sorte de résumé de vie terriblement uniquement ou presque passé au double crible d'une part, de toute trace de délinquance antérieure, et d'autre part, d'éventuels éléments psychologiques ou psychiatriques négatifs... Tout, comme ici, y est noir et expose au lecteur la vie d'un homme de 43 ans en la résumant en gros à  ses actes éventuels asociaux : c'est peut-être un peu court...

Deux points, ici, retiennent quoi qu'il en soit essentiellement l'attention : quant on vous dit qu'il s'agirait là  d'un parfait meurtrier, une première condamnation, jeune, pour viol, et, bien que parfaitement normal on l'aura noté, une personnalité dotée d'une organisation psychopathique, rien que ça, voilà  deux clous parfaits pour un cercueil...

Sauf que? Sauf qu'une fois de plus, dans cette affaire, strictement rien n'est acquis.

Trois experts locaux l'ont examiné, et relèvent des traits de caractère psychopathiques, effectivement, mais dans des expertises étonnantes où l'on prend position sur les faits et ses chances d'y être impliqué, et un casier judiciaire, le raisonnement n'y semblant, réellement, pas tant basé sur des analyses ou des tests, que sur le fait que quand on vit comme lui, qu'on est instable de cœur et qu'on commet des actes de délinquance, on est organisé psychopathiquement !

Un quatrième expert, inscrit sur la liste nationale des experts près la Cour de Cassation, l'a examiné aussi, avec les mêmes données... Et lui a bien vu qu'il avait eu un parcours de délinquance, oui... Mais a exclu formellement toute référence à  quelque pathologie que ce soit, même une simple désorganisation de la personnalité !

On verra...

Et alors le plus beau, si je puis dire : ce précédent de viol, viol ou tentative qui serait le mobile suppose-t-on du meurtre de Mika Kusama...

La jeune-femme concernée a été entendue, aussi bien dans le cadre d'un supplément d'information qu'à  l'audience... Les relations étaient à  l'époque consenties, librement, entre deux gamins, mais les parents l'avaient su, d'où plainte et procès, point barre : le voilà , le précédent de viol du psychopathe...

Vu d'où je suis, Antoine ressemble fort a un gars d'à  peu près mon âge, travaillant manuellement près des siens, ayant connu différents incidents pénaux d'ailleurs relativement anciens dans des algarades avec les touristes, et ayant eu un penchant pour le cannabis et l'alcool -mais qui en dehors de ça a connu une vie à  peu près normale, des succès amoureux, la paternité, d'ailleurs assumée et suivie, des amis...

On verra.

Et puis, enfin, il y a eu d'autres pistes, aussi, beaucoup, ne serait-ce que celle de ce témoin, qui, impliquant Antoine sur le tard, mais de de son propre aveu  en tout cas, serait l'une des dernières personnes a avoir vu Mika Kusama... Mais il semble que son emploi du temps ait pu, lui, être vérifié.

Il y a d'autres pistes, aussi, beaucoup, et qui a mes yeux n'ont jamais été correctement empruntées, sans parler de les vérifier sérieusement et de les écarter de façon certaine... Ou pas.

Il y a celle de l'accident, jamais évoquée, qui aurait ensuite été "récupéré" par quelqu'un souhaitant nuire aux Kohnu, ce quelqu'un déposant le corps et les objets découverts sur le Rocher après coup, ce qui expliquerait énormément de choses -et notamment les découvertes successives tardives et l'absence d'empreintes...

Il y a celles des militaires présents à  l'époque, et dont il est dit qu'on a tout vérifié à  leur propos : j'ai les traces des vérifications effectuées sur d'autres touristes potentiellement suspects (l'homme blanc vu avec la victime), mais aucune, sauf une vérification d'emplois du temps par listings, qui est vraiment sommaire, sur les dits militaires...

Il y a celle, encore infiniment plus troublante et mystérieuse, d'une autre personne parfaitement identifiée, qui pouvait correspondre à  la personne vue "main dans la main" sur la route avec Mika, semblant s'amuser avec elle, en début d'après-midi du 2 juin, et dont non moins de quatre témoins attestent d'une série de comportements étranges le jour de la disparition, et qui nie avoir été présent sur l'aîle avant le 4 mai, ce que ses relevés de compte bancaire confirment... Apparemment, car il se trouve que c'est quelqu'un qui peut-être était susceptible de savoir les modifier, et qui, interrogé quatre ans plus tard, fournissait des réponses parfois surprenantes...

Il y a encore celle de cette personne ayant entendu un jeune, ce soir là , lui raconter qu'il avait été menacé par quelqu'un, et que ce quelqu'un lui aurait dit de déguerpir de la baie car "il se passait quelque chose sur le Rocher" ...

Il y a celle, en tout cas, d'une autre personne connaissant bien l'endroit, mais qui elle en outre connaîtrait également bien les précautions à  prendre si l'on commet un crime, par exemple ne laisser aucune trace, avoir un alibi en béton armé, et ne pas laisser le corps "chez soi", en attendant qu'il y soit découvert...

Je vais vous dire : au-delà  de tout, du droit, de la présomption d'innocence, du faisceau d'indices, de l'absence de preuves, du dossier, des témoins, de ce qu'on veut et de ce qu'on voudra, il y a deux choses que je n'arrive pas à  comprendre, pas du tout :

S'il est coupable, pourquoi laisser le corps de la victime sur ce Rocher, "son" Rocher, en attente d'être trouvé là ... Ce "là " étant le seul lien avec le nom de Kohnu ??? Et étant, par exemple, entouré... D'eau.

Et pourquoi ne pas avoir réfléchi, pendant cinq jours, a un alibi correct, qui tienne, avec ou sans témoin, et dont on ne variera pas d'un pouce ?

Je n'ai quant à  moi qu'une réponse simplement plausible à  ces deux questions.

La thèse de l'accusation, au stade de l'instruction, va être que Mika Kusama a été tuée le 2 mai après-midi, qu'elle a été conduite, vivante, sur le Rocher, pour le visiter, et y est morte.

Et que ce sont les frères Kohnu qui l'ont tuée, pour ces raisons essentielles, donc :

- inexistence alléguée de témoins susceptibles de les mettre hors de cause pendant la période de temps comprise entre 15H30 et 16H45  le 2 mai, jour de la disparition (et peut-être du décès) de la victime, ou ils se trouvaient tous les deux dans la zone géographique concernée;

- leur surveillance constante du lieu auquel nul ne pouvait accéder sans leur autorisation, les agressions précédentes dissuadant tant kuniés que touristes, les risques de se faire surprendre pour qui aurait osé monter sur le Rocher et y allumer un feu;

- la connaissance précise de la topographie du Rocher nécessaire pour y cacher un corps et des objets;

- la tentative de fuite d'Antoine lorsque les gendarmes sont venus l'arrêter;

- le comportement inhabituel d'Ambroise Kohnu le 2 mai, en fin d'après-midi;

- l'absence de participation des Kohnu aux recherches de la touriste disparue (comme une partie majeure des témoins) et surtout leur inhabituelle absence de réactions lorsque des recherches ont eu lieu sur Rocher, zone habituellement interdite même aux gendarmes;

- les expertises psychiatriques et psychologiques concordantes, les présentant comme des personnalités de type psychopathique et d'une dangerosité certaine;

- leur passé judiciaire enfin, constitué d'agressions sexuelles et physiques qui leur ont valu plusieurs incarcérations.

Or, l'objectivité commande de dire que ces affirmations sont soit inexactes, soit non probantes, quelle que soit par ailleurs la conviction qu'on en a eu, ou qu'on en aura...

Après de nouvelles investigations préalables et un transport sur les lieux, la Cour d'Assises de Nouméa a déclaré Antoine coupable, et innocenté Ambroise-Didyme.

La Cour d'Assises d'Appel de Nouméa3 va tout reprendre, tout analyser, tout peser, va entendre je crois plus de cent témoins...

Et va à  nouveau juger ces deux hommes.

Il me semble, et je remercie de toute mon âme ceux qui ont bien voulu me demander de venir, d'avance et quel que soit le verdict, évidemment, que c'est une vraiment très, très juste occasion, en tout cas, d'aller là -bas remplir ma robe de sueur à  leurs côtés.

  1. Encore à  présent, après sept années d'investigations, et ça pose, immédiatement, un sacré problème en soi... []
  2. Ni elle, ni eux : j'espère égoïstement leur manquer autant que l'inverse..! []
  3. les avocats avaient souhaité délocaliser le procès en appel, ce qui leur a été refusé []

871 réactions

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  1. 1242 réactions

    Ouf, au moins nous aurons de la lecture en attendant votre retour :D

    Je m'y attaque !

  2. 1214 réactions

    Pour avoir de la lecture, on va en avoir!!!

    Je l'ai imprimé histoire de le lire entre deux dossier en CAP, résultat : 8 pages.

    Le problème : mes collègues l'ont vu et le lise avant moi...

    Je devrais donc patienter jusqu'à  ce soir pour le lire tranquillement.

    Aller, je retourne en CAP.

    1. 3 réactions

      finalement il faut croire que tout le monde trouve le temps long en CAP....

      1. 1242 réactions

        OHHHHH un(e) juge ch'ti ! :D

        mon pôvre...

  3. 244 réactions

    Il est vrai que tout n'est apparement pas ce qu'il semble être!
    Mais s'est t-on interrogé sur leur mobile ? moi je ne sais pas mais on ne tue pas comme ca du jour au lendemain ..
    De plus, si ils etaient vraiement coupables, faut m'expliquer pourquoi ont il laissé le corps sur le "ROCHER" alors que cet endroit est manifestement interdit à  toutes personnes et je pense que cela reste valable vivant ou mort non ?

  4. 31 réactions

    Bonjour,
    Y a t il des éléments nouveaux ? Au troisième procès Dils, la présence supposée de Heaulme avait fait basculer le verdict

  5. 124 réactions

    Yes sir !
    Je suis de tout cœur avec vous, Maitre, et je mets mon blog entièrement à  votre disposition pour informer sur cette affaire !
    Je vais de ce pas faire un article avec un lien vers ici que je publierai dès demain.
    Ensuite, je veux bien diffuser les news du procès depuis la Nouvelle Calédonie.
    On est ensemble Maitre...

    Bon courage et courage à  madame Mô d'en payer un cher tribu.

    A vos côtés, passionnément,
    imaniyé

  6. 1440 réactions

    Il est vrai que cette affaire est troublante et que beaucoup de questions restent en suspens ...

    Histoire d'être original (...) et de ne pas faire avancer le débat, j'aimerai en rajouter quelques unes :
    Vous ne précisez nulle part si la végétation et la terre étaient brulées autour du corps. Parce que c'est évident ou parce que ce n'est pas précisé dans le dossier ? (je précise pour ma part que je ne suis pas expert en crémation, je ne sais donc pas comment brûle un corps ...)
    Dans la même veine, est-il possible qu'un corps se consume de 18h à  3h le lendemain et ne soit, malgré tout que partiellement brûmé ?
    Concernant les recherches, pourquoi le Grand Chef les a t'il relancé avec le concours d'un seul clan et sans la présence de la gendarmerie ? La question a t'elle été posée ?
    Et pourquoi ce même clan a t'il tout de suite entrepris de détruire ce qui se trouvait sur l'ile ?

    En tout cas, bon courage à  vous et aux votres et surtout, voyez le bon côté des choses ... 2 fois 35h de voyage ... Non seulement vous pouvez en profiter pour arrêter de fumer (non ? :) ) mais en plus, pensez à  tous ces merveilleux billets que vous allez pouvoir préparer ! :)

    1. 244 réactions

      Et j'ajouterai : il y a surmement des rivalités entre les clans : un mariage pas vraiment souhaité, des rivalités internes au clan des deux frêres, des jalousies...

    2. 3579 réactions

      A ma connaissance, rien d'autre de brûlé que le corps, où l'on trouvera d'ailleurs des traces d'essence.

      L'impression évidente que les constatations connues me donnent est que corps a été transporté.

      Pour la crémation partielle, en revanche, il semble que la météo ait été exécrable cette nuit-là  (si c'était bien cette nuit-là ...) ou ces jours-là , ce qui explique peut-être l'arrêt du feu.

      Pour les recherches, d'après ce que j'ai compris, le Grand Chef est aussi le Maire, avec pouvoir hiérarchique sur la police, donc je suppose aussi celui d'entreprendre ou faire entreprendre des recherches, c'est probablement son double devoir d'élu local et coutumier, avec le concours de la population locale volontaire, et donc d'abord des siens...

      Au-delà , les membres de ce clan et ceux du clan Konhu semblaient être en conflit très ouvert, et le lieu de découverte du corps a immédiatement fait imputer la mort aux Kohnu, d'où je suppose une réaction collective de colère...

      C'est de loin ma plus grosse interrogation, d'ailleurs : laisser la victime a cet endroit, c'était désigner les Kohnu à  coup sûr, ça n'a d'ailleurs pas raté...

      Si c'est eux, si le meurtre a eu lieu sur le Rocher, si bref j'adopte un instant la thèse de l'accusation, je ne peux pas comprendre pourquoi le corps n'a tout simplement pas été jeté à  l'eau -s'il a été transporté, comme tout semble l'indiquer, je ne peux pas plus comprendre pourquoi il l'aurait été justement là ...

      Toujours pour rester dans cette thèse un quart de seconde, et pour avoir connu de pas mal de meurtres tout de même, il y a une constante : le meurtrier cherche à  mettre de la distance, au maximum et dans tous les sens du terme, entre lui et le corps de sa victime, toujours; soit, s'il ne cherche pas à  dissimuler son identité, en s'enfuyant; soit, s'il prétend n'y être pour rien, en "s'en débarrassant", s'il n'a pas tué loin de chez lui...

      Et là  c'est pire encore : si vous tuez quelqu'un dans votre jardin, et c'est vraiment pour les Kohnu le statut du Rocher, vous serez vous confronté au problème du transport, après avoir convenu que le corps ne peut pas rester là ... Mais ici, ce problème était si facile à  résoudre...

      Non, vraiment, je n'arrive pas à  comprendre.

      Admettons maintenant qu'ils aient cru qu'on ne fouillerait pas le Rocher, ce qui serait aberrant mais admettons : pourquoi alors, voyant qu'ils s'étaient trompés, voyant l'hélico le survoler, puis une première patrouille, puis un appel à  recherche auprès de toute la population, pourquoi n'auraient-ils pas, pendant tout ce temps, pu, la nuit, faire disparaître le corps du Rocher ?

      Il n'y a aucune réponse rationnelle à  cette attitude -si c'est eux...

      1. 1440 réactions

        En lisant le site de ceux qui ne sont pas le comité de soutien (oui, je sais, la formulation est tordue), ils indiquent que le corps aurait été retrouvé au milieu d'un cercle de pierres, façon barbec' ou bucher sacrificiel. Ce qui pourrait expliquer la non propagation du feu.

        Par contre, concernant l'hypothèse du mauvais temps ... Encore une fois, je ne connais pas le degré de "combustionnalité" d'un corps humain, mais :

        vous indiquez que le corps était dans un état de décomposition avancée. Aux dernières nouvelles, un corps décomposé n'est pas franchement sec, ça doit pas bruler super bien.
        En même temps, s'il pleuvait vraiment tant que ça, on en revient à  "comment cela a t'il pu bruler pendant 9h". Surtout qu'apparemment, il y a eu usage d'un activateur de feu.

        Justement, il semble qu'il y ait beaucoup de contentieux entre ces 2 clans. Le maire est déjà  chef de la gendarmerie, semble avoir partie liée avec le deuxième clan et personne ne se demande pourquoi il fait appel à  eux pour les recherches ?

        Euh par contre ... Si je tue quelqu'un dans mon jardin, j'ai la place de stocker, vous en faites pas :) (en plus, j'habite dans un lieu dit qui répond au nom délicat de "le charnier" ... Sympa non ? :) )

        1. 31 réactions

          Encore une fois, je ne connais pas le degré de combustionnalité d’un corps humain, mais :

          vous indiquez que le corps était dans un état de décomposition avancée. Aux dernières nouvelles, un corps décomposé n’est pas franchement sec, ça doit pas bruler super bien.
          En même temps, s’il pleuvait vraiment tant que ça, on en revient à  comment cela a-t-il pu bruler pendant 9h. Surtout qu’apparemment, il y a eu usage d’un activateur de feu.

          Pas spécialiste non plus, mais ce qui brûle dans un corps humain ce sont les graisses qui entretiennent la combustion (peut être pendant 9 heures ? )
          Le corps étant composé à  80% d'eau, il n'est jamais "sec" au sens du bois de chauffage, quelles que soient les conditions météo, mais il est probable que des pluies diluviennes auraient pu arr^ter le feu.
          D'un autre côté si on a placé ce corps exprès à  cet endroit pour faire accuser le clan Konhu pourquoi le brûler ?

          1. 30 réactions

            il faut que je le dise une bonne fois pour toutes: j'ai pris des notes pendant le procès, histoire de me calmer et de ne pas me noyer sous l'avalanche d'infos et de contre infos: je salue les jurés, qui eux n'en prenaient pas...une journée au tribunal pour un non professionnel, quel exploit! )
            Le bûcher!
            La partie civile "argumente": C'est un feu kanak! Un métropolitain ne sait pas faire des feux comme ça, et ne monte pas sur le rocher avec une bouteille de white spirit ou autre accélérateur de combustion dans sa poche
            Il y a des restes de produits de chantier dans une cabane sur le rocher donc ça appartient au Konhu (le rocher, la cabane, le produit), ils sont kanak donc ce sont les auteurs! (du crime, du bûcher)
            A aucun moment on accepte que quelqu'un d'autre, puisse monter sur le rocher interdit (mais non clos, et des témoins affirment y aller eux mêmes librement et même depuis la découverte du corps, il n'a pas été gardé), à  aucun moment on imagine donc que quelqu'un d'autre utilise les produits de la cabane... On appelle ça un postulat?
            Par ailleurs, un expert a affirmé à  la barre que brûler un corps pour le faire disparaitre exige des quantités de bois énormes (pardon, je n'ai pas noté combien) et des heures de combustion ...
            Mais, l'entêtement à  considérer ce "bûcher" destiné à  faire disparaitre le corps persiste et on ne retient pas une autre éventualité proposée par le Défense: faire disparaître les traces de l'agresseur... le produit a été versé là  où il y en avait, basta! : mains, bras, face antérieure, visage, et ... pudiquement il sera dit qu'on ne pouvait même plus savoir en examinant le sexe, si c'était une fille ou un garçon...
            le corps a été retrouvé recouvert de branchages, pas de bois glissé sous le corps: Est-ce une stratégie efficace pour que le corps se consume? ... Ou l'auteur ne sait pas faire un feu, kanak ou non kanak. Ou alors ce n'est pas son objectif.

      2. 8 réactions

        J'ajouterais que vous parlez d'un trou ou ont ete trouve les affaires de la jeune japonaise, or vue les dimension je comprend pas trop pourquoi le corps n'y etait pas aussi. Une explication (trou trop petit)? ou est ce un autre mystere?

        1. 16 réactions

          Je me faisais la même réflexion... Apparemment, je suis de ceux qui n'auraient pas forcément jeté le corps à  l'eau... un corps, ça flotte, ça revient du large avec les marées... Et si l'eau est pure, peu profonde et transparente, comme on rêve qu'elle soit sous ses latitudes...

          Par contre, si j'ai un gouffre à  ma disposition, quelle aubaine ! ( En même temps, l'ensevelissement des dépouilles est un rite répandu en Europe... Les mêmes coutumes ne prévalent évidemment pas partout...)

          Il faudrait se transporter sur les lieux pour évaluer la faisabilité de cette solution...

          Heu... Scotty ? Téléportation ?

      3. 140 réactions

        Préparez vous à  entrer dans le monde animiste, avec les êtres visibles et les êtres invisibles, ni Descartes ni Sieyes n'y ont droit de cité. Une bonne préparation est la cérémonie de la kava, une décoction qui vous fera marcher sur des pierres chauffées au rouge...
        L'histoire de l'isle des Pins est chargée de ce type d'évènements, je me souviens de cet investissement hotelier à  la fin des années soixante qui a fini en Kolossal Katastrophe. Comme dans tout élément mélanésien, et aussi aborigène du reste, il faut être capable de mesurer l'inmesurable : la dimension sacrée et millénaire des mythes directeurs. Ce n'est pas une cour d'assises qui pourra dénouer cette histoire, mais un conseil des anciens de type chamanique. Et si c'était ça: la manifestation de la vérité ?

      4. 30 réactions

        C'est précisément l'argument de la partie civile: le rocher étant interdit, les frères ont pensé qu'on irait pas y chercher le corps! Sans compter que pendant le procès plusieurs témoins ont affirmé que, tout en sachant le rocher interdit, ils y allaient quand même, et sans en demander la permission: des européens vivant à  Nouméa, en ballade à  l'ile des Pins ou faisant balader des visiteurs de métropole, et des Kunie, pour y pêcher, en toute tranquillité. Ça  n'a pas empêché la partie civile, de rester sur la version "rocher inviolable et inviolé", et donc d'affirmer que seuls les Konhu ont pu y conduire la jeune touriste...

      5. 329 réactions

        Dans le même sens ,l’accusation en première instance a réussi à  faire admettre ,je suppose devant la cour qu’un faisceau d’indices même s’ils sont légers ,même s’ils n’accusent pas directement ,ne désignent un des frères Konhu de façon irréfutable ils suffisent de par leur nombre à  se substituer à  un indice accusateur mais qui est absent.

        Ceci ,comme si l’accusation était une affaire de poids physique et non de poids dans les arguments. Faute de pouvoir amener un kilo exigé pour la condamnation on va dire qu’il y a des grammes qui se baladent à  droite à  gauche et qui pourraient faire un kilo si on les additionnent.

        Je prends au hasard un de ces indices qui ont fini par payer la demande de l’accusation : Le fait de la non participation aux recherches voire le refus. Combien de fois on a vu des assassins criminels participer activement aux recherches et certains ont même donné des interviews devant les caméras ?

        Je vois le faisceau d’indices comme une nuée de mouches . Lorsqu’elles attaquent ,elles ne tuent pas mais elles agacent et finissent par obtenir gain de cause puisqu’elles ont empêché toute sérénité.

        1. 30 réactions

          oui, je ressens ça comme ça moi aussi: un faisceau, une nuée de mouches...
          mais,une mauvaise foi surtout et de la manipulation! On n'est plus à  la recherche de la vérité! On cherche à  justifier une accusation, suivie d'emprisonnement .. tout en prétendant chercher la vérité bien sûr! Je suis novice et pas du tout fan de séries policières et autres... Mes petits commentaires sont ceux du "candide", mais ils se basent sur des notes prises en cours d'audience. Moi, l'avocat qui cherche à  gagner contre, à  tout prix,dans un lieu où on prête serment, où on met des robes pour faire solennel, ça me ... désole!
          Le schéma criminel présenté par la partie civile et repris par l'accusation est une fiction bâtie à  partir d'hypothèses qui, une fois posées comme postulat, débouchent sur une suite "logique": on choisit des faits, des témoignages, sans tenir compte qu'ils ont été contredis par ailleurs.. et l'ensemble semble cohérent, il suffit d'oublier ce qui a été éliminé, et j'ai déjà  dit à  quel point est difficile de garder l'esprit clair sous une telle avalanche de vérités et contre vérités, comme il est plus simple de se laisser embarquer dans la version officielle!
          Le traitement fait des témoignages et de leurs auteurs aussi est particulièrement choquant: pas de respect devant leur difficulté de s'exprimer (émotion, peur, enjeu,langue française mal maîtrisée...). Au contraire, on en joue (voir sur le site du comité)

          1. 329 réactions

            Voici Claudie ,ce que je pense des enjeux de ce procès :

            Le 14 avril prochain ,l’Institution judiciaire française n’a pas le droit de rater son rendez-vous avec l’histoire qui s’écrit en ce moment dans les îles lointaines de la métropole. La justice est un instrument précieux de l’Etat qui a son mot à  dire lorsqu’elle est appelée à  s’exprimer dans le domaine qui lui revient .
            Cette même Institution judiciaire fragilisée par ses affaires en interne et en métropole ,où le politique ne l’a pas ratée pour y faire quelques aménagements devrait prendre acte de ce rendez vous pour triompher là  où le politique a justement montré ses limites et ses faiblesses pour éviter le mot failli.
            Elle doit triompher pour dire qu’il ne peut y avoir une condamnation sans preuve de culpabilité,qu’un procès équitable est un droit pour tous y compris lorsqu’on est à  des milliers de kilomètres de la métropole ,que les principes d’une justice sereine impartiale ne s’évaporent lorsqu’ils traversent les océans . Surtout s’agissant d’un procès qui va se dérouler à  Nouméa et qu’étant nourri généralement par une culture de métropole avec ses valeurs dominantes et que personne n’est à  l’abri du regard suffisant de cette culture ,il n’est pas facile de s’en défaire au risque de se trouver nez à  nez à  faire le procès d’une minorité qui a une culture différente ,une langue , des coutumes et des notions spécifiques de la propriété ,du temps qui passe,de la famille et du sacré.
            Il ne peut y avoir un procès équitable en faisant honneur à  l’Institution judicaire si les négligences dans les investigations et les carences dans la lecture des indices demeureront comme des états de faits non révisables.

            Il va sans dire que si on fait supporter ces carences aux accusés alors qu'elles sont imputables aux enquêteurs ,ça serait une façon de dire : A Nouméa l’affaire Outreau qu’est ce que c’est ? on en a jamais entendu parler !

  7. 528 réactions

    J'imagine que le problème de la défense est que chaque indice peut être réfuté ou douteux mais que c'est l'ensemble du faisceau qui a emporté la décision vers la culpabilité.

    Et une fois de plus il y a une enquête et une instuction incomplète...

    1. 721 réactions

      Et que dire des erreurs commises vraisemblablement lors du gel des lieux (qui semble inexistant) et des premières constatations effectuées..A en faire froid dans le dos !!! De la qualité des premières constatations dépend la suite de l'enquête, c'est la phase la plus importante au début d'une enquête judiciaire. Un oubli, une erreur, peut vite conduire à  la catastrophe et en découle forcément une enquête et une instruction tortueuses.

      Le gel des lieux permet de figer les lieux dès la connaissance des faits et de recueillir le maximum d'indices sans qu'aucune interaction avec un élément parasite (extérieur) ne vienne modifer la scène de crime. C'est l'une des raisons pour lesquelles il est fortement conseillé et demandé aux victimes de cambriolage (par exemple) de ne rien toucher (dur, dur...car elles sont prises par la panique et l'envie de voir ce qu'il manque) avant l'arrivée des enquêteurs. Et si d'aventures, quelque chose a été bougé, déplacé, mention en est faite sur le procès-verbal qui est établi. En cas de découverte de cadavre, ou de personne sur le point de décéder quelle qu'en soit la cause, priorité est donnée aux secours. (quand la vie est toujours présente). Néanmoins, il sera demandé aux personnels intervenants ce qu'il ont fait, comment, et dans quelle configuration se trouvaient les lieux à  leur arrivée. (leur cheminement, personnes présentes.....et j'en passe). Des réunions d'information sont même organisées avec les sapeur pompiers pour les sensibiliser aux nécessités de l'enquête judiciaire (en tout cas par chez moi, cela a été fait.)

      En tout cas, je suis perplexe quand je lis le récit de Maître Mô.....

      1. 1101 réactions

        Perplexe également, bien sûr.
        Et le terme de "tortueuses" est un bel euphémisme concernant cette enquête et cette instruction. Comment soutenir l'accusation avec un dossier pareil, sans même savoir si, matériellement, il y a bien eu crime ?

        1. 721 réactions

          Mystère en effet, mais le plus triste c'est que ela peut aboutir à  de lourdes condamnations d'une part, et que d'autre part, cela laisse la famille de la victime dans l'incertitude et le doute même s'il semblerait que les coupables soient tout désignés. C'est déjà  difficile parfois avec des constatations carrées mais là ........ça l'est encore plus au vu des carences.

  8. 6 réactions

    Habituellement, lectrice silencieuse, je vous souhaite bon courage, maitre !
    Pour le vol, le plus difficile ne sont pas les 35 heures sans fumer mais les dernières minutes à  attendre les bagages sans pouvoir fumer !

    1. 3579 réactions

      Merci, Marina -vous avez raison sur ce dernier point, le tapis qui tarde à  amener le précieux sac alors qu'on meurt d'envie d'en griller une est un supplice -j'ai eu des mots avec une policière argentine, une fois, pour m'être isolé dans un coin très reculé et avoir tenté, après un très long vol, d'en allumer une discrètement... Depuis, je résiste mieux...

      1. 244 réactions

        Bon moi comment je vois les choses :

        Ile touristique surtout pour les Asiatiques
        Problèmes de rivalités
        Parti pris pas le chef de clan et accessoirement maire (= grand manitou de l'ile)
        Les deux freres ne supportent pas d'étrangers sur leur territoire
        = peut être rivalités territoriales, coupables idéales =} rapidité afin d'appaiser la communoté asiatiques et donc l'office du tourisme source de profits ( au vu des des agressions précédentes (d'ailleurs comment se sont dérolées ces agressions ? As-t-il eu des bléssés graves ou non, est-ce des femmes des enfants ou des hommes ou agressaient t-ils sans distinctions ?De quelles mannière ?) = aussi possibilités de "recupéré " le domaine =}touristes =} argent)

        de plus, "chercher une femme" euh bon voilà  l'un des frêres fete son anniv y'a shit et alchool et histoire de continuer à  se mettre bien (oup's je trahis mon age là  non ?lol) il cherche une copine d'un soir, donc franchement s'il l'avait effectivement rencontrée, ne peut on pas supposé qu'il aurait plutot cherché à  la séduire, à  lui montrer tout son "domaine" afin de l'impressionner plutot que de la tuer ? Surtout que si le mobile retenu est le fait qu'elle ait pénétré sur son "territoire" sans son autorisation c'est un peu leger étant donné que jusqu'a présent il n'y a eu aucun meurtre?

        Maintenant je sais pas mais sur les lieux supposés de l'agression, bon ademettons que ce soit lui, je suis désolé mais étant donné qu"'il nie c'est qu'il ne veut pas être pris (en supposant que c'est lui le coupable), donc quand on ne veut pas être pris on essaie d'être carré : on jette le corps dans l'eau lesté comme il faut et on ne le fait pas brule parce que ca sens le cochon grillé (-dsl mais c vrai), ensuite on met au point un alibi en beton armé.

        Bref de la mannière dont vous l'exposé, le mec s'est juste tiré une balle dans le pied et souhaite absolument aller en prison et risquer de perdre son terrain au profit du maire et des clans adverses, nan c'est trop facile et trop simple quand même comme par hasard ce sont les deux frêres qui sont désignés d'office....mouais....

        Enquête baclée sui plus est , l'impartialité du maire qui ordonne l'enquête est engagée, et puis les lieux du crime ne sont pas sécurisé =} coupable désigné sans aucunes autre forme de procès donc pourquoi prendre toutes les précaution ?

        Maintentant quelles sont les choses que chaques personnes interrogées et chaques clans auraient eu à  gagné ?
        Peut - être la jouissance de ce terrain, l'augmentation de leur profits ( où va l'argent du tourisme, qui en tire le plus le parti)

        Enfin je ne sais pas moi mais on dirai une vieu ( dans le sens pas trés élaboré) téléfilm de M6 diffusé à  14h pour les ménagères de moins de 50 ans.

        Et une question, NOUMEA est une TOM français, donc les mêmes lois s'appliquent non ? Alors si vous reussisez à  semer le doute dans l'esprit des jurésn, il devrait profiter aux accusés non ?

        Et pourquoi un des frêres à  été acquitté et pas l'autre ? Ne serai-ce pas parce qu'il existe une vendetta contre le 2nd ?

        Désolé mais c'est quand même pas possible ce genre d'affaire, vouloir à  tout prix condamner une personne pour laquelle il, n'existe aucune preuve concrete tour ca pour des histoires d'argent, de stabilité politique, de satisfaction client car pour moi beaucoup de victimes sont les clients de l'ETAT.

        Bon en même temps c'est p'têt parce que je n'ai que 23 ans que je pense comme cela...veuillez m'en excuser!

  9. 140 réactions

    Quel veinard ! Vous allez découvrir Nouméa, qui ressemble à  une sous préfecture du midi de la France, sa population bigarrée : Kanaks, caldoches, indochinois, polynésiens, wallisiens, fonctionnaires métropolitains. Profitez en pour faire un peu de tourisme pendant le week end, les fonds sous marins sont grandioses, faune et flore. Attention à  la "bringue", c'est un sport local très redoutable.
    Le tourisme japonais est important pour l'économie de l'île, peut-être a-t-on voulu "présenter" un coupable dans les meilleurs délais pour rassurer cette clientèle fort craintive.

    1. 3579 réactions

      Il est certain qu'à  l'époque en tout cas, consciemment ou pas, on était pressé...

  10. 10 réactions

    Je viens de tout lire, et ben c'est un (passez moi l'expression) sacré bordel tout ça... en effet beaucoup de préjugés possibles sur vos clients, mais il semble que la piste ait été un peu privilégié, et que d'autres auraient mérité investigation.

    Enfin, je vous souhaite bien du courage, et puissiez vous faire la lumière sur ce cas très embrumé!

  11. 1101 réactions

    Je suis quand même un peu intriguée par un point particulier : on parle du parcours délinquant d'Antoine, de ses multiples incarcérations, et le casier ne porte trace que d'une condamnation unique datant de 1984 ? S'il y en a eu d'autres, leur absence au casier laisserait supposer qu'elles sont relativement anciennes et/ou bénignes ?
    Pour une personne présentant selon les experts un "réel état de dangerosité sociale et criminologique", je trouve ça curieux.

    1. 244 réactions

      D'ou mon commentaire d'avant : Le corps n'a t-il pas été laissé la visible afin d'accuser les frêres et n'y a t-il pa des complicités?
      Ou bien n'est-ce pas leur comportement vis à  vis des touristes qui a fait d'eux des coupables tout désignés ?

    2. 3579 réactions

      Ah, l'œil acéré de l'ex-parquetière..!

      Je dirais les deux : c'était à  chaque fois des faits relativement bénins soit de violences vis à  vis des touristes, genre jets de pierres, soit liées au cannabis, je crois -petites peines de prison, et de toute façon remontant à  plusieurs années...

      1. 1101 réactions

        (tiens, c'est bien la première fois que vous reconnaissez une qualité à  mon ancien statut, ça fait bizarre, ça ...)

        Donc, pour la réelle dangerosité sociale et criminologique, j'ai déjà  vu pire.

        Tout autre chose : les recherches d'ADN sur les boîtes de bières retrouvées dans le trou à  l'endroit de la découverte du corps n'ont-elles rien donné ?

    1. 528 réactions

      Je relève le passage suivant qui me paraît très pertinent :

      La plupart du temps, l’accusé a des antécédents judiciaires. C’est souvent une personne faible ou qui a des mœurs un peu étranges, ou un profil pas très engageant aux yeux de l’opinion publique. Bien souvent, c’est quelqu’un qui a des petites choses à  se reprocher même si elles ne sont pas graves. Bref, le suspect idéal n’est pas irréprochable, il a le profil de l’emploi : il faut être clair, il n’est pas fiable, il ment sur les détails. Donc il n’y a pas de faciès type de l’accusé à  tort, mais il y a un profil qui fait que cela ne passe pas auprès du juge et des jurés ou pendant l’enquête préliminaire.

      Enfin, ça peut paraître bête à  dire, mais les trois quarts du temps, les victimes d’erreur judicaire ont un manque de pot impressionnant. C’est la faute à  pas de chance très souvent, et comme ça arrange tout le monde

      Cela s'applique très bien ici mais aussi par exemple à  Marc Machin libéré en début d'année après 7 ans de prison pour un meurtre qu'il n'a visiblement pas commis.

      1. 3579 réactions

        Oui, c'est très bien vu, et c'est exactement applicable à  ce cas, s'y ajoutant d'ailleurs assez manifestement le fait de ne pas être très à  l'aise à  l'oral, de ne pas aimer exprimer les choses, qu'on est un peu obligé de leur extirper...

  12. 1214 réactions

    Après que mes collègues m'aient laissé enfin lire cet article, je prends le temps de laisser un petit commentaire...

    Il y aurait beaucoup de choses à  dire.

    Je me contenterais (pour l'instant) de vous souhaitez bon courage pour ce procès qui risque de vous procurer beaucoup de sentiments...

    Quoiqu'il en soit, essayer de profiter du beau temps des îles et si jamais vous avez le temps, pensez à  nous, prenez une ou deux photos!!!

    Bon courage.

    A très vite pour un commentaire plus complet!

    1. 1440 réactions

      Juste pour vous CIP12, et pour éviter à  K'H de vous la faire ... :)

      C'est sur que passer du beau temps de Lille au beau temps de l'ile ... Dans un cas, il faut l'autobronzant non ? :mrgreen:

      1. 3579 réactions

        Oui : dans le cas où on est enfermé du matin au soir tous les jours dans une cour d'assises..!

        Ceci étant, tout bronzé à  Lille ou tout livide à  Nouméa, dans les deux cas, on passe pour ce qu'on est forcément : un touriste... :D

        1. 1440 réactions

          Bien vu :)

          Dites, si vous pouvez répondre ...

          Par quel biais vous êtes vous retrouvé avocat de la défense dans cette affaire ? Je viens d'aller lire le site de soutien aux frères khonu, et il est marqué sur la page d'accueil qu'ils font appel aux dons pour financer la venue "d'un grand pénaliste du barreau de Lille". J'en conclus donc (de façon erronée ?) que ce sont eux qui ont fait le choix de votre présence ?

          Voila, c'est juste de la curiosité de ma part ...

          1. 3579 réactions

            Non, ce n'est pas le comité de soutien, même s'ils sont manifestement d'accord -et qu'ils ont manifestement un excellent sens de l'appréciation (je suis effectivement assez grand...)...

            Je devrais vous répondre que c'est ma renommée qui m'a valu cet honneur, mais je sens que personne n'y croirait...

            Non, en vérité c'est tout simple : j'arrive en renfort de deux avocats déjà  constitués, dont l'un est un ami, qui a eu une première vie à  Douai, et avec lequel j'ai déjà  co-plaidé en défense aux assises. Il pense que nous partageons la même vision de Dame Justice, à  juste titre, et il a proposé mon nom pour venir leur tenir le dossier défendre Antoine avec eux.

          2. 1214 réactions

            Vous avez plus rapide que Môi PiTRe pour poser la question!

            En tout cas, malgré les difficultés que cela engendrent, je pense que ça doit quand même un tout petit peu vous faire plaisir que l'on vous demande de l'autre côté de la terre..

            Même si on sait tous ici que vous avez une humilité à  toute épreuve.

            1. 3579 réactions

              Non, nous autres, avocats d'affaires internationaux, ça nous arrive tout le temps... :P

              En fait, et absence totale d'humilité mise à  part, ça me touche, ça m'effraie, et ça me dope, tout ça mélangé... Je vais essayer de servir à  quelque chose, ça je vous le jure -il nous faut au moins six "hommes en colère"..!

              1. 1214 réactions

                Je parlais d'un mélange de sentiments (ou alors je n'ai fait que le penser), vous le résumer bien ici.

                Il suffit une nouvelle fois de vous lire pour voir la passion que vos mettez dans cette affaire (comme dans toutes les autres)

                Un nouvelle fois, courage, vos commentateurs seront avec vous par la pensée.

  13. 259 réactions

    Départ quand ?

    1. 3579 réactions

      M'en parlez pas : jeudi matin ! Un mois de cabinet à  gérer d'avance, qui plus est en pleine période fiscale où je dois malgré tout déposer quelques chiffres (factices, certes, mais qui doivent faire vrai) au comptable, Minimô2 a briefer sur chaque dossier en cours, l'horreur -j'y retourne en courant, d'ailleurs...

  14. 11 réactions

    Bon courage. Je suis sûre que vous serez génial. C'est dans les moments difficiles qu'on se surpasse et en temps normal, ma foi, vous n'êtes déjà  pas mal...

  15. 202 réactions

    Premier commentaire bref (je suis en audience), je peux venir ?

    1. 1101 réactions

      Où l'on constate que certains avocats n'auraient aucun scrupule à  abandonner femme et enfant pour trois semaines ... :idea:

      1. 1214 réactions

        Et où l'on constate que les avocats ont un accés internet pendant les audiences...

        Mais je compatis pleinement Marie à  votre étonnement de constater publiquement que votre cher et tendre époux, serait prêt à  vous abaondonner trois semaines pour aller se dorer la pilulle au soleil soutenir moralement un confrère qui lui même souffrira de cet éloignement d'avec Madame Mô et ses petits...

        1. 1214 réactions

          quand je vous le dit que je suis nulle en informatique...

          La phrase "se dorer la pilulle au soleil" devait bien evidemment être rayée...

          1. 1440 réactions

            non, le barré ne fonctionne pas ou pas toujours me semble-t'il ... Sur ce coup la, vous êtes innocente :)

            1. 1214 réactions

              Merci PiTRe de me rassurer!!!!

              Je ne suis peut être pas si nulle que ça...

              1. 1440 réactions

                yes, bravo pour l'italique :) !

                1. 1214 réactions

                  Je progresse, je progresse!!!

                  Merci pour ces félicitations PiTRe

        2. 202 réactions

          Qui a dit que mon soutien ne serait que moral ? Je fais cette suggestion simplement parce que ce doit être un dossier passionnant à  plaider, nonobstant les difficultés qui existent.

          1. 1214 réactions

            Bien sûr Maitre Tî, comment ai je osé mettre votre objectivité d'avocat et votre dévouement en doute?

            1. 1101 réactions

              Par solidarité avec moi ?... ;)

              1. 1214 réactions

                Bien sûr Marie!

                Qui se ressemble s'assemble!!!

  16. 1440 réactions

    Mais non, Marie, vous voyez le mâle partout ! :)

    En fait, Maître Tî se dévoue pour partir en avance, profitant de l'occasion pour dépeupler les plages calédonniennes des vers qui pourraient y trainer, avec d'emmener toute la famille en vacances !

    Vous ne l'imaginez pas, là , beau et fier dans sa robe d'avocat (avec la sueur qui dégouline au soleil, il est vrai ...), réalisant avec Maître Mô un numéro de duetistes qui resterait dans les annales des plaidoiries et le soir, noble, dédaignant une juste récompense au comptoir, partant chasser le vers dans le noir ? Allons, n'est ce point une belle preuve d'amour ? :mrgreen:

    1. 1101 réactions

      Les chasser de mon environnement immédiat ne serait déjà  pas si mal ... (et pour tout dire, plus utile, parce que pour l'instant, les vers calédoniens pourraient bien mesurer 10 m de long que je n'en serais pas bouleversée)
      Mais pour les duettistes, je veux bien signer !

      1. 1440 réactions

        Environnement immédiat ? Vous tenez court sur la plage ? C'est pour ça qu'on parle d'audiences publiques ? :mrgreen:

        C'est pas idiot ça ... Un "Bienvenue chez les ch'tis" nouvelle version, on remplace Kad & Boon par Mô & Tî, et on fait un film sur 2 avocats, un ch'ti et un breton perdus chez les kanaks :) A votre avis, on aurait du succès ? :D

  17. 202 réactions

    Premier commentaire rapide (je suis en audience), je peux venir ?

    1. 1214 réactions

      Et en plus il réitère!!!!

      Y'a du règlement de compte en vue Marie ce soir à  la maison!

    2. 1101 réactions

      Mais c'est qu'il insiste ! Ca fait toujours plaisir ! :twisted:
      (euh, Tî, à  mon avis, ton joli téléphone-portable-qui-fait-internet-pendant-les-audiences-JLD n'est pas à  l'abri des bugs ...)

  18. 329 réactions

    Pas d’aveux ,pas de témoins du crime,pas de mobile plausible ,car affirmer « vouloir une femme » autour d’un verre devant quelques témoins à  l’évidence ne peut pas se constituer en mobile sérieux à  moins que cela se produise après avoir vidé une bouteille d’une seule gorgée , quitter le groupe en courant dans un état de démence ,le pantalon ouvert ,les yeux exorbités avec un cordon de bave qui coule de la bouche et un gros caillou dans la main,en hurlant elle est où ? Elle est où ?

    Y a-t-il eu une reconstitution ?
    Y a-t-il eu d’autres personnes soupçonnées et interrogées durant l’enquête ?
    Au cours de l’enquête les manifestes de vols de la compagnie aérienne sur lesquels figurent les noms des passagers ont-ils été consultés ?

    Je vois qu’il y a un procédé tribal dans l’accusation .Il écarte à  la base la rationalité qui veut que l’accusation doit résulter d’une enquête et que celle-ci doit être menée suivant les éléments matériels et factuels propres à  l’état de la victime lors de sa découverte ainsi qu’à  sa personnalité.

    Dans cette affaire ,c’est comme si tout a été inversé en faisant en sorte qu’une fois le coupable désigné ,la machine d’enquête à  l’occidentale avec sa smala d’experts s’est mise en route pour justifier les indices : Il est tribal de penser qu’exclusivement l’auteur d’un crime ,si c’est en est un ,doit forcément être une personne qui a un lien topographique avec le lieu de la découverte de la victime et d’agir par la suite en sorte que si c’est pas lui ,c’est donc son frère et si c’est pas son frère c’est donc son cousin et si c’est pas son cousin ,tant pis ,il faut qu’un membre de la famille se dévoue pour le sacrifice.

    L'accusation avec les témoignages indiquent comme s’il était temps qu’une purge doit se faire chez les Konhu ! Qu’en même temps on ne peut pas mieux espérer trouver comme angle d’attaque pour signifier aux Konhu que le rocher n'est pas leur seule propriété .Et qu'une propriété n'est pas faite que pour tirer des sous à  quelques touristes .Elle se garde et elle se surveille .Tout au moins pour empêcher que quelqu'un dépose un cadavre à  leur insu.Que si les Konhu montrent qu'ils ont intégré le monde moderne du troir caisse ,il ne leur est pas permis d'être naïfs ou étourdis par un verre d'alcool.

    1. 30 réactions

      Beaucoup de questions trouvent réponse dans la brochure maintenant sur le site affairekonhu.com

      Mais d'ores et déjà , une précision : la famille Konhu ne considère pas le Rocher comme une source de revenu, pas du tout!
      Ils sont au sujet du développement touristique en opposition avec d'autres personnes: La Baie de Kanuméra, dont ils sont propriétaires terriens, est convoitée! Eux, veulent la préserver!

      Le rapport à  la terre chez les Kanak est très différent de celui des occidentaux, mais bien sûr, la culture kanak est entachée par la présence du système occidental, ça occasionne des dissensions entre kanak, et tout ça est sous jacent à  cette affaire

  19. 259 réactions

    Questions parallèles.
    Quelle est la nature du clan Kohnu ? Ont-ils été actifs dans les mouvements kanaques ? Y a-t-il un ou plusieurs Kohnu militants activement pour l'indépendance de la Nouvelle Calédonie ?
    La Cour a-t-elle refusé une reconstitution sur place ?
    Antoine a-t-il été berger ? :P
    (Mauvaise blague si elle devait devenir habituelle)

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