Misérable

Elle est l’une des neuf détenus qui comparaissent ce jour là devant la Cour d’Appel.

Elle est assise avec les autres sur son banc, prostrée, le regard vide et la bouche ouverte, son vêtement de pluie jaune vif et trop grand pour elle boutonné jusqu’au cou, tâche de couleur dans l’océan de bleu des gendarmes des escortes, qui attire immédiatement le regard; elle est beaucoup trop frêle, beaucoup trop jeune, beaucoup trop "absente", beaucoup trop menottée, on se dit d’emblée qu’elle ne devrait pas être ici.

L’avocat d’une autre affaire s’assied à côté de "son" gendarme de droite, sur les petits bancs de cette petite Cour, et lui fait un sourire auquel elle ne répond pas, le regardant sans comprendre, et comme sans le voir : il s’aperçoit de suite que cette fille, qui serait jolie si une lumière quelconque mettait son visage en mouvement, n’est pas "normale", comme on dit… Mais, si c’est vrai, que fait-elle là ?

Cette présidente n’est pas réputée pour être tendre, qu’elle le soit ou pas, mais quand cette jeune femme s’avance, minuscule entre ses deux gardes, son ciré jaune trop grand boutonné jusqu’en haut malgré la chaleur moite répandue par la salle pleine, un pantalon bleu dégueulasse et trop large lui pendant de la taille, elle ne peut s’empêcher de la regarder approcher de la barre en fronçant les sourcils…

Elle attrape son dossier tandis qu’on la démenotte, et son visage s’éclaire : ça y est elle se souvient de quelle histoire il s’agit, et cette même Présidente ne peut s’empêcher de dire aux deux autres juges, pas assez bas pour que je ne l’entende pas : "Tiens, ce dossier tu vois, il faudrait que notre Ministre soit dans la salle"…

On va vite comprendre pourquoi, de plus en plus atterré.

Odile a tenté de voler une paire de chaussettes Puma dans un grand magasin, d’une valeur de neuf euros cinquante.

Comme à chaque fois, elle s’est fait prendre par les services de sécurité, à la sortie.

Elle est passée en comparution immédiate, ce qui signifie qu’on l’a jugée tout de suite après sa garde à vue, non pas bien sur qu’il y ait eu urgence ou que le délit soit grave, mais parce qu’elle a quatorze mentions, toutes similaires, vols et tentatives, sur son casier judiciaire, et qu’elle était en état de récidive légale, et comment.

Et, parce qu’on fabrique au kilomètre des lois honteuses, et qu’il se trouve parfois des magistrats pour oser les appliquer à des cas manifestement hors sujet, elle a été condamnée, en ayant d’ailleurs refusé tout avocat, et elle n’en a pas plus ici devant la Cour…

Je n’ose pas l’écrire.

Odile, comparant en état de récidive légale pour la tentative d’un vol de chaussettes valant neuf euros cinquante, restituées lors de son interpellation, a été condamnée à la peine (plancher) de deux années d’emprisonnement dont une assortie d’un sursis avec mise à l’épreuve (comportant obligation de soins, notamment), le tout avec mandat de dépôt.

Ce qui vous l’avez compris veut aussi, et d’abord, dire un an ferme, peine immédiatement exécutée -deux semaines se sont écoulées depuis la commission de ce délit inadmissible, la dernière fois qu’Odile a été libre, elle franchissait la sortie sans achats d’un supermarché avec une paire de chaussettes cachée dans son ciré trop grand…

Oui, la Ministre aurait du être là et assister à cette audience, farcie de peines planchers dont celle-ci était l’apothéose -d’autant que je n’en ai pas fini avec cette histoire, vous allez voir; mais pas elle seulement : nos brillants députés, aussi, qui votent ce genre de choses; ceux des magistrats que je connais qui pensent qu’être un gardien de l’application de la loi c’est se contenter de l’appliquer sans nuances; ceux de mes confrères qui dès qu’elle est juridiquement applicable baissent les bras; et tous ceux, dans l’opinion publique, cette espèce de grande putain, qui osent soutenir ce type de décision uniquement sécuritaire ou sensée l’être, sans réfléchir un instant à qui on va l’appliquer, et qui changeraient immédiatement d’avis si cette petite fille en jaune trop grand était leur fille ou leur sœur…

Jugez-en, car voici, exhaustivement et sur la base des notes prises pendant cette audience ordinaire de la Cour des Miracles, le "dialogue", si l’on peut appeler ça comme ça, qui s’en est suivi entre les membres de la Cour et cette gamine qui jamais, jamais, n’aurait du se retrouver là, dialogue commencé après que la Présidente eut rappelé les faits précités, dialogue écouté par l’ensemble des personnes présentes, les autres détenus compris, dans un silence de plomb, dans un silence de honte pure d’être là et d’avoir à contempler ça, d’avoir à entendre Odile user d’un ton désespérant monocorde pour se raconter un tout petit peu :

"- Bon… Alors, Madame, dites-nous pourquoi vous avez fait appel ?

- …

- Hum… Je suppose que c’est la peine ? Vous la trouvez trop lourde ?

- Ben c’est surtout que depuis mes seize ans j’ai des problèmes…

- Ah… Bon, racontez-nous, quels problèmes ?

- Ben c’est ma tête… Enfin je vole… Depuis mes seize ans. C’est quand mon père il est mort…

- Oui… Mais quel rapport ?

- …

- Ah, oui, je vais vous aider un peu il y a l’enquête sociale au dossier… Bon, c’est vrai qu’apparemment vous n’avez pas eu une vie facile, il vous battait votre papa… Vous avez été placée chez votre grand-mère… Mais vous avez quel âge au fait ?

_ Elle est morte aussi et j’ai été dans la rue et j’ai vingt-deux ans mais c’est les voix…

- Euh… Les voix ? Quelles voix ?

- C’est depuis la rue, c’est des voix comme quoi mon père il dit que je vais voler donc je vole et alors après je les entends quand-même encore…

- [Aparté avec les assesseurs : "Ah oui elle est handicapée effectivement, on a ça au dossier...] En fait je vois là que vous avez effectivement des problèmes psychiatriques, vous avez été reconnue handicapée par la Cotorep, c’est ça ? A combien de pour cents ?

- La Cotorep ou la Cotorep je sais pas à combien c’est l’éducatrice qui a fait les papiers il y a longtemps…

- Hum, bon… Enfin d’accord mais Madame, ce n’est quand-même pas vos voix qui vous demandent de voler des chaussettes, si ?

- Mais non mais elles disent de voler pas des chaussettes n’importe quoi parce que "les mauvaises filles elles vont en prison" et alors moi j’y vais j’ai des problèmes j’ai des problèmes J’AI DES PROBLÈMES je vous l’ai dit que j’ai des problèmes est ce que vous pouvez faire la fiche pour que j’ai la télé gratuite parce que là je l’ai pas et c’est dur ils…

- [La coupant] Du calme, Madame, du calme, non la fiche je ne peux pas il fat demander à la prison, ici nous on est là pour décider si vous restez ou pas en détention et combien de temps, vous voyez… Qu’est-ce qu’on peut faire de vous, si vous recommencez à chaque fois ? Je vois que c’est loin d’être votre première incarcération et…

- [La coupant] J’ai été trois fois et là je vole pas.

- Ben oui, je ne vous le fais pas dire… Vous vous rendez-compte ? Pour une paire de chaussette..?

- …

- [Unique question d'un assesseur] Et Madame, vous êtes suivie là ? Vous prenez des médicaments peut-être ?

- Ben oui, Subutex et…

- Ah, Subutex ? Vous avez aussi des problèmes avec la drogue ? De la drogue dure, de l’héroïne ?

- Je tape l’héroïne Monsieur.

- Oui, ça n’arrange surement pas les voix, ça… Depuis longtemps ?

- Je tape l’héroïne depuis mes quatorze ans, Monsieur. Mais là j’ai des médicaments. J’ai pas les crampes, j’ai pas mal…

- [La Présidente, après un long silence...] Bon, si personne n’a plus de questions… Nous allons réfléchir à ce qu’on va faire de vous, la décision sera prise dans une semaine."


Odile garde la bouche ouverte, les gendarmes lui remettent ses menottes, et le trio bâtard quitte la salle dans un silence de mort, tout le monde la regarde, les yeux sont brillants, les sourires pathétiques et crispés, Odile à mon avis ne nous voit pas, je jurerais qu’un des garçons de l’escorte à envie de chialer, moi oui.

Et à part toute l’émotion, toute la misère de cette gamine, je ne ressens ensuite pas de pitié, pas de compassion, ce ne sont pas les bons termes : juste une incommensurable honte pour nous tous, celle d’être là et de faire partie d’un système qui permet çà, celle même de ne pas m’être levé pour dire que je la défendais, pour pouvoir hurler un bon coup ce que probablement pour une fois même les membres de la Cour pensent aussi : "qu’est ce qu’elle fout là ????"

Les vigiles du magasin pouvaient la laisser partir.

Le Parquet pouvait ne pas la poursuivre, ou au moins avant ordonner une mesure d’expertise psychiatrique, au minimum.

Le Tribunal et la Cour pouvaient, et devaient, lui commettre un avocat d’office, qui pouvait et devait la sortir de là.

Ils pouvaient, la Cour le peut encore et j’ai eu l’impression qu’elle le ferait, certes appliquer la peine plancher, puisque c’est la loi, mais l’aménager entièrement en autre chose, n’importe quoi d’autre, que de la prison.

Ils pouvaient encore, c’est aussi la loi, refuser de la juger, et la déclarer pénalement irresponsable, même sans expertise, et de toute façon en ordonner une avant dire-droit, à cette même fin.

Ils pouvaient, même en la condamnant, même à du ferme, ne pas décerner mandat, la laisser libre, tenter encore même si ça l’avait déjà été de l’obliger à se soigner, à accepter de l’aide, à trouver logement social et pourquoi pas, travail aménagé…

Le législateur pouvait refuser de voter une loi inique dont cette application n’est malheureusement qu’un exemple, triste à crever.

Ou à l’inverse en tout cas se dépêcher de décréter l’urgence de la loi pénitentiaire tant attendue et ointe de toutes les bonnes promesses du monde, dont l’examen a encore une fois été repoussé…

Qui prévoit paraît-il entre autres, ENFIN, pour qu’ENFIN ÇA SERVE A QUELQUE CHOSE, de vrais moyens pour de vrais soins psychiatriques et psychologiques en détention…

Et aussi paraît-il que les détenus ait un accès, qu’on imagine limité, mais un accès, à Internet…

Odile, quel que soit ton véritable prénom, si un jour tu obtiens le droit de lire ceci et que tu te reconnais dans ce ciré immense et ce joli visage abimé, ou si un jour tu es libre vraiment, dehors, dans un appartement qu’on t’aidera à gérer, avec une dame t’aidant à utiliser ton argent parce que tu gagneras ta vie dans un CAT où on te guidera dans un métier, et où deux fois par semaine, puis une, puis mensuellement, puis plus jamais, un médecin fera progressivement taire tes voix et se fermer ta bouche, Odile, et qu’un autre au même rythme diminue tes doses de produits de substitution et t’écarte définitivement des aiguilles, Odile, sœurette, si tu réapprends un jour à sourire, tout bêtement…

Je t’embrasse tendrement.

121 commentaires sur “Misérable”


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  1. 81
    Nezhal

    J’ai lu cet article, je suis arrivé au point final en sentant une aiguille me piquer au fond du cœur. J’ai peine à croire que ceci ce soit réellement passé. J’en étais arrivé à me persuader que c’était surement un récit romancé…C’est triste de voir que rien n’a été fait pour cette femme qui, plus que manifestement avait besoin d’aide et certainement pas de barreaux.  Je ne suis pas du tout familier avec le système judiciaire, mais je trouve ça incroyable que l’on ne lui ai pas obligé à avoir un avocat (ne serait-ce que pour la sauver quand ne pouvait plus parler), que l’on ai pu décider qu’elle était apte à se défendre seule…N’y a t’il pas de contre mesures contre de telles erreurs ?Maitre Mô, je vous cite :"Mais je persiste à penser qu’il y a un vide entre le tout psychiatrique et le tout pénal, un vide abyssal" … "Et que cet intervalle devrait être comblé. En force. Pour dégarnir les prisons et pas forcément remplir les hôpitaux, une sorte de bracelet judiciaire psy… Restant à inventer mais qui serait une prise en charge, comme le nom l’indique…"Je ne connais pas le monde pénal, mais j’ai côtoyé de trop près le monde psychiatrique. Et pour avoir passé 2 ans de ma vie à me balader d’hôpitaux en hôpitaux et de cliniques en cliniques, je suis absolument certain que le système psychiatrique soigne aussi bien les malades que la prison peut remettre des gens dans le droit chemin. C’est à dire assez mal…Je ne dois ma guérison qu’à ma famille et à une connaissance psychologue.En tout cas, je ne connaissais pas ce blog, je dévore les articles, c’est intéressant et bien écrit. Bravo et merci !

  2. Nezhal, merci..! Et cette histoire, soyez en sur, non seulement n’est pas romancée, mais encore n’est même pas isolée ou exceptionnelle…
    Je me doute, non, je sais, que la psychiatrie connaît ses propres difficultés, et que rien n’est parfait, c’est un doux euphémisme…
    Mais je sais en tout cas qu’aucune personne atteinte de troubles mentaux ne devrait pouvoir se retrouver emprisonnée, jamais…

  3. Cher Maitre,J’ai trouvé votre blog grâce à votre confrère Eolas.Je n’ose pas commenter ce que vous relatez. Comme vous, j’ai honte. De cette honte que nous avons de laisser faire cela, et d’en être complices, à des êtres humains que nous appelons nos "frères". Et nous voici les bras ballants, pitoyables. Ne reste plus qu’à espérer que nous soit pardonnée un jour d’avoir accepté, comme nous avons accepté tout le reste depuis des décennies.Bien cordialement.PS. Je laisse un lien vers votre article (et votre blog) vers mon propre blog.

  4. Régis Hulot, merci, et merci pour le lien – je viens de vous visiter en retour, je sens que je vais bien aimer, j’y retourne lire vraiment dès que possible (dès que j’aurais enfin amélioré mes vitesses d’affichage ici, c’est-à-dire..! ) !
    Nous avons à nous sentir coupables, sûrement, mais du moins, en en parlant, on finira peut-être par modifier des choses – il paraît qu’une cellule élyséenne surveille les blogs, ça évitera peut-être que de nouvelles réformes soient consacrées à la gestion des troubles mentaux… En détention !

  5. 85
    Danielle

    La lecture de votre article me permet de constater que grâce à certains acteurs du système judiciaire le mot ‘humanité n’a pas disparu du vocabulaire juridique. Que dire de plus ? Il y a tellement d’affaires identiques où les petits délinquants sont entrainés dans un système hors de proportion avec les délits commis. A croire que la misère, la maladie et le manque de chance sont en eux-mêmes des délits!… 

  6. Vous parlez d’or, Danielle… C’en sont !
    Je veux bien que le "déterminisme" social ait été, à force d’usage inutile, galvaudé, mais il existe, et largement : je compte sur les doigts de la main les dossiers de certains ordres intervenant dans des milieux dits aisés, et instruits, contre des centaines dans les milieux à l’abandon…
    Plus que jamais, ouvrons les écoles et fermons subséquemment les prisons !!

  7. 87
    Anna B.

    Cher Maître, je suis impressionnée par le soin que vous apportez à ne pas laisser chaque commentaire dans la nature, et je me dis que le travail doit être immense. Vous parlez de la formation, et nous sommes là au coeur du problème. Je suis certaine au fond que la question de la pathologie, c’est un fait, bien que je le regrette, concerne aujourd’hui bien du monde. C’est à chaque profession d’être sensibilisée à la clinique, puisque de structure de soin, il n’y a plus ! J’assure par exemple ce que l’on appelle "des analyses de pratiques". De quoi s’agit-il ? D’assistantes maternelles ou d’assistantes sociales qui se trouvent confrontées à des situations compliquées, qui sont directement branchées sur le malaise psychique, et qui, en retour, se trouvent seules à assumer ce pour quoi elles n’étaient jadis pas formées ! Je crois comme vous que la question est la diffusion de l’information clinique. Et sur ce plan, le chemin est long, mais gardons espoir ! La voix du souffrant est toujours longue à se faire entendre…Anna B.

  8. Chère Anna,
    Pour nous réconforter un peu : j’ai eu l’occasion récemment d’intervenir, dans la vraie vie, devant un parterre de psychiatres, de psychologues et de magistrats, sur le thème de l’irresponsabilité pénale pour troubles mentaux… Eh bien je vous confirme une chose : mise à part la réserve habituelle des magistrats, qui sont moins libres que nous, nous sommes tous, nous les praticiens je dirais, bien d’accord sur un point : il ne devrait y avoir strictement aucune personne atteinte de problèmes mentaux en détention !!
    Ça m’a fait du bien : on est tous d’accord pour refaire nos mondes… Il n’y a plus qu’à !!

  9. 89
    Un Confrère

    Z’en voulez une autre ?
    Décembre 2008. Audience correctionnelle au tribunal de ma petite cité épiscopale du grand ouest (rescapé de justesse de la terrible épidémie de réformedelacartejudiciaire qui a, hélas, emporté un voisin que nous aimions tous). Le garçon est sagement assis dans le box et se lève à l’entrée des magistrats. Il est assisté d’un confrère, et j’écoute son cas d’une oreille distraite. Détenu pour autre cause, il comparaît pour un ènième vol (ou dégradation ou les deux je ne sais plus). Quoiqu’il ait à peine dépassé les vingt printemps, son casier judiciaire est un relevé de carrière de délinquant chevronné. Je me replonge dans mon dossier et les débats ne parviennent plus à mon cerveau que de manière très atténuée, lorsqu’une réfexion de la présidente me ramène d’un seul coup au drame ordinaire qui se joue devant moi : " Vous avez de la chance, Monsieur : le Procureur ne me demande pas de relever d’office la récidive qui n’est pas mentionnée sur la citation. Hein, Monsieur le Procureur, vous ne le demandez pas ? (magnanime assentiment gestuel dudit procureur) parce que sinon, le Tribunal aurait été obligé d’envisager de vous infliger une peine plancher qui est automatique avec un casier comme le vôtre et la situation de détention". Content, le prévenu qui laisse échapper un "merci Monsieur" à l’endroit du procureur avec des airs d’enfant sage. Rassuré, le confrère qui fixe le même procureur d’un regard chargé d’une éternelle reconnaissance. Soulagé, le tribunal qui n’aura pas à jouer les bouchers à son corps défendant. Et moi béatement pris par la nostalgie d’un temps que les moins de deux ans ne peuvent pas connaitre, où les juges pouvaient encore sereinement décider ce qu’il fallait infliger à un délinquant, fût-il récidiviste.
    Et puis d’un seul coup, il me revient que mon client du mois dernier n’a pas eu la même "chance". La récidive n’était pas visée dans la citation mais le tribunal s’est estimé tenu par les réquisitions du même procureur de la relever d’office au visa de l’article 132-16-5 du Code de procédure pénal et de prononcer une peine plancher.
    Moralité : c’est aujourd’hui le parquet qui décide de manière discrétionnaire du cadre répressif dans lequel un délinquant récidiviste sera jugé. C’est le bon vouloir du procureur qui limite ou étend, affaire par affaire, la liberté du juge dans l’appréciation de la peine. Sur le plan de l’égalité des citoyens devant la loi pénale, ça me pose un petit problème, pas à vous?
    Finalement, l’arêne judiciaire n’a jamais aussi bien porté son surnom. Comme à Rome, le gladiateur obéissant qui a terrassé le pauvre esclave à sa merci lève les yeux vers César omnipotent qui, d’un geste du pouce, lui fera connaître s’il fait grâce ou non, selon son bon plaisir. Les juges qui ne résistent pas à ce système ont vraiment des problèmes d’estime d’eux-mêmes.

  10. Un Confrère : C’était déjà vrai avec "l’opportunité des poursuites", ce truc étrange qui donne au Parquet le droit de faire ou de ne pas faire selon… Selon des critères parfois étranges…
    Et avec les procédures alternatives aux poursuites…
    Et avec le plaider coupable…
    Mais vous avez pleinement et terriblement raison : un homme, et ils sont faillibles, n’est-ce-pas, décide, ou dit un mot, et le sort d’un autre homme en est presqu’automatiquement transformé… Le problème étant que l’homme qui décide est désormais loin d’être seulement celui qui est là pour ça, le juge…
    Une seule "bonne chose", là dedans, même si on s’en serait passé : notre rôle à nous a sans-doute encore plus de sens à présent !! A l’assaut !!

  11. 91
    Charlot

    C’est pétrifiant !
    Je ne vais pas redire ce sur quoi nous semblions être tous en accord.
    Néanmoins je clame mon affliction et ma révolte face à ce type de réactions . Plus courantes encore que la finesse psychologique.
    Parfois vous n’avez pas envie d’écouter votre sentiment plutôt que votre raison ?
    Comme dans ce genre de cas.
    Ma vraie question est plutôt celle-ci : Cela vous est-il déjà arrivé ?

  12. Rassurez-vous Maître Mô, un capricorne ascendant bélier lâche rarement le morceau :-)

    Je vois que ce post continue à faire couler beaucoup d’encre et c’est tant mieux ! Même si la pub bouche à oreille attire quelques trolls, ils sont finalement bien peu nombreux face à la révolte humaniste des participants.

    Et pour tout vous dire, ceci m’amène à être encore plus perplexe, par rapport à un projet humanitaire que j’ai développé et qui se trouve ici, si vous le permettez :

    http://www.myspace.com/hymnealaterre

    Parce que ce projet justement, vise les enfants et adolescents en souffrance qui deviendront adultes un jour. Il s’agit donc d’une vision à long terme.

    Il est bien clair que je ne peux mener à bien ce projet seule et que je vise l’espoir qu’une ONG internationale le reprenne, avec des vrais chefs de projets.

    Mais, au vu de ce qui se passe sur la planète actuellement, les urgences alimentaires, médicales, survie etc… je crains d’être en quelque sorte anachronique dans l’esprit de ces ONG. Pourtant, ma vision est que si l’on ne soigne pas aujourd’hui les séquelles des violences en tout genre que subissent les enfants, il n’y aura pas d’avenir pour les adultes de demain.

    Je n’arrive pas à croire un seul instant, qu’un enfant victime de violences graves, qui a eu un fusil dans les mains pourra devenir un adulte pacifique si on ne lui apporte pas la possibilité d’exprimer sa souffrance. La voie que je propose est évidemment artistique, mais l’on a vu, en maintes occasions, les effets bénéfiques de toutes les formes d’art sur le psychisme et sur l’équilibre, tant par l’expression, que par la discipline que cela implique.

    Comment faire comprendre l’importance d’une vision à long terme dans une société ou l’on ne pare qu’au plus urgent et à la réparation des effets, sans jamais s’attaquer aux causes ? C’est le cas dans tous les domaines, en politique, en médecine, en droit, etc…

    Me sens un peu perdue toute seule avec ce projet, et ne vivrai probablement pas assez longtemps pour le mener à bien. Mais je voudrais que cette idée de la vision à long terme passe, d’une manière ou d’une autre, parce que sinon l’humanité sera vouée à la destruction.

    Merci de m’avoir permis de m’exprimer ici.

  13. @ Passagère : Et vous avez bien fait, vous pouvez voir que j’ai travaillé, le site va mieux et plus vite, voyez que je vous écoute !
    J’espère qu’à mon petit niveau ce lien au moins vers le projet et la chanson permettra qu’il avance un peu, c’est comme ça souvent que ça fonctionne… Merci à vous pou ça, en tout cas !

  14. Merci Maître Mô d’avoir accueilli ce projet avec générosité.

    Pour la vitesse dans l’écriture de commentaires du site, aucun problème sur mon gros Macintel que je réserve normalement essentiellement à la musique normalement, mais sur le petit portable, rien à faire, j’imagine qu’il y a incompatibilité avec cet OS. Mais ce n’est pas grave, je viendrai vous visiter sur l’autre :-)

    Même si je voudrais que cette période de l’année n’existe pas et que je fais en sorte de l’oublier, vous me permettrez quand-même pour ceux qui en sont friands, de souhaiter de bonnes fêtes à tous les lecteurs de ce blog ainsi que bien sûr à son auteur et plein de becs sonnants et pas trébuchants à Odile si un jour elle passe par là.

  15. 95
    UN GENIE FINANCIER

    Pauvre petite Odile ! Et la victime du vol de chaussettes, qu’en faîtes vous ? Vous ne la mentionnez que sous l’allusion au vigile, mais ce vigile a un patron. Celui-ci aurait pu pardonner, mais n’en avait pas la possibilité. Cette introduction de la possibilité du pardon par la victime me paraît la seule bonne façon d’introduire de l’humanité dans la justice d’une pareille affaire. Sinon, c’est une querelle de chapelles entre Tribunal, Ecole, Hôpital, pourquoi pas Eglise ou Secte ? Faut-il traiter Odile comme une délinquante, une ignorante, une folle, une vicieuse, une damnée ? Et chacun de tirer Odile à soi. Odile a simplement commis un vol sans gravité qui pouvait être aisément pardonné, tout simplement. Mais la Loi défend la Propriété et non le pouvoir d’un propriétaire de pardonner un vol. La possibilité du pardon par la victime modifierait totalement le fonctionnement de la Justice, en y introduisant l’humanité qui lui manque. Le pardon n’est pas un jugement, il s’opère sans considérant, ni texte à l’appui. Il est un de nos droits que l’Etat nous a volé. Nous le rendre humanisera la justice, car nous savons qu’aujourd’hui victime d’un vol, nous pouvons être demain accusé de quelque vice.

    Il faudrait rendre, à chacun de nous le pouvoir de pardonner quand nous sommes victimes, avec extinction conséquente de l’action pénale. Les victimes ne sont pas toujours ivres de vengeance, surtout pour un vol de chaussettes. Le spectacle des Erinnyes nous est donné par les Associations de Victimes, plus rarement par les victimes elles mêmes.

    Il faudrait créer une Association de Victimes réclamant le droit de pardonner. Ce serait probablement l’action la plus bénéfique pour notre système pénitentiaire, car le pardon rend la pénitence inutile. Le pardon peut avoir lieu à tout moment, et même au cours de la pénitence.
    La victime serait alors replacée au centre de l’action pénale et son point de vue beaucoup plus pris en considération par tous les acteurs, car elle aurait un privilège régalien : le droit de grâce.

    Nous sommes, individuellement, mille fois moins méchants que l’Etat, son bourreau et les Erinnyes. La partie civile ne doit pas être figé dans le rôle d’Erinnyes prévu par le spectacle judiciaire. Prostrée dans sa douleur, exigeant réparation, elle se garde la possibilité d’écrire à sa manière la conclusion de la pièce, maintenant jusqu’au dernier moment un suspense insoutenable, par l’exercice souverain de son droit de pardonner sans appel.

    Et certains se déshonoreraient en ne pardonnant pas un délit mineur lourdement sanctionné. Ils pourraient être attaqués devant un tribunal d’honneur où ils auraient à justifier leur cruauté de coeur. Mais c’est là un tout autre système judiciaire, aussi loin du nôtre que celui de Sirius.

    C’est un système judiciaire construit autour des individus et de leurs démélés, et non autour de l’Etat et de l’Eglise. Hormis le cas du meurtre, le système judiciaire doit s’organiser autour de la victime lésée. L’Etat et l’Eglise doivent y être des justiciables comme les autres, et non pas disposer de tribunaux d’exceptions pour combattre les délits à motivation politique, qualifiés de terroristes ou d’hérétiques ou d’immoraux ou contraires aux bonnes moeurs ou attentatoires à la santé psychique et physique des adolescents. La Patrie elle-même, construction collective, ne doit pas être au dessus de la justice des individus. L’Etat encore moins, qui n’en est que l’incarnation administrative, le gouvernement encore moins, qui n’est que le directeur de l’Administration, c’est aux citoyens de se rendre justice entre eux, car personne d’autre que des individus n’est jamais, en définitive, lésé. Le gouvernement, l’Etat, la Patrie sont des fictions alors que les individus existent. Nous devons retrouver notre droit de nous pardonner mutuellement qui nous a été volé par des fictions.

    Une charmante fiction sociétale, on pourrait dire légende urbaine, veut que l’individu soit naturellement féroce et que la société soit un cirque où l’on dompte les fauves. La psychologie des foules montre exactement le contraire. Ce sont les foules patriotiques qui se ruent les unes sur les autres, et fusillent pour l’exemple les individus réfractaires. Le XXème siècle nous a montré le pouvoir meurtrier des fictions. Les individus se pardonnent entre eux beaucoup plus volontiers que les groupes. Le Tribunal actuel est soumis à diverses pressions de groupes et la voix de l’individu, victime ou accusé, ne peut pas s’y faire entendre.

    Un grand’père tripote sa petite fille. Un oncle tripote sa nièce. Un père tripote sa fille. Faut-il appeler les gendarmes et passer les menottes à papy, tonton ou papa en attendant que le bourreau fasse son office ? Ce sont là des comportements honteux, qui déshonorent ceux qui s’y livrent. Sont-ils plus graves que celui du père qui tabasse sa famille ? Une caresse déplacée est-elle plus grave qu’un oeil au beurre noir ou un nez cassé ? La petite fille, la nièce, la fille, veulent-elles vraiment se venger par l’emprisonnement de papy, tonton, papa ?

    C’est lorsque nous examinons le coeur des certitudes morales – le caractère immonde de la pédophilie – que le vertige nous saisit : les victimes ne veulent certainement pas de cette morale là, destructrice de famille.

    Mais nous voilà bien loin d’Odile, et beaucoup plus prés de Sophie.

  16. A Génie financier :

    Je suis consternée par vos propos. Oui, le grand-papa qui tripote sa petite fille où l’oncle qui fait de même est au moins aussi pire qu’un tabassage ! Si ce n’est plus !

    Parce que ce n’est pas seulement le corps qui est atteint, mais le psychisme, à vie et sans possibilité de réparation.

    Le pardon dans ce cas ne peut s’accorder qu’à quelqu’un qui reconnait ses faits, ses effets, son désastre, pas à celui qui le nie.

    Mais ce n’est pas le cas d’Odile et sa paire de chaussette, elle n’a pas fait de mal, si ce n’est que de vouloir peut-être avoir les pieds au chaud pour l’hiver… il n’y a donc rien à pardonner, il s’agit là d’une simple question de bons sens et d’empathie. Le propriétaire de ce magasin aurait très bien pu lui offrir une paire de chaussette par jour de la semaine, sans que son chiffre d’affaires n’en soit diminué… il aurait tout au plus perdu un peu plus de marge bénéficiaire et Odile ne serait jamais revenue voler des chaussettes chez lui…

    Mais un enfant qui a subit des attouchements… des viols, et même tout ce qui va avec, harcèlement moral, impossibilité d’exprimer sa souffrance, peur imprimée au plus profond de son être par des menaces… cela ne mérite pour moi, aucune excuse, ni aucun pardon, parce que la personne qui a fait cela va continuer à nier cette souffrance toute sa vie…

    En êtes-vous ?

  17. @ Un Génie Financier : Outre ce que viens de vous répondre Passagère ci-dessus, que je partage totalement, je tenais à vous indiquer qu’en réponse à votre première question, "et le propriétaire des chaussettes qu’en faites-vous ?", je vous dis : rien, je m’en fous totalement !
    Mais moi, j’ai le droit de réagir ainsi, évidemment.
    Je crois que vous confondez tout, et que rien de ce qui a été dit ici ne trouve d’écho dans votre long commentaire, dont je pense qu’Odile pouvait se passer, Sophie y suffisant largement !

  18. 98
    tinotino

    @ Génie Financier

    Il me semble que vous ne saisissez pas le concept de la justice tel qu’il a été mis en place au sein de notre société. La société et cela fait des lustres, a décidé de s’en référer à des lois afin de préserver chaque individu présent en son sein et ce, afn qu’ils ne fassent pas justice eux-mêmes : oeil pour oeil, dent pour dent, fameuse loi pour talion.

    Ainsi, la justice n’a pas vocation à venger une victime, ni à agir au bon vouloir de celle-ci. Partant du principe qu’une loi a été bafouée, la justice agit au regard des textes qui sont son fondement. La victime peut éventuellement agir sur le verdict d’un jugement par son témoignage, son regard sur les choses mais ce n’est pas à elle de décider du sort de la personne qui enfreint la loi. Ce serait un système injuste car si c’était à la victime de choisir, bien que vous misiez sur la compassion, beaucoup se laissent aller dans le sentiment inverse en voulant à tout prix que leur agresseur paye. Nous ne sommes malheureusement pas dans un monde de bisounours où tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. Beaucoup se laissent aller dans la haine et la colère, laisser le sort de quelqu’un entre les mains de la personne qu’ils ont lésée serait totalement dénué de sens.

    Parler de tribunal d’honneur, mais qui êtes-vous pour juger qu’untel ou untel manque de coeur ou d’honneur ? Vous n’êtes pas lui et ne savez pas ce qu’il ressent. Chacun a son ressenti des choses et face à une situation, tout le monde réagira différemment, vous n’avez pas à juger de cela.

    Il faut savoir faire preuve d’humanité et d’empathie, de compréhension mais cela n’excuse pas ce qui a été fait.

  19. Je n’ai pas votre science à tous de la justice, uniquement celle que me dicte ma conscience. Il ne s’agit pas pour moi seulement d’empathie, mais de bon sens. Et je vois aucune justice à condamner une personne atteinte dans son psychisme et victime d’actes compulsifs. Ces personnes là ont besoin d’être soignées et non enfermées dans des prisons.

    Pour des raisons de santé, j’ai eu affaire dernièrement à une aide-ménagère guinéenne qui m’en a fait voir de toutes les couleurs pendant un mois et demi, engagée via une association de réfugiés dans notre pays. A juste raison, je l’appelais "ma tornade guinéenne", et sa présence a nécessité de nombreuses réparations et de dégâts vus après coup :-) Un jour, elle est partie avec l’un de mes coussins, qu’elle trouvait… tellement joli… seul cadeau que JE me suis faite à Noël l’année dernière, engouffré dans un sac en plastique.

    Cette jeune femme avait été violée pendant des années dans son pays par un membre de sa famille, avait vécu les coups, la peur. D’ailleurs cette peur était visible chaque fois qu’elle faisait une bêtise, elle ressemblait à un petit animal blessé et caractériel, elle cachait ses erreurs, voire les niait complètement ou s’en allait soudainement, très pressée, ne pouvait plus regarder l’autre dans les yeux, respirait la peur à pleins poumons, dans nos discussions, nos échanges, même sa façon de travailler qui était excellente, hormis les dégâts LOL, manifestaient des actes compulsifs.

    C’était une fille très intelligente, dont le cerveau fonctionnait à 500 à l’heure, avide de connaissances, posant beaucoup de questions sur tout, aimant apprendre, mais dès que l’on touchait au domaine émotionnel, elle se fermait comme une huitre, la peur reprenait le dessus. La peur était là dans chacun de se geste et attitudes.

    Alors que faire… porter plainte pour un coussin dont je sais qu’il doit trôner sur le lit de sa petite fille de 3 ans et lui fournir par là-même un casier judiciaire qu’elle va traîner sa vie durant ? Certainement pas. Je me dis qu’il y a une petite fille de trois ans qui n’a pas grand chose, mais au moins un joli coussin sur son lit.

    Ce n’est pas une question d’empathie, mais de bon sens.

    La justice serait pour moi, de ne pas rétribuer par 68 milliards de francs suisses les lacunes, malversations, défauts d’honnêteté, mauvais travail, des banquiers pour les remercier d’avoir mis sur la paille des milliers de petits épargnants dans un pays où les handicapés ont cotisé leur vie durant pour se voir privés de leurs droits de survie, de soins, par une assurance qui leur a promis mensongèrement qu’ils seraient à l’abri des besoins essentiels en cas de pépin, et qui doivent payer de leur poche ces mêmes médicaments dont leur survie dépend, alors que le contribuable paie SFR plus de 400.— par mois pour une autre assurance-maladie qui ne rembourse rien de leurs besoins, du moins en ce qui concerne les maladies dégénératives, tout en méprisant leurs droits les plus élémentaires de dignité et les traitant comme des assistés alors que les assistés ce sont les membres du gouvernement dont le salaire est payé par nos impôts !

    Finalement, être seul à Noël a du bon, on peut s’exprimer chez Maître Mô, que je voudrais bien vous voir cloné dans notre pays. Parce que tout ceci relève évidemment du pénal, de l’escroquerie, de la non-assistance à personne en danger, voire même de la mise en danger volontaire d’autrui. Mais personne n’ose s’y mouiller… et aller jusqu’au recours de droit public. Ce qui serait pourtant la seule issue pour qu’il y ait jurisprudence.

    A part ça, moi qui ai froid aux pieds même pendant la canicule, j’ai toujours été très admirative des personnes qui sont capables de marcher en hiver sans chaussettes dans leurs chaussures…

    Gardons notre bon sens et notre discernement… comparer un vol de chaussette aux pieds froids d’une abîmée de la vie à de la pédophilie ou d’aussi énormes exactions bancaires fait preuve d’un manque total de relativité.

    Et sur mon Macintel, Maître Mò, je vois bien la neige tomber doucement de ses charmants flocons. Mais pas sur mon vieux ibook, avec lequel je ne pourrai désespérément pas visiter votre site dans mon lit, le moindre commentaire demande toujours un rythme de 60 à la noire, c’est à dire qu’il n’affiche qu’un caractère par seconde :-) )) C’est la faute à JAVA, non, pas l’île, qui n’est pas compatible avec tous les systèmes, j’en suis sûre, même pendant la lecture des commentaires, les notes dansent, bien que je navigue sur Firefox avec une connexion adsl.

  20. @ Tinotino et Passagère : J’aime vous le savez répondre à chacun, plus encore à chacune; mais là je viens de vous lire et relire chacune, et une fois n’étant pas coutume, je me la ferme, soyons simples, et vous embrasse, soyons simples mais, clonés ou pas, ne perdons pas le Nord, jamais !
    Merci beaucoup !

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FIN DES COMMENTAIRES - MAIS ATTENTION !


Suite à la pénétration inéluctable de la modernité numérique dans le monde judiciaire, il a bien fallu que je m'y (sou)mette moi aussi : les commentaires sont désormais "imbriqués", ce qui ne signifie pas qu'ils s'accouplent, mais que l'on peut y répondre directement, la réponse s'affichant alors non plus ici, mais sous le commentaire concerné ci-dessus...


Le fait que vous n'en aperceviez pas de nouveau à cet endroit ne signifie donc pas qu'il n'y a en pas eu... (Et là vous me direz : "Mais alors, il faut les chercher..?" Et je vous répondrai, avec la franchise qui me caractérise, et dans l'attente n'en doutez pas d'une nouvelle amélioration géniale : "Oui !"

 

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