Broyée ?

Sophie m'a écrit il y a quelques jours, sans fausse pudeur, en me livrant, presque brutalement, mais avec un humanisme incroyable, que je crois elle peut revendiquer, les difficultés énormes que l'on traverse en étant une "victime", et aussi toute la complexité et l'ambiguïté de ce "rôle", qu'elle aurait donné beaucoup je pense pour ne jamais avoir à  tenir...

Je ne la connais pas, mais elle m'écrivait à  cœur grand ouvert, et je lui ai demandé si elle m'autorisait à  publier ce qu'elle ressent de son histoire à  elle : c'est l'objet de ce texte, qu'elle a largement écrit.

Et si tous, avocats, magistrats, psychologues, on y en prend plein la gueule, si vous me passez l'expression qu'elle ne reniera pas... On en prend plein le cœur et plein le cerveau, aussi !

Sa réaction venait de la lecture de "Sanibroyeur judiciaire", et je l'ai trouvée incroyablement intelligente, et de douleur, et de lucidité, et de sensibilité, et... D'espoir !

Et rien, décidément, n'est ni ne doit être noir ou blanc : j'ai souhaité le publier pour qu'elle le lise, se lise, se lise vraiment; et aussi parce que toute la complexité de ses sentiments méritait beaucoup d'être dite, à  ceux notamment qui penseraient encore que les méchants et les bons ne sont, respectivement, que ça...

Merci, Sophie, de l'avoir bien voulu ! Et permettez-moi de vous dire, en guise de premier commentaire, que vous êtes une sacrée femme !

( Il s'agit d'un échange de cinq mails, modifié uniquement pour le rendre totalement anonyme; les miens sont colorés et en italique.)

Merci, maître... Vous me tirez des larmes. Il faut dire, ce n'est pas difficile avec ce sujet, puisque je connais trop bien ce dont vous parlez.

D'abord parce que j'ai été victime de plusieurs agressions, des viols.

Déboussolée, perdue et incapable de réagir "normalement" à  une entreprise de séduction, j'ai été victime d'une autre scène, si semblable à  celle que vous évoquez. Pas vraiment de "coupable", deux victimes, lui et moi. Pourtant, je vous assure que, tétanisée, je ne pouvais protester vraiment, j'étais perdue.

Il n'y a pas faute, quand on ne "peut pas" faire quelque chose, si ?

De même, pour lui, qui était un ami, il avait beau connaître mon passé, je pense sincèrement aujourd'hui qu'il ne pouvait pas comprendre à  ce moment précis, enivré par une envie puissante. La différence entre votre histoire et la mienne, c'est que je n'ai pas porté plainte. Et pour cause !

J'avais ô combien appris avant qu'il n'y a rien de plus destructeur qu'une procédure en justice, ayant eu l'idée saugrenue de réclamer justice contre mon premier agresseur. Et je ne peux que vous suivre également pour le broyage de la justice. J'ai assisté il y a quelques jours à  un procès en assises pour voir si je tiendrais, moi, face à  ça. Et j'ai vu comme l'accusé, de faits sordides, certes, était haché menu. Il se débattait pour tenter d'expliquer quelque chose, mais sans mots, avec ce regard éteint, comment ?

Qu'il soit coupable ou non, j'ai trouvé terrible ces attaques imparables, les ricanements du président quand, ne sachant que dire, il restait muet.

Dans mon histoire face à  celui contre qui j'ai porté plainte, j'ai su récemment que je ne pourrai pas aller aux assises.

J'ai toujours pensé que même s'il avait détruit beaucoup de moi, cinq ans après, alors que libre, il a su se stabiliser, tenter de construire au lieu de casser, ça n'avait pas de sens de bousiller tout ça. Pas comme ça. Je veux qu'il soit puni, pas me venger. La nuance a t elle cours, dans le monde des tribunaux ?

Depuis ces quelques jours, je regarde l'eau de la Seine avec envie, piégée que je suis dans un jeu dont je ne connais pas les règles. Je ne pouvais pas vous dire tout ça, par commentaire. Un reste de pudeur, sans doute. Mais, mille merci à  vous...

Et un très grand remerciement pour votre mail, aussi grand que mon respect pour vos réactions aujourd'hui. J'assiste bien sur aussi nombre de victimes, particulièrement dans ce domaine si compliqué de l'agression sexuelle, et, souvent, de la petite fille à  la femme accomplie, je m'aperçois que la victime est en définitive moins vindicative que les gardiens des temples judiciaires -mais plus désemparée et meurtrie, aussi, forcément. Mais, d'abord, au dessus de tout, il y a le fait que vous n'êtes pour rien, strictement, dans ce qui va ou ne va pas arriver à  votre agresseur. Ses juges vont décider, et il en existe de très biens, évidemment, et lui a en partie décidé aussi, ce jour là  -mais pas vous. Votre plainte résulte d'un acte et d'une blessure et était légitime, vous ne l'avez pas choisie. Être à  l'audience et dire ce que vous pensez et ce que vous souhaitez dire, ou demander à  votre avocat de le faire, voilà  tout l'enjeu, et c'est pour vous et vous seule que c'est un enjeu. Ensuite, je vous le jure, je le vois, beaucoup, on guérit de tout cela. Parfois seule et vite, parfois lentement et aidée, mais on guérit. Aucune raison nulle part de regarder la Seine autrement que pour avoir envie d'y faire du bateau. En revanche, parlez. Au procès, à  votre avocat, à  vos proche, à  un psy, peu importe, mais parlez, comme vous venez de me parler. C'est la clé.

A cet égard, d'ailleurs, ne voulez-vous réellement pas publier votre texte, chez moi ou ailleurs ? Pour vous d'abord, parce que c'est parler, donc sortir ça de vous, et que ce ne sont pas là  des arguties de psy, mais un vrai remède à  la douleur, réellement; ensuite, parce que beaucoup pensent encore que tout est soit blanc, soit noir, et que votre beau témoignage, même s'il est douloureux, édifierait beaucoup sur la complexité incroyable de tout ça..? Réfléchissez-y et dites-moi, je pense quant à  moi que vous œuvreriez à  la fois pour vous et pour les autres, dont le regard a souvent du vous sembler dur depuis les faits... Et oui, comme ici, on peut apporter pas mal de nuance à  un tribunal, dans la position qui est la vôtre : vous le faites très, très sensiblement... Il y a une vie après tout ça, je vous le garantis !

Ouh là , maître, que d'honneur de m'ouvrir la publication dans votre blog... Soit, mais si vous le permettez, je vous en laisse la démarche. Que voulez-vous, je suis très flemmarde. J'ai essayé de démarrer un blog, il y a 2 mois, dans l'idée que ça serve. Mais je ne peux m'empêcher, aujourd'hui, de me dire que tout n'est qu'un énorme gâchis. Dieu sait qu'avec des "si' on mettrait l'univers en bouteille.

Non, contre mon adversaire présent, si profonde que soit ma blessure, je ne désire pas me venger. A quoi bon, en quoi cela pourrait-il réparer ? Le seul contre lequel je voudrais avoir la force d'être vindicative est hors de portée de mes attaques. Jugez donc, un homme connu, aimé et respecté de tous... Et puis, hein, sans preuves, des mois de torture et de soumission à  un homme qu'auparavant j'estimais comme un frère, ça ne vaut rien devant une cour... Comment ça, ma famille et la sienne se côtoient tous les jours ? Comment ça, je sais qu'il va recommencer ? Bah oui, mais bon, ma famille sait et décide de laisser courir, et moi je n'ai pas d'armes pour porter plainte. Mon masochisme a des limites. Et si souvent, je rêve de justice privée, je sais que ce n'est pas ainsi que ça marche. Dieu, quel déballage vous fais-je ! Pardonnez-moi, maître...

Dire ce qu'il en est à  une audience, je pensais en être capable, avant de voir "en vrai". Remarquez, cela m'aura au moins poussé à  accepter la correctionnalisation. En espérant que ce soit moins dur qu'aux assises.

Aujourd'hui, je n'ai plus la force de me battre et contre lui, et contre un juge d'instruction discourtois, et contre, surtout, mon avocat, farceur, qui me fait des cachotteries et qui "oublie" de m'avertir dans les délais de problèmes survenus. La dernière blague a été justement de ne pas m'avertir de la correctionnalisation du dossier. Je m'en suis rendue compte deux jours plus tard, après m'être déplacée à  tâtons (j'ai une petite déficience visuelle) au cabinet de monsieur, qui n'était pas là , et dont la secrétaire m'a remis l'ordonnance. S'en est suivie une querelle intéressante avec mon conseil, d'où il ressort qu'il veut me protéger en me dissimulant certaines choses. J'ai réclamé l'appel, il l'a fait trop tard. Une bataille de plus, mais pas contre le bon ennemi.

Alors, après cinq ans de guerre, après cinq ans à  tenter de reconstruire, je crois que d'assister à  ce procès fut le coup de grâce. Seule, comment faire ? Je n'aspire plus qu'à  jeter ce passé aux orties, et on me demande de le revivre, encore et encore. Voilà  pourquoi l'eau de la seine me tente donc, parce que pour guérir, il faudrait qu'on arrête de gratter les cicatrices deux fois par jour. Vous me cueillez, hélas, en pleine douleur physique et mentale. Demain, peut-être, par quelque hasard malicieux, serai-je plus alerte. Ou même dans une heure, qui sait ? J'ai cette incroyable chance de trouver un peu de soleil au fond de l'enfer, en général...

Quant aux psys and co, j'en suis hélas vaccinée. Ces gens-là  m'ont fait plus de mal que de bien, et j'ai développé une allergie : je mords à  la vue d'un bras, aussi poilu fut-il, de psy. Et parler ne guérit pas toujours, malheureusement. Si je parle, désormais, c'est pour expliquer, ou pour remercier, comme pour vous.

Donc oui, n'hésitez pas, publiez, publiez ! Si vous estimez que cela peut servir, je ne demande que cela. Je ne vous demande qu'une chose, de grâce : mes doigts étant en grève, sous l'effet de la douleur, quand je tape, vous avez dû remarquer nombre de fautes de frappe. Si vous avez le courage d'en éliminer certaines, vous vous attireriez une reconnaissance éternelle, ce qui, quand on est avocat, est toujours bon à  prendre ! Vous lire, si promptement en plus, fut un petit éclair de lumière. Merci, mon bon seigneur... Allez, puisqu'il faut bien vivre, un jour, j'espère porter la même robe, si mes distingués professeurs me supportent quelques années de plus à  la fac ! Pour qu'il y ait une vie après, il faut déjà  un après. C'est tout ce que je souhaite !

Bon, tout n'est pas perdu, si vous gardez de l'humour... Je ne sais pas trop quoi vous dire, je ne vous connais pas, je ne connais pas le dossier, et dans ce domaine la preuve est si difficile... Votre juge a tout de même décidé de faire juger cet homme, dans une matière où les non-lieux sont monnaies courantes... Vous êtes peut-être mal tombée, en termes d'avocat, et peut-être aussi qu'il voulait réellement vous épargner une blessure de plus, un temps d'attente des assises interminable, et une audience future très dure d'au moins deux jours, je ne sais pas... Je sais qu'au delà  du procès dans tous les cas, il y aura un "après", donc tenez bon. Je n'ai pas trouvé trop de fautes, plutôt moins que lorsque moi je tape, en général... Vous êtes à  la fois très triste et très amère, et, il me semble, très pleine d'espoir, en réalité : j'en ai aussi pour vous, sincèrement, lorsque je vous lis.

J'intitule nos quatre mails "Broyée", j'ajoute dix lignes pour expliquer cet échange, et je le balance tel quel en adaptant juste pour que l'histoire ne soit reconnaissable, en tout cas expressément, ni par l'homme, ni par votre conseil, ni par vos proches, et je vous laisse le soin de commenter en réponse les éventuels commentaires, ça vous convient ? Histoire de vous défouler au besoin... Et sauf si d'aventure des idiots venaient roder dans le coin, auquel cas je reviens fissa... Le titre vous va, et un prénom vous plairait plus qu'un autre, ou vous me laissez choisir ? Un avocat qui a vécu dans sa chair ce qu'il s'apprête à  défendre sera nécessairement un bon avocat : accrochez-vous et venez-nous vite !

Ah, mais, maître, je ne me battrai jamais uniquement pour les victimes, ce serait contraire à  tous mes principes. Parce que vous voyez, je suis entièrement persuadée que les coupables ne sont pas les monstres qu'on veut bien nous montrer. De mes quatre agresseurs, seul un, selon moi, a pris du plaisir à  me torturer. Pour les autres, il aurait sûrement fallu un peu plus d'écoute et de tendresse, des limites, que sais-je... Un ensemble de choses. En fait, pour tous les quatre.

Et une fois accusés, voire condamnés, leur dénier leur part d'humanité, c'est les obliger à  rester des bêtes.

Selon moi, la prison, même modèle, est une peine terrible. Elle peut être aussi propre et humaine que possible, je ne peux que trop bien comprendre la panique qui intervient quand on entend qu'on ne rentrera plus chez soi le soir, ni avant un bon bout de temps. Alors, que ce soit nécessaire, pour sanctionner, j'en suis sûre. Que cela devienne une poubelle à  gens "méchants", non, jamais ! Je préfère rendre l'humanité des gens qui ont fauté au regard de la foule, à  "vendre" des victimes. On est victime d'un acte, d'un événement. On ne doit pas l'être à  vie. Aujourd'hui, c'est le glissement qui se fait, je crois, dans les grands discours. Moi, je suis une gamine, vraiment, mais je sais une chose : c'est en laissant quelqu'un dans un statut de victime qu'on le casse. L'équilibre est dur à  maintenir.

L'humour est un excellent bouclier, et une épée meilleure encore. Je ne me priverai pas d'un bon mot, cela égaie des lassantes râleries. Même face au juge, d'ailleurs. Ce brave vieillard (pardon, pardon, monsieur!) a bien besoin, dans sa trop longue journée, de sourire un peu.

Pour mon dossier, l'aveu, et même plus, de mon adversaire a bien aidé, j'imagine. Étrange paradoxe pour quelqu'un qui assurait avoir un trou de mémoire ! Charmant petit.

Mon avocat est farceur, et surtout, à  mon humble avis, tient avant tout à  me protéger à  tout prix. Je comprends sa réaction, en somme. Je regrette juste d'avoir été privée de choix (mince, s'il se reconnaissait dans mes propos, on en serait quittes pour se battre en duel !).

Moi, amère ? Oui et non. J'ai mal à  un point inimaginable, j'ai bu un peu trop d'eau sale pour avaler les pilules, mais j'ai encore, cachée au fond de moi, un idéalisme tenace. Si vous connaissez un bon chirurgien pour m'en amputer... Eh bien, ne me donnez pas l'adresse ! L'espoir est un vieux copain, lui aussi obstiné. J'ai tendance à  l'expédier veiller sur d'autres que moi, plus en difficulté.

Moi, si on excepte mes mésaventures et des yeux en grève soutenue, je ne me porte pas SI mal. Ah oui, l'intérêt pour l'eau de la seine excepté, mais sans doute n'est-ce là  qu'une preuve de mauvais goût. Quitte à  plonger, la Manche est plus propre. Et comme je suis très paresseuse, mes idées noires attendront.

Je vous laisse toute liberté pour la mise en page, cher maître. vous êtes chez vous et rassurez-vous, tout commentateur indélicat appréciera mon mordant. Et l'inconvénient avec mon petit handicap, c'est que, tel un Pittbull, quand je mords, je ne lâche pas facilement !

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  1. 267 réactions

    @ sophiette :
    Ben mince, vous faites des anti-sèches pour mes partiels ? Votre post me fait sourire en demi-teinte. Un peu d'espoir, lui qui me boude ostensiblement depuis quelques jours, marci, maître, ça fait du bien.

    @ Tinotino
    Magnifique témoignage, merci à  vous... Reste dans mon cas à  tenir ma si jolie ligne de conduite. C'est terrible, aujourd'hui, alors qu'approche le procès, je doute.

    @ maitre mô
    Un dernier mot ? Hum, euh, "merci' te convient-il?

  2. 3579 réactions

    Je supprime les derniers messages, devant pour la première fois intervenir en ce sens sur ce blog, parce qu'il n'est pas une boîte à  mails, et moins encore le lieu de règlement de querelles privées...
    Et bien moins encore cet article, écrit par Sophie, qui conserve donc la propriété de son dernier... Point !

  3. 1 réactions

    Je vous remercie enormement pour tout ces temoignages bouleversants ! Avant la lecture de cet article, je me reprsentais le viol comme un acte sauvage, accompli par une volonte deliberee de faire du mal et d'assouvir sa pulsion. Ainsi, je n'imaginais que vengeance et longue peine de prison en reponse a cet indescriptible fait.
    Maintenant, je commence a penser que,
    1/ la vengeance n'est pas la meilleure des solutions, dans le sens ou l'agresseur n'a pas l'air si "mechant" que ca
    2/ que le viol n'est pas obligatoirement un acte "atroce". Je tiens bien entendu a revenir sur cette derniere phrase. En aucun cas je ne souhaite minimiser l'impact du viol sur la "victime", mais j'ai cru comprendre au fil des messages qu'un viol peut arriver sans violence visible, sans plaintes explicites de la part de l'agressee.
    Finalement, je voudrais conclure par le fait que quelque soit la maniere dont s'est deroule le viol, l'agresseur merite d'etre juge et condamne, ne seresse que pour l'empecher de recidiver et pour lui expliquer que son comportement etait mauvais.
    PS: je pense que "seresse" n'est pas tres francais. Avez-vous une correction ?

  4. 41 réactions

    Toutes mes excuses Maître Mo de m'être aventurée à  répondre de manière publique à  des excuses faites en publique qui concernaient le domaine privé.

  5. 267 réactions

    @ juju :
    Fort simple, la correction : "serait-ce" :P . Mis à  part ça, je suis heureuse si j'ai pu changer un peu votre façon de voir. Cet article était fait pour ça. Une jolie conclusion, non ?

    @ maitre mô

    Il serait temps que je te rende définitivement les clés, non ?

  6. 34 réactions

    Bonjour au soir,
    c'est aigu ! Je lis avec un peu d'appréhension , une telle souffrance est parfois insupportable. Mais le talent littéraire me pousse aussi à  continuer...
    C'est difficile, lire et se questionner : vais-je laisser un commentaire pour lui souffler combien je suis touchée ou ne rien dire car de toutes manières les mots funambules assoupissent ?
    Mademoiselle, je trouve votre rapport à  la Seine assez poétique, on (est un con) vous a mis la tête sous l'eau et surgit cette ambivalence : vous reprenez votre respiration et voulez tout de même replonger. Si vous ne vous êtes pas noyé dans vos larmes , ce n'est pas un hasard...
    C'est inutile et en même temps inévitable de vous expliquer le choc émotionnel que votre lecture provoque... Ne pas partir dans le pathos et surtout que vous n'envisagiez pas une forme d'appitoiement.
    J'ai envie de vous dire tellement de choses mais effectivement la confrontation au commentaire est rude. La pudeur n'existe plus.
    Excusez-moi pour les failles de mon mot...

    Je vous réecrirais plus tard.

    Chaleureusement

  7. 721 réactions

    @ Sophie

    Je vous souhaite de pouvoir garder cette ligne de conduite, je pense que vous en ressortirez grandie. Courage à  vous. Avec le temps, les blessures s'estompent même si elles restent présentes. C'est normal que vous doutiez, on ne peut jamas être vraiment sûr de rien. Et même si au moment du procès, vous vous laissez envahir par la colère ou la haine, c'est normal, c'est humain. C'est juste qu'il ne faut pas rester là -dessus, sur ces sentiments.

  8. 3579 réactions

    @ Juju : Merci de votre témoignage à  vous; comme l'a répondu Sophie, nous voulions, en la publiant, que l'on puisse se rendre compte de toutes les difficiles nuances, énormes parfois, qu'il y a souvent à  mettre sur de tels actes.

    @ Sophie : Ta restitution de clés virtuelle étant le désabonnement à  cette discussion, tu les rends quand tu le souhaites ! Mais ce serait peut-être dommage, vois les commentaires de Tinotino ou de Charlot : je pense qu'au-delà  de la seule compassion, qui est légitime mais que tu ne souhaites probablement pas, les personnes qui t'ont lue comprennent, et ça, c'est majeur !

    @ Charlot : J'aime beaucoup votre mot, littérairement et pas !

    @ Tinotino : C'est vrai. Et un procès sert aussi à  laisser sortir ce qui y vient, et si possible... A l'y laisser le plus possible sur place, en en partant.

  9. 436 réactions

    @ Juju

    Vous abordez un sujet aussi délicat qu'essentiel : la gravité des crimes, ici celle du viol.

    Comment s'en tenir à  une définition objective et universelle ?

    Tuer est le pire des crimes et pourtant cet acte fait parfois de celui qui le commet un héros.

    A l'inverse faire l'amour est la plus belle des choses et pourtant cet acte fait parfois de celui qui le commet le dernier des salauds.

    Depuis votre message j'essaie de développer ces idées. Mais je n'ai pas réussi à  dépasser le stade du constat...

    Mais peut-être n'y a-t-il rien à  développer : "tu ne tueras pas", "tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain" et tout est dit...

  10. 267 réactions

    Charlot :

    Je vois peu de failles, et encore un talent de plume dont je suis jalouse. Faites-moi la grâce de continuer ainsi, faites-moi rêver... Mettez la dose de pudeur qui vous sied, voyons... je vous lis avec autant d'émotion que vous en exprimez.

    tinotino :
    Là , il va y avoir un problème. Il parait que je n'ai pas le droit d'égorger mon adversaire en plein procès, même si je me calme ensuite :P .

    Maitre Mô :
    Vraiment, j'ai l'impression d'abuser... Au passage, je n'ai strictement rien contre la compassion, tant qu'elle n'est pas prise au sens littéral du terme "souffrir avec". Je voudrais éviter aux autres de souffrir avec moi.

    DMonodBroca (mais d'où vient cet étrange pseudo ?! :P )

    La question mérite d'être creusée, et je le fais en un post plus long...

  11. 267 réactions

    Alors, reprenons l'idée de l'importance d'un crime...

    Je me souviens d'un livre, où il était dit que les occidentaux estimaient au fond chaque crime comme un vol. Le meurtre est le vol de la vie, le vio, celui de la dignité, le vol celui d'un bien...

    Tuer, à  la base, n'est pas une bonne idée (Non, m'sieurs dames, on ne tue pas son voisin même s'il met la télé à  fond...). On peut "excuser" la légitime défense, on peut comprendre l'euthanasie... mais on ne peut pas dire "que c'est bien". Je poserais donc la question différemment : est-ce que le coût du larcin est plus ou moins important que ce que ça a apporté, objectivement ? L'ennui, c'est qu'il est extrêmement dur d'être objectif, puisqu'une vie est inestimable.

    Quant à  faire l'amour... C'est une expression qui n'est pas adaptée à  un viol. Là , on parle au mieux de soulagement d'un accès de libido. et prendre du plaisir, comme ça, sans but reproducteur, n'a jamais été vraiment considéré comme une bonne chose...

  12. 436 réactions

    @ Sophie

    Vous trouvez étrange mon pseudo. Comme c'est étrange ! Car si, sur la toile, nombre de pseudos sont étranges, le mien ne l'est en aucune façon. Pour la bonne raison que ce n'est pas un pseudo. C'est mon nom : D comme Denis qui est mon prénom, MonodBroca comme mon nom qui est Monod-Broca. Je peux aussi vous donner l'histoire de ce nom composé mais cela nous éloignerait du sujet.

    Je suis d'accord avec vous sur toute l'ambiguàté de l'expression "faire l'amour". Et aussi sur le fait que soulager sa libido et prendre du plaisir sans but reproducteur n'est pas du tout une si bonne chose que cela. C'est ce que j'avais, entre autres choses, voulu dire, mais de façon trop elliptique.

    Mais nous nous aventurons là  sur un terrain sensible. Car le dogme moderniste, au contraire, prétend dissocier aussi complètement que possible le plaisir et la reproduction. Et, les ayant dissocier, il a une fâcheuse tendance à  préférer le premier, à  mépriser la seconde. Ne sommes-nous pas, nous monde moderne, consciemment ou inconsciemment, très profondément soumis à  l'injonction "jouir sans entraves" ? Beaucoup de livres, de films, de lois même... ne vont-ils pas dans ce sens, exaltant le sexe sous toutes ses formes, à  condition qu'il soit "libéré", "sans tabou", etc. ?

    Sur le viol, lire la page du Monde d'aujourd'hui intitulée "Seules dans Berlin" et portant sur ces innombrables Allemandes violées en 45. Non seulement elles furent violées par des soldats russes mais elles furent ensuite ostracisées par la société allemande elle-même, rejetées parce que souillées, accusées de s'être prostituées...

    Les mentalités ont évolué, nous ne sommes pas en période de guerre ou de fin de guerre, mais cette idée se souillure a-t-elle complètement disparu ?...

  13. 3579 réactions

    Je pense que la racine des mots "vol", "viol", "violation", la racine antique, si je puis dire, est la même, la même que celle du verbe latin "volare", vouloir : tout tourne autour, pour redevenir immédiatement pragmatique, de la notion, fondamentale et fondatrice, de volonté.
    Lorsque les volontés se rencontrent, c'est le bonheur, la société.
    Lorsqu'elles s'opposent et sont contraires, c'est tout le reste.
    Et la volonté (qui souvent se réduit à  la notion de "conscience" : on conduit ivre sans volonté de tuer, mais en étant conscient qu'on en augmente le risque) est l'un des trois éléments légaux de n'importe quelle infraction, l'élément moral.
    Vouloir d'un autre ce que cet autre ne veut pas.
    Devoir, aussi, prouver ces deux états de fait...
    C'est, notamment, ce qui rend la fonction de juger complexe...

  14. 436 réactions

    @ Maître Mô

    Vous avez raison, je crois, juridiquement raison, sur cette question de la volonté. Je m'étais aventuré sur ce terrain, oh combien délicat !, de la gravité des crimes. Je m'en retire avant d'être complètement embourbé.

    @ Sophie.

    Vous appréhendez le procès de votre agresseur. Vous vous demandez si vous resterez maîtresse de vos réactions.

    Mais pourquoi y aller ?

    Vous avez subi des violences. Vous avez porté plainte. C'est désormais l'affaire de la justice, ce n'est plus la vôtre. Le procureur mènera l'accusation. l'avocat du prévenu mènera la défense, le jury jugera. Attendez le verdict, dans l'indifférence.

  15. 41 réactions

    Bonsoir,

    Apres avoir enfin rencontré Sophie hier je me permet d'intervenir ce soir " légèrement" en son nom et aussi parce qu'elle m'a proposé de re-intervenir.
    Sophie si je fais fausse route avec ce message tu me corrigeras !

    @ DMonodBroca ;
    Je ne pense pas qu'elle ai peur de ne pas savoir se maitriser je pense qu'elle usait simplement d'un peu d'humour. ^^

    Pour le reste de votre dernier message ce n'est hélas pas aussi simple, et de ce que je sais, particulièrement pour elle. Attendre que les choses se déroulent dans l'indifférence est complètement impossible... En fait la procédure est fatigante. Que se soit pour l' "agresseur" ou pour la "victime".
    D'autre part Sophie n'est pas seulement la jeune femme que nous pouvons lire dans son récit mais une jeune femme qui vit bien d'autres évènements que son procès. Événements qui peuvent être faciles ou difficiles à  vivre et qui lui sont propres. Et Sophie tu me rectifieras aussi si je me trompe mais surtout en ce moment, tu as besoin de temps pour toi, et ce, en dehors du billet. Tenir le billet étant un exercice assez conséquent pour une personne qui a déjà  pas mal de choses à  gérer...

    En tout cas heureuse d'avoir pu te rencontrer autours de ce fameux café ou nous avons pu apprendre pas mal de choses ( sur nous deux en autre... ) Sophie.
    Si tu interviens ces prochains jours peut être pourrions nous aborder plus précisément ce que nous ressentons du rapport victime/agresseur... Après en avoir un peu parlé avec toi hier nous aurons peut être des choses intéressantes à  aborder ici.

  16. 77 réactions

    De la difficulté à  bien saisir les mots et pensées de certains intervenants et notamment le message n° 112 de Mr. DMonodBroca...
    Votre assertion :

    "Je suis d’accord avec vous sur toute l’ambiguàté de l’expression faire l’amour. Et aussi sur le fait que soulager sa libido et prendre du plaisir sans but reproducteur n’est pas du tout une si bonne chose que cela."

    me choque profondément.
    Non pas que vous puissiez le penser : c'est votre droit le plus absolu et l'exprimer l'est tout autant. Ce qui me gêne c'est que cette notion de "sexe reproducteur" a toujours été l'instrument de la domination des hommes sur les femmes par le biais quasi exclusif de la religion. Et c'est bien parce que les femmes n'ont souvent été que de la "chair à  bébé" (bisous, Mômette ! et laisse un peu dormir tes parents, s'il te plaît... ;) ) qu'elles ont subies moultes violences. La libération des pratiques sexuelles chez les femmes n'est pas le moteur de violences que vous imaginez bien au contraire (selon moi, bien sûr). Il se trouve "simplement" que cette libération a eu comme effet secondaire de révéler des hommes prisonniers de leurs schémas de domination patriarcale et incapables (pour beaucoup) de s'en abstraire définitivement afin de profiter ensemble des moments de bonheur que constituent les amours consenties.
    J'ai l'heur de croire que c'est le sens de l'Histoire. L'Humanité ne fera pas faire marche arrière.
    Certes le sujet ouvert par Sophie aurait pu faire l'économie de cette polémique et je m'en excuse. En arpentant à  brides abattues ce terrain sensible et en évitant autant que faire se peut de me vautrer en des sables mouvants, je souhaitais réagir à  ce qui m'est apparu comme la nostalgie d'un "ordre moral"...

    Bonne semaine à  toutes et tous. :D

  17. 267 réactions

    DMonodBroca

    J'adorerais en effet connaître l'origine de ce nom très poétique, personnellement. Au pire, je chercherai de mon côté.
    Par hasard, me prendriez-vous pour une sainte ? Ma ligne de pensée ne m'empêche hélas pas d'être trop basiquement et douloureusement humaine. Il m'est donc impossible de rester indifférente lorsque se déroulera la dernière 'manche' de cette longue partie d'un jeu où il est question beaucoup de mon passé, également de mon présent... et mine de, de mon futur. Et il m'est encore moins possible de ne pas y assister. Je dois subir cette dernière confrontation avec mon agresseur, ou tout le reste du chemin aura été d'une certaine manière vain.

    @ Laura

    Marci madame, et tu as presque tout juste, sauf... que ma pointe d'humour traduisait une crainte réelle. Pour le reste, oui, en effet, j'ai hélas beaucoup, beaucoup de problèmes à  gérer, et de manière plus joyeuse un Noël à  préparer... Aussi, je me ferai sans doute rare un temps ici. Histoire d'éviter de transformer ce blog en pleurnichoir :P
    Et un peu plus tard, va pour l'exploration commune de cette relation intime, entre répulsion et attraction qui lie victime et agresseur.

    Gzyg

    Le débat est dur à  poser. J'ai tendu une large perche à  DMonodBroca, il était évident qu'il la saisirait. Et s'il y a une chose où je suis en accord avec lui, c'est sur cette "obligation de jouir" actuelle.

  18. 3579 réactions

    @ Sophie : Je pense que tu as raison, quoi qu'il ressorte de ce procès et quoi que toi tu puisses en retirer ou pas, je ne crois pas concevable qu'il ait lieu sans toi. Tu peux d'ailleurs, tu le sais sûrement, choisir d'y être sans y intervenir, si tu le souhaites...
    Très bon courage pour ça, en tout cas, c'est une étape importante, pour une seule bonne raison : toi !
    En revanche, DMonodBroca a raison sur la place de chacun et sur la responsabilité de ce procès : elle n'est pas la tienne, définitivement -il aura lieu que tu y sois ou pas, et heureusement, pour tout le monde, toi, l'agresseur, la société et... Ma sacro-sainte "Justice" !
    Absentes-toi d'ici tant que tu veux, sinon, et reviens tant que tu le voudras aussi.
    Bisous, tiens, ça faisait longtemps !

    @ Gzyg : Je crois que c'était dit, en réponse à  Sophie qui le disait déjà , sans arrière-pensée "Ordre Moral"... Il me semble que ce que tu rappelles, très pertinemment, a aussi eu cet effet pervers de "libération" des instincts les plus bas, corollaire, finalement, de toute libération... N'est-ce pas d'ailleurs, pour revenir sur un domaine qu'affectionne DMB (DMonodBroca, je viens de choisir une fois pour toutes la simplicité de frappe pour votre identifiant !), tout l'histoire de... Dieu ? Qui créa les hommes, mais les laissa libre de bien ou mal user de leur liberté ? Avec les résultats connus...
    Une donnée en revanche pour abonder en ton sens : les pays d' Europe où la criminalité sexuelle est la plus basse sont je crois ceux où la sexualité est la plus "libérée", en tout cas la mieux "intégrée" : Danemark, Suède...
    A méditer, nécessairement...

  19. 41 réactions

    @ Gzyg

    J'ai hesité à  intervenir comme vous l'avait fait, tout simplement faute de temps je n'ai pas pu... Tout ça pour dire que je comprend aussi que vous avez été choqué par certains propos.
    Loin de moi l'envie de critiquer négativement DMonodBroca mais il est vrai que la notion de sexe reproducteur et une notion qui pour ma part m'a fait souffrir pendant un temps. Tout simplement parce que je pensais que je le fait de ne pas ressentir de plaisir lors de l'acte était justifié par cette NOTION plus précisément. En ce qui concerne cette obligation de jouir je suis assez d'accord avec toi Sophie dans le sens ou j'ai l'impression que beaucoup de femmes se sentent obligées de satisfaire l'ego de leurs compagnons plutôt que d'écouter leurs propres envies/désirs. Et c'est ainsi que le fait de simuler un orgasme ( ou plusieurs ) et encore beaucoup d'actualité ( hélas ) chez les femmes. Enfin j'en entend tout du moins encore beaucoup parler...
    Et là  je fais un petit clin d'oeil et tous ces hommes que j'ai pu croisé et qui se vantaient à  tout vas d'être des amants hors pairs qui avaient cette faculté de faire "jouir" n'importe qu'elle femme... et ce à  chaque rapport :) Bah voyons... Des hommes à  l'ego surdimensionné qui ne forçaient surement pas indirectement leurs compagnes à  simuler une fois de temps en temps...
    Et à  savoir si ils avaient réellement eu TOUTES leurs fameuses conquêtes là  aussi un petit clin d'œil.
    J'aimerais dire que lorsque l'on instrumentalise un etre humain on le force quelque peu à  avoir des réactions qu'il n'aurait pas eu dans la normal... Qu'on le force à  se mentir à  lui même ( entre autre ). Et à  cause de tout ça je pense que beaucoup de femmes ( en espérant qu'elles y arrivent ) mettent énormément de temps avant de découvrir leur PROPRE SEXUALITE et non pas la sexualité qui doit convenir à  leurs compagnons... Le débat n'est pas si dure à  poser tant qu'on arrive à  en parler sans avoir peur de froisser certaines personnes avec nos propres opinions.

    @Sophie ;
    L'humour qui nous a permit aussi d'alléger lors du café nos sujets de discutions.. Nous avons quand même bien rit toutes les deux :) Et tant mieux ! Pour ma part comme toi je vais me consacrer à  la préparation des fêtes de fin d'années et surement revenir en 2009 pour discuter si l'on est toujours motivées de la relation victime/agresseur.

    Et sur ce, bonne fêtes à  toutes et tous.

  20. 436 réactions

    @ Maître Mô,

    Je vous remercie et vous félicite de la façon dont vous traduisez et modérez, sans les édulcorer, mes propos.

    @ Sophie, Laura et les autres

    Il y aurait beaucoup à  dire, au risque de donner encore à  Maître Mô du travail de traduction et de modération..., sur ce qu'on appelle "ordre moral".

    Un mot seulement : si l'expression "ordre moral" est si péjorative ce n'est pas à  cause de l'ordre, préférable au désordre, ni à  cause de la moralité, préférable à  l'amoralité, c'est à  cause de ce qu'elle sous-entend, à  savoir l'obéissance à  un dogme imposée par la contrainte. Et effectivement on a raison de ne pas vouloir se soumettre à  un ordre imposé par la contrainte, ordre qui d'ailleurs devient immoral du fait même de cette contrainte. Mais s'il faut rejeter la contrainte, faut-il pour autant rejeter l'ordre, surtout s'il est moral ? Je ne le crois. Je cherche pour ma part à  résister au "désordre immoral" auquel, par souci de modernisme et d'un supposé progrès, nous avons une fâcheuse tendance, collectivement parlant, à  nous soumettre. En un mot comme en cent, et sans soulever la couette du lit conjugal pour connaître le détail de ce qui s'y passe, je crois que l'union d'un homme et d'une femme en vue de la création d'une famille a quelque chose de merveilleux, de mystérieux, de sacré ?... et qu'on a bien tort de confondre cette union avec ses simulacres érotiques divers et variés... Je sais bien que nous ne sommes que de pauvres hommes, avec nos faiblesses, et que chacun fait comme il peut. Il n'en demeure pas moins qu'une société a besoin de repères et que cela en est un, essentiel. Et que ces repères, il faut bien les défendre de temps à  autre, sinon ils s'évanouissent.

    Joyeux Noël et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté, et aux autres aussi !

    DMB

    1. 3579 réactions

      C'est que je suis, fondamentalement, un doux, donc je tâche parfois... D'adoucir, humblement..!

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