Un an ferme (suite) : non !
Les trois lecteurs de ce blog ne peuvent que se souvenir de la petite Elodie, invraisemblablement emprisonnée pour rien, ou presque, en tout cas de façon particulièrement inique : j’ai le plaisir de vous indiquer que la Cour a mis fin hier à cette énormité, et qu’Elodie, cette nuit, enfin, a dormi chez elle, avec les siens.
J’avais hier, outre le plaisir de cette libération lui-même, l’impression que nous revenions enfin, tout simplement, à la réalité : l’avocate générale a requis sa libération, la Cour s’est scandalisée de la décision attaquée, et a immédiatement ordonné sa remise en liberté, sur le siège et sans délibérer : ouf, il reste des gens normaux dans le monde judiciaire !
Et le cadeau supplémentaire était la présence de toute la famille à l’audience : tout le monde pleurait, Elodie pleurait, son avocat avait les yeux qui piquent… Et je ne suis pas prêt d’oublier l’émotion de la salle, et par dessus tout celle du jeune papa de l’enfant qu’elle porte depuis trois mois : à l’issue de l’audience, l’escorte de gendarmes l’a laissé (Heureusement : elle est LIBRE ! Même s’il lui fallait encore effectuer les formalités de levée d’écrou…) s’approcher d’elle : il était en larmes lui aussi, il n’a rien dit, ils se souriaient, il a posé une main sur le ventre de sa compagne…
Un temps de bonheur pur dans le malheur et la complexité du monde : j’adore décidément ce métier !




Un des trois lecteurs de ce blog vous remercie chaleureusement de nous avoir fait partagé ce moment de Justice! J’espère qu’Elodie arrivera à surmonter le traumatisme qu’a du être pour elle ce mois passé en prison.
Au plaisir de vous lire encore et encore!
Cher Mussipont,
Merci beaucoup !
(Ainsi d’ailleurs que d’une petite citation dans les commentaires de chez Eolas, si je ne m’abuse..!)
Je vous retiens désormais dans mes trois premiers lecteurs assidus du tout début, un titre qui vaudra peut-être de l’or le jour où ce blog possédera son audience mondiale..!
Oui oui, j’ai bien essayé fort habilement, vous en conviendrez, de faire connaître votre blog chez Eolas, d’autant plus que votre billet collait parfaitement au sien. Vous avez un style percutant qui me plaît beaucoup, je vous souhaite pour la suite une audience, peut être pas mondiale, mais disons égale à celle d’Eolas ce qui ne serait déjà pas mal, n’est ce pas!
J’ai vu ça, et c’était très aimable à vous – il l’est lui aussi de laisser ce type de liens dans ses commentaires… N’étant pas à ça près je pense ! Je ne sais toujours pas comment il arriver à publier à un tel rythme !?! Je vais essayer de dormir encore moins…
Du moment que le lien est en rapport avec le sujet, Eolas laisse passer. Si c’est une pub grossière, "Pub neutralisator" entre très rapidement en action!
Sur le rythme de publication d’Eolas, cela reste pour moi aussi un constant sujet d’étonnement! Soit il ne dort pas, soit il est "plusieurs" !
Ce n’est pas parceque trois commentaires se battent en "duel" (truel ca se dit?) sous chacun de vos papier que des millions de lecteurs ne sont pas pendu à vos mots…
De toute facon, qu’y a-t-il à répondre sur les périgrinations de la vie quotidienne d’un homme lambda? Rien. Car il n’y a que ca de Vrai.
Bonjour,
S’il n’y a que trois lecteurs pour votre blog, c’est peut-être parce que la mise en page sous Fifrefox le rend totalement illisible.
Oui, je viens de m’en apercevoir, correct sous IE et démoli sous Firefox… Je demande de l’aide aux pros WPress pour réparer ça au plus vite (erreurs css nombreuses je crois, c’est pas mon métier de base malheureusement et c’est largement aussi complexe que les Codes..!)
Ca y est, c’est malin, je pleure.
Bien fait !
J’ai un métier d’émotions, c’est une chance…
Sinon, il n’y a effectivement pas encore d’Histoire Noire III et suivantes… Mais ça va venir !
Ouf, je suis rassurée.
A parcourir les lieux au hasard, j’avais lu "un an ferme" il y a quelques jours, et l’histoire m’avait laissé un souvenir amer, forcément.
Merci donc !
Mais … j’ai quand même une petite question, si jamais vous repassez par là : quelle a été la peine prononcée par la CA ? Comprenait-elle ne serait-ce qu’un jour d’emprisonnement ferme ?
Bon, je vais continuer ma balade parmi les articles !
Non, six mois sursis (je vous l’avais dit par mail, tss-tss…), heureusement. Ça me rappelle qu’on a oublié de me solder, dans cette affaire, tiens…
Mais je ne l’ai pas reçu – euh !
Cette affaire vous apporte une gloire quasi nationale et vous, vous chipotez pour une sordide histoire d’honoraires…
C’est vrai, je dois admettre que parfois, je suis d’une mesquinerie frisant la commission d’office… Et puis, cet oubli stupide du b-a-ba de l’avocat pénaleux : ne jamais plaider la dernière audience sans être intégralement réglé, c’est bien moi qui l’ai commis, après tout…
Ca vous arrive d’attaquer en Justice des clients indélicats?
Il y a une procédure spécifique pour ça, la taxation d’honoraires, mais en fait pratiquement jamais : c’est fastidieux et long, je gère cet aspect là des choses comme un gougnafier, malheureusement, je connais un banquier qui vous le confirmerait (il voit mon nom dans le journal ou à la télé, il se rue sur mon compte bancaire et rien, alors il m’appelle et me demande pourquoi untel n’a pas payé, et je le lui dis : parce qu’il est libre, maintenant… Variante : rassurez-vous, je le reverrai, le Parquet a fait appel ! Tout ceci étant authentique… J’ai un métier où contrairement à ce qu’on penserait, la reconnaissance n’accompagne que rarement les très bons résultats ! Et la reconnaissance financière, encore moins !); et enfin, c’est trop fréquent, je passerai mon temps à ça ! (J’ai en permanence un an de chiffre d’affaire impayé, environ : c’est mal, hein…)
Vous devriez demander conseil à certains de vos confrères, dans ce cas, car je vois personnellement passer pas mal de requêtes en saisies des rémunérations émanant d’avocats (plus cupides ? Oui, sans doute …)
Après taxation, alors : cette procédure est obligatoire !
Par ailleurs, je doute qu’il s’agisse de pénalistes : c’est rarement le détenu qui nous rémunère… Et c’est pourtant lui, le débiteur !
Pas de pénalistes effectivement : je n’ignore pas que de toute façon, vous travaillez essentiellement pour la gloire ! (si, si, j’en connais)
Mais c’est ce qui fait tout la noblesse de votre métier, que dis je, de votre sacerdoce! Respect!
Oui, heuh, voilà, c’est ça..!