Ad vocatus

Il y a exactement seize ans, je me tenais, compacté avec une trentaine d'autres élèves-avocats et leurs familles, dans la belle salle du Parlement de Flandres, à  Douai, debout dans un robe d'avocat flambant-neuve, offerte par ma grand-mère qui pleurait dans la salle (elle a toujours cru que je devenais procureur pour poursuivre les agresseurs de vieilles dames...), et je disais à  mon tour, ganté de blanc, "Je le jure !", après lecture générale de notre magnifique serment : je devenais avocat.

En guise d'anniversaire, et pour continuer à  bien me souvenir de ma naïveté de l'époque, et de la fougue qui va avec, je voulais vous raconter ma première plaidoirie en correctionnelle, survenue quelques heures plus tard : je fais un beau métier, mais parfois pas sans mal...

Il faut dire que j'ai eu de la chance, puisqu'elle s'est soldée par une relaxe (Et ma première plaidoirie d'Assises par un acquittement (ça signifie la même chose selon qu'on est en correctionnelle, où l'on juge les délits, ou aux Assises, où l'on juge les crimes) : c'est ce genre de hasard (car pour pouvoir obtenir cette mise hors de cause, il faut bien sur d'abord "tomber" sur des affaires qui le permettent) qui fait croire aux jeunes des années après que vous avez un talent extra-terrestre... Et ce sont, pour des raisons différentes, je vous raconterais plus tard celles des Assises, deux moments que je n'oublierai jamais !)... Et vous allez voir que, franchement, je ne l'avais pas volée !

Cette première audience correctionnelle, donc, était aussi, comme pour tout jeune avocat qui souhaite faire du pénal et n'a aucune chance d'être désigné par personne étant donné que la veille il n'était encore qu'un étudiant attardé, celle de ma première permanence pénale, où ce jour là  comparaissaient deux garçons soupçonnés d'avoir volé à  l'arraché le sac d'une dame âgée, devant la Gare de Lille.

Tout était allé très vite, par définition, et la dame avait juste eu le temps d'apercevoir deux jeunes maghrébins s'enfuyant avec son sac à  main Vuitton, auquel elle s'était accroché quelques secondes, mais qu'elle avait du lâcher devant les secousses frénétiques que lui imprimait le plus grand de ses agresseurs, qui l'avaient tout de même fait chuter lourdement (sans conséquences autres, heureusement, qu'un mal aux fesses anodin).

Les policiers, toujours présents à  la gare, avaient fendus la foule, relevé cette dame qui hurlait, obtenus une description très précise des malandrins ("Deux jeunes arabes, un plus grand, les yeux noirs méchants !"), avaient avisé les cent cinquante personnes se trouvant dans le périmètre, repéré deux jeunes gars pouvant correspondre à  ce signalement et qui "à  notre vue, détournent les yeux et tentent de partir en marchant comme si de rien n'était", et avaient interpellé celui des deux qui avait couru le moins vite, à  plus forte raison qu'il ne leur était pas inconnu...

Tout le monde au Poste, où l'on apprenait que ce gamin avait un casier long comme un jour sans pain, était formellement reconnu par la victime, niait totalement les faits, et était possesseur de la somme de cent cinquante francs, qui correspondait à  peu près à  celle contenu dans le beau sac-à -main...

Et un détail, surtout, le confondait définitivement : cette dame indiquait aux policiers qu'elle rangeait ses billets dans son porte-monnaie d'une façon particulière, les y pliant toujours en deux en largeur, puis en trois en longueur (j'appris plus tard que les vendeurs de stups' font la même chose, si ça se trouve c'était Madame Escobar, je n'ai jamais su !); or, les policiers indiquaient que sur les billets de cinquante francs saisis sur notre lascar, on distinguait bien une trace de pli verticale et deux horizontales...

L'affaire étant ainsi faite, notre camarade "présumé coupable", comme on dit aujourd'hui illégalement, et la vendeuse d'héroïne au Troisième Age victime, se retrouvaient devant le Tribunal Correctionnel le lendemain, en vertu d'une procédure qu'on appelait encore à  l'époque de "flagrant délit", où ce grand garçon avait l'insigne honneur, entrant ainsi dans la légende, de se voir commis d'office un grand flandrin mort de trouille et ruisselant dans sa robe noire toute neuve, j'ai nommé celui que l'on connaît maintenant à  Lille sous les appellations de "Le Magnifique", "L'Avocat", "La Terreur des Sacs A Mains", mais qui n'était encore à  l'époque, depuis seulement dix heures environ, que Maître Mô...

J'avais lu le dossier, qui entrait dans la catégorie bien connue des avocats de permanence dite des "dossiers pourris", et je rencontrais donc mon client, Farid, dans les geôles du Palais, lequel client appartenait quant à  lui à  la catégorie de clients bien connue des avocats de permanence dite des "clients chiants et ingérables" : il hurlait déjà  quand j'arrivais, "relâchez-moi, j'ai rien fait, justice de merde, je veux voir l'avocat...", et, lorsqu'il me vit, redoubla d'efforts du même type en ajoutant désormais à  ses saillies spirituelles et très sonores "hé je veux pas un gamin, c'est un bébé, putain je veux un a-vo-cat !!" en menaçant de tout casser, de se détruire par le feu et de manger ses compagnons de cellule, le tout dans un ordre indéterminé mais peu propice à  apaiser les magistrats qui l'entendaient vociférer depuis la salle d'audience, juste au-dessus...

Il me semblait que mon devoir était de lui dire qu'il ferait mieux de se calmer et de mesurer ses propos, que j'entendais ses protestations d'innocence, mais qu'elles passeraient aussi bien en mode "voix normale", et qu'en tout état de cause des éléments un peu accablants pesaient sur lui dans cette affaire, notamment la reconnaissance de la victime, et les plis des billets...

J'essayais, mais n'obtenais à  chaque tentative qu'un tonitruant "Vas-y dégage, bouffon !" ou "Va changer ta couche !" qui, je l'avoue, me désarçonnaient un brin...

Je le laissais donc à  sa réfaction du Monde Judiciaire sous forme d'épandage massif de déjections variées, et remontait vers la salle d'audience, escortés des sourires entendus des flics d'audience, mais drapé dans ma robe immaculée, mon innocence, et ma dignité toute fraîche.

Il niait, et le faisait avec force : je plaiderais la relaxe, et puis c'est tout !

La question du "comment" me vint néanmoins en me présentant, comme il est d'usage, au Tribunal, dans l'arrière-salle, dont le Président (Un homme particulièrement gentil et humain par ailleurs que je salue donc ici s'il me lit et se souvient !) me souhaita chaleureusement la bienvenue, mais, entendant les braillements de Farid depuis les geôles, me souhaita aussi "bien du plaisir" ...

Je retournais en salle d'audience, qui commençait à  se remplir pour ma plus grande trouille supplémentaire, et deux types hirsutes, assis au premier rang du public, arborant de grands sourires mais également en voie de clochardisation avancée d'après ce qu'on pouvait voir de leurs habits, leurs cheveux et leurs joues mal rasées, me firent signe de m'approcher, et... Me souhaitèrent à  leur tour la bienvenue : il s'agissait en fait des deux chroniqueurs judiciaires des deux quotidiens lillois (j'apprenais à  toute vitesse, depuis j'en reconnais un d'un simple coup d'œil dans n'importe quelle salle correctionnelle de France; l'un d'eux est toujours en activité à  Lille, donc, Didier, je voulais te dire que c'est moi qui me trompais à  l'époque bien sur, tu ne ressemblais pas du tout à  un clochard, bien sur, et n'hésite jamais à  me citer dans tes articles, hein, ne va pas te vexer sottement...) !

Ils m'apprirent qu'ils suivaient l'affaire, que le "coup des billets" c'était rigolo... Et j'eus soudain une idée lumineuse : je leur demandais s'ils n'avaient pas un billet de cinquante francs ! Que je leur rendrais bien sur après l'audience...

Malgré leur expérience des avocats, peut-être parce que je n'en étais pas encore tout à  fait un, ils me crurent, et me prêtèrent ce billet, amusés : je leur assénais alors un théâtral et très sérieux "Vous êtes témoins", et, les deux mains bien visibles, je pliais devant eux ce billet-test exactement comme la victime avait décrit les siens, avant de le ranger, tel quel, dans ma poche arrière de pantalon (un costume Auchan si je me souviens bien, c'était le début...).

J'avais à  peine eu le temps de leur faire un clin d'œil mystérieux et complice (et eux de se demander à  mon avis si j'étais réellement avocat...) que l'audience commençait.

Et qu'on y amenait mon Farid, menotté, et qui tout de même et pour les besoins de sa comparution, mais peut-être aussi quand j'y repense par épuisement vocal, l'avait enfin mise en veilleuse...

C'était l'époque où nos salles d'audiences n'avaient pas encore vu pousser dans leur noblesse architecturale ces immondes verrues en béton que l'on appelle "boxes vitrés", sécurisés et vous coupant de votre client, dans lesquels on amène désormais les détenus, histoire d'aider encore à  la spontanéité de leurs déclarations...

Non, là , Farid parlait debout à  quatre mètres de ses juges et droit devant eux, au milieu de la salle, et s'asseyait quand il ne parlait pas sur un banc juste derrière : ignorant les usages, et la tête encore farcie des grands principes de notre métier tels qu'enseignés à  l’École, c'est sur ce banc et juste à  côté de lui que je m'étais assis moi aussi pour écouter le Président rapporter cette affaire, à  côté car l'avocat c'est l'ad vocatus, celui qui est à  portée de voix de son client pour l'entendre et le défendre...

J'avais donc négligé les bancs capitonnés tout exprès construit, un peu plus loin dans la salle, à  droite et à  gauche, pour les avocats, et me tenais juste à  côté de lui sur le banc d'infamie, en bois très simple, mon dossier à  la main, mes notes soigneusement rangées dedans, attendant qu'on me donne la parole avec terreur...

Deux précisions : ce banc est très bas, pas plus de quarante centimètres du sol, d'une part. Et nos robes, longues au minimum jusqu'à  mi-mollets, ont, d'autre part, cette particularité amusante et historique de ne pas avoir un simple ourlet en bas, mais de comporter une sorte de queue de pie, une traîne, qui est repliée à  l'intérieur et s'y tient grâce à  un système de suspentes (imaginez un très simple parachute mais à  l'envers), ce qui lui donne un si beau drapé... Et fait donc qu'elle est très longue et qu'à  l'intérieur se promènent du tissu et des bouts de fil dans tous les sens... Tout particulièrement lorsque vous êtes assis, l'ensemble pendouillant alors en une flaque sur le sol... Tout particulièrement lorsque vous êtes assis très bas, cette même flaque venant tomber sur vos chaussures (Eram, c'était le début...), sagement ramenées sous vous, sous le banc, en plis successifs...

Une ultime précision, pour ceux qui n'ont pas encore vu venir la catastrophe : je chausse au surplus du 45...

J'écoutais religieusement mon client nier et le Tribunal l'accabler, puis ma consœur de la partie civile (Quand je pense aujourd'hui que cette avocate était en fait probablement rémunérée grâce à  l'argent de la drogue... Une honte !) dire tout le mal qu'elle pensait des deux agresseurs et tout le traumatisme de sa cliente (qui était effectivement très marquée, elle avait d'abord "reconnu formellement" quelques instants plus tôt... Un autre homme, qui était là  pour une autre affaire, lorsque le Président l'avait interrogée...), puis les réquisitions du procureur, dix mois fermes... Et le moment fatidique arriva, le Président remerciait le procureur et avec un sourire, et selon un usage totalement perdu aujourd'hui et c'est bien dommage, mais encore plus stressant, annonça :

"Le Tribunal va maintenant entendre la défense, et se réjouit d'entendre pour la première fois Maître Mô. Maître, vous avez la parole."

Les avocats connaissent l'état dans lequel on est à  ce moment précis, et qui perdure toujours peu ou prou, notamment devant une cour d'assises : un long tunnel blanc et la bouche sèche...

Et cette "annonce", de même que les dénégations farouches et contre-nature de Farid ("mais qu'est-ce qu'il va raconter son baveux ?"),  avaient éveillé la curiosité de la salle, dès lors silencieuse et attentive.

Je dis "Merci, Monsieur le Président...", d'une voix que je voulais assurée, et me levais de mon banc comme monté sur ressorts, avec une rapidité proportionnelle à  ma trouille...

L'un de mes grands pieds s'était pris dans l'une des suspentes de ma robe, et ma précipitation fit le reste : mon mouvement vers l'avant fut immédiatement contrecarré, avec force, par le poids de ma jambe tirant dès lors ma robe vers l'arrière, j'eus le temps de me redresser de tout mon long avant que cette énergie invisible m'envoie littéralement valser vers la salle, au-dessus du banc, tandis que mes bras moulinaient désespérément vers le plafond, lâchant au passage mon dossier dont les feuilles explosèrent littéralement en tous sens, une partie au Tribunal, une partie je ne sais pas où, une feuille sur les genoux de Farid toujours assis là , et qui n'en croyait pas ses yeux...

Je me retrouvais allongé sur le dos, les jambes au-dessus du banc, les bras en croix, un genoux douloureux, et l'orgueil à  jamais réduit à  néant, tandis que TOUT le monde, public, greffiers, escortes, magistrats... Tout le monde riait à  gorges déployées, un de ces fou-rires de salle inextinguibles et absolument horribles à  vivre... Quand on en est l'objet.

La robe déchirée, mon dossier éparpillé, un genoux en vrac, je me relevais péniblement pendant qu'autour, on finissait par se calmer -Farid n'avait pas ri, il lisait la feuille de notes qui lui était tombée dessus, je lui en suis resté reconnaissant à  vie.

Le Président repris le premier son sérieux, me demanda gentiment si ça allait, et me rendis une parole que j'avais moi-même fait tomber par terre avec ce petit mot : "J'espère que ce n'est pas la défense de Monsieur qui s'écroule..."

J'eus je trouve une réaction relativement digne compte-tenu du contexte, je répondis : "Non, et je demande à  votre Tribunal de ne pas tenir compte de ce premier argument !", avec un sourire un tout petit peu pincé quand-même...

Et je plaidais.

Et le coup du billet fonctionna : à  un moment donné, et faisant allègrement fi de toutes les règles possibles et imaginables relatives à  l'administration de la preuve, j'expliquais en plaidant que j'avais emprunté tout à  l'heure un billet à  "nos amis journalistes ici présents" et l'avais plié dans ma poche, d'où il n'était plus ressorti -je me tournais vers eux et ils acquiescèrent gravement; je dis que j'allais sortir ce billet à  l'instant, et que 'il comportait la moindre trace de pliure, qui ne marque pas ni ne peut marquer un billet usagé froissé maintes fois en tous sens, je voulais bien qu'on condamne Farid, mais que si rien n'y apparaissait...

L'histoire ne vous dira pas si j'avais vérifié avant, un peu de mystère ne nuisant pas...

Mais quand je dépliais effectivement mon billet, il n'y avait rien dessus, aucune marque, et le Tribunal, avec un petit sourire prequ'amical désormais, le constata en le prenant en mains...

Il n'y avait pas que cela ( mais aussi la victime et ses difficultés certaines de cohérence, la disparition du sac jamais retrouvé...), et j'ignore si ça a été déterminant, mais quand je revins deux heures plus tard (en claudiquant, mais pas autant que mon ego !) écouter le délibéré, j'entendis cette récompense merveilleuse qui pour un avocat pénaliste, quelles que soient les circonstances, la preuve, est un sommet de joie pure, et justifie tous ses efforts, toutes ses émotions : Farid était relaxé, au bénéfice du doute1 .

J'eus un beau "papier" dans la presse locale le lendemain, que j'ai conservé et relis parfois avec attendrissement...

Ça y était, j'étais avocat, j'aidais des gens !

J'en ai gardé une extrême défiance vis-à -vis de l'arrière de ma robe...

Mais une foi intangible dans ce que la défense peut apporter ! En restant debout, notamment...

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  1. La vérité vraie étant que je suis persuadé que le fait que j'intervienne pour la toute première fois a aidé, en ce sens qu'il n'était pas rare à  l'époque que les magistrat aient, presque comme une tradition, une "indulgence" toute particulière dans ces occasions... Pas jusqu'à  statuer contre la vraisemblance ou l'évidence d'un dossier, non, mais enfin... Jeunes avocats, il en va de ceci comme de cet accueil à  l'audience, et comme d'ailleurs malheureusement très souvent désormais de la simple politesse à  l'audience : c'est terminé ! []

162 réactions

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  1. 721 réactions

    @ Karc'Hariad et Maître Mô

    Désolée pour vous les gars mais non, j'imagine que l'uniforme de gardien de la paix vous fait rêver (si si j'en suis sûre), mais non je ne suis pas cela. On dit plutôt pandore, ah vi c'est ça en fait, je suis dans la boîte à  pandore lol Je vois la vie en bleue, à  défaut de la voir en rose lol

    Maître Mô, il est clair que celui qui n'a pas la

  2. 721 réactions

    J'ai eu un problème sur le post précédent. J'ai fait une fausse manip et mon commentaire est parti. J'ai cliqué sur Editer pour le compléter mais au moment de valider, un encart a affiché que je n'avais pas la permission de le faire. J'ai pu quand même sauvegarder. Est ce que mon com est perdu?

  3. 34 réactions

    @ Tinotino,

    Mais oui !!! Les stroumpfs !!! .... Oups, désolé, mais c'est rapport à  un de vos commentaires sur votre profession, il y a quelques jours ... L'allusion était de vous d'ailleurs, mais je n'avais pas percuté sur le moment.

    Il est vrai que maintenant, les Policiers sont en blanc et les Gendarmes en bleu ciel. Je comprend aussi votre commentaire n°95. Ca, c'est réagir à  chaud sur l'actualité récente, en l'occurence la passage à  l'Intérieur de votre Force d'appartenance.

    Maintenant, rassurez vous : en tant que mâââââle qui se respecte (Cà D prompte à  baver, tel le Homer Simpson de base, devant tout ce qui ondule dans une robe, curés et avocats exclus - rassurez vous Maitre Mô - avec les yeux exorbités dans le plus pur style des Tex Avery d'antant), l'uniforme de Gendarme(tte) me fait aussi réver ... :P

    plus sérieusement, même si la Pandore de la mythologie est à  l'origine de la libération de nombreux maux (Mô ?) sur l'Humanité, on lui doit quand même l'espérance, et dans nos professions, c'est pour le moins utile et important.

    Maintenant, comme il m'est arrivé de le signaler un jour, j'ai autrefois porté le kaki avant le bleu marine, il y a longtemps, dans une autre vie ...

  4. 3579 réactions

    @ Karc'Hariad : Bien sur que non il n'y a pas d'alcool en détention !! Pas du côté des détenus en tout cas, ça c'est certain !!

    @ Tinotino : Ben oui j'avais bien compris, moi... Par contre, j'avais loupé que vous fussiez une femme... Je vieillis, décidément !!
    Sinon pour le commentaire ça m'ennuie, vous auriez du pouvoir le publier si le bouzin vous a autorisé à  l'éditer... Désolé, en tout cas.

    Quant au prestige de l'uniforme, j'ai vu ça à  Saint-Cyr (oui m'sieurs-dames !)... Pour les hommes, passe; pour les femmes, heuh... Faudra qu'un styliste bosse encore un peu...
    Finalement, j'aime ma robe, en tout cas !!!

  5. 721 réactions

    Ne vous inquiétez Maître Mô, vous n'avez pas à  être désolé, vous n'êtes pas responsable d'une défaillance du site. :) Donc du coup, pour finir ma phrase, euh je ne me souviens plus trop de ce que j'avais mis. (non non c'est pas Alzheimer, je n'ai pas l'âge :) .

    Il me semble que je voulais dire que celui qui n'a pas la foi en ce qu'il fait, à  force de temps, devient aigri. Et nos métiers sont de toute façon complémentaires comme avec celui de magistrat.

  6. 5 réactions

    Vraiment, bravo : un délice de vous lire! Vous avez un véritable talent de conteur! Les Mô :D sont justes, ce n'est vraiment pas étonnant que vous rencontriez un tel succès!
    Longue route à  vous.

  7. 3579 réactions

    Merci, Val, j'aime vos commentaires, ils sont toujours gentils ! Dites-moi du bien de moi quand vous voulez !

  8. 20 réactions

    @ Maître Mô en 62 :
    D'accord pour la situation impossible de l'avocat quand il est débordé mais :
    - pourquoi n'en dit il rien au client qui croît (bêtement j'en conviens) que son dossier sera traité avec toute la disponibilité possible alors qu'il est clair qu'il n'en est rien, au bout d'un certain temps (temps qui dépend de l'expérience du client à  traiter avec l'avocat en question) ?
    - pourquoi encore l'avocat débordé prend-il des airs de vierge effarouchée (plus exactement offensée, comme si sa compétence professionnelle était remise en question de façon indigne et blessante) quand le dossier lui est retiré parce qu'on estime qu'"en voilà  assez" sur le seul plan de la disponibilité ?
    Au moins, je sais désormais que mes doutes sur cette disponibilité reposent sur une réalité et non sur ma seule subjectivité ; que l'avocat qui accepte de traiter mon dossier n'osera pas forcément me dire en préambule qu'il en a toute une kyrielle d'autres à  traiter. A moi de le découvrir à  temps et d'assumer le fait que je vais le déstabiliser lui, en lui retirant le dossier, et me déstabiliser moi-même, en jouant un rôle faussement accusateur que je déteste.
    Bon courage aux avocats !

  9. 3579 réactions

    @ Mirabelle (mes excuses pour ce commentaire un temps égaré ailleurs, il est tombé en plein dans les travaux qui étaient en cours pour l'accélération de ce site, désolé !) : Comme je vous le disais, c'est l'une de nos difficultés, et un vieux et vaste débat; qu'avec une organisation au cordeau, peu de sommeil et beaucoup de temps passé au cabinet, un avocat correct tranchera en ayant beaucoup de dossiers tout en réussissant à  traiter chacun comme il doit l'être, c'est à  dire comme s'il n'avait que ce dossier-là  !
    Au-delà , tout est question de personnes...

  10. 528 réactions

    @ Karc’Hariad : Pour l'alcool en détention, il semblerait que 2 de vos collègues des Baumettes se soient permis de monter un petit traffic d'alcool en détention... :(

  11. 3579 réactions

    Mussipont, vous ne ressurgissez que pour me fâcher avec de gentils lecteurs ??? :mrgreen: Joyeux Noël quand-même !

  12. 528 réactions

    C'est tout à  fait ça Maître Mô, mon rôle à  Noël c'est ... le Père Fouettard ! :evil:

    Noyeux Joël à  vous aussi !

  13. 34 réactions

    Bonjour Mussipont,

    Et bien, comme indiqué dans l'article sur le site des Surveillants (vous le connaissez ?? :?: ), c'est le fait d'une minorité. Il y a partout des personnels vereux (en petit nombre, on l'espère), et pas seulement dans ma profession.

    D'ailleurs, habituellement lorsqu'un surveillant rentre de l'alcool en prison, c'est pour son usage personnel .... Vous savez, les longues nuits d'hiver passées dans un froid glacial, là  haut, tout seul dans son mirador ... :P

    Je plaisante, bien sûr.

    @ Maitre Mô : il neige sur votre site ??? Super !! A quand le smiley rouge avec une barbe blanche ?

    Bonnes fêtes à  tous.

  14. 528 réactions

    @ Karc’Hariad : je me doute bien que c'est une minorité et effectivement il y a des vers dans toutes les professions. Il paraîtrait même que certains avocats auraient une drôle de couleur marron, mais chut, on pourrait nous lire.... :?:

  15. 34 réactions

    @ Mussipont,

    en fait, j'ai la réponse aux problèmes pénitentiaires : C'est le père Noël bien sûr !!

    Ce dernier apporte un peu d'alcool aux détenus pour donner un petit air de fête à  cette fin d'année, ainsi que quelques cadeaux : et quoi de plus généreux que leur offrir une petite caméra vidéo ? Si, c'est trés tendance en ce moment ! Surtout à  Fleury Mérogis !

    Tout s'explique !! :lol:

  16. 528 réactions

    @ Karc’Hariad : et moi qui pensais qu'il n'y avait que les CIP à  croire au Père Noël !

  17. 34 réactions

    @ Mussipont : bien vu celle la, faudrait que je la ressorte à  quelques collègues CIP ... Attendez un peu que je recroise Emilie ou CIP12 au détours d'un blog. Je vous dénoncerai comme étant l'auteur. Juré :lol:

    D'ailleurs, ça explique beaucoup de choses, à  commencer par le fait que je vais tenter le concours de CIP en 2009 ...

    Maintenant, concernant ma solution "Père Noël", il est vrai que les deux "barmans des baumettes" auront droit à  quelques regards interrogateurs s'ils donnent cette explication lors de leurs passages au tapis vert (conseil de discipline) ...

    @ Maitre Mô : en regardant légèrement plus bas sur votre site (rubrique "Mô lit au cabinet") je viens de remarquer que nous avons un point commun : à  moi aussi, le site du Ministère de la Justice agit parfois de la sorte sur mes intestins ... :mrgreen:

    J'espère que par contre, vous n'avez pas d'anecdotes faisant à  nouveau intervenir votre robe à  raconter sur ce lieu particulier ...

    Oups, je me rapproche de plus en plus de l'outrage ... (je n'ai pas pu m'en empêcher).

  18. 721 réactions

    Bonsoir à  vous

    Attention messieurs, l'abus d'alcool est sévèrement dangereux pour la santé, surout pour vos neurones. En plus avec l'hiver, vos neurons qui ont déjà  si froids risqueraient d'en pâtir.
    Salut à  vous Karc'Hariad et Mussipont, j'espère que vous allez bien. Profitez bien des fêtes, je serais en veille lol.

    En fait avec la neige, il manque un Mô Noël....un avocat à  robe rouge et barbe blanche, et le bonnet qui va bien. Sans vouloir vous offenser Maître Mô, on dit pénitentiaire pas pénitenciaire.
    Joyeuses fêtes en tout cas.

  19. 3579 réactions

    Oups, rectifié, merci... Effets secondaires de l'alcool, je le crains...

  20. 20 réactions

    TRÈS JOYEUX NOà‹L A TOUS !!!

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